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De Tunis à Dubaï, Mehdi Gharbi bâtit des ponts technologiques entre trois continents

05. Juni 2026 um 16:59

Lorsqu’il évoque son parcours, Mehdi Gharbi ne parle ni de réussite fulgurante ni de raccourcis. Il parle surtout de patience, de persévérance et d’opportunités saisies au bon moment.

Ingénieur spécialisé dans les télécommunications et les réseaux mobiles, certifié PMP en gestion de projets, ce Tunisien installé aujourd’hui à Dubaï a passé près de deux décennies au cœur des infrastructures qui rendent possible un monde toujours plus connecté.

Avant de lancer sa propre société de conseil aux Émirats arabes unis, son parcours l’a conduit de la Tunisie à la France, puis vers certains des projets technologiques les plus ambitieux du secteur automobile.

Pendant 14 ans, il évolue dans l’écosystème Orange, entre la Tunisie et la France. Une période déterminante durant laquelle il participe à la gestion de projets complexes impliquant plusieurs pays, opérateurs et partenaires internationaux. “Cette expérience m’a permis de comprendre comment piloter des projets à grande échelle avec des équipes multiculturelles et des acteurs internationaux”, explique-t-il.

En 2019, il s’installe en France. Quelques années plus tard, une nouvelle opportunité s’offre à lui lorsqu’il rejoint le groupe japonais NTT, l’un des géants mondiaux des télécommunications.Le projet qui lui est confié a pour nom BMW. Sa mission est de piloter l’écosystème télécom qui permet aux véhicules du constructeur allemand de rester connectés partout dans le monde.

Derrière une fonctionnalité aussi simple en apparence qu’un appel d’urgence automatique ou une connexion Internet embarquée se cache en réalité une infrastructure mondiale complexe. Grâce à des cartes eSIM intégrées et à des accords de roaming internationaux, les véhicules peuvent transmettre des données, communiquer avec différents services et rester connectés quel que soit le pays où ils circulent. “Nous avons construit tout un environnement réseau dédié exclusivement à BMW”, résume-t-il. Aujourd’hui encore, les usages continuent d’évoluer. Les équipes travaillent notamment sur des solutions permettant à une voiture d’envoyer automatiquement un rapport détaillé aux compagnies d’assurance en cas d’accident ou de sinistre.

Pour Mehdi Gharbi, cette expérience constitue un tournant. “Le projet BMW m’a beaucoup appris sur la gestion de programmes internationaux et sur les technologies qui façonnent la mobilité de demain.” En 2024, il choisit de franchir une nouvelle étape en s’installant à Dubaï pour créer sa propre structure: Protel Consulting DMCC. L’objectif? Accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation digitale, d’intelligence artificielle, d’Internet des objets et d’infrastructures télécoms. Mais derrière cette création d’entreprise se cache aussi une volonté plus personnelle: bâtir des passerelles entre les différents écosystèmes technologiques qu’il a découverts au fil de sa carrière. “Mon ambition est de créer un pont entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique”, affirme-t-il. Aujourd’hui, l’entreprise travaille avec des clients basés en France, au Luxembourg et aux Émirats arabes unis. Ses activités s’articulent autour de 3 axes; le conseil, la R&D et le développement commercial. L’IA occupe une place croissante dans cette stratégie. L’entreprise développe actuellement plusieurs solutions destinées à répondre à des problématiques concrètes dans des secteurs variés: immobilier, villes intelligentes, tourisme, restauration ou encore détection de fraude. “Nous ne développons pas de l’IA pour faire de l’IA. Nous construisons des solutions adaptées aux besoins réels des entreprises”, insiste-t-il. L’un des projets les plus structurants pour l’avenir de l’entreprise est né d’une collaboration avec la King Abdullah University of Science and Technology (KAUST), en Arabie saoudite. Ce partenariat a notamment contribué à ouvrir la voie à une implantation et à des recrutements en Tunisie. Car malgré une carrière désormais largement internationale, Mehdi Gharbi garde un lien fort avec son pays d’origine. Une partie des activités de Protel Consulting est aujourd’hui développée depuis Tunis, où l’entreprise accueille des stagiaires, des étudiants en projet de fin d’études et de jeunes ingénieurs. Des profils issus notamment de SUP’COM ou de l’ENIT participent déjà à certains projets menés pour des clients internationaux. ” Le talent existe en Tunisie. Ce qui fait souvent la différence, c’est la discipline, la volonté et l’envie d’apprendre”», estime-t-il. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple recrutement. Il s’agit aussi de permettre à de jeunes ingénieurs tunisiens d’accéder à des projets auxquels ils n’auraient pas forcément accès depuis leur marché local. “Lorsqu’ils travaillent sur des projets internationaux, ils gagnent en expérience, en expertise et en visibilité. C’est bénéfique pour eux mais aussi pour l’ensemble de l’écosystème.” 

L’aventure entrepreneuriale n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille.Il essuie trois refus de visa successifs et doit attendre près de six mois avant de pouvoir finaliser son installation et s’installer à Dubaï. “Cela a probablement été l’une des périodes les plus difficiles de mon parcours”, reconnaît-il.

