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Comment sauver le Groupe chimique tunisien ?

03. April 2026 um 09:15

Le Groupe chimique tunisien (GCT), jadis fleuron de l’industrie tunisienne, semble en grande difficulté **. A première vue, la responsabilité en incomberait à l’Etat, qui en a la tutelle, aux syndicats et à certaines forces politiques qui, à force d’en faire l’arbre de Noël, ont fini par étrangler la poule aux œufs d’or.

Elyes Kasri *

Ma modeste expérience de la diplomatie économique et particulièrement à la tête de l’ambassade de Tunisie à New Delhi me donne des pincements au cœur et une nostalgie accablante quand je me rappelle l’admiration des milieux mondiaux et indiens des engrais chimiques pour le GCT et les compétences tunisiennes.

Narendra Modi, actuel Premier Ministre et homme fort de l’Inde, alors Premier ministre de l’Etat du Gujarat, avait insisté pour que la société publique de l’Etat du Gujarat (Gujarat State Fertilizers Company) conclue une joint-venture avec le GCT (Tifert depuis 2006, en difficulté depuis la révolution de la liberté, de la dignité et…. de l’inflation et du chômage).

Ma modeste connaissance de la gestion (un mastère de l’université du Maryland-USA) me fait penser que l’unique moyen de sauver le GCT et son apport à l’économie nationale, serait de lui conférer une pleine autonomie financière et administrative et de mettre toutes ses installations sous la protection de l’armée nationale.

La direction du programme de sauvetage et de relance du GCT gagnerait à être donnée avec les pleins pouvoirs à un haut technicien de l’envergure de Kais Dali (originaire de Gafsa, ingénieur diplômé de l’École Polytechnique de Paris et de l’École Nationale des Ponts et Chaussées, et ancien PDG du GCT) qui me paraît le mieux qualifié et le plus crédible internationalement pour faire regagner au GCT sa rentabilité et son rayonnement international.

L’état de l’économie tunisienne et la grave crise internationale qui se profile à l’horizon ne permettent plus le luxe des expérimentations socio-partisanes, populistes et autres replâtrages.

Comme disent les anglo-saxons, c’est désormais : «do or die».

* Ancien ambassadeur.

** Le Groupe chimique tunisien (GCT) traverse une crise financière chronique, marquée par des pertes nettes massives atteignant 600 millions de dinars dès 2020 et des déficits cumulés dépassant 1,4 milliard de dinars. Cette situation résulte de la baisse de production, des arrêts fréquents des usines, des blocages sociaux et de la hausse des prix des intrants. (D’après Iboursa).  

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Tunisie | Le secteur du phosphate dans l’impasse

01. April 2026 um 13:05

Depuis la révolution du 14 janvier 2011, il y a plus de 15 ans, aucun gouvernement n’a réussi à résoudre le problème que pose la production, la transformation et l’exportation du phosphate en Tunisie. Au point que le secteur se trouve aujourd’hui dans l’impasse, incapable non seulement d’évoluer et d’augmenter ses recettes, mais même de payer les salaires de ses innombrables employés.

Atef Hannachi *

Cette ressource, qui générait d’importantes recettes en devises, contribuait jadis aux équilibres financiers et macroéconomique de la Tunisie. Mais, aujourd’hui, le secteur s’est tellement dégradé sur tous les plans que la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) a du mal à trouver des fonds pour payer les salaires de ses employés dont le nombre a explosé au cours des 15 dernières années, avec des emplois fictifs et/ou de complaisance, visant à acheter la paix sociale dans le bassin minier de Gafsa. La CPG, estimons-nous, est quasi cessation de paiement.

La Tunisie qui était le 5e plus grand producteur de phosphate avant la Révolution de 2011 a depuis perdu ce rang au profit du Brésil pour se classer désormais à la 8e place, avec une part de 2,27% de la production mondiale.

Au Maroc, en revanche, notre concurrent direct sur les plans régional et international, ce secteur n’a jamais été florissant. Et pour cause, au cours des 20 dernières années, ce pays a beaucoup investi dans la modernisation des procédés d’extraction et de transformation du phosphate pour en maximiser la valeur ajoutée et augmenter ainsi les recettes de son exportation, au lieu de l’exporter en vrac et d’en tirer de maigres recettes.

Un objectif impossible à atteindre

Dernièrement le gouvernement tunisien a annoncé son ambition d’atteindre, à la fin de cette année, une production de 7 millions de tonnes, pour tenter de rattraper la production de 2010, qui était de 8 millions de tonnes. Nous estimons, pour notre part, que cet objectif ambitieux, eu égard la vétusté des équipements et les problèmes de gouvernance du secteur, est impossible à atteindre par la CPG.

Le principal problème qui handicape l’entreprise et l’empêche d’évoluer et de rattraper son retard par rapport à ses concurrents, anciens et nouveaux, c’est la masse salariale importante qui alourdit ses dépenses, grève son budget et réduit considérablement ses marges, malgré la hausse continue des cours du produit sur le marché international.

Le nombre des salariés de la CPG est, en effet, passé de 902 en 2010 (pour une production de 8 millions de tonnes) à 3006 en 2024 (pour une production divisée par deux).

