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Développement local : l’argent existe, mais les communes n’arrivent pas à le mobiliser

07. Oktober 2026 um 15:46

Les fonds existent, mais les communes ne parviennent pas à s’en saisir. Réunis, mercredi 7 octobre, à Tunis, lors d’un atelier organisé par ONU-Habitat, des experts ont pointé la difficulté des municipalités tunisiennes à accéder aux financements nationaux et internationaux dédiés à l’investissement local, notamment en matière de climat et de développement durable. Résultat : de nombreux plans de développement local peinent à se concrétiser.

La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la « Plateforme de partenariat pour la localisation des Objectifs de développement durable (ODD) en Tunisie ». Cette initiative mondiale vise à décliner les 17 objectifs de l’Agenda 2030 en politiques, plans d’action et budgets à l’échelle locale, en renforçant la coordination entre institutions nationales et locales et en fournissant aux territoires pilotes des outils pratiques de planification et de mise en œuvre.

Cinq communes pilotes

Pour sa première phase en Tunisie, le programme a retenu cinq municipalités, choisies avec ONU-Habitat et les gouvernorats concernés, selon leurs spécificités géographiques et culturelles et leur potentiel : Kélibia (Nabeul), Sened (Gafsa), Sejnane (Bizerte), Zahret Medyen (Béja) et Bechri Fatnassa Negga (Kébili). L’initiative part d’un constat : le défi du développement local ne tient pas seulement à l’élaboration des plans, mais à la capacité des communes à réunir les moyens financiers et techniques nécessaires pour les réaliser.

Pour l’expert en finances locales, Ahmed Guidara, l’intérêt de la plateforme est de rapprocher les mondes de la planification urbaine et de la finance, car un plan ne peut aboutir sans ressources. Il a rappelé que la capacité d’investissement des collectivités est déterminante, alors que celles-ci se heurtent à plusieurs obstacles, en particulier une faible capacité d’épargne et de constitution de ressources propres.

Il a également relevé que de nombreuses sources de financement restent sous-exploitées, à commencer par les fonds internationaux consacrés au climat. Les collectivités y accèdent difficilement, faute d’accompagnement de l’État et de structures qualifiées et accréditées pour monter et suivre ces projets.

M. Guidara a appelé à mieux valoriser les financements de la Caisse des prêts et de soutien des collectivités locales ainsi que les programmes nationaux. Selon lui, la plateforme peut aussi harmoniser les visions et favoriser la coopération intercommunale, notamment pour des projets climatiques conjoints, ce qui réduirait les coûts et améliorerait l’efficacité de l’investissement local.

Des projets à rayonnement régional

Le spécialiste en développement urbain Achraf Ghrib a, de son côté, présenté la plateforme comme un espace de rencontre entre municipalités, conseils régionaux et locaux, experts, associations, bailleurs de fonds et partenaires internationaux, afin de concevoir des projets réalisables localement.

Il a insisté sur la nécessité, pour les projets des communes pilotes, de dépasser le cadre strictement local : ils doivent produire un impact économique, environnemental et touristique à l’échelle régionale, tout en créant des emplois et en améliorant la qualité de vie et des services pour les habitants.

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Canada-Tunisie | Des municipalités unies face aux défis climatiques

05. Oktober 2026 um 21:43

L’Ambassade du Canada en Tunisie a participé, aux côtés du Ministère tunisien de l’Intérieur, de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) et du CILG VNG International, à une visite dans les communes de Bargou, Rahal et Bchelli-Jercine-Blidette, dans le cadre du projet Action climatique inclusive dans les communes tunisiennes (ACICT).

Cette visite a marqué une étape importante dans la conception de projets locaux d’adaptation aux changements climatiques. À travers des visites de terrain, des ateliers de travail et des échanges entre experts tunisiens et canadiens, les participant.e.s ont approfondi leur réflexion sur des solutions concrètes, adaptées aux besoins et aux réalités propres à chaque territoire.

Face aux vagues de chaleur, à la raréfaction des ressources en eau, aux feux de forêt, mais aussi aux épisodes de fortes pluies et d’inondations, les collectivités locales sont en première ligne. Si les contextes diffèrent, les municipalités tunisiennes et canadiennes font face à des défis comparables et ont beaucoup à apprendre les unes des autres pour renforcer la résilience de leurs territoires.

Au cœur du projet ACICT : le partage d’expertise, l’apprentissage entre pairs et la co-construction de solutions adaptées aux réalités locales. Cette mission a permis de renforcer les liens entre acteurs tunisiens et canadiens et de faire progresser un travail commun en faveur de collectivités plus résilientes et durables.

Le projet ACICT est appuyé par le Canada et mis en œuvre par la FCM et le CILG VNG, en partenariat avec le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de l’Environnement.

Communiqué

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