Normale Ansicht

Amadeus Tunisie : les agences de voyage au cœur de la transformation digitale

En Tunisie, Amadeus se positionne en acteur central de la mutation du voyage, dévoilant lors d’un événement à Tunis sa stratégie axée sur les technologies numériques pour accompagner l’écosystème local dans l’ère digitale.

La transformation digitale n’est plus une simple tendance, mais une réalité profonde qui bouleverse l’industrie du voyage. Au cœur de cette métamorphose, Amadeus se positionne comme un acteur stratégique, non seulement en tant que fournisseur de technologie, mais également en tant que partenaire essentiel de l’écosystème.

Un événement majeur a été organisé le 9 décembre à Tunis pour débattre autour du thème «L’écosystème du voyage au cœur de la transformation digitale». Il s’est tenu en présence des premiers responsables d’Amadeus IT Group dont Jamel Chandoul (vice-président – Travel Sellers META & EMEA Partner Markets) et Fakher Ben Saïd, chargé de la direction générale d’Amadeus Tunisie, ainsi que des partenaires locaux comme le président de la FTAV, Ahmed Bettaieb.

amadeus_tunisie_conference

Cet événement a permis de décortiquer la stratégie ambitieuse d’Amadeus. L’objectif était de révéler comment l’entreprise et ses partenaires se préparent à un avenir dominé par la personnalisation, l’IA et l’expérience « sans friction » pour le voyageur. Fakher Ben Saïd a clairement exposé la stratégie de l’entreprise, qui s’articule autour de trois pôles principaux : produits, formation et offre commerciale.

fakher-ben-said

Fakher Ben Said, chargé de la direction générale d’Amadeus Tunisie

L’innovation au centre des priorités

L’innovation produit est au centre des priorités d’Amadeus. L’objectif est l’accélération du standard NDC-X (New Distribution Capability), devenu « crucial, car il permet de Splitter l’offre (siège, bagage, lounge, etc.), transformant les compagnies en Retailers (détaillants) », comme l’a souligné Jamel Chandoul.

chandoul-jamel

Jamel Chandoul, vice-président d’Amadeus IT Group.

En parallèle, Amadeus promeut activement les solutions robotiques (Amadeus Robotics) permettant l’automatisation 24/7 de tâches comme l’Auto-Ticketing, et l’offre en ligne via Amadeus Web  Services et Quick Connect.

Myriam Soukouna, Products & Solutions Manager – Amadeus IT Group, a, de son côté, synthétisé les trois axes de digitalisation : l’expérience client, la digitalisation des processus et la connectivité. Elle a notamment présenté Amadeus Hey, une plateforme intelligente tout-en-un qui interagit avec les voyageurs en proposant des services personnalisés basés sur le contexte du voyage.

Créer un réservoir de compétences certifiées Amadeus

La formation est un pilier majeur pour garantir l’adoption et la maîtrise de ces nouvelles technologies. La stratégie d’Amadeus prévoit « l’intégration du module Amadeus dans le cursus universitaire et la création d’un centre de compétence End-to-End dans le but de développer un réservoir national de compétences certifiées Amadeus et créer de l’emploi qualifié. »

Les agences de voyages ont pris part en nombre à la conférence.

Nouveauté commerciale

Sur le plan commercial, un changement majeur a été annoncé. Il s’agit du passage à une tarification par package, en abandonnant la facturation par transaction. De plus, la ristourne sera révisée et calculée par palier basé sur les objectifs atteints, et non plus sur le nombre de « Bookings ». Ce modèle vise à encourager une performance globale plutôt que le simple volume de transactions.

L’IA entre opportunité et menace

La pandémie de la Covid-19 a été un puissant accélérateur, forçant la transformation du secteur et des comportements. « La Covid-19 a accéléré la transformation du secteur et des comportements des voyageurs », a confirmé Jamel Chandoul.

Le voyageur d’aujourd’hui exige une expérience « sans friction », autrement dit sans barrières stressantes, notamment à l’aéroport, ainsi que la personnalisation et la transparence des offres.

