Normale Ansicht

Entre Alger et Rabat, la bataille se joue aussi dans les profondeurs marines

02. Juni 2026 um 11:37

Dans le contexte d’une rivalité stratégique entre les deux géants du Maghreb que sont l’Algérie et le Maroc, la marine marocaine préparerait l’achat de ses premiers sous-marins conventionnels afin de combler son retard face à son voisin algérien.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 40 milliards d’euros de dépenses militaires pour l’Algérie, contre près de 20 milliards pour le Maroc. En 2026, les deux poids lourds du Maghreb affichent les budgets de défense les plus élevés du continent africain et dominent également largement le marché des importations d’armement.

Rivalités stratégiques

Ainsi, dans un rapport publié en avril 2025, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) révèle qu’Alger et Rabat auront concentré à eux seuls 87 % des achats d’armes réalisés en Afrique du Nord entre 2020 et 2024. Une illustration frappante de la course aux armements que se livrent les deux voisins, liés par l’histoire mais opposés par de profondes rivalités stratégiques dans le contexte d’un environnement sécuritaire complexe marqué par les tensions régionales, les défis sahéliens et les mutations des alliances internationales.

Mais au-delà de leur antagonisme, Alger comme Rabat justifient toutefois ces investissements par la nécessité de moderniser leurs forces armées et de renforcer leur souveraineté stratégique.

Guerre sous-marine

C’est dans ce contexte que plusieurs médias spécialisés dans les questions de défense affirment que le Maroc étudie la possibilité d’acquérir ses premiers sous-marins militaires d’ici 2027. Le projet, qui n’a fait l’objet d’aucune annonce officielle de la part des autorités marocaines, viserait à renforcer les capacités de la Marine royale dans des espaces maritimes stratégiques reliant l’Atlantique à la Méditerranée.

A cet égard, notons que le Maroc poursuit depuis plusieurs années un programme de modernisation de ses forces navales. Le royaume a donc renforcé sa flotte de surface avec de nouvelles frégates et développé ses moyens de surveillance maritime afin d’améliorer le contrôle de ses espaces maritimes. Et ce, d’autant plus que le détroit de Gibraltar, situé entre les côtes marocaines et espagnoles, constitue l’un des principaux points de passage maritimes au monde entre l’océan Atlantique et la mer Méditerranée.

Ainsi, et même si les réflexions seraient encore à un stade préliminaire et qu’aucun contrat n’aurait été signé à ce jour, Rabat examinerait différentes offres internationales pour l’acquisition de trois sous-marins conventionnels et de deux patrouilleurs maritimes

Pour l’heure, le choix se porterait d’un côté sur le coréen KSS-III, porté par Hanwha Ocean, mis en avant pour ses délais de production plus rapides et ses coûts plus compétitifs face aux offres européennes. De plus, ce bâtiment est présenté comme l’un des modèles conventionnels les plus avancés actuellement disponibles, avec des capacités destinées aux missions de surveillance maritime, de renseignement et de dissuasion.

Selon les éléments relayés par la presse spécialisée, les discussions avec la Corée auraient pris de l’ampleur après une visite ministérielle marocaine à Séoul au printemps 2025. Les échanges ne porteraient plus uniquement sur les volets terrestres et de défense aérienne, notamment autour du char K2 Black Panther et du système Cheongung II, mais s’étendraient désormais au secteur naval.

De l’autre côté, le Scorpène du constructeur français Naval Group, déjà  en service dans plusieurs marines étrangères et qui est notamment utilisé pour des opérations de patrouille, de protection des espaces maritimes et de collecte de renseignements. Ce sous-marin conventionnel est réputé pour sa furtivité et sa polyvalence (lutte antisurface et anti-sous-marine, appui au renseignement).

Outre les modèles sud-coréen et français, le sous-marin russe Amour 1650 figure parmi les solutions mentionnées dans certaines publications spécialisées. Des analystes estiment toutefois que Rabat pourrait privilégier des partenariats avec des industriels européens ou asiatiques, notamment pour les questions de maintenance, de formation des équipages et de coopération technologique.

Avantage à l’Algérie

Rappelons à ce propos que l’éventuelle acquisition de sous-marins constituerait une évolution majeure pour les forces navales marocaines. Le royaume chérifien ne dispose actuellement d’aucun sous-marin opérationnel, contrairement à l’Algérie voisine.

