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Une mosaïque tunisienne installée dans un musée japonais

27. Mai 2026 um 11:38

Une impressionnante mosaïque représentant un olivier, l’une des œuvres phares du pavillon tunisien à l’Expo 2025 Osaka-Kansai, a été installée au Musée préfectoral d’art d’Oita, au Japon, en présence de l’ambassadeur de Tunisie à Tokyo, Ahmed Chafra.

Cette installation s’inscrit dans le cadre de la visite de travail de l’ambassadeur dans la préfecture japonaise et des célébrations du 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et le Japon.

L’ambassade de Tunisie à Tokyo l’a annoncé dans un communiqué publié sur ses canaux officiels.

L’œuvre restera exposée au musée d’Oita jusqu’au 31 mai, avant d’être transférée définitivement à l’Université Ritsumeikan Asie-Pacifique.

Une superficie d’environ 40 mètres carrés

La mosaïque tunisienne couvre une superficie d’environ 40 mètres carrés et a été réalisée par des artisans de la ville côtière d’El Jem, qui abrite le plus grand amphithéâtre romain d’Afrique. Elle représente le patrimoine historique de la Tunisie et rend hommage à l’olivier, symbole universel de paix.

Sa réalisation a nécessité trois mois de travail continu et plus de 600 000 carreaux de pierre multicolores, sélectionnés et assemblés sous la direction de l’artiste tunisien Taïeb Zayoud, originaire de Djerba.

Un olivier vieux de 2500 ans

La mosaïque s’inspire de l’olivier d’Echraf, un arbre bicentenaire considéré comme l’un des symboles naturels et historiques les plus importants de Tunisie, dont les origines remontent à l’époque phénicienne.

Cet arbre, considéré comme le plus vieux du continent, se trouve dans le village du même nom, Echraf, situé dans le gouvernorat de Nabeul, dans la région d’El Haouaria, à l’extrémité nord du cap Bon. L’Institut tunisien de l’olivier estime son âge à environ 2 500 ans, dépassant ainsi officiellement celui de l’olivier d’Akkarit, dans le sud du pays, âgé d’environ 900 ans.

La Tunisie abrite l’une des collections de mosaïques romaines et byzantines les plus importantes, les plus vastes et les plus spectaculaires au monde. Cette extraordinaire prouesse artistique est due à l’incroyable richesse de la province d’Afrique proconsulaire (le grenier de Rome), où l’élite locale aimait décorer ses villas et ses bains publics de mosaïques d’un raffinement rare.

Aujourd’hui, le monde de la mosaïque tunisienne et la coopération archéologique connaissent une période de grande effervescence, alliant protection institutionnelle, grandes expositions internationales et synergies trans-méditerranéennes.

La production de mosaïques en Tunisie représente actuellement une combinaison unique de préservation du patrimoine archéologique et d’artisanat d’art, un secteur dynamique qui emploie des centaines de maîtres mosaïstes et de jeunes apprentis, et exporte des œuvres dans le monde entier.

La production contemporaine se divise principalement en deux axes : la reproduction commerciale et la réinterprétation artistique, et les grands projets de restauration scientifique.

La cérémonie de présentation de l’œuvre au Japon a réuni les autorités locales japonaises, des représentants du ministère japonais des Affaires étrangères, le consul honoraire de Tunisie à Osaka et le président de l’Association d’amitié Kyushu-Tunisie.

Dans son discours, l’ambassadeur Chafra a exprimé l’espoir que «cette initiative contribuera à renforcer les échanges culturels et humains entre la Tunisie et le Japon et à consolider les liens d’amitié entre les deux pays».

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Toyota réduit sa production de 83 000 véhicules

25. Mai 2026 um 11:37

Toyota Motor réduira sa production à l’étranger d’environ 83 000 véhicules d’ici novembre 2026, accentuant ainsi les réductions déjà annoncées en raison du blocus prolongé du détroit d’Ormuz et des tensions au Moyen-Orient.