L’adaptation de sa famille à un nouvel environnement, notamment anglophone, représente également un défi. Mais il souligne la facilité d’intégration offerte par une ville où la majorité des habitants sont des expatriés venus des quatre coins du monde. Deux ans après le lancement de son entreprise, Protel Consulting compte une dizaine de collaborateurs et poursuit sa croissance. Pour Mehdi Gharbi, cette trajectoire reste avant tout le résultat d’un travail de longue haleine. “La persévérance, le réseau professionnel, la curiosité et la patience et KAUST ont joué un rôle essentiel dans mon parcours”, résume-t-il.

Une philosophie qui l’accompagne toujours aujourd’hui, alors qu’il continue de développer des projets à l’intersection des télécommunications, de l’intelligence artificielle et de l’innovation, avec une conviction intacte; les talents tunisiens ont toute leur place dans les grandes transformations technologiques mondiales.

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TunPay, TPE, e-commerce… Les Tunisiens paient autrement

05. Juni 2026 um 16:42

Le paiement digital poursuit sa montée en puissance en Tunisie au premier trimestre 2026, selon le Bulletin n°16 de la Banque centrale de Tunisie (BCT). L’écosystème affiche une croissance simultanée des portefeuilles mobiles, de l’e-paiement et des paiements de proximité.

Le label national de paiement mobile TunPay enregistre une progression marquée. Les portefeuilles électroniques atteignent 477 000 wallets actifs, en hausse de 67,1% sur un an. L’écosystème compte désormais 17 prestataires de services de paiement agréés (+34,5%).

Le volume global atteint 2,7 millions de transactions pour une valeur de 487,6 millions de dinars. Les paiements dominent les usages avec 57,5% des opérations, devant les transferts (16%), le cash-in (13,5%) et le cash-out (13%), confirmant une évolution vers des usages plus réguliers et moins centrés sur le retrait. Deux signaux renforcent cette dynamique : le paiement des inscriptions scolaires via USSD/wallet et l’unification progressive de l’expérience utilisateur sous le label TunPay.

E-paiement

Le commerce en ligne accélère nettement. Les transactions d’e-paiement atteignent 5,2 millions au T1 2026, en hausse de 28,4% sur un an. En valeur, elles progressent encore plus vite, à 382,7 millions de dinars (+34,8%). Cette différence entre volume et valeur indique une hausse du panier moyen, traduisant des achats en ligne plus importants et une confiance accrue dans le paiement numérique.

Le nombre de sites marchands actifs progresse également de 28,2% pour atteindre 1 288 plateformes, confirmant la montée en puissance simultanée de l’offre et de la demande.

Le numérique s’installe dans le quotidien

Les paiements par TPE restent le pilier du paiement électronique physique. Ils enregistrent 11,7 millions de transactions (+21,4%) pour 1,38 milliard de dinars (+19,7%). Le parc atteint environ 45 000 terminaux (+4,4%). La croissance plus rapide des volumes que des valeurs montre une diffusion du paiement par carte dans des transactions du quotidien : petits commerces, cafés ou services de proximité. Le déploiement du projet White-EMV devrait renforcer cette dynamique en améliorant l’interopérabilité des terminaux et en facilitant l’usage des cartes locales et internationales.

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Selon TUI, la plus belle plage du monde se trouve en Tunisie, à Yasmine Hammamet

05. Juni 2026 um 16:08

Yasmine Hammamet arrive en tête d’un classement international des plus belles plages du monde pour 2026, confirmant l’attractivité de la destination tunisienne sur la scène touristique mondiale. La plage de Yasmine Hammamet a obtenu la meilleure note dans le « Beautiful Beach Index » élaboré par le groupe touristique TUI. Avec un score de 8,10 sur 10, elle devance des plages situées en Turquie, à Sainte-Lucie, en Grèce, à Malte, en Égypte et à Chypre. L’étude repose sur une analyse d’images satellites réalisée à l’aide d’outils de traitement d’images et d’intelligence artificielle. Les chercheurs ont évalué plusieurs critères, dont la couleur et la luminosité de l’eau, la qualité visuelle du sable, l’équilibre du paysage côtier et le niveau d’urbanisation visible. Selon TUI, Yasmine Hammamet s’est distinguée par ses eaux turquoise, son sable doré et un environnement côtier relativement préservé. S’étendant sur près de quatre kilomètres, la plage est particulièrement prisée des familles et des amateurs d’activités nautiques. Si la Turquie est le pays le plus représenté dans le Top 10 avec quatre plages classées, aucune destination n’a dépassé la station balnéaire tunisienne. La plage d’İçmeler Bay, à Bodrum, arrive en deuxième position avec une note de 7,87 sur 10, devant Reduit Beach à Sainte-Lucie (7,83). Le classement met également en lumière la présence de l’hôtel TUI Magic Life Africana, implanté à Yasmine Hammamet. L’établissement figure parmi les cinq resorts du groupe situés sur des plages classées dans le Top 10 mondial. À l’heure où les voyageurs préparent leurs vacances de 2026, cette distinction offre une nouvelle visibilité internationale à la destination tunisienne et renforce la position de Yasmine Hammamet parmi les stations balnéaires les plus attractives du bassin méditerranéen.

