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Ältere BeiträgeLeconomiste Maghrebin

Les marchés anticipent une détente géopolitique : le dollar en baisse

25. Mai 2026 um 12:45

Le dollar américain a enregistré une baisse sur les marchés internationaux ce lundi 25 mai. Et ce, dans un contexte marqué par des anticipations croissantes de progrès dans les négociations liées au Moyen-Orient. Et notamment autour de la question stratégique du détroit d’Ormuz.

Selon les données des marchés des changes, le billet vert a reculé face à plusieurs grandes devises. Les investisseurs réagissant à des signaux suggérant une possible avancée diplomatique susceptible de réduire les tensions géopolitiques dans la région.

Face au yen, le dollar a reculé de 0,2 % à 158,9 yens. Tandis que l’euro a progressé de 0,3 % à 1,1636 dollar et la livre sterling de 0,3 % à 1,3476 dollar.

De son côté, le dollar australien a progressé de 0,5 % pour atteindre 0,7162 $. Et son homologue néo-zélandais a gagné 0,4 % pour s’établir à 0,5869 $.

Les cambistes estiment que ce scénario réduirait les primes de risque géopolitique intégrées dans les actifs financiers. Ce qui pèse traditionnellement sur la valeur du dollar en période d’apaisement des tensions internationales…

Au final, les marchés restent attentifs à l’évolution des négociations. Alors que toute avancée ou rupture dans le dialogue entre les États-Unis et l’Iran pourrait continuer à influencer fortement les devises, les matières premières et les flux énergétiques mondiaux.

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Le pétrole en chute sur fond d’apaisement iranien

25. Mai 2026 um 11:32

Les prix du pétrole ont reculé d’environ 6 % ce lundi 25 mai, poursuivant la tendance baissière amorcée la semaine précédente, dans un contexte de regain d’optimisme sur les marchés concernant une possible détente au Moyen-Orient.

Selon les données du marché, les cours ont atteint leur plus bas niveau depuis environ deux semaines, les investisseurs anticipant une amélioration potentielle des perspectives d’approvisionnement en provenance de la région du Moyen-Orient.

Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a déclaré, samedi 23 courant, que Washington et Téhéran avaient « largement négocié » un accord de paix susceptible de rouvrir le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Sur le marché, le Brent pour livraison en juillet 2026 a chuté de 5,35 % ce lundi, s’établissant à 98 dollars le baril; idem pour le West Texas Intermediate (WTI) américain qui a lui chuté de 5,68 % pour atteindre 91,11 dollars le baril, selon les données de trading.

Cette baisse intervient après une période de forte volatilité, durant laquelle les prix avaient connu des fluctuations importantes, avant de repartir à la baisse sous l’effet d’une diminution des primes de risque géopolitique.

Les analystes estiment que ce mouvement reflète principalement une détente des inquiétudes liées à l’offre, les marchés réévaluant les risques dans un contexte où les évolutions diplomatiques autour du dossier iranien restent déterminantes pour l’équilibre énergétique mondial.

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Guerre au Moyen-Orient : l’OIT alerte sur une onde de choc sociale mondiale

19. Mai 2026 um 17:37

La guerre américano-israélienne contre l’Iran ne constitue plus seulement une crise régionale. Dans un rapport publié le 18 mai, l’Organisation internationale du travail (OIT) avertit que l’escalade des tensions pourrait entraîner la destruction de 38 millions d’emplois à temps plein dans le monde d’ici 2027. En cause : l’envolée des prix du pétrole, les perturbations des chaînes logistiques mondiales, le ralentissement du tourisme et le durcissement des flux migratoires.

Selon l’OIT, les conséquences économiques de la guerre dépassent désormais largement les frontières de la région, c’est-à-dire le Moyen-Orient. L’organisation estime qu’une aggravation durable du conflit provoquerait une dégradation rapide des marchés du travail à l’échelle mondiale, fragilisant particulièrement les travailleurs précaires, les migrants et les petites entreprises.

Pour établir ses projections, l’institution onusienne s’appuie sur un scénario jugé plausible : une hausse de 50 % des prix du pétrole par rapport à leur moyenne du début de l’année 2026, dans un contexte de croissance mondiale déjà affaiblie. Dans cette hypothèse, le volume mondial des heures travaillées reculerait de 0,5 % dès cette année avant de chuter de 1,1 % en 2027.

Cette contraction se traduirait par la suppression nette de 14 millions d’emplois à plein temps à court terme (2026), puis par la perte de 38 millions d’emplois supplémentaires l’année suivante. Les revenus réels du travail enregistreraient également une forte baisse : -1,1 % en 2026 puis -3 % en 2027, soit un manque à gagner estimé à 3 000 milliards de dollars pour les travailleurs du monde entier. Le chômage mondial progresserait parallèlement de 0,5 point.

Les pays arabes figurent parmi les régions les plus exposées. L’OIT prévoit une chute de 3,7 % du volume de travail en cas de crise prolongée, pouvant atteindre 10,2 % dans le scénario d’une escalade majeure. Les travailleurs migrants seraient les premiers touchés, notamment dans les secteurs les plus vulnérables : commerce, construction, agriculture, transport, industrie manufacturière et restauration.

Déjà de son côté, l’Asie du Sud et du Sud-Est subit les premiers effets de cette onde de choc économique. Très dépendants des importations énergétiques et de l’emploi dans les pays du Golfe, plusieurs États de la région voient ralentir les embauches et diminuer les transferts d’argent envoyés par les travailleurs expatriés. Sur l’ensemble de la zone Asie-Pacifique, l’OIT anticipe une baisse de 1,5 % des heures travaillées d’ici deux ans.

L’organisation internationale juge enfin les réponses gouvernementales actuelles insuffisantes et fragmentées. D’où son appel aux États à placer la protection de l’emploi et des revenus au centre de leurs politiques économiques, en ciblant prioritairement les travailleurs de l’économie informelle, les migrants, les réfugiés et les petites entreprises, considérés comme les catégories les plus vulnérables face aux répercussions économiques du conflit.

Plus facile à dire – pardon à demander – qu’à réaliser. Alors croisons les doigts.

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