Le groupe japonais avait initialement prévu de réduire sa production à l’étranger de 38 000 unités entre mai et novembre, mais le ralentissement de la logistique dans la région suite aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran l’a contraint à revoir ses plans. Toyota a informé ses principaux fournisseurs que cette décision est liée à la baisse de la demande au Moyen-Orient et à la hausse des prix du carburant. Les réductions concerneront principalement les modèles essence destinés aux marchés du Moyen-Orient et d’Asie, notamment les SUV RAV4 produits en Chine et la gamme IMV destinée aux marchés émergents.

L’entreprise avait déjà réduit sa production au Japon de 40 000 véhicules destinés au Moyen-Orient en mars et avril.

Sur le marché intérieur, Toyota réduira également sa production d’environ 1 500 véhicules entre juin et septembre par rapport à son plan d’avril, en diminuant l’assemblage des modèles Probox et Corolla Touring en raison de la baisse de la demande, tout en augmentant la production et les exportations de Prius hybrides et d’autres véhicules électrifiés. Selon le quotidien Nikkei, toute nouvelle détérioration de la situation au Moyen-Orient et sur le marché pétrolier pourrait contraindre le groupe à revoir à la baisse ses prévisions de bénéfices.

I. B.

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Japon : Takaichi prépare un budget d’urgence sans émission importante d’obligations d’État

21. Mai 2026 um 14:41

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a déclaré qu’elle compte élaborer un budget supplémentaire sans trop recourir à l’émission d’obligations d’État pour le financer.

« Il est difficile de le dire pour le moment, mais nous prévoyons d’avoir un excédent dans les comptes le mois prochain ou le mois suivant, nous n’avons donc pas forcément besoin d’émettre un grand nombre d’obligations d’État », a déclaré Mme Takaichi, mercredi 20 mai lors d’un débat télévisé de son parti, rapporte Bloomberg.

Cette déclaration intervient quelques jours après un changement radical de politique budgétaire opéré par Sanae Takaichi, qui a annoncé la mise en œuvre d’un plan de dépenses destiné à financer des mesures visant à atténuer l’impact économique négatif du conflit au Moyen-Orient. Sachant qu’elle s’était jusqu’alors abstenue de se prononcer sur la nécessité d’un tel plan.

Le gouvernement a déjà élaboré une série de mesures pour aider les ménages à faire face à la hausse des coûts de l’énergie. Le budget supplémentaire prévu devrait financer les mesures d’aide d’urgence en cours plutôt qu’un plan de relance économique.

« Nous entendons protéger la vie et les entreprises des citoyens en limitant autant que possible l’émission d’obligations d’État », a-t-elle souligné. Cependant, elle a refusé de commenter le montant du budget. Tout en affirmant qu’il était encore trop tôt pour faire des estimations…

L’annonce d’un budget supplémentaire a suscité des inquiétudes quant à la politique budgétaire de Mme Takaichi. Ce qui a contribué à la hausse des rendements des obligations d’État et pesé sur les marchés boursiers cette semaine.

Ainsi, le rendement de l’obligation à 20 ans a atteint 3,78 % mardi 19 mai, son plus haut niveau depuis 1996. Et ce, sous l’effet d’une vente massive d’obligations à l’échelle mondiale, des pressions inflationnistes et des préoccupations locales. L’indice Nikkei 225 a reculé quant à lui chaque jour cette semaine, prolongeant de la sorte sa série de baisses à cinq séances consécutives.

Par ailleurs, la Première ministre a déclaré qu’elle prévoyait de rétablir les subventions énergétiques de juillet à septembre. L’objectif étant de garantir que les factures d’énergie des ménages soient inférieures à celles de l’année dernière.

Le financement des mesures d’aide liées au conflit au Moyen-Orient n’est qu’un des domaines de la politique budgétaire particulièrement scrutés. Plus tôt cette année, Sanae Takaichi a envisagé d’accélérer les discussions sur une éventuelle suspension des droits d’accise sur les produits alimentaires et les boissons. Côté dépenses, elle a également plaidé pour une augmentation du budget de la défense.

Enfin, elle s’est félicitée de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping la semaine dernière. Affirmant que la communication entre les deux pays est cruciale pour la stabilité de la région. Alors que les relations avec la Chine restent tendues suite aux propos tenus par Mme Takaichi au Parlement l’année dernière concernant Taïwan, elle a réaffirmé que la communication avec la 2ème économie mondiale demeurait importante pour le Japon. « Le Japon est toujours ouvert au dialogue avec la Chine », a-t-elle souligné.