Pour sa part, la flotte sous-marine algérienne se compose de six sous-marins d’attaque conventionnels à propulsion diesel-électrique de classe Kilo construits par les chantiers navals russes. Ces bâtiments sont reconnus pour leur redoutable discrétion acoustique, ce qui leur vaut le surnom de « trous noirs » par l’OTAN et sont équipés pour mener des missions de lutte anti-surface et anti-sous-marine. Cette capacité lui confère depuis plusieurs années une avance notable dans le domaine de la guerre sous-marine en Afrique du Nord et en Méditerranée occidentale.

Affaire à suivre…

L’article Entre Alger et Rabat, la bataille se joue aussi dans les profondeurs marines est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Vaccins : La Tunisie négocie avec Sinovac pour bâtir une filière locale de production

11. April 2026 um 09:15

La Tunisie franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté sanitaire. Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a reçu vendredi une délégation de Sinovac Biotech pour examiner les perspectives de fabrication locale de vaccins et de médicaments biologiques.

Au cœur des échanges : transfert de technologies, accélération des procédures d’enregistrement et montée en gamme de la biotechnologie tunisienne, avec l’ambition affichée de faire du pays un hub régional de production et de distribution.

Un partenariat stratégique à forte valeur industrielle

Les discussions ont porté sur des axes hautement structurants pour le système pharmaceutique national à l’instar de l’accélération de l’enregistrement des produits de santé, le transfert de savoir-faire industriel, l’alignement de la production sur les standards internationaux, et le développement des médicaments biologiques à forte valeur ajoutée.

L’objectif est double : réduire la dépendance aux importations et créer une base industrielle capable de répondre aux besoins du marché tunisien, africain et méditerranéen.

La Tunisie vise un rôle de plateforme régionale

Au-delà du simple partenariat commercial, le ministère de la Santé voit dans cette initiative une étape concrète vers la modernisation du système pharmaceutique national.

Le projet pourrait positionner la Tunisie comme plateforme régionale de fabrication, de stockage et de distribution de vaccins, notamment grâce à sa proximité avec les marchés africains et européens.

L’expérience de Sinovac dans la production à grande échelle — avec des vaccins distribués dans près de 80 pays — constitue un levier important pour crédibiliser cette ambition industrielle.

Un signal fort pour la souveraineté sanitaire

Cette ouverture vers un partenariat avec le groupe chinois s’inscrit dans une logique de sécurisation de l’approvisionnement en vaccins, mais aussi de préparation aux futures crises sanitaires.

En misant sur la production locale, Tunis cherche à transformer la leçon de la pandémie en opportunité industrielle et technologique durable.

Fondée en 1999 et basée à Pékin, Sinovac Biotech est spécialisée dans la recherche, le développement et la commercialisation de vaccins contre les maladies infectieuses.

L’entreprise a déjà développé plusieurs coopérations de transfert technologique, notamment en Égypte, ce qui pourrait servir de modèle au projet tunisien.

L’article Vaccins : La Tunisie négocie avec Sinovac pour bâtir une filière locale de production est apparu en premier sur webdo.

Touristes sud-américains en Tunisie: la contrainte du visa, principal frein au flux de voyageurs

 12 professionnels du tourisme venus de Colombie, du Pérou et du Guatemala, spécialisés dans le segment haut de gamme et les voyages expérientiels ont visité la Tunisie récemment en dépit des problèmes liés au visa.

Alors que l’intérêt des voyageurs sud-américains pour la Tunisie est une évidence, la question du visa demeure aujourd’hui le principal frein au développement de ce marché à fort potentiel. Malgré des procédures jugées longues et complexes, les touristes d’Amérique Latine continuent pourtant de manifester un intérêt croissant pour la destination tunisienne, laissant entrevoir des perspectives bien plus importantes en cas d’assouplissement des conditions d’accès.

Touristes haut de gamme

C’est dans ce contexte que Gold Experiences, en partenariat avec l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT), a organisé du 24 avril au 2 mai 2026 un éductour réunissant 12 professionnels du tourisme venus de Colombie, du Pérou et du Guatemala, spécialisés dans le tourisme haut de gamme et les voyages expérientiels.

L’objectif était de faire découvrir les multiples facettes de la destination Tunisie à une clientèle latino-américaine premium, particulièrement sensible aux expériences culturelles, authentiques et exclusives. Durant leur séjour, les participants ont parcouru plusieurs régions du pays et séjourné dans des établissements haut de gamme à Tunis, Sousse, Douz, Tozeur et Hammamet.

De la médina de Tunis classée au patrimoine mondial de l’UNESCO aux paysages du Sahara, en passant par Carthage, El Jem, Kairouan, Matmata, Tozeur ou encore le Cap Bon, les professionnels ont découvert une destination capable de conjuguer patrimoine, désert, gastronomie, culture et hôtellerie de prestige.