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Tunisie: la carte bancaire révèle de fortes disparités territoriales

05. Juni 2026 um 13:32

Avec environ 55 agences pour 100 000 adultes à Tunis, contre seulement 7 à 8 dans des gouvernorats comme Kasserine ou Sidi Bouzid, l’écart est net et traduit de fortes disparités territoriales dans l’accès aux services bancaires. C’est ce que souligne la dernière note de Melqart Insights, la division de recherche du cabinet de conseil, Melqart Partners, qui analyse le secteur bancaire tunisien sous l’angle de l’allocation territoriale du capital.

Cette différence, qui signifie que la densité bancaire à Tunis, c’est-à-dire le nombre d’agences pour 100 000 adultes, est près de 8 fois supérieure à celle de certaines régions de l’intérieur, ne relève pas d’un simple déséquilibre local mais traduit une organisation plus profonde du système financier. À l’échelle nationale, cette concentration apparaît encore plus clairement puisque le Grand Tunis et le Centre-Est regroupent près de 67 % du réseau bancaire, laissant une large partie de l’intérieur du pays en situation de sous-dotation structurelle.

Pour Dhia Ahmed, Fondateur et Managing Partner de Melqart Partners: “La véritable histoire de la finance tunisienne ne se lit pas uniquement dans les bilans comptables, elle s’inscrit sur la carte. L’asymétrie que nous observons entre le littoral et l’intérieur n’est pas une fatalité géographique, mais le stigmate d’un modèle de développement hérité qui concentre le capital là où la valeur est déjà acquise. Pour nos institutions, le redéploiement territorial n’est plus un sujet de conformité ou de responsabilité sociale, mais un impératif stratégique de croissance et de pérennité pour la prochaine décennie.”

Cette répartition du réseau ne s’est pas construite de manière aléatoire. Elle s’inscrit dans une trajectoire économique ancienne. Depuis les années 1970, le développement tunisien s’est concentré sur le littoral, tourné vers l’industrie, les services et les activités d’exportation. Les banques ont suivi ces pôles déjà dynamiques, en s’installant là où les flux économiques étaient les plus visibles et les risques les plus maîtrisés.

Avec le temps, cette logique d’adaptation a produit un effet cumulatif: la finance s’est consolidée là où elle était déjà présente. Les zones côtières concentrent désormais l’essentiel de l’activité bancaire, tandis que l’intérieur reste en retrait, avec un accès plus limité aux services financiers, au crédit et à l’investissement.

Ce déséquilibre n’est pas seulement spatial, il devient économique et social. Les régions les mieux dotées en agences bancaires sont aussi celles où l’activité est la plus dynamique, tandis que les zones moins bancarisées cumulent souvent chômage plus élevé et fragilité économique.

 

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Pont de Bizerte, hôpitaux, autoroute Tunis-Jelma… Le gouvernement met la pression pour accélérer les chantiers

05. Juni 2026 um 11:23

Le gouvernement hausse le ton sur les projets publics. Réuni le 4 juin, un conseil ministériel, présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, a appelé à accélérer la réalisation des grands chantiers en cours et à lever les obstacles qui retardent leur exécution.

Les autorités ont passé en revue l’avancement de plusieurs projets structurants dans les secteurs de la santé, des transports, de l’énergie, de l’eau, du numérique et de l’éducation. Parmi les dossiers suivis figurent le pont de Bizerte, l’autoroute Tunis-Jelma, le Réseau ferroviaire rapide, l’interconnexion électrique Tunisie-Italie ELMED ainsi que plusieurs hôpitaux régionaux et universitaires en construction.

Le gouvernement mise sur ces investissements pour soutenir la croissance, améliorer les services publics et stimuler l’emploi dans les régions. Une attention particulière a été accordée aux retards de réalisation, avec un appel à renforcer le suivi sur le terrain et à accélérer les procédures administratives. L’exécutif a également mis en avant les réformes en cours pour améliorer le climat de l’investissement, notamment la révision de certains textes réglementaires, la réduction des délais de traitement des dossiers, la simplification des autorisations administratives et le développement des services numériques de l’administration.

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La Tunisie renforce sa présence touristique à Shanghai

05. Juni 2026 um 10:43
Source: ONTT

Avec plus de 100 millions de touristes chinois voyageant à l’international chaque année, la Chine représente l’un des marchés les plus stratégiques et les plus convoités du tourisme mondial.

À cet effet, la Tunisie a participé, à Shanghai, au salon international ITB China 2026, l’un des principaux rendez-vous du secteur du voyage en Asie. Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), Mohamed Mehdi Haloui, y a mené plusieurs rencontres avec des acteurs majeurs du tourisme et du numérique en Chine. Ces échanges visent à renforcer la promotion de la destination Tunisie sur le marché chinois.

Plusieurs plateformes digitales ont été ciblées pour développer la visibilité de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment les jeunes et les touristes indépendants. Des discussions ont eu lieu avec Xiaohongshu, ainsi qu’avec des acteurs du voyage en ligne comme Trip.com Group, Fliggy et Tongcheng Travel.

