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Écrivain ou machine ? L’édition francophone face à « C’était ça ou mourir »

22. Oktober 2026 um 12:21

Un romancier peut-il encore se dire seul auteur de son livre quand l’IA a servi dans son processus de création ? La question agite l’édition francophone depuis que le compte X Balance ton Claude a accusé « C’était ça ou mourir » de reposer sur un recours massif à l’intelligence artificielle. Le Goncourt a écarté le roman de Thélyson Orélien. Mercredi 21 octobre, son éditeur Boréal a annoncé la fin de leur collaboration.

« Le livre a été écrit par moi. » Thélyson Orélien l’affirme au quotidien français Libération, tout en reconnaissant avoir utilisé l’intelligence artificielle « dans le processus de création », pour des « recherches historiques ». L’écrivain dit avoir tout expliqué à des proches, mais doute désormais d’être cru : « Je ne pense pas que ma parole vaille quelque chose ». Il poursuit : « Ce que je suis en train de vivre, c’est énorme, cela a dépassé le cadre littéraire, cela va trop loin. »

Une analyse externe aux conclusions limitées

Tout s’est déroulé en deux temps. Boréal explique avoir d’abord proposé à Thélyson Orélien de l’aider à réunir un dossier. Ce dossier devait retracer son processus de création et établir son innocence. L’exercice n’a rien tranché. L’écrivain a ensuite annoncé qu’il ne fournirait aucun autre élément. La maison d’édition affirme ne pas vouloir jouer auprès de ses auteurs et autrices « un rôle d’enquêteur ». Selon elle, « cette situation extraordinaire » lui imposait toutefois « la nécessité de ne pas en rester là ».

Elle a donc rassemblé l’ensemble des versions de travail du roman. Elle a commandé une analyse externe approfondie. Cette semaine, celle-ci a révélé des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents. Boréal en reconnaît les limites : « Nous ignorons toujours dans quelle mesure l’IA a été utilisée dans la création de C’était ça ou mourir, et sans doute n’aurons-nous jamais de réponse définitive à cet égard. » Pour l’éditeur, la question fondamentale est celle de « la confiance entre auteurs et éditeurs ». Le compte X Balance ton Claude a déclenché l’affaire. Il affirmait avoir identifié un recours massif à l’IA dans le roman. Ces accusations ont secoué le monde de l’édition francophone. Pendant des semaines, elles ont alimenté les interrogations sur l’avenir du métier d’écrivain.

Goncourt et Renaudot : deux décisions opposées

À la fin de septembre, l’académie Goncourt a écarté le roman de sa sélection. Elle mettait en avant des « plagiats », que Thélyson Orélien a depuis reconnus. Elle citait aussi « le résultat convergent de plusieurs analyses de chercheurs et journalistes dignes de foi ». Selon elle, ces analyses mettaient « en évidence le fait que C’était ça ou mourir est, selon toute vraisemblance, très largement le produit d’une intelligence artificielle ».

Le prix Renaudot, en revanche, a conservé l’ouvrage parmi les neuf titres de sa deuxième sélection. L’annonce de cette sélection remonte au 7 octobre. Best-seller de la rentrée, le roman a vu ses ventes continuer de progresser malgré la polémique. La semaine dernière, l’auteur, âgé de 38 ans, avait rompu son silence. Il assurait qu’aucun outil d’intelligence artificielle n’avait créé la moindre phrase de son roman. « C’est une calomnie et une hérésie », avait-il déclaré. Il disait avoir eu recours « çà et là à des outils pour des recherches, s’agissant notamment des idiomes étrangers ». Il ajoutait : « Ce roman, je l’ai écrit moi-même. Il vient de mes blessures et de celles des autres migrants. »

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Notes de lecture. Benjamin Constant : la philosophie libérale selon Hatem M’rad

19. Oktober 2026 um 12:29
Certaines œuvres échappent au format de l’article de presse. Pour en saisir les points névralgiques, il faut mesurer l’effort et le temps nécessaires pour dégager la quintessence de la pensée de Benjamin Constant. Cette somme a demandé à Hatem M’rad…

