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Zone euro : ralentissement de l’activité économique en octobre

24. Oktober 2026 um 11:44

L’activité économique dans la zone euro a ralenti en octobre, selon les données préliminaires de S&P Global publiées vendredi 23 octobre, car l’affaiblissement de la demande, la hausse des coûts de l’énergie et les pressions inflationnistes croissantes ont limité la dynamique de croissance du secteur privé.

L’indice PMI composite a reculé à 51,9 points, contre 53,1 points en septembre, atteignant son plus bas niveau en quatre mois. Malgré ce ralentissement, l’activité économique est restée en expansion pour le quatrième mois consécutif, même si elle a connu sa plus faible croissance sur la période.

Dans le secteur des services, l’indice correspondant a chuté à 51,7 points, contre 53,0 le mois précédent, atteignant ainsi son plus bas niveau en deux mois. Parallèlement, l’indice de production manufacturière s’est établi à 52,4 points, contre 53,6, tandis que l’indice PMI manufacturier a reculé à 52,4 points, contre 52,9, son niveau le plus bas du trimestre.

Dans le même temps, les nouvelles commandes ont progressé pour le quatrième mois consécutif, mais à un rythme nettement plus lent, témoignant de la prudence des entreprises et de la faible croissance de la demande. Les nouvelles commandes à l’exportation ont continué d’augmenter pour le troisième mois consécutif, après une longue période de contraction qui a duré près de quatre ans et demi.

La situation de l’économie française est particulièrement préoccupante, l’activité du secteur privé s’étant contractée à nouveau après une reprise temporaire en septembre. À l’inverse, l’Allemagne et le reste de la zone euro ont maintenu des taux de croissance positifs, bien qu’inférieurs à ceux du mois précédent.

L’économiste en chef de S&P Global Market Intelligence, Chris Williamson, a déclaré que les données étaient cohérentes avec une croissance trimestrielle du PIB d’environ 0,3 %, mais a souligné que la dynamique économique montrait des signes d’affaiblissement.

Dans le même temps, la hausse des prix de l’énergie a accéléré l’augmentation des coûts des intrants, notamment dans le secteur manufacturier, tandis que l’emploi est resté globalement stable. Les entreprises semblent moins optimistes quant aux perspectives pour l’année prochaine, la combinaison d’une inflation persistante et d’un ralentissement de la croissance alimentant les inquiétudes concernant les prochaines décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

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Dette publique : la Grèce se désendette, mais…

22. Oktober 2026 um 14:00

La Grèce poursuit son désendettement, à rebours de la tendance observée dans la zone euro, sa dette étant passée de 143,5 % à 140,8 % du produit intérieur brut (PIB) entre le premier et le deuxième trimestre 2026.

À l’échelle de la zone euro, la tendance est inverse. Le ratio de la dette publique a atteint 88,8 % du PIB fin juin, contre 88,4 % au premier trimestre et 87,3 % un an auparavant. Dans l’ensemble de l’Union européenne, il s’est établi à 82,9 %, contre 82,5 % au trimestre précédent et 81,4 % au deuxième trimestre 2025.

Le ratio d’endettement de la Grèce a diminué de 11,2 points de pourcentage en un an. En valeur absolue, la dette publique grecque s’élevait à environ 358,6 milliards d’euros fin juin, contre 368,6 milliards un an auparavant. Cette amélioration ne suffit toutefois pas à faire perdre à Athènes sa première place parmi les pays les plus endettés de l’Union. L’Italie se rapproche nettement, avec une dette équivalant à 139,9 % du PIB, soit seulement 0,9 point de moins que la Grèce. La France occupe la troisième position, à 119,1 %, devant la Belgique, à 110,2 %, et l’Espagne, à 101,4 %…

Des trajectoires budgétaires divergentes

La dynamique grecque contraste avec celle de plusieurs grandes économies européennes. Les ratios d’endettement ont augmenté dans quinze États membres entre le premier et le deuxième trimestre 2026; tandis que dix pays ont enregistré une baisse. Les hausses trimestrielles les plus marquées ont été observées en Pologne, au Portugal et en Lettonie. La dette publique de la zone euro représentait ainsi près de 14 438 milliards d’euros à la fin juin, selon Eurostat. Dans l’ensemble de l’Union européenne, elle atteignait environ 15 951 milliards d’euros.

Malgré la baisse rapide de son ratio, la Grèce reste donc confrontée à un niveau d’endettement exceptionnellement élevé. Son évolution favorable constitue néanmoins un contraste avec la remontée de la dette dans la zone euro et souligne les différences de trajectoire budgétaire entre les États membres.

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L’écart de taux entre la France et l’Allemagne inquiète les marchés

21. Oktober 2026 um 07:48

L’écart de rendement entre les obligations souveraines françaises et allemandes à dix ans s’est élargi à 153 points de base. Et ce, dans un contexte marqué par les inquiétudes sur les finances publiques françaises et les tensions sociales.

S’exprimant devant le Parlement finlandais, Olli Rehn, gouverneur de la Banque de Finlande et membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a souligné que plusieurs pays subissaient également des pressions sur leurs marchés obligataires. Il identifie deux facteurs majeurs derrière la hausse des rendements : les besoins de financement croissants du secteur privé et l’augmentation des déficits publics, qui renchérissent le coût du capital.

Les investissements massifs des entreprises spécialisées dans l’IA illustrent notamment la demande accrue de capitaux du secteur privé. Cette concurrence pour le financement intervient alors que les États doivent eux-mêmes emprunter pour couvrir leurs déficits et refinancer leur dette.

A noter que le spread mesure la différence entre le rendement des obligations françaises et celui des titres allemands de même échéance, considérés comme une référence de sécurité dans la zone euro. Plus cet écart augmente, plus la France doit offrir une rémunération supplémentaire aux investisseurs pour financer sa dette par rapport à l’Allemagne.

La dette française subit une pression accrue en raison des difficultés persistantes à réduire le déficit budgétaire et à stabiliser l’endettement public. Les tensions sociales et politiques récentes, notamment les manifestations contre le coût de la vie et les épisodes de violences urbaines, ajoutent une incertitude supplémentaire aux débats sur les finances publiques.

Cette évolution risque de rendre plus coûteux le financement de l’État, même si le spread ne constitue pas, à lui seul, une mesure du risque de défaut. Il reflète également les conditions générales de marché, les anticipations de taux d’intérêt et les besoins de financement des différents émetteurs.

Un appel à la discipline budgétaire dans la zone euro

Oli Rehn a appelé l’ensemble des pays de la zone euro à maîtriser leurs déficits et à préserver la soutenabilité de leur dette publique. Il a précisé que cette exigence concernait aussi bien la France que la Finlande. Pour les gouvernements, le défi consiste à réduire les déficits sans fragiliser davantage l’activité économique, dans un environnement où les besoins d’investissement privés et publics restent élevés. Pour les investisseurs, la capacité des autorités françaises à présenter et à mettre en œuvre une trajectoire budgétaire crédible sera déterminante pour l’évolution de la prime de risque exigée sur les obligations françaises.

L’évolution du spread franco-allemand restera ainsi un indicateur à surveiller, à la fois pour mesurer la perception des marchés à l’égard des finances publiques françaises et pour évaluer les répercussions possibles sur les conditions de financement dans l’ensemble de la zone euro.

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