Les échanges ont également porté sur le développement de nouvelles campagnes de promotion et l’adaptation de l’offre tunisienne aux tendances du tourisme digital.

Des tour-opérateurs chinois ont été rencontrés pour étudier la mise en place de nouveaux circuits vers la Tunisie. Ces programmes couvrent plusieurs segments, dont le tourisme culturel, saharien, balnéaire, d’affaires et haut de gamme.

La question de la connectivité aérienne a aussi été abordée avec la compagnie Spring Airlines, afin de faciliter les déplacements entre les deux pays.

Plus largement, cette mission s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la présence de la Tunisie sur le marché touristique chinois et à diversifier ses partenariats internationaux.

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La Tunisie décroche 2 millions de dollars pour restaurer le lac Ichkeul

05. Juni 2026 um 10:20

La Tunisie bénéficiera d’un financement direct de 2 millions de dollars, soit près de 5,8 millions de dinars, pour restaurer les écosystèmes du lac Ichkeul et des zones humides environnantes. Cette enveloppe s’inscrit dans un projet international doté d’un budget global de 8,8 millions de dollars.  

Le projet est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et mis en œuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il a été approuvé lors des réunions du Conseil du FEM à Samarcande, en Ouzbékistan, et sera déployé entre 2026 et 2028 dans le gouvernorat de Bizerte.  

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc national d’Ichkeul figure parmi les zones humides les plus importantes d’Afrique du Nord. Ces dernières années, le site a subi une dégradation progressive sous l’effet de la baisse des apports en eau douce, de l’augmentation de la salinité et des épisodes de sécheresse.  

Le programme prévoit la restauration des écosystèmes aquatiques, l’amélioration de la gestion des ressources en eau, le renforcement du suivi environnemental et l’appui à la gouvernance locale. Il comprend également des actions en faveur des populations riveraines, notamment à travers le développement de l’écotourisme et la valorisation des produits locaux afin de réduire la pression sur les ressources naturelles.  

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La startup tunisienne Chitelix finaliste de MassChallenge Switzerland 2026

05. Juni 2026 um 09:53

La startup tunisienne Chitelix, spécialisée dans la valorisation des déchets issus de l’industrie de la pêche, a été sélectionnée parmi les finalistes du programme international d’accélération MassChallenge Switzerland. L’entreprise figure ainsi parmi les projets retenus à l’issue d’un processus de sélection ayant examiné plus de 1 961 candidatures provenant du monde entier.

Cette distinction vient récompenser le développement d’un modèle de biotechnologie marine circulaire fondé sur la transformation des sous-produits de la pêche en biopolymères durables et en solutions biosourcées à forte valeur ajoutée.

Basée à Bizerte, Chitelix a été cofondée par Anis Ben Ghalia. La startup est née d’un constat lié à l’industrie du crabe bleu, dont l’exportation génère quotidiennement d’importantes quantités de déchets. Plutôt que de les éliminer, l’entreprise a développé un procédé permettant d’extraire le chitosan, un biopolymère naturel utilisé comme alternative aux plastiques issus de la pétrochimie.

Installée sur une superficie de 1 300 m² au pôle agroalimentaire de Bizerte, l’usine pilote de Chitelix transforme les déchets de crabes en chitosan et en citrate de calcium. Chaque tonne de matière première traitée permet de produire environ 150 kilogrammes de chitosan, utilisé notamment dans les secteurs de l’agriculture, de la cosmétique, de la pharmacie et des bioplastiques.

Qu’est-ce que le programme MassChallenge Switzerland 2026?

Lancé en Suisse par l’organisation internationale MassChallenge, le programme MassChallenge Switzerland est l’un des plus importants accélérateurs de startups à impact au monde. L’édition 2026 a attiré près de 2 000 candidatures internationales et accompagne pendant quatre mois des jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance.

Pendant quatre mois, les startups sélectionnées bénéficient d’un accompagnement par des experts, d’un accès à un réseau d’investisseurs et de partenaires industriels, ainsi que d’opportunités de développement à l’international.

Axé notamment sur les technologies durables, la santé, l’agroalimentaire et l’industrie verte, le programme vise à accélérer la croissance de projets à fort potentiel d’impact économique et environnemental.

La sélection de la startup tunisienne Chitelix parmi les finalistes constitue ainsi une reconnaissance internationale de son modèle de valorisation des déchets marins et de son potentiel de développement à l’échelle mondiale.

Lire aussi:

 

 

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L’Institut Pasteur relance la production de sérums thérapeutiques après plusieurs années d’arrêt

05. Juni 2026 um 08:45

La Tunisie franchit une nouvelle étape vers le renforcement de son autonomie sanitaire. L’Institut Pasteur de Tunis (IPT) a remis en service sa machine de purification des sérums thérapeutiques, restée à l’arrêt pendant plusieurs années à la suite d’une panne technique.  