L’intelligence artificielle, nouvelle révolution et « un investissement majeur d’Amadeus. »

Les intervenants ont été unanimes à admettre que l’IA constitue « une opportunité qui force les acteurs à s’adapter et permettra de gérer la fragmentation croissante du marché. Elle augmentera également la performance des équipes », comme l’a constaté Khaled Drira, directeur général d’Active Travel lors d’un échange d’expériences inter-agences.

Fabrice Pelissier, Director Innovation and Knowledge Management Chez Amadeus IT Group, a souligné pour sa part que l’IA « accélère le cycle d’innovation en permettant la création rapide de prototypes fonctionnels.»

pelissier-fabrice-amadeus

Fabrice Pelissier

L’IA est aussi « une menace pour les agences si elles ne s’adaptent pas, car des agents d’automatisation peuvent faire des réservations hors circuit », a cependant averti Haythem El Mir, spécialiste en cybersécurité. Khaled Drira a reconnu que le secteur « est confronté à une menace réelle car l’IA peut potentiellement remplacer l’expertise et le conseil traditionnels. »

L’écosystème en quête de partenariats et de confiance

La transformation ne peut en fait se faire en vase clos. Elle requiert une collaboration étroite entre tous les acteurs. Ahmed Bettaieb, président de la FTAV, a souligné l’objectif d’établir « un vrai partenariat apportant une valeur ajoutée au secteur du voyage ». Il a d’ailleurs confirmé que « les techniciens de la FTAV sont pleinement engagés dans cette démarche ».

Marwen Razgallah, directeur général de Spring Travel Services, a estimé pour sa part que « l’absence d’un écosystème de soutien (réglementation, banques) force les agences à se débrouiller seules » pour finaliser la digitalisation du parcours client en Tunisie.

drira-khaled-active-travel

Marwen Razgallah (à dr.) et Khaled Drira, agents de voyages venus partager leur expérience de la digitalisation de leurs activités.

Confiance numérique et cybersécurité

Avec la digitalisation, l’enjeu clé est d’instaurer une confiance numérique totale, remplaçant la confiance basée sur le contact humain.

Les agences doivent impérativement « démontrer leur engagement pour la protection des données personnelles et la conformité réglementaire. » L’IA est d’ailleurs une arme à double tranchant en cybersécurité, « utilisée à la fois pour la détection de fraudes (défense) et pour lancer des cyberattaques (offensive) », a prévenu Haythem El Mir.

el-mir-haythem

Haythem El Mir

Le voyage responsable

Une autre tendance émergente a été parmi les sujets débattus lors de l’événement. Il s’agit du voyage « responsable ». Fabrice Pelissier a insisté sur l’importance de cette notion, qui se manifeste par « l’affichage de l’empreinte carbone et le développement de voyages éthiques. »

La stratégie d’Amadeus, combinant innovation technologique, développement des compétences et révision de l’offre commerciale, vise à équiper un écosystème en pleine mutation.

Le succès de cette transformation digitale repose sur l’adaptabilité des agences de voyage et de tout l’écosystème en s’appuyant sur une collaboration renforcée entre le secteur privé et public.

Lire aussi à propos d’Amadeus Tunisie:

Amadeus Tunisie annonce le déploiement de nouveaux contenus NDC-X

Amadeus Tunisie poursuit la transformation de son activité de billetterie aérienne

Pour son 25e anniversaire, Amadeus Tunisie récompense ses partenaires agences de voyage

L’article Amadeus Tunisie : les agences de voyage au cœur de la transformation digitale est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Teboursouk : la Princesse Léa de Belgique inaugure une résidence d’artistes

La « Fondation Ben Abbes Stichting » a récemment invité la Princesse Léa de Belgique en Tunisie. Dans son programme d’activités, l’inauguration d’une résidence d’artistes à Teboursouk appelée à devenir également une maison d’hôtes.