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Tourisme : Le Japonais Hankyu Travel lance des circuits dédiés à la Tunisie

02. Januar 2026 um 18:28

Le tour-opérateur japonais Hankyu Travel inaugure, à partir de février, une série de voyages organisés exclusivement destinés aux touristes nippons en Tunisie. Ces circuits immersifs ambitionnent de faire découvrir, en une dizaine de jours, les grands sites historiques, culturels et naturels du pays.

Le marché touristique japonais s’ouvre davantage à la Tunisie. Dès février, l’agence Hankyu Travel proposera des circuits complets de 8 à 11 jours, conçus pour un public nippon en quête de destinations culturelles et patrimoniales. L’annonce a été relayée par l’ambassade de Tunisie à Tokyo.

Un itinéraire couvrant l’essentiel du patrimoine tunisien

Les programmes élaborés par l’opérateur japonais traversent les principaux pôles touristiques du pays. Les voyageurs débuteront par le Grand Tunis, avec des escales à Tunis, Carthage et Sidi Bou Saïd, avant de rejoindre Kairouan, haut lieu du patrimoine islamique. Le circuit inclut également le théâtre romain d’El Jem, classé au patrimoine mondial, ainsi que Sousse.

Le Sud tunisien figure parmi les temps forts du séjour, avec des excursions dans le désert, la découverte des oasis, Matmata et ses habitations troglodytiques, sans oublier Djerba, île emblématique du tourisme culturel et balnéaire.

Des départs étalés sur le printemps

Plusieurs dates ont été programmées afin de répondre à la demande du marché japonais. Les départs sont prévus en février, mars, avril et mai, permettant une fréquentation étalée sur la basse et la moyenne saison touristique, un enjeu stratégique pour la destination Tunisie.

L’initiative de Hankyu Travel confirme l’intérêt persistant du marché asiatique pour la Tunisie, notamment pour son patrimoine millénaire et la diversité de ses paysages. Elle pourrait contribuer à diversifier la clientèle touristique et à renforcer la reprise du secteur en 2026, dans un contexte de concurrence accrue entre les destinations méditerranéennes.

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Coopération : L’exemple des volontaires japonais en Tunisie

29. Dezember 2025 um 09:42

Depuis ses premiers pas, la coopération entre la Tunisie et le Japon a revêtu une dimension humaine qui enrichissait les grands projets de développement avec des échanges « people to people ».

Cette dimension n’a jamais cessé de se concrétiser depuis plusieurs décennies qui ont vu de nombreux volontaires japonais travailler en Tunisie dans les domaines les plus variés.

Cette coopération de proximité est de nos jours encore déployée par la Japan International Cooperation Agency (JICA) en étroite collaboration avec l’ambassade du Japon en Tunisie.

Ces dernières semaines, trois nouveaux volontaires japonais sont arrivés en Tunisie pour opérer dans ce cadre et apporter leur contribution dans les domaines de la jeunesse et de l’éducation spécialisée.

Ces volontaires japonais sont

  • Ohara Rui, affecté à la Maison des jeunes de Bekalta (Monastir)
  • Haruka Maeda, affectée à la Maison des jeunes d’Ouardanine (Monastir)
  • Hara Miyuki, affectée au Centre pilote d’éducation spécialisée de Kairouan

Au cours des deux prochaines années, ces volontaires travailleront aux côtés de leurs collègues tunisiens pour accompagner les jeunes ainsi que les personnes à besoins spécifiques, dans un esprit de partage, d’entraide et d’engagement.

Alors que les plus récents des volontaires japonais font leurs premiers pas en Tunisie, il est important de souligner que leur contribution ne manquera pas de renforcer encore davantage les liens d’amitié entre nos deux pays.

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Nouvel ambassadeur du Japon en Tunisie : Qui est Saito Jun?

19. Dezember 2025 um 07:48

Le 18 décembre 2025, Saito Jun a officiellement pris ses fonctions en tant que nouvel Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon en Tunisie, après son arrivée à Tunis le 15 décembre 2025. Ce jour-là, il a été reçu au siège du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger par Mohamed Ali Nafti, ministre en charge du département, à qui il a remis les copies figurées de ses lettres de créance, marquant le début de sa mission diplomatique en Tunisie.