L’annonce a été faite jeudi 4 juin par l’IPT. Cette reprise devrait permettre au pays de couvrir ses besoins en sérum anti-scorpion et en sérum anti-vipère à l’horizon 2027, tout en relançant progressivement l’approvisionnement du marché local en sérum antirabique.  

Au cœur du processus de fabrication des sérums, cet équipement est considéré comme un maillon essentiel de la chaîne de production. Sa remise en exploitation marque le retour à pleine capacité d’une unité stratégique qui produit notamment les sérums destinés au traitement des piqûres de scorpions, des morsures de vipères et des expositions à la rage.  

Cette relance s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la souveraineté sanitaire et à réduire la dépendance aux importations de produits biologiques essentiels. Elle intervient également dans un contexte où les autorités sanitaires multiplient les initiatives pour consolider les capacités nationales de production de vaccins et de sérums.  

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Tunisie : les réserves en devises atteignent 103 jours d’importation au 3 juin

04. Juni 2026 um 16:52

Les avoirs nets en devises de la Banque centrale de Tunisie (BCT) se sont établis à 25,5 milliards de dinars au 3 juin 2026, soit l’équivalent de 103 jours d’importation, selon les derniers indicateurs monétaires publiés par l’institution.

Les données provisoires de la BCT montrent également que le volume global de refinancement accordé aux banques a atteint 11,1 milliards de dinars à la même date. Par ailleurs, les billets et monnaies en circulation ont poursuivi leur progression pour s’élever à près de 29,5 milliards de dinars, reflétant l’importance de la liquidité fiduciaire dans l’économie. De son côté, le solde du compte courant du Trésor auprès de la Banque centrale s’est établi à 1,21 milliard de dinars au 3 juin 2026. Ces indicateurs offrent un aperçu de la situation de la liquidité bancaire, des réserves en devises et de la trésorerie de l’État au début du mois de juin.

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Les premiers logements sociaux voient le jour avec le lancement de 162 unités à Mornaguia

04. Juni 2026 um 15:32

Le programme de location-vente entre dans sa phase de réalisation. Les travaux de construction de 162 logements sociaux à Mornaguia, dans le gouvernorat de la Manouba, ont été lancés mercredi 3 juin 2026. Il s’agit des premiers projets mis en œuvre dans le cadre de ce mécanisme destiné à faciliter l’accès au logement.

En donnant le coup d’envoi des travaux, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a indiqué que ces projets constituent le premier noyau de logements sociaux réalisés dans le cadre du programme de location-vente annoncé par le président de la République, Kaïs Saïed.

La réalisation sera assurée par la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), à travers ses filiales du Nord, du Centre et du Sud, ainsi que par la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS). Les deux projets devraient être achevés à la fin de l’année 2027. Le ministre a souligné que cette première tranche doit ouvrir la voie au lancement d’autres projets de location-vente dans les différentes régions du pays. Il a également insisté sur le respect des délais de réalisation et des normes de qualité, avec pour objectif de remettre les logements aux bénéficiaires dès leur achèvement. Selon le ministère, les financements nécessaires ont été mobilisés en coordination avec le ministère des Finances à travers le Fonds de promotion du logement pour les salariés (FOPROLOS), afin d’assurer l’avancement du projet dans les meilleures conditions.

Par ailleurs, la plateforme numérique consacrée aux critères d’attribution des logements est à un stade avancé de développement. Son entrée en phase de test est prévue pour la fin de l’année 2026. Une réunion de suivi s’est tenue le 2 juin afin de faciliter les procédures de sélection des entreprises chargées de réaliser les autres projets de location-vente prévus à travers le pays.

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SIAME : pourquoi le nombre de mandataires de justice a-t-il été réduit à un seul membre ?

04. Juni 2026 um 11:13

La Société Industrielle d’Appareillage et de Matériels Électriques SIAME informe ses actionnaires et le public qu’en vertu d’une ordonnance du Tribunal de première instance de Tunis en date du 18 mai 2026, il a été procédé à la recomposition du collège des mandataires de justice.

Cette décision a conduit à la réduction du nombre de mandataires, passant de trois (3) membres à un (1) seul membre. En conséquence, la mission de contrôle des actes de gestion de la société est désormais assurée par le mandataire de justice, Faouzi Ben Salem.

 

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ICF : quels dividendes seront versés aux actionnaires au titre de 2025 ?

04. Juni 2026 um 11:01

Les actionnaires de la société Industries Chimiques du Fluor percevront un dividende de 3,200 dinars par action au titre de l’exercice 2025. Le montant global distribué s’élève à 6,72 millions de dinars.

Cette décision a été prise lors de l’Assemblée Générale Ordinaire tenue le 2 juin 2026. Concrètement, la société fixe la date de détachement des dividendes au 27 août 2026. Le paiement, lui, interviendra à partir du 31 août 2026.

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Automobile en Tunisie : 4 milliards d’euros d’exportations et 120.000 emplois, une industrie en pleine montée en gamme

04. Juni 2026 um 10:11

Ce n’est plus seulement une histoire de production automobile. En Tunisie, la filière entre désormais dans une phase où se jouent la technologie, la valeur ajoutée et le positionnement international. À l’occasion des 60 ans du secteur et des 10 ans de la TAA, les acteurs de l’automobile ont affiché une même idée : le modèle change, et vite.

