Le Maroc poursuit le développement de son énergie solaire avec le lancement du programme Noor Atlas. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) ont signé les contrats d’achat d’électricité et démarré la construction de six centrales photovoltaïques dans les régions de Aïn Béni Mathar, Boudnib, Bouanane, Enjil, Tata et Tan-Tan, pour une capacité totale de 305 MW. La mise en service est prévue à partir de juillet 2027.
Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à porter la part des énergies renouvelables à 52% d’ici à 2030. Il bénéficiera de financements combinant prêts concessionnels et financement commercial, et sera réalisé par des consortiums mêlant entreprises marocaines et européennes, favorisant la création d’emplois et le transfert de compétences.
Noor Atlas contribuera également à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer l’approvisionnement électrique dans les zones concernées. Il s’aligne sur le Plan d’Action Maroc pour le statut avancé de l’Union européenne, qui soutient le développement des infrastructures d’énergie propre.
Le Maroc renforce ainsi sa position de leader régional de l’énergie solaire. Le royaume a déjà lancé à Ouarzazate la plus grande centrale solaire d’Afrique, couvrant 3 000 hectares et produisant 582 MW, capable d’alimenter près de deux millions de foyers. L’Afrique reste, pour le Maroc comme pour le continent, littéralement le “continent du soleil “.
La plus grande centrale solaire au monde à Ouarzazate.
Source: Chambre de commerce Tunisie-Madagascar (CCTM)
La Tunisie et Madagascar cherchent à transformer des échanges commerciaux encore modestes en véritables partenariats économiques. Lundi 10 mars, à Antananarivo, un accord de coopération a été signé entre la Chambre de commerce Tunisie-Madagascar (CCTM) et l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM). Ce partenariat vise à structurer le commerce bilatéral et à encourager les investissements.
Malgré une croissance rapide ces dernières années, les échanges restent marginaux. En 2024, Madagascar a exporté pour 2,39 millions de dollars vers la Tunisie, en hausse de 150% en moyenne depuis 2020, tandis que ses importations de produits tunisiens, dont des câbles électriques et des produits alimentaires, ont atteint 12,09 millions de dollars. Ces chiffres représentent moins de 0,3% du commerce extérieur des deux pays, laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.
Le nouvel accord prévoit de multiples initiatives: organiser des rencontres d’affaires, promouvoir les opportunités d’investissement et faciliter les partenariats industriels. Selon les responsables des deux institutions, l’objectif est de créer un cadre durable pour des relations économiques équilibrées et plus visibles.
La Tunisie apporte son savoir-faire dans les secteurs industriel, électrique, agroalimentaire et numérique. De son côté, Madagascar propose des opportunités dans l’agro-industrie, la transformation locale et l’exploitation de ses ressources naturelles. Cette complémentarité pourrait servir de levier pour des investissements croisés et des projets communs, jusque-là limités.
La signature de la convention intervient à quelques semaines de la mission économique tunisienne à Madagascar, prévue du 30 mars au 4 avril. Plusieurs entreprises tunisiennes y participeront pour explorer des collaborations concrètes avec le secteur privé malgache. Cette mission est considérée comme un catalyseur potentiel pour renforcer la dynamique Sud-Sud entre les deux nations.
En somme, l’accord ne se limite pas à un simple échange de signatures. Il ouvre la voie à une coopération économique plus structurée, où les complémentarités et le potentiel inexploité des deux marchés pourraient devenir des opportunités concrètes pour les entreprises des deux pays.
Le ministère de la Santé a dévoilé, le 10 mars 2026, à Tunis, un plan ambitieux pour améliorer la prise en charge des maladies cardiovasculaires. Lors d’une réunion avec le bureau exécutif de la Société tunisienne de cardiologie et de chirurgie cardiovasculaire, le ministre Mustapha Ferjani a présenté les mesures immédiates destinées à renforcer les soins et la prévention.
Au centre de ce dispositif figure la plateforme digitale “Monkidh”, première du genre en Afrique. Selon un communiqué officiel, elle vise à former des citoyens volontaires, surnommés citoyens “Monkidh”, pour intervenir rapidement lors d’un arrêt cardiaque. Leur action sera directement reliée aux équipes d’urgence et aux salles de régulation, réduisant ainsi le temps avant la prise en charge médicale.
Le ministère prévoit également de moderniser l’hôpital numérique grâce à l’intelligence artificielle et à la télé-cardiologie. Cela inclut:
le suivi à distance de la tension artérielle et des ECG,
l’utilisation d’équipements médicaux connectés pour des examens à distance,
le renforcement de la plateforme “Najda” pour faciliter l’accès aux services de santé digitale.
Côté prévention, un registre national des infarctus sera mis en place pour mieux suivre les patients et optimiser leur parcours de soins. Parallèlement, des campagnes de dépistage et des cliniques mobiles se déploieront dans toutes les régions pour détecter et prévenir les maladies cardiaques.