Cette cérémonie officielle a constitué une étape importante dans la relation diplomatique entre Tokyo et Tunis, à l’aube de la célébration du 70ème anniversaire des relations bilatérales, qui sera commémoré en 2026. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays dans divers domaines.

Un diplomate au long cours

Peu d’informations biographiques officielles sont encore disponibles publiquement concernant M. Saito Jun dans ses nouvelles fonctions d’ambassadeur en Tunisie. Toutefois, des éléments tirés de diverses sources internationales permettent de situer son profil professionnel :

  • Saito Jun est un diplomate japonais de carrière ayant occupé différentes responsabilités au sein du Ministère japonais des Affaires étrangères au cours de sa carrière. Selon des données professionnelles liées à des conférences internationales, le diplomate a été Consul général du Japon à Montréal et a servi dans plusieurs missions diplomatiques japonaises, notamment à Bruxelles, New Delhi, Paris, ainsi qu’à la Mission permanente du Japon auprès des Nations Unies à New York. Il y a également dirigé des départements centraux du ministère, tels que la Direction de la diplomatie publique, la Direction des affaires européennes et celle de la communication et des relations de presse.
  • Toujours selon ces références professionnelles, Saito Jun aurait rejoint le Ministère des affaires étrangères japonais en 1988, après des études à l’Université de Tokyo, et serait marié avec deux enfants.

Même si tous les détails de son parcours ne sont pas encore officiellement publiés par l’ambassade ou par Tokyo, ces éléments permettent de cerner son expérience diplomatique internationale et son profil polyvalent, articulé autour de la diplomatie bilatérale, des affaires publiques et des relations internationales.

Lire aussi : TICAD 9 : La coopération tuniso-japonaise s’oriente vers l’innovation et la recherche scientifique

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Kaizen : Le Japon fait de la Tunisie un pôle régional de progrès continu

09. Dezember 2025 um 07:33

La Tunisie a franchi une nouvelle étape dans la promotion des méthodes de gestion modernes. Une mémoire d’entente a été signée, ce lundi 8 décembre 2026, au ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, entre la Direction générale du renouveau et du développement technologique et les centres techniques industriels. L’accord porte sur la gestion et l’animation du Centre de Excellence tunisien Kaizen, dédié à la diffusion de la culture de l’amélioration continue.

Lors de la cérémonie, deux entreprises tunisiennes ont également été distinguées : Leoni Wiring Systems et SOPAL, lauréates du premier et du deuxième prix africain dans la catégorie des grandes entreprises pour les performances obtenues dans le domaine du Kaizen en 2025.

Grâce à cette désignation, la Tunisie deviendra officiellement une plateforme régionale de diffusion de la culture Kaizen, soutenue par la JICA (Agence japonaise de coopération internationale) et l’Agence africaine de développement. Ce centre visera à renforcer la compétitivité des industries tunisiennes et africaines en promouvant les outils modernes de qualité, de productivité et d’optimisation des processus.

La ministre de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Fatma Thabet Chiboub, a salué les efforts conjoints des différentes parties prenantes, en particulier le partenaire japonais. Elle a souligné que cette dynamique permettra d’étendre la culture de l’amélioration continue aux centres techniques industriels, tout en s’appuyant sur les compétences tunisiennes.

La ministre a également insisté sur la nécessité d’élargir l’application du programme à d’autres secteurs, tels que le secteur minier, la formation professionnelle et les métiers du tourisme, afin d’y introduire davantage d’efficacité et de compétitivité.

Vingt ans d’expérience tunisienne dans le Kaizen

Le programme tuniso-japonais d’appui technique dans l’amélioration de la qualité et de la productivité, basé sur la méthode Kaizen, est actif en Tunisie depuis 2006. Il a permis d’accompagner plus de 200 entreprises industrielles, en les aidant à mettre en place des outils de productivité et de qualité. Les résultats se sont traduits par une nette amélioration des performances et des produits.