Dans une industrie mondiale bouleversée par l’électrification, le software et les nouvelles chaînes de valeur, la Tunisie tente de consolider ses acquis tout en accélérant sa transformation. « Le monde change rapidement, et avec lui les métiers et les technologies », a rappelé Myriam Elloumi, présidente de la TAA, évoquant une opportunité autant qu’un défi pour le pays.

En dix ans, la TAA s’est imposée comme un point de convergence pour un secteur longtemps fragmenté. Industriels, institutions, centres techniques et universités évoluent désormais dans un cadre plus structuré.

Selon les données présentées lors de l’événement tenu le 3 juin 2026, l’association regroupe aujourd’hui 80 entreprises représentant près de 80 % des emplois du secteur. Une structuration qui a permis de faire émerger une voix commune et de renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics.

Cette dynamique a notamment débouché sur le Pacte pour la compétitivité de l’industrie automobile signé en 2022 avec l’État. Un cadre stratégique articulé autour de six piliers : infrastructures, réglementation, recherche et développement, emploi et formation, marketing et durabilité. Pour Imed Charfeddine, vice-président de la TAA, ce pacte traduit une évolution majeure : celle d’une industrie qui ne travaille plus en silos, mais en écosystème coordonné.

Une performance tirée par les exportations

Les chiffres confirment la montée en puissance du secteur. Les exportations automobiles tunisiennes sont passées de 624 millions d’euros en 2010 à près de 4 milliards d’euros en 2025. Depuis 2018, la croissance moyenne annuelle atteint 16 %, avec des projections qui dépassent les 4,2 milliards d’euros en 2026. En parallèle, la filière s’est élargie. Plus de 300 entreprises sont aujourd’hui actives dans l’écosystème, et l’emploi direct est passé de 80.000 en 2018 à plus de 120.000 aujourd’hui. Une trajectoire maintenue malgré les crises successives et les tensions géopolitiques mondiales. Mais derrière les performances économiques, un autre pilier revient avec insistance : les compétences.

Pour Lamia Fourati, vice-présidente de la TAA, la force de l’industrie automobile tunisienne repose d’abord sur les talents locaux. Des ingénieurs aux techniciens, en passant par les opérateurs et opératrices dans les usines, tous constituent la base réelle de la filière.

La formation est devenue un levier stratégique. À travers la Tunisian Automotive Management Academy (TAMA), lancée avec le soutien de la GIZ, plus de 3.000 professionnels ont été formés. L’académie est également certifiée partenaire VDA QMC, une référence mondiale dans les standards qualité de l’industrie automobile.

La prochaine bataille

La filière regarde désormais vers l’étape suivante : l’innovation. Avec le soutien de l’AFD et de la CDC, la TAA a lancé un programme destiné à intégrer les startups dans la chaîne industrielle automobile. L’objectif est clair : dépasser les projets pilotes pour aller vers des solutions industrialisables, capables de s’intégrer dans les chaînes de valeur globales. À l’heure où l’industrie automobile mondiale se reconfigure, la Tunisie mise sur un triptyque devenu central : compétences, innovation et intégration internationale. Dix ans après sa structuration, la filière n’est plus seulement dans une logique de croissance. Elle entre dans une phase où se joue sa capacité à changer d’échelle.

 

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Pourquoi la Banque centrale a-t-elle maintenu son taux directeur à 7 % ?

04. Juni 2026 um 08:55

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a choisi de ne pas toucher à son taux directeur. Réuni le 3 juin 2026, son Conseil d’administration a décidé de le maintenir à 7%, malgré une inflation qui est repartie à la hausse au mois d’avril.

Cette décision intervient alors que plusieurs indicateurs économiques montrent une amélioration progressive de la situation du pays. La croissance économique a atteint 2,6 % au premier trimestre 2026, contre 1,6 % un an auparavant, portée notamment par les services, l’agriculture et certaines activités industrielles. La situation extérieure s’est également améliorée. Le déficit courant s’est réduit à 2,731 milliards de dinars à fin avril, tandis que les réserves en devises ont atteint 25,5 milliards de dinars, soit l’équivalent de 104 jours d’importation, contre 98 jours un an plus tôt. Mais la BCT reste prudente face à l’évolution des prix. Après plusieurs mois de ralentissement, l’inflation est remontée à 5,5 % en avril 2026, contre 5 % en mars. Cette hausse est principalement liée à l’augmentation des prix des produits alimentaires frais, dont les prix ont progressé de 13,3 % sur un an. La Banque centrale souligne également que les tensions internationales continuent d’alimenter les risques inflationnistes. Les conflits géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, pèsent sur les marchés mondiaux de l’énergie et des matières premières, tandis que l’inflation demeure élevée dans plusieurs grandes économies. Dans ce contexte, l’institution estime qu’il est préférable de conserver une politique monétaire prudente afin de préserver la stabilité des prix et d’éviter un nouvel emballement de l’inflation.

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Le dinar tunisien est-il la monnaie la plus forte d’Afrique ?