Le ministre a insisté sur l’importance de former davantage de spécialistes en cardiologie et chirurgie cardiovasculaire et de soutenir la recherche scientifique, afin de suivre l’évolution des technologies et améliorer la qualité des soins. Selon lui, digitalisation et prévention précoce sont désormais des outils clés pour sauver des vies et renforcer la prise en charge des maladies cardiaques en Tunisie.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a officiellement lancé l’appel à candidatures pour le Prix national de la recherche scientifique et technologique 2025. Cette distinction, très attendue dans le milieu scientifique tunisien, vise à récompenser l’excellence et l’innovation dans la recherche tout en mettant en lumière les talents qui contribuent au développement technologique du pays.
Le prix se décline en trois grandes catégories:
Meilleur laboratoire, pour les unités de recherche ayant des travaux publiés et des projets concrets.
Meilleur chercheur ou inventeur, tunisien résidant en Tunisie ou à l’étranger.
Meilleure thèse de doctorat, pour les soutenues en 2025 avec des résultats publiés et un intérêt scientifique ou technologique.
Les dossiers seront évalués selon la qualité des travaux, l’originalité et l’impact potentiel. Les formulaires doivent être déposés avant le 11 mai 2026, avec envoi du dossier complet au plus tard le 15 mai 2026 par email.
Tunisair vient d’annoncer, dans un communiqué publié sur la BVMT, la tenue d’une Assemblée générale élective pour ses actionnaires minoritaires, prévue le mardi 31 mars 2026 à 10h00, au siège social de la compagnie.
L’enjeu principal? L’élection d’un représentant des actionnaires minoritaires au conseil d’administration, pour un mandat de 3 ans. Au-delà du symbole, cette élection permet de donner voix et influence à ceux qui détiennent une part modeste du capital, soit les individus possédant 0,5% ou moins et les institutions jusqu’à 5%.
Alors pourquoi cette représentation revêt-elle de l’importance? Parce qu’elle offre aux petits actionnaires la possibilité de peser sur les décisions stratégiques, de suivre de près les grandes orientations de la compagnie et de défendre leurs intérêts face aux actionnaires majoritaires. Une démarche qui s’inscrit parfaitement dans la volonté de Tunisair de renforcer la transparence et la gouvernance partagée.
Par ailleurs, “les actionnaires peuvent consulter toutes les informations prévues par l’article 22 de la décision générale du Conseil du marché financier n°23, disponibles en ligne sur le site officiel de Tunisair et au siège social”, indique la compagnie.
Dans une banque, ouvrir un compte peut prendre 30 minutes. Dans le futur proche, cinq suffiront.
MindState AI, fondée par Hassen Gara, est une startup tunisienne, spécialisée dans l’intelligence artificielle pour les entreprises. Son objectif? Transformer l’IA d’un simple outil expérimental en levier opérationnel concret, intégré aux processus quotidiens des équipes.
Hassen Gara
La startup se positionne comme un partenaire stratégique, avec une plateforme d’IA agentique destinée aux banques, assurances et grandes entreprises. Dans ces secteurs, où la précision et la rapidité sont essentielles, MindState AI propose des solutions capables de réduire les erreurs et d’optimiser les workflows.
Contrairement aux chatbots classiques, les agents développés par MindState AI ne se contentent pas de répondre à des questions. Ils exécutent des tâches complètes, avec règles de gestion, contrôle humain et intégration aux outils internes. «L’enjeu n’est plus de tester l’IA, mais de l’intégrer dans la chaîne de valeur», explique Hassen Gara. Chaque projet commence par des workshops et une “use case factory” qui permet d’identifier les besoins réels du client. Dès le premier atelier, la startup calcule le retour sur investissement, en temps et en argent. «Chaque projet doit avoir un impact concret et mesurable», ajoute le fondateur.
BankChat, démonstration par le cas
L’ouverture d’un compte bancaire résume à elle seule le potentiel des agents IA: une procédure traditionnellement longue, semi-manuelle et mobilisatrice de ressources humaines. Pour fluidifier ce parcours, MindState AI a développé BankChat, un agent capable d’extraire automatiquement les informations d’une pièce d’identité scannée, de les traduire si besoin en français, puis de les intégrer directement dans le système interne de la banque. L’intervention humaine n’arrive qu’en fin de chaîne, au moment de la validation. Résultat?«Le temps moyen passe de 30 à 5-10 minutes», souligne Gara.La plateforme va même plus loin. Elle permet de rédiger des emails depuis le compte utilisateur, sans copier-coller ni changement d’outil.
Plus micro, MindState AI ne se limite pas à automatiser les processus. La plateforme devient un copilote stratégique capable d’assister les directions générales et l’ensemble des fonctions de l’entreprise: RH, finance, contrôle de gestion, commercial, marketing, achats, approvisionnement, production, logistique, juridique, conformité, audit, gestion des risques ou encore investissement. Les agents IA analysent les données internes, détectent des anomalies, génèrent des synthèses décisionnelles et formulent des recommandations conformes aux règles métiers définies par l’organisation. «L’IA ne remplace pas la décision humaine, elle l’éclaire, la structure et la renforce», précise-t-il.
Une co-construction d’une IA souveraine et personnalisée
Hassen Gara insiste sur la fiabilité de leur approche. L’IA ne travaille qu’avec des données validées par l’entreprise. Elle consulte les procédures, contrats ou bases documentaires autorisées, garantissant des réponses contextualisées et conformes aux régulations.La sécurité est son point fort. La startup propose une plateforme privée sur mesure, hébergée sur les serveurs du client ou en cloud dédié. «Les données ne quittent jamais l’entreprise, les accès sont contrôlés, journalisés et traçables», précise la même source. Pour certains clients, MindState AI développe même des modèles IA sur mesure, adaptés aux besoins spécifiques, sans recourir aux grands modèles publics.