Le programme a aussi formé plus de 130 experts, encadré 54 formateurs issus d’établissements sous tutelle et lancé de nouveaux cycles de formation au profit de 29 stagiaires et de cadres de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle.

Cette nouvelle étape confirme la volonté tunisienne de s’inscrire dans une dynamique durable d’amélioration continue et de compétitivité industrielle.

Lire aussi: « Kaizen » : Comment le Japon apprend à la Tunisie l’amélioration de sa productivité

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Japon : un séisme de magnitude 7,6 déclenche une alerte au tsunami

08. Dezember 2025 um 18:57
Japon : un séisme de magnitude 7,6 déclenche une alerte au tsunami

Un puissant séisme de magnitude 7,6 a frappé le Japon ce lundi 8 décembre, provoquant une vive inquiétude à travers l’archipel. L’épicentre, localisé en mer au large de Misawa, dans le nord du pays, a généré des secousses ressenties sur de vastes régions. Survenues à 14h15 GMT, les vibrations ont conduit les autorités à déclencher […]

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Le Japon veut élargir ses investissements en Tunisie

03. Dezember 2025 um 09:08

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu hier, mardi 2 décembre 2025, l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Takeshi Osuga, venu lui présenter ses salutations de fin de mission. Une rencontre placée sous le signe de l’amitié, du bilan et des perspectives, alors que les deux pays s’apprêtent à célébrer les 70 ans de relations diplomatiques.

Le chef de l’État a salué la solidité des liens tuniso-japonais, rappelant les résultats tangibles obtenus tant sur le plan bilatéral que dans le cadre de la TICAD, la conférence internationale de Tokyo sur le développement en Afrique.

Il a souligné l’importance de l’édition organisée à Tunis en 2022 ainsi que la participation tunisienne de haut niveau à la TICAD 9 tenue en août dernier à Yokohama. Kaïs Saïed a réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer encore cette coopération dans tous les domaines, notamment à travers de nouveaux projets conjoints susceptibles d’ouvrir des horizons prometteurs.

Takeshi Osuga a, de son côté, exprimé sa profonde gratitude pour le soutien reçu tout au long de sa mission. Il a insisté sur la confiance réciproque qui marque la relation entre les deux pays et sur la dynamique positive de la coopération bilatérale.

Elargir la coopération

L’ambassadeur a également mis en avant l’intérêt du Japon pour l’élargissement de ses investissements en Tunisie, particulièrement dans les infrastructures, secteur stratégique pour les deux partenaires. Il a enfin souligné l’attachement du Japon à poursuivre le développement de projets au service des deux peuples.

Avec ce passage de relais diplomatique, Tunis et Tokyo confirment leur volonté commune d’ancrer une coopération durable, modernisée et tournée vers des projets structurants.

Lire aussi : Leçon inversée : Ce que le Japon peut apprendre de la Tunisie

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Crise Chine–Japon : le clash diplomatique vire à la guerre commerciale

22. November 2025 um 13:55

La crise ouverte entre Pékin et Tokyo autour de Taïwan s’est rapidement transformée en bras de fer économique. Depuis la mi-novembre, la Chine multiplie les mesures de rétorsion contre le Japon, après les propos de la Première ministre Sanae Takaichi évoquant une possible intervention militaire en cas d’attaque chinoise contre Taïwan.

Le 21 novembre, Pékin a adressé une lettre officielle au secrétaire général des Nations unies pour dénoncer la position japonaise, tout en accusant Tokyo de menacer sa souveraineté. Cette réaction marque l’internationalisation d’un différend qui s’était, quelques jours plus tôt, limité au terrain diplomatique.

Restrictions économiques et coup d’arrêt au tourisme

Dès le 14 novembre, la Chine a ciblé plusieurs secteurs clés de l’économie japonaise. Pékin a d’abord émis un avertissement de voyage déconseillant les déplacements vers le Japon, suivi par des mesures exceptionnelles dans le transport aérien : plusieurs compagnies chinoises ont proposé des remboursements ou des changements gratuits pour les vols vers Tokyo et Osaka.

Le secteur touristique japonais, très dépendant des visiteurs chinois, redoute un choc similaire à celui de 2023, lorsque les arrivées chinoises avaient fortement chuté.