La Princesse Léa de Belgique a effectué ce samedi 15 novembre un circuit culturel dans la région du Nord-Ouest, incluant Teboursouk, où elle a inauguré une résidence de création artistique, ainsi que le site archéologique de Dougga et la ville de Testour.

residence-artistes-dar-ben-abbes

Située à une centaine de kilomètres à l’ouest de Tunis, Teboursouk relève du gouvernorat de Béja. Nichée sur une colline de plus de 400 mètres d’altitude, cette petite ville séduit par ses ruelles étroites et pentues, offrant une vue panoramique sur les environs. Ses habitants ont su préserver leurs coutumes locales et perpétuent une grande hospitalité envers les visiteurs. C’est dans cette ville que se trouve l’ancienne demeure familiale de Mahmoud Ben Abbès, président d’une fondation belgo-tunisienne qui porte son nom, sera transformée en une résidence destinée à accueillir écrivains et artistes issus de divers domaines.

teboursouk-visite-dar-ben-abbes

Une partie de la ville de Teboursouk vue de la terrasse de Dar Ben Abbes.

Une résidence inaugurée par la Princesse, en présence de l’ambassadeur de Belgique en Tunisie, François Dumont, et autres personnalités connues pour leur engagement envers la Tunisie et leur attachement à ce pays. Des journalistes, universitaires et artistes tunisiens ont également assisté à l’événement.

Un cadre apaisant et confortable

La demeure se compose de trois suites, chacune portant le nom d’une des épouses de l’ancien propriétaire afin de préserver l’histoire du lieu. Des travaux de rénovation ont été réalisés, apportant une touche de luxe et de raffinement qui rappelle l’époque beylicale. Le mobilier des chambres, du séjour et de la grande salle à manger est orné de dorures et de motifs délicats, donnant aux lieux un charme subtil où tradition et esthétique s’entrelacent. Depuis la terrasse du troisième étage, on profite d’une vue imprenable sur les maisons blanchies à la chaux et les plaines verdoyantes à l’infini. Sans surcharge ni excès, « Dar Ben Abbes » offre un cadre apaisant et confortable, loin du tumulte des grandes villes et propice à l’inspiration et à la création.

teboursouk-maison-ben-abbes

L’entrée de Dar Ben Abbes, dans la vieille ville de Teboursouk.

Une première œuvre est déjà exposée à l’entrée : une aquarelle de l’artiste et Consul honoraire François Piers, représentant la maison et la rue où elle se situe avec des couleurs d’une grande douceur. M. Piers s’est déjà inspiré des paysages et des portraits tunisiens dans ses peintures et sculptures. Il a même exposé à la Galerie Musk and Amber. L’ambiance artistique est ainsi déjà installée, prête à accueillir les futurs résidents.

francois-piers-ben-abbes-stichting

Le tableau faisant face à la princesse signant le livre d’or de la résidence.

Visite à Dougga

La Princesse Léa de Belgique s’est ensuite rendue sur le site archéologique de Dougga, situé à quelques kilomètres de Teboursouk. Fondée vers la fin du VIᵉ siècle av. J.-C., cette cité est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997. Implantée au cœur de plaines verdoyantes, elle s’étend sur environ 75 hectares. Par sa taille, son exceptionnel état de conservation et la richesse de ses monuments, Dougga constitue l’un des sites antiques les plus importants d’Afrique du Nord. On y trouve notamment un mausolée libyco-punique, un Capitole, un théâtre, ainsi que plusieurs temples et de nombreux autres édifices.

Deux historiens de renom ont accompagné cette visite : le Pr Christian Cannuyer, historien, orientaliste, docteur en égyptologie et Président de la Société royale belge d’études orientales depuis plus de trente ans, et le Pr Mohamed Hassine Fantar, historien, archéologue et universitaire tunisien. Tous deux s’étaient d’ailleurs retrouvés deux jours auparavant lors d’une conférence internationale présidée par la Princesse au Palais Ennejma Ezzahra.

La visite s’est ensuite poursuivie vers Testour. Cette petite ville a su garder son âme, sa sobriété et une élégante empreinte d’art mauresque. En cette saison des grenades, dont elle est particulièrement célèbre, les marchands de jus frais abondent dans les rues. Des stands proposant des créations artisanales ainsi que des spécialités culinaires exclusivement produites à Testour ont également attiré l’attention des hôtes tunisiens et étrangers.