Son ambition…
Avec une équipe de 21 collaborateurs, MindState AI vise à devenir un acteur de référence en Afrique du Nord pour l’IA agentique sécurisée. Selon Hassen Gara, la région dispose d’un tissu bancaire et institutionnel prêt à passer de l’expérimentation à l’adoption structurée de l’intelligence artificielle.«L’IA est une révolution industrielle silencieuse. Notre ambition est que la Tunisie en soit actrice et non spectatrice», conclut-il. Pour MindState AI, il s’agit de faire de l’IA une infrastructure stratégique et non un gadget.
Dans un contexte où l’Afrique s’impose comme l’un des marchés les plus dynamiques pour les entreprises tunisiennes, le Centre de promotion des exportations (Cepex) met en place un nouveau dispositif d’accompagnement destiné aux jeunes structures ambitieuses. Baptisé “Start Export By Cepex”, ce programme vise à aider les PME et startups tunisiennes à franchir le cap de l’exportation et à structurer leur présence sur les marchés africains.
Soutenu par le projet Qawafel, mis en œuvre avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD) et d’Expertise France, ce programme s’inscrit dans une logique claire visant à préparer une nouvelle génération d’exportateurs tunisiens capables d’aborder les marchés africains avec méthode, stratégie et connaissance du terrain.
Huit mois pour structurer une stratégie export
Le dispositif se déploiera sur une période de 8 mois, durant laquelle les entreprises sélectionnées bénéficieront d’un accompagnement complet mêlant coaching personnalisé, ateliers d’experts et élaboration d’une stratégie export adaptée à chaque projet.
L’objectif est de permettre aux participants de maîtriser les fondamentaux du commerce international: étude des marchés, positionnement des produits, structuration de l’offre, identification des partenaires locaux et préparation à la prospection commerciale.
Au-delà de la formation, le programme prévoit également une dimension très concrète d’immersion dans les marchés ciblés.
Des missions terrain en Afrique
Les entreprises retenues auront en effet l’opportunité de participer à des missions “Go to Market” organisées dans trois pays africains stratégiques, à savoir le Sénégal, le Kenya et la Mauritanie.
Ces déplacements permettront aux entrepreneurs de tester leur offre sur le terrain, rencontrer des partenaires potentiels, comprendre les dynamiques locales et affiner leur stratégie d’implantation. Une étape souvent déterminante pour transformer une ambition export en véritable opportunité commerciale.
Un programme destiné aux primo-exportateurs
Le programme s’adresse en priorité aux PME et startups tunisiennes résidentes qui souhaitent entamer leur première expérience à l’international. Les entreprises ciblées sont celles dont le chiffre d’affaires à l’export ne dépasse pas 20% du chiffre d’affaires total, autrement dit des structures encore au début de leur parcours à l’international.
Les projets innovants et créatifs seront particulièrement encouragés, dans une volonté de valoriser des produits à forte valeur ajoutée capables de se différencier sur les marchés africains.
Comment postuler?
Le dossier d’appel à candidatures sera lancé officiellement le jeudi 12 mars 2026. À partir de cette date, les PME et startups tunisiennes intéressées pourront soumettre leur candidature afin de rejoindre la première cohorte du programme “Start Export By Cepex“.
Alors que la Suède est l’un des pays les plus avancés au monde en matière de paiements numériques, la banque centrale suédoise (Riksbank) conseille désormais aux citoyens de conserver une petite réserve d’argent liquide à la maison.
Chaque adulte est invité à disposer d’environ 1 000 couronnes suédoises (soit environ 90 à 110 €) en espèces. Cette somme permettrait de couvrir une semaine de dépenses essentielles, comme la nourriture, les médicaments et les produits du quotidien, si les systèmes de paiement électronique étaient temporairement indisponibles.
La Suède a largement dématérialisé ses paiements : cartes, applications mobiles et services comme Swish sont devenus la norme. Mais la Riksbank rappelle que cyberattaques, pannes réseau ou crises majeures pourraient empêcher ces moyens de paiement de fonctionner. Garder un peu de liquide n’est donc pas un retour en arrière, mais une mesure de sécurité pratique pour parer à l’imprévu.
L’objectif n’est pas de stocker de grandes sommes d’argent, mais de multiplier les options de paiement. Les habitants sont encouragés à garder des espèces tout en continuant à utiliser leurs cartes et applications, afin de rester autonomes quelques jours si nécessaire.
En somme, la Suède rappelle que même dans un monde ultra-numérisé, le liquide garde toute son importance en cas de perturbation des systèmes modernes.
Le 21 avril prochain, le Palais de la Bourse de Lyon promet une soirée qui pourrait bien faire bouger les lignes de l’économie euro-méditerranéenne. La Chambre de Commerce France Tunisie (AURA), en partenariat avec la Chambre de Commerce Italienne pour la France de Lyon, sous l’égide de la FEDECLARA et de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, convie décideurs, industriels et investisseurs à un rendez-vous stratégique où se mêleront discussions, networking et perspectives concrètes d’affaires.
