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Sport et violences – Le poids d’un ressentiment ?

11. Mai 2026 um 16:45

Des erreurs d’arbitrage, quelquefois flagrantes, des traitements de faveur, une non-renaissance des valeurs, des jalousies et des rivalités, un relent de régionalisme, des actes de corruption, de triche… N’ont-ils pas occasionné un ressentiment qui se trouve, sans doute, à l’origine des violences dans nos stades.

 

« Généralement, quand nous sommes traversés d’une évidence, elle est terrible et meurtrière », disait Pascal Jardin, écrivain, dialoguiste et scénariste français. Une citation que l’on découvre au travers d’un clic sur le net et qui peut raconter, sous bien des coutures, le vécu de notre football. Notamment lorsqu’on assiste, comme en ce dimanche 10 mai 2026, lors du derby entre les deux grands clubs de la capitale, l’Espérance Sportive de Tunis (EST) et le Club Africain (CA), à quelques scènes de violence vues à la télé ou sur les réseaux sociaux. Des scènes qui nous renseignent bien sur l’état du ressentiment présent dans nos stades. Un ressentiment que le dictionnaire définit comme « un sentiment durable d’amertume ou de rancœur lié au souvenir d’une injustice ou d’un tort subi, souvent accompagné d’un désir de vengeance ».

Une définition bien nécessaire pour comprendre notre football. Car, ces scènes, beaucoup en ont vu, pour ainsi dire. A-t-on oublié les incidents du stade de Béja, lors de la demi-finale de la Coupe de Tunisie le 15 juin 1999 qui avaient fait officiellement trois morts? Ou encore celles plus anciennes à Tunis (stade d’El Menzah), lors d’une finale de la Coupe de Tunisie de Football 1970-1971? Lesquelles avaient abouti, suites à des actes de vandalisme, à la dissolution de la section de football d’un grand club de la capitale.

Et toujours au même chapitre, la dissolution par les autorités tunisiennes, 10 ans en arrière, le 21 mars 1961, faisant suite à de graves incidents survenus lors d’un match impliquant un grand club du centre du pays.

Heureusement que le 10 mai 2026, nous n’étions pas là. Mais, en pareille occasion, personne ne peut deviner ce qu’il peut advenir. Tant le ressentiment gagne depuis des années notre football. Et pour comprendre sa gravité, il est souvent utile de saisir ses mécanismes. Nous avons, à ce juste propos, une riche littérature qui nous renseigne sur ce mal que l’historien français Marc Ferro traite dans son « Le ressentiment dans l’histoire » (publié en 2007) et qu’il va jusqu’à qualifier de « moteur de l’histoire » (sic).

Loin d’être un vécu exceptionnel

Certains d’entre nous sont loin d’être perméables aux théories scientifiques. Celles-ci servent cependant à «décrire, expliquer, prédire et contrôler des phénomènes ». Comme elles se vérifient du reste dans les faits. Comprenez que beaucoup parmi ceux qui agissent avec violence dans nos stades ont emmagasiné dans leur conscient et subconscient des faits et gestes qui se sont déroulés durant des années sous les yeux ou qui leur ont été rapportés. Ces derniers finissent par créer des « blessures », des « sentiments d’impuissance » et des « rumination ». Et de ce côté des choses, ils ont l’embarras du choix : des erreurs d’arbitrage, quelquefois flagrantes, des traitements de faveur, un relent de régionalisme, une non-renaissance des valeurs, des jalousies et des rivalités, des actes de corruption, des actes de triche…

Obsédés par la volonté de toujours gagner du fait de l’importance des défis et des enjeux auxquels ils font face, et des pressions qu’ils subissent, lorsqu’il ne s’agit pas d’une volonté d’éliminer l’adversaire, les acteurs du sport ne mesurent pas quelquefois les dégâts qu’ils peuvent occasionner. Précisons, à ce niveau, que les incidents du 10 mai 2026 sont loin d’être un vécu exceptionnel. Et qu’ils ne concernent qu’un club bien précis. S’agissant d’un phénomène et un mal qui ont fait évidemment tache d’huile. Un mal qui pourrait ressurgir un jour ou l’autre. Comme le légendaire monstre Loch Ness, en Ecosse, surnommé Nessie. Comme, il va sans dire, que ce ressentiment peut être plus complexe et lié à d’autres facteurs sociétaux.

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Industries culturelles – Lorsque la création est au centre des débats de la Foire du livre

02. Mai 2026 um 06:30

La création culturelle rime avec innovation. Un débat organisé par la Foire du livre de Tunis vient de mettre en évidence cette réalité. Avec un rôle certain pour le numérique. Un chantier dans lequel la Tunisie peut avoir toutes ses chances.

La Foire du livre qui se tient au parc des expositions du Kram (du 23 avril au 3 mai 2026) a accueilli, le 1er mai, un panel consacré à l’« Economie de la création culturelle ». Un débat qui ne pouvait manquer de mordant : les industries culturelles (IC), définies comme « les secteurs qui produisent et commercialisent des biens et services artistiques, culturels ou patrimoniaux selon des méthodes industrielles, avec une large diffusion », sont devenues un secteur clé de l’économie.

« Elles sont des moteurs économiques puissants représentant environ 3 % du PIB mondial et générant des millions d’emplois », dira notamment Ahmed El Karm, personnage largement connu du paysage bancaire tunisien et expert financier. Qui a mis en évidence, à titre d’exemple, le fait que « le GAFAM, acronyme désignant les cinq géants américains du numérique — Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft — qui dominent le marché mondial de l’Internet, de la Tech, du cloud et de la publicité en ligne » et leur capitalisation cumulée qui dépasse les 11 600 milliards de dollars début 2026 (environ 33 431 milliards de nos dinars) sont une réalité incontournable de l’économie mondiale.