Richesse historique

Ce circuit à travers les villes du Nord-Ouest tunisien a été vivement apprécié aussi bien par les invités belges que par les Tunisiens qui ont redécouvert ces ruelles et ces paysages avec un regard émerveillé. Une fois de plus, il démontre que notre pays possède de nombreux atouts capables de séduire, bien au-delà de ses stations balnéaires et des circuits touristiques classiques. La richesse historique, la beauté naturelle et l’authenticité de ces cités qui ont su préserver leur simplicité d’antan constituent un patrimoine inestimable et une source d’inspiration pour tous ceux qui les parcourent.

Conseiller en diplomatie économique du Royaume de Belgique, Mahmoud Ben Abbès a mis sur pied la Fondation Ben Abbes avec plusieurs personnalités belges de premier plan. Conçue comme un pont culturel et humain entre la Belgique et la Tunisie, elle œuvre pour le dialogue, la créativité et le renforcement des liens d’amitié entre les deux pays.

Amal BOU OUNI

L’article Teboursouk : la Princesse Léa de Belgique inaugure une résidence d’artistes est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Restauration inclusive : la Tunisie sur le podium du concours Gourm’Hand

La Délégation tunisienne de l’Académie nationale de cuisine a participé à la 20e édition du concours international « L’Assiette Gourm’hand ». Grâce à une performance exceptionnelle, l’équipe tunisienne a décroché une double distinction historique.

La Délégation tunisienne de l’Académie nationale de cuisine (ANC) a décroché une honorable 3e place au classement général et le Prix de l’environnement durable par Leclou Christian lors de sa participation au concours international « L’Assiette Gourm’hand », une compétition culinaire visant à valoriser les personnes en situation de handicap dans le domaine de la restauration.

Défi de taille

Le Lycée hôtelier Sainte-Marie de Bailleul dans le Nord de la France a servi de théâtre à cette compétition internationale qui promeut « la transmission du savoir, la promotion de la gastronomie du tourisme durable, écologique et inclusif », selon Mounir El Arem, président de la Délégation de Tunisie et propriétaire du restaurant « Le Baroque » qui emploie depuis 2020 le candidat Mehdi Zribi, atteint de trisomie 21.

Devant 16 équipes passionnées et un jury implacable composé d’une cinquantaine de membres, dont 80 % de Meilleurs Ouvriers de France (MOF), la délégation tunisienne a fait face à un défi de taille.

zribi-mehdi-chef

Le chef Bilel Wechtati avec le candidat Mehdi Zribi lors du concours

Cuisine durable

Comme l’a rappelé Mohamed Akram Cherif, vice-président de la Délégation tunisienne de l’Académie nationale de cuisine lors d’une conférence de presse organisée le 26 novembre à cette occasion au restaurant « Le Baroque », la route vers le podium était semée de challenges : «Nous n’avons pas les moyens des autres vu l’absence de sponsors d’autant plus que l’équipe n’a pas eu la possibilité de s’entraîner sur les produits imposés ».

Le succès est ainsi revenu à l’œuvre du coach Bilel Wechtati, lui-même double champion du monde du couscous, et son candidat Mehdi Zribi. Leur plat, baptisé poétiquement «Harmonie d’automne aux accents carthagino-comptois », un savant mélange de produits tunisiens et du fromage français, a été « énormément apprécié par les chefs », témoignant de l’audace et de l’ingéniosité du duo.