Selon la Chambre de Commerce France Tunisie, deux secteurs clés seront au cœur des discussions: la santé, les biotechnologies et l’industrie pharmaceutique, ainsi que le recyclage, le traitement et la valorisation des déchets. Deux univers, différents mais complémentaires, qui reflètent avec acuité les défis et les opportunités d’une coopération euro-méditerranéenne durable, mêlant innovation, responsabilité environnementale et perspectives économiques concrètes.
L’idée est simple! Rapprocher les acteurs économiques de Tunisie, d’Italie et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, pour explorer ensemble investissements, chaînes de valeur et partenariats industriels. Une soirée placée sous le signe de l’innovation, de la collaboration et de l’audace entrepreneuriale.
Pour ne pas manquer cette occasion unique de se connecter à des acteurs clés et de découvrir des pistes concrètes pour l’avenir, les inscriptions sont ouvertes ici
.Une soirée à marquer d’une croix dans vos agendas: économie, innovation et euro-méditerranée se donnent rendez-vous à Lyon.
L’Ambassade de Tunisie à Abou Dhabi annonce une procédure spéciale pour aider les citoyens tunisiens résidant dans l’émirat et ses zones rattachées “Al Ain” et “Al Dhafra” à revenir en Tunisie.
Cette mesure s’adresse aux Tunisiens disposant de visas touristiques ou pour visites familiales et souhaitant rentrer dans leur pays via des vols en provenance du Royaume d’Arabie Saoudite.
Selon le communiqué officiel, les citoyens tunisiens présents à Abu Dhabi et dans les régions rattachées à l’ambassade peuvent désormais soumettre leurs demandes à distance via un courrier électronique dédié, afin de faciliter l’obtention des documents nécessaires pour voyager vers la Tunisie.
Pour bénéficier de cette procédure, les intéressés doivent fournir:
Une copie de leur passeport.
Une copie du visa pour les Émirats arabes unis ou un justificatif de résidence actuelle pour les résidents en Arabie Saoudite.
Selon le type de voyage, une copie du contrat de location pour ceux venant avec un visa touristique, ou un document de visite familiale.
Un justificatif de réservation du vol ou les informations de l’itinéraire prévu.
Un numéro de téléphone pour contact direct, y compris via WhatsApp.
L’ambassade précise qu’elle transmettra ces demandes aux autorités saoudiennes compétentes, en coordination avec les services tunisiens à Riyad, afin de faciliter l’obtention de visas d’entrée terrestre pour ceux qui se trouvent en Arabie Saoudite et préparer leur retour par vols vers la Tunisie. “Cette initiative vise à sécuriser le retour de nos citoyens tout en garantissant le respect des formalités administratives nécessaires”, précise le communiqué. Par ailleurs, les Tunisiens concernés peuvent envoyer leurs dossiers à l’adresse électronique officielle de l’ambassade: at.abou@diplomatie.gov.tn
Les automobilistes tunisiens disposent désormais d’une nouvelle solution pour recharger leur badge de télépéage. Tunisie Autoroutes a annoncé le lancement officiel d’un service permettant d’effectuer cette opération directement via l’application de paiement mobile D17 de la Poste Tunisienne.
Ce service s’inscrit dans le cadre de la première phase de la convention de coopération signée entre Tunisie Autoroutes et la Poste Tunisienne en décembre 2025. À travers cette initiative, les deux institutions entendent accélérer la digitalisation des services publics et simplifier les transactions pour les usagers des autoroutes.
Pour Ahmed Ezzeddine, président-directeur général de Tunisie Autoroutes, le télépéage représente déjà une solution efficace pour fluidifier la circulation sur le réseau autoroutier tunisien. Selon des études récentes citées par le responsable, une voie équipée du télépéage peut permettre le passage d’environ 1.150 véhicules par heure, contre 150 véhicules au maximum dans le cas du paiement manuel. Une différence notable qui pourrait réduire sensiblement les files d’attente, notamment lors des périodes de forte affluence.
Les pics de circulation concernent particulièrement la saison estivale, période durant laquelle de nombreux Tunisiens se déplacent entre les régions du pays. En août 2025, le réseau autoroutier a ainsi enregistré jusqu’à 115.000 véhicules par jour, avec une forte concentration sur l’autoroute A1 reliant Tunis à Ben Guerdane, l’un des axes les plus fréquentés.
Du côté de la Poste Tunisienne, cette nouvelle fonctionnalité vient enrichir les services proposés par l’application D17. Son président-directeur général, Marouane Ben Slimane, souligne que cette application de paiement électronique, pionnière en Tunisie, continue d’élargir son offre pour répondre aux besoins des citoyens.
À ce jour, l’application a dépassé le million de téléchargements, tandis que près de 500.000 utilisateurs l’utilisent activement. L’intégration du service de recharge du badge de télépéage devrait ainsi encourager davantage de Tunisiens à adopter les paiements numériques dans leur quotidien.
Avec cette nouvelle option, les automobilistes peuvent désormais recharger leur badge à distance, sans passer par les points physiques, une évolution qui s’inscrit dans la modernisation progressive des services liés au transport et aux paiements électroniques en Tunisie.
