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Tunisie | Une Charte sur l’utilisation de l’IA dans le journalisme

18. Februar 2026 um 12:52

Dans l’état désastreux où se trouve aujourd’hui le secteur des médias et, surtout, celui de la presse écrite, en Tunisie, on peut considérer que l’élaboration d’une Charte nationale sur l’utilisation de l’Intelligence artificielle (IA) dans le journalisme est une initiative bien sympathique au regard des autres défis, ô combien plus graves, auxquels le secteur fait face et qui sont d’ordres financier, politique, juridique, éthique, etc.

Cette initiative n’en est pas moins nécessaire et le Conseil de la presse, organisme autonome du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), a bien fait d’y penser pour que le secteur ne soit pas en retard d’une si importante évolution.

La Charte nationale sur l’utilisation de l’IA dans le journalisme définit les principes éthiques et professionnels qui aident à améliorer la qualité du travail journalistique, tout en garantissant le droit des citoyens à une information fiable, pluraliste et contextualisée.

Selon le Conseil de la presse, l’utilisation de l’IA dans le travail journalistique représente «une opportunité professionnelle concrète, grâce aux nouvelles possibilités offertes dans les domaines de l’’aide à la recherche, de l’analyse des données, du traitement de contenus complexes et de l’amélioration des formules rédactionnelles».

Toutefois, l’utilisation de ces technologies en l’absence d’un cadre éthique clair pourrait comporter des risques importants, met en garde le Conseil de la presse, notamment en ce qui concerne «la fiabilité de l’information, la reproduction des préjugés, l’homogénéisation des contenus et la fragmentation des responsabilités éditoriales».

Ladite Charte souligne également que l’IA doit rester un «outil d’aide aux journalistes et ne peut en aucun cas se substituer au jugement humain ni aux principes déontologiques de la profession».

À travers la publication de ce document, le Conseil de la presse espère qu’il sera adopté par les différents acteurs du secteur, notamment les journalistes, les directeurs de publication et les organisations professionnelles, afin qu’il devienne une référence commune et une «base opérationnelle au sein des rédactions», ainsi qu’un outil utile pour les entreprises médiatiques souhaitant se doter de leurs propres codes éthiques sur l’utilisation de l’IA.

La version de la Charte présentée le 16 février 2026 lors d’une rencontre au siège du SNJT à Tunis est susceptible d’être améliorée et tous les journalistes et acteurs du secteur sont invités à donner leur avis et à envoyer leurs commentaires au Conseil. Une fois Il est à noter que le texte de la charte sera publié sur le site web du Conseil de presse pour consultation.

I. B.

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Ines Zeghidi | «Qu’a fait mon père pour être condamné à 4 ans de prison ?»

12. Februar 2026 um 11:40

Me Ghazi Mrabet, avocat de Mourad Zeghidi, a nié les accusations de blanchiment d’argent portées contre le journaliste, emprisonné depuis 21 mois, en précisant que l’affaire ne concernait que des infractions fiscales et qu’un accord avait été trouvé avec l’administration fiscale, malgré les atermoiements mis par les autorités pénitentiaires pour permettre à l’intéressé de signer une procuration à cet effet.

Lors d’une conférence de presse tenue au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), le mercredi 11 février 2026, le collectif de défense de Zeghidi a affirmé que la Commission tunisienne d’analyse financière (Ctaf) avait démenti tout flux d’argent de l’étranger au profit du journaliste, en déplorant la persistance du harcèlement judiciaire dont il ferait l’objet, tout comme son collègue Borhen Bssaies, incarcéré et poursuivi pour des raisons similaires.

Au début de la conférence de presse, à laquelle assistaient la famille et les amis du journaliste emprisonné, le président du SNJT Zied Dabbar a déclaré que Mourad Zeghidi était jugé pour son travail journalistique, que le syndicat continuerait à le défendre en prison et qu’il serait sans aucun doute libéré. «Bien que Mourad soit en prison, nous puisons de la force dans les messages positifs qu’il nous envoie. Nous n’abandonnerons ni Mourad, ni Borhen, ni aucun journaliste persécuté pour son travail», a-t-il ajouté, en saluant, au passage, Sonia Dahmani et Mohamed Boughalleb, présents à la conférence de presse et qui sont poursuivis, eux aussi, en justice pour leur travail journalistique.