Victoire sur le handicap

Le concours Gourm’Hand, placé sous le haut patronage du président de la République française, célèbre les personnes porteuses de handicap, leur offrant une plateforme de reconnaissance et de mérite. C’est là que l’immense travail du chef Bilel Wechtati a pris tout son sens. « Les notes ont été accordées non seulement sur les plats préparés mais également sur les rapports entre le chef Bilel et le candidat Mehdi », a expliqué Mohamed Akram Cherif. Le rôle du coach a été « très délicat », nécessitant un déploiement d’efforts constants pour aider Mehdi à se concentrer et à s’impliquer dans chaque étape de la préparation. Ce lien, cette complicité et cette persévérance ont été salués par le président même du concours, Benoît Flahault dans un message adressé à l’équipe.

concours-cuisine-mehdi-ouechtati

Bilel Wechtati et Mehdi Zribi

Fort de ce succès, la délégation tunisienne a déjà pris sa décision pour l’avenir. « Le bureau de la Délégation tunisienne a annoncé sa décision de participer également l’année prochaine, mais avec un autre candidat, Mohamed Hamdi porteur d’handicap et travaille également dans le restaurant Le Baroque », révélant ainsi l’ambition de pérenniser cet exploit. Cette participation nécessite toutefois un soutien à la hauteur de l’enjeu. Pour cela un appel est lancé aux grands groupes agroalimentaires tunisiens pour sponsoriser l’équipe tunisienne afin de pouvoir honorer le drapeau tunisien lors des futures éditions.

©Destination Tunisie

L’article Restauration inclusive : la Tunisie sur le podium du concours Gourm’Hand est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Humeur: La Badira 1 – Ala & Family 0 : quand la retenue triomphe du vacarme des réseaux

Un animateur de la télévision qui serait -paraît-il- célèbre, habitué aux projecteurs et aux “pass VIP”, s’est vu refuser l’accès à l’hôtel La Badira de Hammamet. Le motif ? Sacrilège : il était accompagné… d’un enfant.

La Badira est réservé aux adultes de plus de 16 ans. C’est clairement affiché partout — sur le mur d’enceinte extérieur de l’hôtel, sur son site web, sur les plateformes de réservation, et presque jusque sur ses serviettes de bain. Donc “Adults Only”, c’est clair, net et précis. Une formule légale appliquée pas par caprice, mais par choix. Un concept paisible, assumé, et même recherché par une clientèle qui aspire au silence… autrement dit, un monde sans cris, sans tablettes qui hurlent et sans que les jardins de l’hôtel ne se transforment en parc d’attraction.

Mais pour notre star du petit écran, accompagné de son épouse et de leur jeune fils, à qui l’on a refusé cette semaine l’entrée de l’établissement, cette règle relève de la barbarie hôtelière. Il a donc dégainé l’arme fatale du XXIe siècle : les réseaux sociaux.

Indignation en story, menaces de poursuites, envolée lyrique sur “l’injustice” d’un hôtel “qui refuse les enfants” (et donc, visiblement, met en péril l’avenir du pays). Le tout ponctué d’un superbe argument : “nulle part au monde ça n’existe”.

Ah, si seulement Google et ChatGPT n’étaient pas aussi élitistes, il aurait découvert que les hôtels “Adults Only” existent partout dans le monde. De Bali à Ibiza, de Santorin à Marrakech, des hordes d’adultes ravis y sirotent des cocktails dans un calme religieux — sans culpabiliser d’avoir laissé les enfants chez belle-maman, le temps d’un week-end prolongé pour se ressourcer.

Mais visiblement, dans le pays des privilèges télévisuels, les règles ne s’appliquent qu’aux autres. On réclame le respect du droit à la tranquillité… à condition que ce soit la sienne.

Et quand l’argument “je venais juste pour un rendez-vous” surgit — comme si le mot “rendez-vous” était un passe-partout magique —, on touche au sublime : on ne voulait pas dormir, juste transgresser un principe. Une nuance subtile que seuls les influenceurs et les procureurs autoproclamés de Facebook peuvent comprendre.

Les propriétaires de l’hôtel, eux, ont carrément été affublés du titre de “bandits”, selon notre star offensée. Parce qu’aujourd’hui, tenir sa ligne, créer un concept et le respecter, c’est devenu un délit. Et le plus marrant, c’est qu’ils se sont ensuite rabattus sur l’hôtel voisin qui les a acceptés (s’agissant cette fois d’un hôtel ouvert aux familles), ne tarissant pas d’éloge à son égard, ignorant qu’il appartient… au même groupe.

Moralité : dans le grand théâtre des réseaux, il n’y a plus de place pour le bon sens. On y confond liberté et privilège, lois et caprices, éthique et égo blessé.