Le marché des startups au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA) a connu un net ralentissement en février 2026. Après un début d’année dynamique, les levées de fonds se sont tassées à 326,6 millions de dollars (réparties sur 62 transactions), soit une baisse de 42 % par rapport au mois précédent et de 38 % par rapport à février 2025, selon Wamda. Malgré ce recul, la structure des financements reste stable. Le recours à la dette ne représente que 16 % du capital injecté, confirmant la préférence des investisseurs pour l’équity.
Le hub le plus attractif?
Les Émirats arabes unis continuent de dominer l’écosystème MENA, avec 23 startups ayant levé 162,8 millions de dollars, soit près de la moitié du capital déployé sur le mois. L’Arabie saoudite suit à distance, avec 25 startups finançant 87,7 millions de dollars, tandis que l’Égypte se place en troisième position grâce à une transaction tardive qui porte le total du pays à 64 millions de dollars.
Quel secteur attire le plus les investisseurs ?
Fintech
E-commerce
Deeptech
Le secteur fintech reste le moteur de l’investissement, attirant 94,7 millions de dollars sur 14 transactions, porté par la transformation numérique des services financiers et l’essor des plateformes de paiement et de prêt. L’e-commerce réintègre le top 3, soutenu par le financement de Breadfast, qui contribue à un total sectoriel de 52 millions de dollars. Le deeptech occupe la troisième place, avec 51 millions de dollars répartis sur seulement deux deals, signe de l’intérêt soutenu pour les startups technologiques à forte intensité capitalistique.
Les jeunes startups continuent-elles de séduire les investisseurs?
Février a été marqué par l’absence de méga deals, à l’exception de Breadfast ($50 millions, pré-Series C) et Stake ($31 millions, Series B). Les jeunes startups représentent la majorité de l’activité, avec 49 entreprises levant collectivement 136,4 millions de dollars. Cette tendance illustre une prudence accrue des investisseurs sur les montants importants tout en maintenant une confiance solide dans l’innovation naissante.
Par ailleurs, l’investissement reste fortement orienté vers le B2B. 38 startups ont capté 137 millions de dollars, contre 18 startups B2C qui ont levé 62 millions.
Les femmes fondatrices trouvent-elles encore difficilement des financements?
En matière de parité, le fossé persiste. A dire vrai, aucune startup fondée exclusivement par des femmes n’a obtenu de financement en février. Seules trois équipes mixtes ont réussi à lever 14 millions de dollars.
Quelles perspectives pour le reste de l’année ?
Le ralentissement observé semble plus structurel que conjoncturel. La concentration sur les early-stage et l’absence de méga deals traduisent une sélection plus rigoureuse des investissements plutôt qu’un désengagement du marché. Les tensions géopolitiques, notamment les attaques américaines et israéliennes en Iran fin février, ont également renforcé l’incertitude.
Pour autant, l’écosystème MENA reste solide: plusieurs fonds régionaux ont clos de nouveaux véhicules fin 2025, laissant d’importantes réserves de capitaux prêtes à être déployées. Historiquement, les startups de la région ont démontré une forte résilience face aux crises, laissant entrevoir une trajectoire de long terme positive pour le financement entrepreneurial.
Airbus vient d’inaugurer à Bengaluru l’un de ses plus grands centres d’ingénierie et de transformation numérique hors d’Europe. Sur près de 82 000 m², ce campus pourra accueillir jusqu’à 5 000 collaborateurs et réunira ingénieurs, spécialistes de la maintenance et experts du support technique.
Sous un même toit, les équipes travailleront sur l’ingénierie aéronautique, la transformation numérique, la maintenance des avions et le service aux clients. Le centre servira aussi de laboratoire d’innovation, explorant des technologies comme l’intelligence artificielle, la robotique ou la cybersécurité appliquées à l’aviation.
Mais Airbus ne se limite pas à la technologie. Le hub est aussi pensé comme un tremplin pour les talents locaux: formation, montée en compétences et expertise technique y seront au cœur du projet, en ligne avec l’initiative nationale “Make in India“.
Airbus a renforcé sa présence en Inde. Ses achats annuels ont triplé depuis 2019 pour dépasser 1,5 milliard de dollars et devraient atteindre 2 milliards d’ici la fin de la décennie. Plus de 100 fournisseurs indiens participent désormais à sa chaîne logistique mondiale, produisant des composants clés comme les rails de volets, les portes passagers ou les fuselages d’hélicoptères.
Cette expansion illustre le rôle croissant de l’Inde dans l’aéronautique mondiale, un marché en pleine croissance devenu stratégique pour l’innovation, la maintenance et la supply chain d’Airbus.
Le programme African‑German Young Leadersin Business 2026 est lancé pour sélectionner de jeunes dirigeants désireux de créer des projets concrets dans les domaines de la GreenTech et de l’économie durable. Il inclut une semaine intensive à Berlin et un suivi des collaborations internationales pour garantir un impact réel.
