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PLF 2027 : Saïed s’oppose à une nouvelle pression fiscale. Ketari aussi! 

16. September 2026 um 08:52

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, mardi 15 septembre, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Selon un communiqué de la présidence de la République, la réunion a porté sur l’élaboration du projet de loi de finances pour l’année 2027. Dans ce contexte, le chef de l’État a exigé que les choix budgétaires s’inscrivent dans le plan quinquennal approuvé, afin de garantir l’équilibre régional, l’emploi et la dignité des citoyens, dans le respect des orientations nationales souveraines.

Il a, à ce propos, insisté sur la réduction de la pression fiscale et la simplification de la création d’entreprises, de sociétés communautaires ou d’initiatives privées, dénonçant les obstacles bureaucratiques et les pratiques dilatoires qui bloquent les porteurs de projets.

Une position qui fait écho aux déclarations de Maher Ketari

Cette volonté affichée de réduire la pression fiscale intervient alors que, quelques jours plus tôt, le président de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher Ketari, avait lui aussi exprimé son opposition à l’introduction de nouvelles charges fiscales dans le cadre de la Loi de finances 2027.

En effet, M. Ketari a promis qu’il ferait « le maximum » pour empêcher l’adoption de nouvelles taxes, contributions ou prélèvements conjoncturels visant les entreprises. Au passage, il ajoutera que les petites et moyennes entreprises (PME) constituent une part importante du tissu économique tunisien et qu’elles ne seraient plus en mesure, selon lui, de supporter une pression fiscale supplémentaire.

Le président de la Commission des finances a par ailleurs indiqué que les contributions exceptionnelles prévues par la Loi de finances 2026, arrivées à échéance, ne devraient pas être reconduites.

Autrement dit, les déclarations du président de la République et du président de la Commission des finances de l’ARP se rejoignent, sur le volet de la pression fiscale du PLF 2027 : ne pas faire de l’augmentation des prélèvements la principale réponse aux difficultés budgétaires et économiques.

Maher Ketari plaide aussi pour une approche davantage axée sur la relance de l’activité et sur des « contrats-programmes » associant l’exécutif, le Parlement, les professionnels et les représentants des travailleurs. L’objectif avancé est de permettre à certains secteurs d’accélérer leur croissance et, à terme, d’élargir les recettes de l’État grâce au développement de l’activité économique.

 

Lire aussi – LF2027 : Maher Ketari s’oppose à toute nouvelle taxe sur les entreprises… mais parviendra-t-il?

 

« Un responsable assume ou s’en va »

Évoquant la responsabilité des hauts fonctionnaires, le chef de l’État s’est exprimé en des termes clairs : « Un responsable assume ou s’en va », soulignant que « les nations se bâtissent avec l’âme d’un combattant, pas avec les mains tremblantes ou l’attentisme ».

En outre, le président Saïed a également ciblé la corruption et ceux qui s’acharnent à déstabiliser les services publics, fustigeant les relais de l’ancien système qui se posent en victimes et affichent encore une nostalgie à faire remonter le temps en arrière.

Revenant sur les épisodes à répétition des incendies et des coupures d’électricité et d’eau survenus cet été malgré les incessantes tentatives de les maîtriser, le chef de l’État a estimé que cette récurrence « n’est pas fortuite » et que ces incidents sont des agissements « criminels ». Et d’ajouter : « Ils veulent semer le désespoir parmi les rangs des citoyens. Malheur à ceux qui ont comploté et à leurs serviteurs ».

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LF2027 : Maher Ketari s’oppose à toute nouvelle taxe sur les entreprises… mais parviendra-t-il?

14. September 2026 um 20:58

À l’approche de la loi de finances 2027, le président de la Commission des finances de l’ARP, Maher Ketari, prévient l’exécutif : il fera « le maximum » pour empêcher l’instauration de nouvelles taxes ou contributions pesant sur les entreprises.

Voilà des mots qui devraient raisonner dans l’oreille des chefs d’entreprise, tant les taxes et autres impôts pèsent aujourd’hui le bilan des entreprises. Mais dès lors, on se pose la question: le député sera-t-il à même d’empêcher, comme il dit, « de nouvelles taxes sur les entreprises »? Rien n’est moins sûr.

En effet, invité dimanche 13 septembre 2026 sur les ondes d’une nationale de la place, Maher Ketari a adressé un message direct au ministère des Finances et au gouvernement. Il estime que les entreprises ne doivent pas supporter de nouvelles charges fiscales, notamment sous forme de contributions conjoncturelles.

Cette position intervient alors que les travaux préparatoires de la loi de finances 2027 doivent prochainement s’intensifier. Pour le président de la Commission des finances, la recherche de nouvelles recettes ne peut se traduire systématiquement par une hausse de la pression fiscale sur les entreprises.

Et il propose « une meilleure application des lois ». Car, explique-t-il, certains de nos difficultés financières sont liées Maher à l’application de certaines dispositions adoptées par le Parlement. « Une loi votée, promulguée par le président de la République et publiée au Journal officiel doit être effectivement appliquée. Dans le cas contraire, c’est la crédibilité de la loi et de l’État qui est mise à mal », souligne le député.

En outre, il indique que « sa » commission manque de visibilité de la Commission sur l’exécution du budget 2026, notamment concernant la réaffectation de certains crédits. Il appelle à davantage de coordination lorsque les montants budgétaires sont redirigés vers d’autres dépenses.

Des « contrats-programmes » pour relancer les secteurs

Sur le plan économique, Maher Ketari défend une approche sectorielle, proposant au passage des « contrats-programmes » associant gouvernement, Parlement, professionnels et représentants des travailleurs afin d’adapter les réformes aux réalités de chaque activité.

L’objectif est notamment de permettre à certains secteurs de dépasser 10 % de croissance et, à terme, d’augmenter les recettes de l’État grâce à une activité économique plus dynamique. Autrement dit à davantage de productivité.

Maher Ketari plaide ainsi pour s’attaquer aux causes structurelles des difficultés plutôt qu’à leurs seules conséquences. Il cite entre autres le transport des salariés, estimant qu’une entreprise qui assume déjà un service insuffisamment assuré par l’État ne devrait pas être davantage pénalisée par de nouvelles charges.

À l’approche de la loi de finances 2027, la maîtrise de la pression fiscale sur les entreprises s’annonce donc comme l’un des principaux points de vigilance de la Commission des finances.

Amen!

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