Pendant ce temps, à La Badira, personne ne s’est offusqué. Les clients sirotent toujours leur thé aux pignons dans un calme « badirien », sans réaction, sans sourciller, sans droit de réponse indigné.

La direction, adoptant une zen attitude, a superbement ignoré le vacarme virtuel et certainement observé -non sans un petit rictus- cette tempête qui s’est, au final, retournée contre le couple, ridiculisé par les internautes qui se sont gaussés de leur comportement.

Donia TOUIHRI

Lire aussi à propos de l’hôtel:

A Hammamet, l’hôtel La Badira dédicace l’une de ses suites à la mémoire de Leïla Menchari

La Badira « Meilleur Business Hotel en Afrique »

L’hôtel La Badira reçoit le « World Luxury Hotel Award »

L’article Humeur: La Badira 1 – Ala & Family 0 : quand la retenue triomphe du vacarme des réseaux est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Bilan touristique des 10 premiers mois de 2025 en Tunisie : ces 5 nationalités qui ont tiré la croissance

Les entrées de non-résidents en Tunisie au cours des 10 premiers mois de l’année ont évolué de près de 10% conformément aux prévisions qui avaient été établies. Français, Anglais et Polonais d’une part, Algériens et Libyens d’autre part, ont dopé le secteur.

La fin du mois d’octobre marque généralement une étape clé dans l’évaluation de l’année touristique. Les entrées de non-résidents sur la période janvier-octobre 2025, constituées partiellement de touristes, ont atteint près de 9,5 millions, soit une croissance de 9,6% par rapport à la même période de 2024.

La barre du million de Français franchie

Les arrivées d’Européens ont été de 2,9 millions à fin octobre, en progression de 7,8%. Elles représentent 31,1% des entrées globales de non-résidents dans le pays grâce notamment à une bonne arrière-saison qui a permis de compenser le ralentissement constaté en juillet.

Le marché français a franchi la barre symbolique du million de touristes, en progression de 6,2%, confirmant ainsi la bonne santé de la destination sur ce marché supporté par les capacités aériennes mises en place notamment par les transporteurs Nouvelair et Transavia. Mais c’est surtout les arrivées des touristes anglais qui ont bondi de 41,6% à 394.000 visiteurs, grâce notamment aux nouvelles dessertes aériennes développées cette année, en tête desquelles celles de la compagnie easyJet sur Enfidha et Djerba.

Troisième marché touristique qui maintient le cap : la Pologne avec 318 mille touristes (+1,1%).

On notera également la bonne santé du marché italien qui progresse légèrement (+8,4%) et dans une moindre mesure les arrivées russes qui ont évolué de 162% mais toutes proportions gardées puisque les entrées, quoique passées de près 13 mille il y a un an à presque 34 mille cette année, restent très en deçà des réalisations passées (lire notre sujet sur les soubresauts marché russe).

Tout n’est cependant pas rose puisque des baisses ont été enregistrées sur d’autres marchés habituellement porteurs comme l’Allemagne (-3,8%) la Belgique (-2,4%), l’Espagne (-3,1%), la République tchèque (-9,3%) et la Scandinavie (-12,5%).

L’Algérie et la Libye toujours le vent en poupe

Le tourisme en provenance de l’Algérie et de la Libye est toujours considéré comme une valeur sûre pour la Tunisie puisque –toujours au cours des 10 premiers mois de l’année- le premier a évolué de 8,2% à plus de 3 millions d’entrées et le second a également nettement progressé de 15,4% avec presque 2 millions d’arrivées. A eux seuls, ces deux pays totalisent 52,9% des arrivées globales sur le territoire tunisien.

Autres données :

Tunisiens résidents à l’étranger : 1,2 million (+8%)

Moyen-Orientaux : 55 mille (+15,4%)

Nord-Américains : 65 mille (+0,7%)

©Destination Tunisie

L’article Bilan touristique des 10 premiers mois de 2025 en Tunisie : ces 5 nationalités qui ont tiré la croissance est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

❌