Ainsi, le programme rassemble 40 jeunes leaders d’Afrique et d’Europe, tous engagés dans l’innovation durable, l’entrepreneuriat et la transformation économique. Pendant la Live Week qui se tiendra du 14 au 18 septembre 2026 à Berlin, les participants prendront part à des ateliers pratiques, des tables rondes avec décideurs et des sessions de matchmaking ciblé, afin de transformer leurs idées en projets concrets et de trouver des partenaires et investisseurs.
Pourquoi participer? En premier lieu, le programme permet de tester des modèles économiques, d’accéder à de nouveaux marchés et de rencontrer des investisseurs potentiels. Par ailleurs, il offre l’occasion d’identifier des talents, de nouer des partenariats transcontinentaux et d’explorer des solutions innovantes pour la transition écologique. Enfin, le programme constitue un vivier de projets à fort impact et de startups prometteuses en Afrique et en Europe.
Concrètement, le programme couvre des secteurs comme les énergies renouvelables, ClimateTech, AgriTech, mobilité durable et gestion des ressources. De plus, les participants repartent avec un réseau stratégique, des compétences renforcées et des projets prêts à être mis en œuvre.
Par conséquent, il ne s’agit pas seulement d’une formation, c’est également une plateforme pour accélérer l’innovation et créer des partenariats durables.
Le programme African‑German Young Leaders in Business est une initiative de l’Allemagne et est financée par le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er avril 2026.
La compagnie nationale Tunisair prépare un tournant stratégique dans son plan de transformation. Elle élabore actuellement un cahier des charges pour un appel d’offres visant à choisir des experts internationaux spécialisés dans la restructuration et l’accompagnement des compagnies aériennes.
Cette initiative s’inscrit dans les orientations du ministère du Transport, qui encourage Tunisair à repenser son modèle opérationnel. Selon l’agence TAP, dans une réponse à une question écrite du député Halim Boussema, le ministère rappelle que cette démarche fait suite aux décisions du conseil ministériel restreint du 31 janvier 2025, qui avait fixé comme échéance la fin du mois de mars 2025 pour la présentation d’un plan de restructuration.
En effet, Tunisair avait transmis une première version du programme en mars 2025. Une seconde version a ensuite été préparée, intégrant les observations de la présidence du gouvernement et du ministère du Transport, selon la réponse publiée sur le site de l’Assemblée des représentants du peuple.
Le plan prévoit des mesures concrètes pour améliorer l’efficacité opérationnelle, rationaliser la gestion et renforcer la compétitivité de la compagnie. Il doit également s’aligner sur la réglementation nationale tout en adoptant les meilleures pratiques internationales en matière de gouvernance.
Par ailleurs, le cahier des charges définira les critères techniques et professionnels pour sélectionner le cabinet d’expertise qui accompagnera Tunisair dans cette phase cruciale, un appui clé pour consolider la trajectoire de transformation de la compagnie.
Pour célébrer la Journée internationale des femmes, la Bourse de Tunis a ouvert ses portes à un événement symbolique, dédié à l’égalité entre hommes et femmes notamment dans l’économie et la finance. Organisée en partenariat avec l’IFC et ONU Femmes, cette initiative a mis en avant le rôle essentiel des femmes dans le développement économique de la Tunisie.
La cérémonie a été lancée par la sonnerie de la cloche, un geste fort de sens qui dépasse le simple rituel. Elle rappelle que les marchés ne se contentent pas de refléter l’économie, ils peuvent aussi la transformer. Florence Basty, représentante d’ONU Femmes a souligné cette idée: “En faisant résonner cette cloche aujourd’hui, nous affirmons une conviction commune ‘l’égalité entre les femmes et les hommes’ est une condition indispensable à une croissance durable, inclusive et résiliente.”Pour elle, exploiter pleinement le potentiel des femmes tunisiennes est une véritable force pour stimuler le développement économique. Elle a mis en lumière un paradoxe frappant: “La Tunisie dispose d’un niveau d’éducation féminin très élevé, mais la participation économique reste faible.” En chiffres, 60 % des diplômés de l’enseignement supérieur sont des femmes, et ce pourcentage grimpe à 64 % dans les filières scientifiques et technologiques (STEM), plaçant la Tunisie parmi les pays les mieux classés au monde.
Florence Basty a insisté sur ce que le secteur privé et les marchés financiers peuvent faire pour corriger le déséquilibre, à savoir; donner aux femmes un meilleur accès à l’emploi, aux postes de responsabilité et au financement. Elle a rappelé entre-autres l’importance des Women’s Empowerment Principles, cette initiative portée par ONU Femmes et le Pacte mondial des Nations Unies, qui promeut le leadership inclusif, l’égalité salariale, la prévention du harcèlement, le développement professionnel et la transparence dans les entreprises.
Dans le monde, plus de 12 000 entreprises ont déjà adopté ces principes. En Tunisie, une quarantaine d’entre elles se sont engagées, et Florence Basty a exprimé son espoir de voir ce mouvement grandir, grâce à l’implication croissante du secteur privé et du marché financier.
À l’occasion de l’édition tunisienne de l’initiative mondiale “Ring the Bell for Gender Equality”, organisée dans le cadre de la Journée internationale des femmes, la question de la place des femmes dans les instances de décision des entreprises a été largement débattue. Si des progrès sont observés, les intervenants ont souligné que le chemin vers une véritable parité reste encore long.