Inès Zeghidi, la fille du journaliste emprisonné, a déclaré que ce dernier, avant d’être un homme des médias, est d’abord un père, un frère, un ami et un homme intègre à la réputation irréprochable. La famille n’a retiré de cette épreuve que l’amour et la solidarité du public, qui atténuent quelque peu la douleur de l’absence, a-t-elle déclaré. «Qu’a fait mon père contre la loi ? Quel danger représente-t-il pour la société pour être condamné à plus de 4 ans de prison ?», s’est demandé Ines Zeghidi.

«La Tunisie, que mon père aime au point de quitter la France pour revenir s’y installer, et où il nous a élevés, cette Tunisie-là ne nous aime pas et nous fait du mal. Nos vies se sont arrêtées le 11 mai 2024 [date de l’arrestation de Mourad]. La douleur vous fait vieillir avant l’âge. La douleur, c’est le silence à la maison au lieu des rires… Mon père nous a appris à croire en la liberté de la presse et en la justice, et aujourd’hui nous disons Basta. Mourad Zeghidi doit rentrer chez lui et ses filles doivent être libres», a conclu Ines, , non sans une grosse amertume, dans ses propos rapportés par ‘‘14-17’’.

I. B.

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Tunisie : Le SNJT appelle à une mobilisation nationale massive le 20 novembre

18. November 2025 um 15:51

Le Syndicat national des journalistes tunisiens lance un appel à une participation large et visible à la journée de mobilisation prévue le 20 novembre dans l’ensemble du pays. Le mouvement, organisé à la Kasbah et dans les régions, vise à défendre la liberté de la presse, la dignité de la profession et l’application d’engagements institutionnels restés en suspens.

Le SNJT appelle journalistes, médias, organisations et société civile à se rassembler ce jeudi 20 novembre pour une journée d’action nationale.

A Tunis, le principal rassemblement se tiendra à la place du Gouvernement, à la Kasbah, tandis que des rassemblements simultanés se dérouleront devant les sièges des gouvernorats dans toutes les régions à partir de 10h30.

Le syndicat insiste sur la nécessité pour les professionnels des médias d’afficher leur unité. Il recommande de porter un brassard rouge pendant toute la journée, aussi bien lors des rassemblements que dans les rédactions et bureaux de travail.

Les revendications se multiplient

Au cœur de l’appel, le SNJT dénonce une série de blocages institutionnels jugés préjudiciables à l’exercice du métier. Parmi les priorités exprimées : accélérer la mise en place de la Commission indépendante chargée d’octroyer la carte nationale du journaliste professionnel, renouveler immédiatement les autorisations pour les médias étrangers, encore soumises à des restrictions, et lever toutes les entraves administratives ou réglementaires imposées aux correspondants internationaux.

Le syndicat exige également l’application des amendements adoptés concernant les statuts de la Radio nationale, de la Télévision tunisienne et de l’Agence TAP, en plus du décaissement des fonds dédiés à la prime de presse et à la prime de production audiovisuelle.

Le SNJT alerte aussi sur les obstacles rencontrés par les journalistes indépendants dans l’accès au statut d’auto-entrepreneur, considéré comme essentiel pour leur formalisation professionnelle.

Le syndicat réaffirme ses positions sur les dossiers les plus sensibles comme la libération des journalistes détenus, la fin des poursuites hors du cadre du décret-loi 115, garant du traitement juridique des affaires liées à la presse, ainsi que la levée immédiate des suspensions visant les plateformes Nawaat et Inkyfada.

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Le site « Nawaat » suspendu un mois

31. Oktober 2025 um 14:56

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a réagi avec une profonde inquiétude à la suspension d’un mois du site « Nawaat », y voyant « un nouvel épisode dans la politique d’étouffement de la société civile et des médias indépendants ».

Dans un communiqué publié ce vendredi, le SNJT estime que « la décision de geler l’activité de l’association s’inscrit dans une stratégie délibérée de restriction de la liberté d’organisation ».

Il rappelle que « Nawaat » a subi plus d’un an de vérification financière approfondie et a fourni toutes les pièces justificatives demandées par les autorités, conformément à la loi 88 de 2011 régissant les associations.

La SNJT considère que « la suspension de « Nawaat » représente une tentative de faire taire l’un des principaux médias d’investigation indépendants en Tunisie, et un attentat direct contre le droit des journalistes à exercer librement ».