Les mesures ont ensuite touché le domaine culturel. Depuis le 17 novembre, certaines sorties de films japonais en Chine ont été suspendues ou reportées, un signal inhabituel de la part de Pékin dans le cadre d’un désaccord bilatéral.

La crise s’est amplifiée le 19 novembre, lorsque les autorités chinoises ont annoncé la suspension des importations de plusieurs produits de la mer japonais. Cette décision intervient seulement quelques jours après la reprise partielle des achats chinois dans ce secteur, interrompus depuis 2023.
Dans l’agroalimentaire comme dans le tourisme, les entreprises japonaises s’inquiètent désormais d’une dégradation durable de leurs débouchés en Chine.

Tensions navales et impasse diplomatique

En parallèle, les tensions se sont renforcées en mer de Chine orientale, où des patrouilles chinoises ont été signalées autour des îles Senkaku/Diaoyu, revendiquées par les deux pays. Tokyo a dénoncé une brève incursion de navires chinois dans ses eaux territoriales.

Les rencontres diplomatiques des 15 et 18 novembre n’ont pas permis d’aplanir les divergences.
La lettre adressée à l’ONU symbolise désormais une nouvelle phase : celle d’une crise diplomatique qui touche directement les marchés, les secteurs stratégiques et les relations commerciales entre les deux économies les plus importantes d’Asie.

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Tunisie-Japon : Un doctorat binational pour former les ingénieurs du futur

23. Oktober 2025 um 11:33

L’Université de Tunis El Manar et l’Université japonaise des communications électroniques (UEC-Tokyo) viennent de franchir une étape majeure dans la coopération scientifique tuniso-japonaise. Un accord signé mercredi prévoit la création du premier doctorat professionnel conjoint en ingénierie électronique et industrielle, une première en Tunisie.

Une alliance académique pour l’innovation appliquée

Lors de la cérémonie de signature tenue à Tunis, en présence de plusieurs responsables universitaires, les deux institutions ont officialisé leur partenariat dans le domaine du génie des communications électroniques.

Ce programme doctoral, conçu sur un modèle professionnalisant, permettra à chaque doctorant d’être encadré à la fois par des chercheurs tunisiens et japonais, tout en collaborant avec une entreprise partenaire.

Selon Moez Chafra, président de l’Université de Tunis El Manar, cet accord a pour objectif de renforcer la recherche appliquée et de favoriser le transfert technologique vers l’industrie tunisienne, notamment dans les secteurs de l’électronique, des télécommunications et de l’ingénierie des systèmes.

Un écosystème académique tourné vers l’international

Dans le même contexte, M. Chafra a annoncé la signature prochaine d’un accord de coopération avec la République populaire de Chine, ainsi que la préparation de nouveaux partenariats avec l’Union européenne, les États-Unis et le Canada.

L’Université de Tunis El Manar, déjà reconnue comme la première université nationale et maghrébine, figure à la 41ᵉ place au niveau arabe selon le classement QS 2025. Elle regroupe 15 établissements universitaires, 109 laboratoires de recherche et deux pôles d’excellence : l’Institut Pasteur de Tunis et l’Institut de la recherche agronomique.

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Japon : Sanae Takaichi, Première ministre et pionnière

21. Oktober 2025 um 10:03

Le 21 octobre 2025, Sanae Takaichi a été élue Première ministre du Japon par la Chambre basse du Parlement, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste dans l’histoire du pays.

Âgée de 64 ans, elle a obtenu la majorité absolue dès le premier tour, avec 237 voix sur 465. Sa nomination sera officialisée après sa rencontre avec l’empereur Naruhito, prévue dans la journée.

Takaichi hérite d’une situation politique complexe. Le Parti libéral-démocrate (PLD), qu’elle préside, a perdu sa majorité dans les deux chambres du Parlement, notamment en raison de scandales financiers. Elle devra naviguer dans un paysage politique fragmenté et gérer des tensions internes au sein de sa propre coalition.

Sur le plan international, Takaichi s’apprête à accueillir le président américain Donald Trump la semaine prochaine. Cette visite sera un test crucial pour sa politique étrangère, notamment en ce qui concerne les relations avec les États-Unis et la gestion des tensions en Asie de l’Est.

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