Les expériences sahariennes, les oasis de montagne, les sites historiques ainsi que la découverte œnologique au Domaine Neferis ont particulièrement marqué les participants, qui ont unanimement souligné le fort potentiel de la Tunisie auprès des voyageurs sud-américains à fort pouvoir d’achat.

Une demande en pleine croissance

Le consulat tunisien au Brésil, qui couvre plusieurs pays d’Amérique Latine, a d’ailleurs constaté une hausse significative des demandes de visas ces derniers mois. Une évolution qui confirme l’intérêt grandissant pour la destination, malgré les contraintes administratives existantes.

Les professionnels présents ont cependant insisté sur les difficultés rencontrées par les voyageurs colombiens, péruviens et guatémaltèques, soumis à l’obligation de visa et confrontés à l’absence de représentations diplomatiques tunisiennes dans plusieurs pays de la région.

Une situation qui ralentit fortement les réservations et réduit la compétitivité de la Tunisie face à certaines destinations concurrentes, notamment européennes, accessibles sans visa pour ces nationalités.

Pour Gold Experiences, une simplification des procédures, voire une suppression du visa, pourrait considérablement accélérer le développement de ce marché et multiplier les flux touristiques vers la Tunisie.

Cet éductour confirme ainsi que, malgré les obstacles administratifs, la Tunisie suscite un intérêt réel et croissant en Amérique Latine. Un potentiel encore largement sous-exploité qui pourrait permettre au pays de renforcer sa position sur le segment du tourisme premium international.

Lire aussi:

Gold Experiences fait découvrir la Tunisie à des voyagistes mexicains

L’article Touristes sud-américains en Tunisie: la contrainte du visa, principal frein au flux de voyageurs est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Tunesien: Handelsdefizit steigt – Einige Sektoren exportieren gut, Importe steigen

12. Januar 2026 um 18:39

Das Handelsdefizit Tunesiens belief sich 2025 auf 21.800,3 Millionen Dinar (MD) gegenüber 18.927,6 MD im Jahr 2024, wie das Nationale Institut für Statistik (INS) am Mehr

Der Beitrag Tunesien: Handelsdefizit steigt – Einige Sektoren exportieren gut, Importe steigen erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

Tunesien verzeichnet Ende Juni 2025 ein Handelsdefizit von 23,5 Prozent

11. Juli 2025 um 14:55

Tunesien verzeichnete im ersten Halbjahr 2025 ein Handelsdefizit von 9.900,5 Millionen Dinar (Mio DT) gegenüber 8.017,4 Mio DT im gleichen Zeitraum 2024, wie aus den Mehr

Der Beitrag Tunesien verzeichnet Ende Juni 2025 ein Handelsdefizit von 23,5 Prozent erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

Amt für Statistik (INS): Handelsbilanzdefizit 2024 steigt auf 19 Mrd. Dinar

14. Januar 2025 um 15:47

Das Handelsbilanzdefizit 2024 ist im Jahr 2024 um 10,8% auf 19 Mrd. Dinar gestiegen, verglichen mit 17 Mrd. Dinar im Jahr 2023, so das Nationale Mehr

Der Beitrag Amt für Statistik (INS): Handelsbilanzdefizit 2024 steigt auf 19 Mrd. Dinar erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

Tunesiens Justiz: Diese Fehlentwicklungen, die Leben ruinieren

27. Februar 2024 um 15:34

Die Justiz ist der öffentliche Dienst, dem die Tunesier am wenigsten vertrauen (46,5%), wie aus einer kürzlich veröffentlichten Umfrage des Nationalen Instituts für Statistik (INS) Mehr

Der Beitrag Tunesiens Justiz: Diese Fehlentwicklungen, die Leben ruinieren erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

Behind the mountains – Film von Mohamed Ben Attia

12. Januar 2024 um 18:33

Behind The Mountains (arab.: Oura el jbel, dt.: Hinter den Bergen, frz.: Par-delà les Montagnes) ist Mohamed Ben Attias dritter Spielfilm nach „Inhebek Hedi“ (2016)

Der Beitrag Behind the mountains – Film von Mohamed Ben Attia erschien zuerst auf tunesienbuch.de.

Tunesien: Die beliebtesten Vornamen für Neugeborene 2022

30. Dezember 2023 um 16:25

Der jüngste Bericht des Nationalen Statistikinstituts (INS) vom 29. Dezember 2023 über die beliebtesten Vornamen für Neugeborene 2022 zeigt, dass die Vornamen Youssef und Mariem Mehr

Der Beitrag Tunesien: Die beliebtesten Vornamen für Neugeborene 2022 erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

❌