Ces dépenses faramineuses et, surtout, improductives, ont empêché l’entreprise d’envisager l’investissement nécessaire à la modernisation de ses équipements, rattrapés par la vétusté, l’augmentation de sa production et l’accroissement de son chiffre d’affaires.

Le budget de la compagnie étant consommé par la rémunération du personnel, aucun nouvel investissement digne de ce nom et susceptible de soutenir sa croissance n’a été effectué depuis très longtemps.

Pour un schéma de partenariat public-privé

En plus de cela, étant une entreprise publique, la CPG est soumise à des contrôles tâtillons et parfois inutiles et des autorisations administratives qui la mettent dans des situations de blocage fonctionnel peu propices à l’agilité commerciale dont elle a besoin pour négocier avec ses clients à l’échelle internationale. Elle se trouve d’ailleurs parfois dans l’incapacité de faire face à ses engagements envers ses clients et ses fournisseurs, qui plus est, dans un marché international qui ne supporte plus les lourdeurs et les rigidités.

L’Etat étant lui-même dans l’incapacité d’investir pour restructurer et moderniser la compagnie, la seule solution, à notre avis, réside dans l’adoption d’un schéma de partenariat public-privé (PPP), donc dans l’ouverture du capital aux privés, qu’ils soient nationaux ou étrangers.

* Expert comptable.

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Arrêt total de l’activité phosphatière dans la région de Mdhilla

05. Januar 2026 um 10:03

L’activité de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) est totalement à l’arrêt dans la région de Mdhilla depuis la nuit de dimanche, à la suite d’un mouvement de protestation des agents après un accident de travail mortel.

Selon des sources syndicales, l’ensemble des activités liées à l’extraction et au lavage du phosphate a été suspendu dans tous les sites relevant de la CPG à Mdhilla, rapporte Mosaique fm. Les agents ont décidé de cesser le travail pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une détérioration continue des conditions de sécurité et de travail.

Un accident mortel à l’origine du mouvement

Le mouvement de protestation fait suite au décès d’un ouvrier survenu dimanche à la laverie n°3 de Mdhilla. La victime a succombé à de graves blessures subies lors d’un accident de travail, selon des informations communiquées par la section syndicale de base de la compagnie.

Colère sociale et inquiétudes persistantes

Cet incident a ravivé la colère des agents, qui réclament des mesures urgentes pour améliorer la sécurité sur les sites industriels et prévenir de nouveaux drames. Aucune indication n’a, pour l’heure, été donnée concernant la reprise de l’activité ou l’ouverture de négociations entre la direction et les représentants des travailleurs.

Cette nouvelle interruption vient s’ajouter à une série de perturbations récurrentes qui continuent de peser lourdement sur la production phosphatière nationale.

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La Tunisie écartée : L’Algérie rafle un projet chinois à 1,6 Md$, selon Houssem Saad

02. Oktober 2025 um 15:16

Selon un post publié sur sa page Facebook par Houssem Saad, membre de l’association Alert, le groupe chinois Asia Potash International Investment a finalement choisi l’Algérie pour développer un complexe industriel intégré d’un montant de 1,6 milliard de dollars, destiné à exploiter des phosphates et produire de l’ammoniac, de l’urée et des engrais composés.

Le projet reposera principalement sur le gaz naturel pour ses opérations industrielles et s’inscrit dans la stratégie algérienne de diversification économique au-delà des hydrocarbures, exploitant les vastes réserves locales estimées à plus de 4 milliards de tonnes.

Selon Houssem Saad, la Tunisie avait été approchée dès avril 2025, lors d’une visite exploratoire de la délégation chinoise. La communication officielle et médiatique tunisienne avait alors présenté cette visite comme un futur investissement d’environ 800 millions de dollars dans le phosphate de Sraouartan. Saad avait alors relativisé cette annonce dans une intervention radio : « Ce n’est pas le moment de célébrer, c’est un moment de travail. Exprimer un intérêt n’est pas un investissement. »

Trois mois plus tard, en juillet 2025, la délégation chinoise est revenue en Tunisie et a constaté que peu de mesures concrètes avaient été prises pour avancer le projet. Selon Houssem Saad, plusieurs facteurs expliquent pourquoi la Tunisie a été dépassée :

  • Lenteur administrative et absence d’actions concrètes pour concrétiser l’intérêt initial.
  • Communication triomphaliste et médiatisation prématurée, qui ont présenté un succès symbolique sans résultats tangibles.
  • Compétition internationale et rapidité dans le secteur de l’investissement direct étranger, où le pragmatisme prime sur les annonces.
  • Importance du concret et du travail sur le terrain, car les slogans et déclarations symboliques ne suffisent pas à sécuriser un projet industriel majeur.

Ces constats ont conduit la délégation chinoise à finaliser son choix en Algérie, où le projet avance rapidement avec une coordination technique entre le groupe et les autorités locales.

Cette affaire illustre un défi structurel pour la Tunisie : la lenteur et la communication symbolique peuvent faire perdre des projets stratégiques à haute valeur ajoutée, au profit de pays voisins mieux préparés et plus efficaces.

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