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L’AMT s’inquiète de la dégradation du système judiciaire en Tunisie

03. Juni 2026 um 13:19

Le Bureau exécutif de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a réitéré sa condamnation de ce qu’il qualifie de harcèlement persistant, par le pouvoir exécutif, des juges révoqués, par le biais de poursuites judiciaires engagées contre eux malgré la suspension des ordonnances de révocation prononcées par le Tribunal administratif.

Dans un communiqué publié le 3 juin 2026, à l’occasion du quatrième anniversaire du décret de révocation de 57 juges, l’AMT a confirmé que le nombre de plaintes déposées contre les juges révoqués après les décisions favorables du Tribunal administratif dépasse désormais 109.

L’Association a affirmé que ces poursuites sont dépourvues de fondement factuel et juridique suffisant et visent à épuiser et harceler les personnes concernées.

L’AMT dont le président, Anas Hmadi, fait face lui-même à des poursuites judiciaires, a également critiqué ce qu’elle considère comme des tentatives d’entrave à la réinsertion professionnelle des magistrats révoqués, notamment par des contestations des décisions du Barreau national concernant l’inscription de plusieurs d’entre eux au tableau de l’Ordre des avocats. Le communiqué indique, à ce propos, que le ministère de la Justice a contesté certaines de ces décisions d’inscription et souligne également l’absence de date de prestation de serment pour certains magistrats dont l’inscription avait été acceptée.

Le bureau exécutif de l’AMT a affirmé que la question des magistrats révoqués resterait une priorité pour l’association jusqu’à ce que leurs droits soient rétablis et qu’ils puissent reprendre leurs fonctions, considérant ces révocations comme une plaie encore vive au sein du système judiciaire.

En revanche, l’association a remercié le Barreau national pour son soutien à plusieurs magistrats révoqués, dont l’inscription au tableau de l’Ordre des avocats a été jugée conforme à la loi.

Elle a également fait part de son soutien aux actions des avocats concernant la situation de l’institution judiciaire, exprimant son inquiétude face à la dégradation du système judiciaire et au vide institutionnel persistant dû à l’absence du Conseil supérieur de la magistrature, ainsi qu’à l’impact qui en résulte sur le fonctionnement des tribunaux et le parcours professionnel des magistrats.

I. B.

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Snapshot : L’admirable Bonbonnière de la rue de Rome

07. April 2026 um 09:16

L’architecte belge August Pieters a laissé dans son sillage plusieurs édifices remarquables dont l’immeuble Disegni à la rue Radhia Haddad et l’ancien siège de la Banque d’Algérie à la rue de Rome constituent de véritables pépites.

Édifiée en 1907 par l’entrepreneur Bevilaqua sur les plans de Pieters, la succursale de la Banque d’Algérie présente des formes et volumes parfaitement équilibrés.

Aujourd’hui, siège du Tribunal administratif l’œuvre de l’architecte Pieters a une longue histoire. Après avoir accueilli une banque, elle a été occupée par le siège du Parti socialiste destourien (qui déménagera ensuite à la Kasbah). L’immeuble a également abrité les bureaux du Front de Libération nationale algérien avant d’être affecté au Tribunal administratif depuis 1973.

L’édifice sera ensuite complètement restauré par les soins de l’association de sauvegarde de la médina en 1999. Depuis, il a été classé monument historique en 2001 et continue à héberger le Tribunal administratif.

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Snapshot – Tunis : Le nouveau Tribunal administratif est (presque) arrivé

02. April 2026 um 08:47

Les travaux vont bon train à la rue de Rome où les nouveaux contours du Tribunal administratif sont désormais visibles. En effet, les palissades qui protégeaient l’édifice des regards ont été enlevées et les passants peuvent maintenant découvrir le new look du bâtiment restauré.

Après avoir accueilli une école italienne puis un établissement universitaire tunisien, le bâtiment qui fait face au mythique Palais arabe avait longtemps hébergé une entreprise de presse.

C’est aujourd’hui au tour du Tribunal administratif de s’y installer. Ce qui ne saurait plus tarder car le chantier de rénovation est en passe de s’achever.

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Snapshot : Le Tribunal administratif inaugure bientôt son nouveau bâtiment

25. März 2026 um 10:22

A la rue de Rome, les travaux avancent bon train et devraient bientôt être achevés.

Installée dans de nouveaux locaux, l’annexe du Tribunal administratif devrait bientôt être installée dans les anciens locaux de la presse du Rassemblement constitutionnel démocratique.

Rappelons pour la petite histoire que cet édifice a dans le temps abrité une école italienne et qu’il s’apprête à connaître une nouvelle jeunesse.

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Tribunal administratif : Samira Guiza nommée première présidente

03. März 2026 um 08:18

Le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé de nommer Samira Guiza à la tête du Tribunal administratif. La décision a été annoncée lundi 2 mars 2026 par une source autorisée à la présidence.

Selon les informations communiquées, Samira Guiza accède au poste de première présidente du Tribunal administratif, la plus haute juridiction chargée de statuer sur les litiges opposant l’administration aux citoyens et aux institutions.