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Vient de paraître – ‘’L’ambassadeur Mhammed Jnifen’’: un illustre diplomate face aux fortes tempêtes arabes 

16. Oktober 2026 um 17:24

Tout aura été chamboulé dans le monde arabe durant ces 26 années, entre 1974 et 1995 : la crise du pétrole, les deux guerres du Golfe, le brasier au Liban, les relations très tendues entre la Tunisie et la Libye, l’invasion du Koweït, puis la guerre en Irak…

 

L’ambassadeur Mhammed Jnifen se retrouvera projeté au cœur de cette actualité brûlante. Nommé à la tête des ambassades de Tunisie à Bagdad, Beyrouth, Tripoli, Riad, Manama, Damas et le Caire, il en témoignera. Dans un récit passionnant Sous le titre de « L’ambassadeur Mhammed Jnifen, parcours, défis et positions », publié par l’Association tunisienne des anciens ambassadeurs et consuls généraux (ATAACG), en collaboration avec les Editions Leaders, il convoque tout un pan de notre histoire contemporaine. On plonge avec délectation dans une époque mouvementée, un monde arabe en effervescence et des tiraillements aux extrêmes.

Pour l’avoir côtoyé depuis longue date, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, saluera en préface de ce livre, « une déambulation intellectuelle et historique, marquée par un témoignage sincère et spontané, non sans audace, trempé dans un style très agréable. »

L’ouvrage a été élaboré à partir d’entretiens interactifs entre l’ambassadeur Jnifen et des membres de l’association qui n’ont pas manqué de l’interroger sur les coulisses de grands évènements survenus, d’éminentes personnalités rencontrées et des moments forts vécus. Les souvenirs personnels sont croisés avec des analyses pertinentes, le récit d’entretiens avec des chefs d’Etat arabes, notamment Kadhafi, s’ajoute aux rencontres avec Bourguiba. La sérénité diplomatique est souvent secouée par des déferlements bouleversants.

Un récit de vie attachant, et un témoignage précieux, instructif et inspirant.

L’ambassadeur Mhammed Jnifen, parcours, défis et positions 
Par l’Association tunisienne des anciens ambassadeurs et consuls généraux (ATAACG)
Editions Leaders, 2026, 338 pages, 45 DT – En Librairie et sur www.leadersbooks.com.tn (livraison gratuite en Tunisie)

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Biographie de l’ambassadeur Mhammed Jnifen

Né à Ben Guerdane, en 1935
Titulaire d’une licence de la faculté de théologie et des sciences religieuses et d’un mastère de troisième cycle
Diplômé de l’Institut de Défense nationale
Principales fonctions diplomatiques
1974 – 1978 : Détachement au ministère des Affaires étrangères et affectation à Bagdad, avec rang de conseiller des Affaires étrangères, et fonction de chargé d’affaires
1980 – 1980 : Ambassadeur de Tunisie au Liban
1982 – 1985 : Haut représentant de la Tunisie auprès de la Jamahiriya arabe libyenne
1985 – 1989 : Directeur des affaires politiques pour le monde arabe, au ministère des Affaires étrangères
1989 – 1991 : Ambassadeur de Tunisie auprès du Royaume de l’Arabie saoudite, et ambassadeur non-résident auprès du Yémen du Sud
1991 -1992 : Ambassadeur auprès du Royaume du Bahreïn
1992 – 1993 : Ambassadeur auprès de la République arabe de Syrie
1993 -1995 : Ambassadeur auprès de la République arabe d’Egypte et délégué permanent de la Tunisie auprès de la Ligue des Etats arabes.

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Coup de cœur. C’était ça ou mourir un peu

02. Oktober 2026 um 11:13
Je n’avais pas prévu de lire C’était ça ou mourir. Pas question de contribuer à engraisser Grasset, maison d’édition bollorienne. Mais les accusations de recours à l’IA, fondées sur un outil de détection dont la fiabilité fait débat, et le…

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