« Créative destruction »

Et Ahmed El Karm de souligner que la Tunisie ne peut que bien partir dans ces industries du fait de ses compétences dans le numérique qui sont reconnues à l’échelle internationale. Cependant, malgré les pas accomplis, il faudrait aujourd’hui œuvrer davantage à introduire plus de réformes pour donner aux métiers de la culture la place qui doivent être la leur.

Le débat, suivi par près d’une cinquantaine de visiteurs, venus en nombre en ce jour férié, ne pouvait que traiter du rôle de l’innovation dans la création culturelle. Et des références ont été notamment faites, à ce propos, à la théorie de la « creative destruction » (destruction créative) de l’économiste américain joseph Schumpeter qui « inclut la création de nouveaux produits, de nouvelles méthodes de production, de nouveaux marchés ou de nouvelles sources de matières premières ». Et qui se trouve à l’origine de la création dans les métiers de la culture.

Une visite virtuelle

Des exemples d’innovation ont été présentés dans ce cadre. Dont celle des nouveaux concepts de bibliothèques publiques, qui tranchent, pour ainsi dire, avec le passé récent, conçues pour être des « lieux de vie ». Avec de nouveaux espaces « plus décontractés », des « mobiliers nouveaux » ; mais aussi des fonctions nouvelles, outre le prêt de livres : espaces de spectacles, de conférences et de débats, de jeu même avec une « mixité » : adultes et enfants.

Autre exemple, celui des musées virtuels qui ne cessent de gagner du terrain. On estime à près de 230 le nombre de musées aux collections desquelles on peut accéder grâce à notre ordinateur ou notre téléphone et tablette. Grâce à la technique de la 3D ou encore à une visite virtuelle en 360°. Ou bien en usant d’un casque de réalité virtuelle (VR) qui « permet de transformer la visite d’un musée en une immersion totale, que ce soit depuis chez vous ou lors d’expositions spécifiques sur site ».

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1er mai 2026 – L’UGTT est-elle à la croisée des chemins ?

01. Mai 2026 um 06:00

Les défis ne manquent pas aujourd’hui pour la nouvelle direction de l’UGTT appelée à faire, peut-être, des choix dans un contexte bien différent que celui du passé.

 

Le 1er mai, Fête du travail, a été de tout temps l’occasion de voir du côté de l’activité syndicale de quoi il retourne. La Tunisie ne peut faire exception. D’autant plus que ce 1er mai 2026 est une occasion de sentir comment pourrait évoluer le plus important syndicat de notre pays qui vient de choisir une nouvelle direction lors de son 26ème congrès, tenue fin mars dernier.

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) tient du reste un rassemblement à la place Mohamed Ali à cette occasion. Et beaucoup attendent cette sortie de la nouvelle direction de Slaheddine Selmi pour savoir ce qu’elle dira sur des dossiers, considérés, ici et là, importants et si elle réussira à mobiliser les travailleurs.

Et les défis pour Slaheddine Selmi et l’équipe qui l’entoure ne manquent évidemment pas. A commencer par les finances qui ont souffert beaucoup de la suspension des prélèvements automatiques sur les salaires.

39 millions de dinars de déficit

On évoque souvent, à ce niveau, les quelque 39 millions de dinars de déficit de l’UGTT. Sans oublier des dettes estimées à 60 millions de dinars. Ce qui a obligé la centrale de Farhat Hached à serrer la ceinture.

Outre les mesures prises dans ce sens, comme la cession de la voiture du secrétaire général et la suspension de la prime spéciale accordée aux membres du bureau exécutif national, on aurait évoqué, un temps, la vente d’un local dans la capitale.

Toujours, à ce niveau, il est question de mobiliser bien des énergies pour réussir à récolter un grand nombre de cotisations. En tout cas, la nouvelle direction va charger une commission d’experts et de syndicalistes « d’élaborer un plan stratégique pour surmonter les difficultés financières de la Centrale syndicale ».

Quid de l’« opposition syndicale »

Autre défi important – et pas des moindres -, au regard des divisions qui ont vu le jour au cours même du récent congrès, il faudra resserrer les rangs et dépasser tout ce qui est de nature à faire trébucher davantage l’organisation.

Sans doute, le défi le plus important, estiment certains observateurs, c’est le fait que l’« opposition syndicale » n’a pas totalement disparu et peut-être n’a pas baissé les bras. On sait que l’UGTT regroupe beaucoup de courants idéologiques qui ne peuvent être d’accord sur tout.

Et en premier lieu sur l’attitude à adopter face à la situation économique du pays et par sa gestion économique. Et évidemment le pouvoir d’achat et l’augmentation du coût de la vie. On se demande jusqu’où pourrait aller l’UGTT qui a toujours défendu bec et ongle les travailleurs sur ce terrain précis.

Evolution

Réuni le 22 avril 2026, le groupement de la fonction publique de la centrale syndicale a appelé à l’ouverture de négociations avec l’exécutif. Un terreau au niveau duquel l’UGTT est la plus présente et la plus forte et capable le plus de mobiliser.

Si du moins on se réfère au vécu de la Centrale qui pourrait évoluer, avec les mutations nationales et internationales, pour s’éloigner un tant soit peu, par ailleurs, du terrain public et s’engager – également – sur le terrain du secteur privé !

Ce qui amène certains à s’interroger sur la place occupée par l’UGTT sur le terrain de la revendication politique et de ressembler davantage à beaucoup de syndicats dans le monde préoccupés avant tout par le social et le politique. Et sur sa place dans le tissu associatif.

Autant dire que le contexte pourrait obliger la Centrale syndicale à faire sa mue.

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