Le Tribunal administratif joue un rôle central dans le contrôle de la légalité des actes administratifs et dans l’arbitrage des contentieux liés aux décisions de l’État et des collectivités publiques.

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Tourisme alternatif : en finir avec la niche pour conquérir le grand public

Parce que le tourisme alternatif doit profiter au plus grand nombre de touristes au-delà du cercle des initiés, la Fi2T veut compter sur les agences de voyage pour la démocratisation du tourisme d’expérience.

Comment vulgariser le tourisme alternatif en Tunisie ? Partant du constat évident qu’il s’agit d’un gisement touristique à fort potentiel, la Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T) veut amorcer un rapprochement porteur de sens entre les hébergements de charme et les agences de voyages classiques spécialisées dans l’organisation de circuits et excursions.

L’objectif étant de structurer l’offre alternative pour l’intégrer durablement dans les circuits de distribution traditionnels d’une part et lever d’autre part les verrous réglementaires qui freinent encore l’essor du secteur.

Un déficit d’information malgré une offre d’excellence

La destination peut s’enorgueillir de disposer désormais d’un parc particulièrement riche et diversifié d’hébergements alternatifs.

Des maisons d’hôtes en bord de mer ou au cœur des médinas et des villes aux gîtes ruraux nichés dans les montagnes, ces structures ne se contentent plus d’offrir un toit pour les visiteurs de passage ; elles vendent une immersion.

Ateliers de poterie, démonstrations culinaires ou récolte de miel : l’expérience est au cœur du produit.

Lire aussi: Hébergements touristiques alternatifs : les dernières retouches avant l’adoption du nouveau cadre juridique 

Pourtant, un décalage persiste. Si les agences de voyages sont en quête perpétuelle de renouvellement pour leurs portefeuilles clients, elles se heurtent à un déficit d’information du segment.

D’où la nouvelle orientation qui a été lancée hier à Tunis dans le cadre d’une action intitulée Tunisia Slow Travel. « Il s’agit d’une initiative destinée à renforcer les relations commerciales entre acteurs pour connaître les structures agréées et leurs capacités », explique Ahmed Oubaia, président du groupement des agences de voyages au sein de la Fi2T.

L’urgence des nouveaux cahiers des charges

Le principal frein à cette synergie reste d’ordre administratif. Pour intégrer une étape « alternative » dans un circuit, les agences doivent obtenir des visas préalables, souvent impossibles à obtenir pour des sites non encore homologués. Cette zone grise juridique place de nombreuses unités dans une situation d’illégalité involontaire.

Nebil Sinaoui, président du Groupement professionnel des hébergements alternatifs à la Fi2T, ne cache pas les enjeux : « Les hébergements alternatifs peuvent apporter des résultats exceptionnels aux opérateurs traditionnels. Au-delà des difficultés, il faut résister pour relever les défis ». Le salut viendra sans aucun doute de la publication, attendue avec impatience par toute la profession, des nouveaux cahiers des charges qui seraient actuellement au niveau de la Présidence du Gouvernement.

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Nebil Sinaoui (au micro) et Houssen Ben Azouz lors de l’ouverture de la rencontre nationale BtoB avec les agences de voyage.

Une plateforme vitrine

Pour pallier le manque de visibilité, la fédération passe à l’offensive numérique. Dans une quinzaine de jours, une plateforme internet regroupant l’ensemble de l’offre (maisons, gîtes et tables d’hôtes) sera mise en ligne. Soutenu par le projet Bioted et le ministère de l’Agriculture, cet outil est présenté par Marwen Noureddine comme le futur hub de référence du secteur.

Houssem Ben Azouz, président de la Fi2T, précise la feuille de route : « Dans une première étape, il s’agira d’un site vitrine, avec pour ambition future d’y intégrer les transactions (réservation et paiement) ».

Sortir du « mass market »  

Le constat des experts de terrain est sans appel. Amel Jaiet, propriétaire de Dar Jebel et consultante auprès de la Fi2T, pointe l’obsolescence de certains modèles : « Nos circuits sont les mêmes, pourtant la Tunisie et les touristes ont changé. Le nouveau voyageur ne veut plus seulement voir, il veut vivre et se connecter ».

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Amel Jaiet lors du workshop de Networking a proposé de « designer des expériences, ouvrir une académie de la maison d’hôtes ou encore créer une banque d’expériences partagées.»

Dans la foulée, elle alerte également sur une sous-valorisation flagrante du produit tunisien. À titre de comparaison, elle évoque l’exemple d’une excursion vendue 20 DT à Tozeur qui se négocie l’équivalent de 170 DT à Dubaï. « Des marqueurs de notre ADN nous échappent », prévient-elle, citant des pays comme le Maroc ou le Portugal qui ont su faire évoluer leur récit touristique au cours de la dernière décennie notamment.

En voulant se rapprocher des agences de voyages, les acteurs de l’alternatif, à travers leur syndicat patronal, espèrent créer un contrepoids suffisant pour inciter les autorités à libérer le secteur de ses contraintes institutionnelles. L’enjeu est clair : transformer le potentiel en produit, et le produit en croissance pérenne.

©Destination Tunisie

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