03. Juni 2026 um 15:45

Le dinar tunisien arrive au premier rang des monnaies africaines les plus valorisées face au dollar américain en mai 2026, selon les données du convertisseur de devises de Forbes calculator.

D’après ces données, un dollar américain équivaut à environ 2,9 dinars tunisiens. Ce niveau place la Tunisie devant la Libye et le Maroc, qui complètent le podium continental. La Libye affiche un taux d’environ 6,3 dinars pour un dollar, tandis que le dirham marocain s’établit autour de 9,2 dirhams pour un dollar Le top 10 comprend également le Ghana, le Botswana, les Seychelles, l’Érythrée, l’Eswatini, la Namibie et le Lesotho. Il convient de préciser que ce classement repose uniquement sur les taux de change nominaux observés sur le marché, tels qu’agrégés par des outils de conversion comme celui de Forbes calculator. Il ne s’agit pas d’un indicateur direct de puissance économique ou de performance globale des pays. En effet, ce type de lecture reflète uniquement combien d’unités de monnaie locale sont nécessaires pour obtenir un dollar américain. Il ne prend pas en compte des facteurs essentiels comme l’inflation, le pouvoir d’achat, les réserves de change ou encore la croissance économique. Ainsi, une monnaie peut apparaître “forte” sur le papier tout en évoluant dans un environnement macroéconomique fragile, et inversement. Ce classement doit donc être compris comme un indicateur de comparaison nominale des devises, et non comme une mesure de la solidité réelle des économies africaines.

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L’IACE et Hyundai passent à la vitesse supérieure avec deux accords stratégiques

03. Juni 2026 um 14:10

L’Institut arabe des chefs d’entreprise et Hyundai annoncent la signature de deux conventions de partenariat marquant une nouvelle étape dans leur collaboration au service de l’écosystème entrepreneurial tunisien.

La première convention porte sur le renouvellement du partenariat entre Hyundai et les Journées de l’Entreprise 2026, organisées par l’IACE, à l’occasion de la 40ᵉ édition de ce rendez-vous économique majeur en Tunisie.

À travers ce renouvellement, Hyundai réaffirme son engagement aux côtés de l’IACE et son attachement aux Journées de l’Entreprise, devenues au fil des années une plateforme incontournable de dialogue et d’échange entre dirigeants d’entreprise, décideurs économiques et acteurs publics.

La seconde convention vient renforcer et élargir le cadre de coopération entre les deux partenaires à travers la mise en place d’offres et de conditions préférentielles sur les véhicules Hyundai au profit des membres de l’IACE.

Cette initiative illustre la volonté commune de rapprocher davantage le partenariat des attentes concrètes de la communauté entrepreneuriale, dans un contexte économique marqué par de profondes mutations et de nouveaux enjeux de compétitivité, de mobilité et d’investissement.

À travers ces deux conventions, Hyundai et l’IACE réaffirment leurs ambitions communes de soutenir les dynamiques entrepreneuriales, de favoriser les échanges entre acteurs économiques et de contribuer au renforcement d’un environnement propice à l’investissement, à l’innovation et au développement de l’entreprise tunisienne.

D’après communiqué

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La BCT publie sa circulaire sur la restructuration des créances agricoles en souffrance : ce que les banques doivent appliquer dès aujourd’hui

03. Juni 2026 um 14:44

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier, ce mercredi 3 juin 2026, une circulaire qui fixe les conditions et les procédures d’application du dispositif de règlement des dettes agricoles en difficulté prévu par la loi n°5 de 2026 et par la loi de finances 2026.

Le texte précise comment les banques devront traiter les dossiers des agriculteurs et des entreprises agricoles confrontés à des difficultés de remboursement, avec à la clé des rééchelonnements de dettes et des remises sur les pénalités de retard.

En fait, la circulaire prévoit deux dispositifs distincts. Le premier concerne les agriculteurs et les entreprises agricoles dont les crédits étaient classés en catégories 4 ou 5 au 30 septembre 2025. Les bénéficiaires peuvent demander un rééchelonnement de leur dette sur une période pouvant atteindre sept ans, dont une année de grâce. Toutes les pénalités de retard seront alors annulées. Pour accéder à cette mesure, le débiteur devra toutefois verser au moins 5 % du principal restant dû au moment du dépôt de sa demande.

Une autre option est proposée dans le même cadre : si le bénéficiaire rembourse intégralement sa dette dans un délai maximal de six mois après sa demande, la banque devra annuler la totalité des pénalités de retard ainsi que 50 % des intérêts contractuels.

Le second dispositif découle de l’article 59 de la loi de finances 2026. Il vise les dettes agricoles dont le montant initial du principal ne dépasse pas 10.000 dinars par agriculteur et qui étaient classées en catégories 4 ou 5 au 30 juin 2025.

Dans ce cas, la dette peut être rééchelonnée sur une durée maximale de dix ans, avec une année de grâce au plus. Les bénéficiaires n’auront pas à verser d’avance et les intérêts de retard seront totalement supprimés. Les demandes de régularisation devront être déposées auprès de la banque concernée avant le 31 décembre 2026. Les établissements bancaires disposeront ensuite d’un délai maximal d’un mois pour vérifier l’éligibilité du dossier et signer la convention de règlement.