Le directeur général de la Bourse de Tunis, Bilel Sahnoun, a indiqué que la présence des femmes dans les conseils d’administration des entreprises tunisiennes atteint aujourd’hui 19%, contre 17% l’année dernière. Une progression, certes, mais encore modeste.
“Nous nous améliorons un tout petit peu”, a-t-il déclaré, soulignant que cette évolution reste lente. Selon lui, malgré ce rythme mesuré, la Tunisie se situe dans une position relativement correcte à l’échelle internationale. Avec un taux de 19%, le pays se place au milieu du tableau parmi les pays du G20, dépassant certaines grandes économies comme l’Inde, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l’Argentine, l’Indonésie, le Mexique ou encore l’Arabie saoudite.
Pour autant, Bilel Sahnoun estime que ces progrès reposent encore largement sur des initiatives volontaires des entreprises. “Cela reste souvent une question de volonté ou de choix individuels”, a-t-il expliqué, notant que certaines sociétés font l’effort d’intégrer davantage de femmes dans leurs conseils, tandis que certaines femmes hésitent encore à briguer ces fonctions.
Pour accélérer cette dynamique, le responsable plaide pour l’adoption d’un cadre législatif en Tunisie, estimant que les pays ayant enregistré les progrès les plus rapides sont ceux ayant instauré des quotas.
“Les pays qui ont évolué rapidement sont ceux qui ont adopté des lois imposant un certain pourcentage de femmes dans les conseils d’administration”, a-t-il expliqué, citant notamment la France et l’Italie, où la présence féminine dépasse aujourd’hui 40% grâce à des dispositifs légaux.
L’objectif, à terme, serait d’atteindre un niveau comparable à celui instauré en France par la loi Copé-Zimmermann, qui impose une représentation féminine de 40% dans les conseils d’administration.
Au-delà de la gouvernance, la Bourse de Tunis souhaite également renforcer la participation des femmes à l’investissement financier. “Nous devons encourager les femmes à investir en Bourse”, a insisté Bilel Sahnoun. L’institution prévoit ainsi de publier, lors de la prochaine édition de l’initiative, des données sur la proportion de femmes investisseuses par rapport aux hommes.
La Bourse entend également travailler sur le financement des femmes, en s’appuyant sur des comparaisons internationales afin d’identifier des pistes pour améliorer leur accès aux ressources financières et renforcer leur autonomie économique. “Les expériences montrent que lorsque l’on finance une femme, l’argent est généralement bien valorisé et fructifie”, a-t-il ajouté.
Cette réflexion rejoint les priorités portées par ONU Femmes, partenaire de l’événement. Sa représentante, Florence Basty, a salué la collaboration engagée avec la Bourse de Tunis et exprimé le souhait de la voir s’inscrire dans la durée.
“C’est un privilège de mener cette initiative en partenariat avec la Bourse de Tunis, qui a signé les Women’s Empowerment Principles”, a-t-elle déclaré. Selon elle, le marché financier peut jouer un rôle déterminant dans l’évolution des pratiques des entreprises, notamment en matière de gouvernance et d’égalité.
Elle a rappelé que l’engagement du secteur privé est essentiel pour atteindre les objectifs d’égalité. “Sans égalité entre les femmes et les hommes, la société ne peut pas prétendre à un véritable développement”, a-t-elle affirmé, soulignant que les entreprises occupent une place centrale dans l’économie en créant des emplois, en structurant les chaînes de valeur et en orientant les flux d’investissement.
Les marchés financiers peuvent également influencer les comportements des entreprises en fixant des standards de gouvernance et de transparence, notamment à travers les critères ESG.
Dans ce cadre, le directeur général de la Bourse de Tunis a indiqué que 17 entreprises cotées ont déjà publié leur reporting ESG, plus La Bourse. D’autres devraient suivre l’année prochaine, permettant de disposer de données plus précises pour mesurer le niveau d’engagement des entreprises en matière d’égalité de genre et définir des indicateurs de performance.
Florence Basty a également replacé la question dans un contexte mondial. Selon le Global Gender Gap Report 2025 du Forum économique mondial, l’égalité entre les femmes et les hommes ne serait atteinte que dans 123 ans au rythme actuel. Elle a également cité le Global Boardroom Program 2023 de Deloitte, qui indique que les femmes occupent 23,3% des sièges dans les conseils d’administration dans le monde, un chiffre révélateur d’un accès encore inégal aux postes de pouvoir économique.
Pourtant, la diversité constitue aussi un facteur de performance pour les entreprises. Une étude de McKinsey & Company montre que les entreprises figurant parmi les 25% les plus avancées en matière de diversité dans leurs équipes dirigeantes ont 25% de probabilité supplémentaire de surperformer financièrement.
“L’égalité est bien sûr un impératif de droits humains, mais elle représente aussi un levier de compétitivité, d’innovation et de performance économique”, a-t-elle souligné.
En Tunisie, Florence Basty reconnaît l’existence de progrès, notamment dans la représentation des femmes dans les conseils d’administration, passée de 13,9% en 2022 à 19% aujourd’hui. Toutefois, plusieurs défis persistent.
Le taux de participation des femmes au marché du travail reste en effet d’environ 26,6%, soit à peine une femme sur quatre active dans l’économie formelle.