Le SNJT conclut en exprimant sa pleine solidarité avec les journalistes de « Nawaat », et annonce qu’il engagera toutes les actions légales et de terrain nécessaires pour défendre leur droit à travailler librement et protéger la pluralité médiatique.

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Tunisie : Hausse des agressions contre les journalistes en septembre, selon le SNJT

20. Oktober 2025 um 15:06

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a alerté, lundi, sur une recrudescence des violences visant les professionnels des médias, avec une nette augmentation des agressions recensées au cours du mois de septembre.

Selon le rapport mensuel de l’unité de monitoring du SNJT, 13 agressions ont été enregistrées sur 15 signalements reçus, contre 9 cas recensés en août. Ces violences ont touché 16 victimes – 7 femmes et 9 hommes – dont 12 journalistes et 4 photographes, issus de 12 médias différents : 5 chaînes de radio, 4 chaînes de télévision, 2 sites d’information et un journal écrit.

Le syndicat note que les forces de sécurité figurent en tête des auteurs d’agressions à trois reprises, suivies de citoyens et responsables locaux (2 cas chacun). D’autres incidents isolés ont été attribués à des parties judiciaires, propriétaires de médias, responsables gouvernementaux, journalistes, organisateurs d’événements et inconnus.

Les agressions ont pris des formes variées : quatre cas d’occultation d’informations, quatre entraves à l’exercice du travail journalistique, deux cas de harcèlement, ainsi que des incitations à la haine, menaces et violences verbales.

Le rapport du SNJT précise que la majorité des agressions ont eu lieu dans le gouvernorat de Tunis (10 cas), contre deux à Nabeul et un seul à Sousse. Dans 11 cas, les attaques se sont produites sur le terrain, et dans deux autres, dans l’espace virtuel.

Face à cette situation jugée préoccupante, le syndicat a appelé les autorités à activer l’Instance d’accès à l’information dans les plus brefs délais et à annuler les circulaires n°19 et n°4, ainsi que toutes les procédures restrictives imposées à la presse, notamment le formulaire de demande de travail journalistique exigé par certains ministères.

Le SNJT a enfin exhorté le gouvernement à garantir la sécurité des journalistes et à sanctionner les auteurs de violences, rappelant que la liberté de la presse demeure un pilier essentiel de la démocratie tunisienne.

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Tunisie : Le SNJT dénonce les agressions sionistes contre Yassine Gaidi

05. Oktober 2025 um 10:05

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a fait part, ce dimanche, de sa profonde colère et indignation après l’agression violente subie par le journaliste tunisien Yassine Gaidi, membre du bureau exécutif du syndicat, détenu dans les prisons de l’occupation israélienne.

Selon le communiqué du SNJT, Yassine Gaidi a été victime d’un “acte barbare et sauvage”, entraînant de graves blessures physiques à la suite de tortures et de traitements inhumains infligés par les forces d’occupation.

Le syndicat souligne que ce qui est arrivé à son membre n’est pas un incident isolé, mais s’inscrit dans une pratique quotidienne visant les Palestiniens emprisonnés et les journalistes qui couvrent la réalité de l’occupation.

« Ce qui est arrivé à notre collègue Yassine Gaidi est le pain quotidien des Palestiniens détenus dans les prisons de l’occupation, où les pires formes de répression et de torture sont exercées contre les journalistes et les civils désarmés », indique le communiqué.

Le SNJT condamne avec la plus grande fermeté ces violations répétées des droits humains et du droit international, et exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les journalistes détenus dans les prisons de l’occupation, ainsi que de tous les membres de la flottille “Al-Soumoud” arrêtés alors qu’ils accomplissaient leur devoir humanitaire et médiatique.

Le syndicat appelle par ailleurs toutes les forces vives en Tunisie et dans le monde à intensifier les efforts et à exercer des pressions politiques et diplomatiques sur les autorités d’occupation et leurs alliés, afin d’obtenir la libération de Yassine Gaidi et de l’ensemble des détenus.

Enfin, le SNJT réaffirme que ces pratiques n’intimideront pas les journalistes tunisiens ni leurs confrères à travers le monde, décidés à poursuivre leur mission de vérité :

« Ces crimes ne feront pas taire les voix libres. Les journalistes continueront à défendre la cause palestinienne et à dénoncer les violations commises par l’occupation, jusqu’à ce que le peuple palestinien obtienne sa liberté et ses droits légitimes. »

Lire aussi : Le Tunisien Mouheb Snoussi violemment agressé par la police israélienne

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