La BCT précise que ces mesures sont réservées aux activités relevant du secteur agricole tel que défini par la nomenclature officielle des activités économiques.

Amélioration automatique de la notation bancaire

Un autre point important concerne la situation des bénéficiaires auprès du système bancaire. Dès la signature de l’accord de règlement, les banques devront reclasser automatiquement les bénéficiaires en catégorie 1 auprès de la Centrale des risques de la BCT.

Cette mesure pourrait faciliter l’accès futur au financement pour les agriculteurs concernés, même si le reclassement ne permet pas aux banques de comptabiliser immédiatement les montants rééchelonnés comme des revenus tant qu’ils n’ont pas été effectivement encaissés.

Des exclusions en cas de corruption ou de blanchiment

La circulaire exclut du dispositif les dettes faisant l’objet de poursuites judiciaires pour corruption ou blanchiment d’argent, sauf en cas de jugement définitif prononçant l’acquittement.

Par ailleurs, la banque pourra annuler l’accord de règlement si le bénéficiaire ne respecte pas ses engagements ou s’il s’avère qu’il ne remplissait pas les conditions d’éligibilité prévues par la réglementation.

Cette circulaire entre en vigueur dès sa publication et constitue le cadre opérationnel permettant aux banques de mettre en œuvre les mesures de soutien prévues pour les agriculteurs en difficulté financière.

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Une université tunisienne classée parmi les meilleures au monde

03. Juni 2026 um 14:01

L’Université de Tunis El Manar se distingue dans le classement 2026 du Centre mondial de classement des universités (CWUR), en occupant la 995e place au niveau mondial parmi plus de 21 000 établissements d’enseignement supérieur évalués à travers le monde. Cette information a été annoncé via un communiqué officiel publié par l’Université.

Cette position lui permet d’intégrer le groupe des 4,7 % des universités les mieux classées au niveau international, tout en conservant son rang de première université en Tunisie et de 14e en Afrique.

L’établissement se démarque également dans le domaine de la recherche scientifique, où il est classé 955e mondialement, ce qui reflète la production académique de ses chercheurs et son rayonnement dans la communauté scientifique internationale.

Le classement CWUR s’appuie sur des critères objectifs, notamment la qualité et le volume des publications scientifiques, leur impact ainsi que le nombre de citations.

Dans son communiqué, l’université souligne que ce résultat est le fruit d’un effort collectif impliquant l’ensemble de la communauté universitaire et s’inscrit dans une dynamique continue de développement, d’innovation et d’amélioration de la recherche.

Elle considère enfin ce classement comme une reconnaissance de sa capacité à progresser dans un environnement universitaire mondial de plus en plus compétitif et à renforcer sa visibilité à l’international.

 

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Santé : le rachat de Taoufik Hospitals par le marocain Akdital suspendu à une décision administrative

03. Juni 2026 um 12:48

Le projet d’acquisition du groupe hospitalier tunisien Taoufik Hospitals Group (THG) par le groupe marocain Akdital, annoncé fin 2025 pour environ 90 millions de dollars, ne semble pas soulever l’enthousiasme au sein des autorités tunisiennes. Selon des informations publiées par Africa Intelligence, l’opération pourrait ne pas aboutir.

À préciser que l’acquisition prévoit la prise de contrôle à 100 % de Taoufik Hospitals Group, premier groupe hospitalier privé tunisien, qui exploite quatre cliniques à Tunis (Taoufik, Soukra, Ezzahra et Hannibal), dispose de plus de 600 lits et emploie plus de 1 600 personnes.

Lire aussi : AKDITAL acquiert Taoufik Hospitals Group pour 90 millions de dollars

Rappelons au passage que l’opération constitue la première implantation d’Akdital en Afrique du Nord hors du Maroc et s’inscrit dans sa stratégie d’expansion régionale.

Avant sa finalisation, faut-il le rappeler, le dossier doit obtenir les autorisations réglementaires tunisiennes, notamment celle du Conseil de la concurrence. Normal. Si les enjeux concurrentiels paraissent limités aux yeux de plusieurs observateurs, les réserves exprimées par certains porteraient davantage sur des considérations de souveraineté économique et sur le caractère stratégique du secteur de la santé.

De son côté, Akdital défend un projet présenté comme “industriel“ et “médical“. Le groupe met en avant les synergies possibles entre les deux opérateurs, le transfert de compétences, le développement des infrastructures hospitalières et la création d’une plateforme régionale de coopération médicale. Selon les données communiquées lors de l’annonce de l’opération, THG a réalisé plus de 45 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2024 et affichait une croissance attendue de 15 % en 2025.

L’issue du dossier est désormais observée bien au-delà du secteur de la santé. Elle pourrait être perçue comme un signal de l’ouverture – ou de la fermeture – de la Tunisie aux investissements maghrébins dans des secteurs stratégiques, dans un contexte où les considérations économiques semblent désormais étroitement liées aux équilibres diplomatiques régionaux.

Mais pour le moment on n’en est pas là.

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