Aujourd’hui, plusieurs actions, initiatives et mécanismes visent à avancer vers l’égalité de genre. Pourtant, les chiffres montrent que le chemin reste long, et en Tunisie, c’est un vrai processus.
Ce matin a eu lieu l’édition tunisienne de l’initiative mondiale Ring the Bell for Gender Equality, organisée dans le cadre de la Journée internationale des femmes. Cet événement a offert un espace d’échanges entre acteurs du marché financier, sociétés cotées et partenaires internationaux, pour renforcer la mobilisation collective en faveur d’une croissance inclusive et durable. On remarque d’ailleurs une forte présence féminine parmi les participants, ce qui témoigne d’un réel engagement des institutions financières tunisiennes et de tous les acteurs impliqués.
L’initiative, portée par La Bourse de Tunis en partenariat ONU Femmes Tunisie et d’autres organisations internationales, vise à sensibiliser sur le rôle clé du secteur financier dans la promotion de l’égalité des genres, tout en encourageant des engagements concrets pour l’autonomisation économique des femmes. L’occasion a aussi été donnée de dresser un état des lieux sur la présence des femmes dans le secteur financier, à la fois dans le monde et en Tunisie, avant de présenter les chiffres précis. Entre 2024 et 2025, la présence des femmes au sein des conseils d’administration des sociétés cotées s’est renforcée de 13 %. Elle est passée de 17,7 % en 2024 à 19,5 % en 2025. En 2024, sur un total de 695 administrateurs répartis dans 74 sociétés cotées, 123 étaient des femmes. Parmi ces 74 entreprises, 18 ne comptaient aucune femme dans leur conseil d’administration, révélant que malgré les progrès, la parité reste encore un défi pour de nombreuses sociétés.
L’année suivante, le nombre total d’administrateurs a également progressé, tout comme la présence des femmes. En 2025, 139 femmes siégeaient sur les conseils d’administration de 75 sociétés cotées, et 63 entreprises comptaient désormais au moins une femme dans leur conseil, contre seulement 12 sociétés sans représentation féminine. Le nombre d’entreprises sans femmes au sein de leur conseil a donc nettement diminué.
Cette évolution de la représentation féminine varie selon les secteurs, oscillant entre 16 % et 28 %. Le secteur de la santé affiche le taux le plus élevé, avec 28 %, suivi par les sociétés financières, selon les données de la BVMT.
En 2024, la variation de la présence féminine au sein des conseils d’administration restait relativement limitée, entre 13 % et 20 %, ce qui explique l’amélioration globale observée en 2025. Les chiffres présentés lors de l’atelier d’aujourd’hui confirment cette tendance, montrant une progression de la représentation des femmes dans les conseils d’administration à l’échelle mondiale. Par exemple, selon le rapport 50/50 Women on Boards, réalisé en partenariat avec Equilar sur les grandes entreprises américaines, la proportion de femmes dans les conseils d’administration est passée de 22,6 % en 2020 à 25,6 % en 2021, pour atteindre 30,1 % en 2025.
En Europe, le pourcentage de femmes dans les conseils des grandes sociétés cotées de l’UE en 2025 varie fortement selon les pays, avec un focus particulier sur la France, où elles représentent 46,9 % des administrateurs, suivie par l’Italie, le Danemark, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Espagne, puis l’Allemagne. Les taux oscillent ainsi entre 11,3 % et 46,9 %, une différence largement expliquée par les initiatives réglementaires imposant une représentation féminine minimale dans les conseils.
En Afrique, les institutions financières connaissent également une amélioration. Selon le Baromètre de l’industrie financière africaine 2025, la proportion de femmes dans les conseils d’administration a augmenté par rapport à 2024, reflétant une tendance positive sur le continent.
En Tunisie, un exemple fort illustre cette progression: le conseil d’administration de la Bourse de Tunis est présidé par Sonia Ben Fraj, la première femme à occuper ce poste depuis la création de la Bourse. Le conseil compte 11 membres, dont 3 femmes, et un appel est prévu pour recruter deux administrateurs indépendants supplémentaires, renforçant ainsi la diversité et la représentation féminine.
Une réunion de travail s’est tenue jeudi 5 mars 2026 afin d’examiner les perspectives de coopération dans le domaine de la transition énergétique entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie et la Société tunisienne d’entreprises de télécommunications. En effet, la rencontre a été présidée par le directeur général de l’ANME, Nafaâ Baccari, en présence notamment de Karim Abidi, directeur général de la Sotetel, et Jaafar Khaskhoussi, directeur chargé de la gestion de la transition énergétique au sein de Tunisie Telecom, ainsi que de plusieurs cadres de l’agence.
Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération autour des projets d’efficacité énergétique et de développer le recours aux énergies renouvelables pour la production d’électricité.
Le communiqué précise par ailleurs qu’une convention de coopération devrait être prochainement signée entre l’ANME et la Sotetel. Celle-ci prévoit la réalisation d’audits énergétiques des bâtiments, notamment dans les centres de données, le développement de projets d’autoproduction d’électricité au sein des infrastructures de l’entreprise, ainsi que des actions de formation destinées à renforcer les compétences dans le domaine de la gestion de l’énergie.