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Depuis Paris, les ministres des Finances du G7 sonnent l’alarme sur Ormuz

20. Mai 2026 um 09:48

À l’issue de leur réunion à Paris, mardi 19 mai 2026, les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales du G7 ont insisté sur la nécessité d’une réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, axe stratégique pour le commerce mondial de l’énergie. Les responsables des sept grandes économies industrialisées ont également plaidé pour une réduction des déséquilibres commerciaux dans une économie mondiale fragilisée par les tensions géopolitiques.

Réunis pour une deuxième journée de discussions consacrées aux conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient et à la volatilité des marchés obligataires, les participants ont souligné l’importance d’assurer un passage maritime « libre et sécurisé » dans cette voie maritime essentielle reliant le Golfe au reste du monde. Ils ont aussi réaffirmé leur volonté de maintenir la pression sur la Russie dans le dossier ukrainien.

Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, hôte de la rencontre, a expliqué que les discussions avaient également porté sur la diversification des approvisionnements en terres rares et minerais critiques, ainsi que sur la nécessité de corriger des déséquilibres économiques jugés « non soutenables ». Selon lui, le Fonds monétaire international devra renforcer ses capacités d’analyse et de surveillance de ces déséquilibres mondiaux.

Dans leur déclaration commune, les membres du G7 ont estimé qu’il était « impératif » de restaurer rapidement la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz afin d’atténuer les tensions pesant sur les chaînes d’approvisionnement mondiales en énergie, en denrées alimentaires et en engrais.

Cette prise de position intervient alors que le président américain Donald Trump a affirmé lundi avoir suspendu une attaque prévue contre l’Iran après la réception d’une proposition iranienne visant à relancer les négociations. Il a évoqué une « très bonne chance » de parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien.

Certains pays du G7 auraient néanmoins exprimé leur irritation face aux frappes menées par Washington et Israël contre l’Iran sans concertation approfondie sur leurs conséquences économiques, notamment le risque de paralysie durable du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part majeure du pétrole mondial.

Les responsables du G7 ont appelé le FMI et la Banque mondiale à soutenir davantage les pays les plus vulnérables face à la flambée des coûts énergétiques et alimentaires provoquée par les tensions au Moyen-Orient.

A noter par ailleurs que trois pays du Golfe ont participé aux discussions parisiennes afin d’évaluer les répercussions régionales de la crise.

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Le conflit au Moyen-Orient bouleverse les flux touristiques internationaux

19. Mai 2026 um 15:17

Le conflit en cours au Moyen-Orient continue de perturber fortement le secteur mondial du tourisme. Et ce, en modifiant les choix des voyageurs et en redistribuant les flux touristiques vers de nouvelles destinations jugées plus sûres. C’est ce qu’il ressort d’une analyse de Capital publiée le 18 mai.

D’après plusieurs acteurs du secteur touristique et des données de marché, les tensions militaires dans la région du Moyen-Orient ont provoqué une baisse significative des réservations vers les pays directement ou indirectement touchés. Des destinations comme la Jordanie, le Liban ou encore certains hubs du Golfe enregistrent un ralentissement marqué de la demande, notamment sur les segments européens.

L’impact ne se limite toutefois pas au Moyen-Orient. Les perturbations des routes aériennes, la hausse des coûts énergétiques et l’incertitude sécuritaire ont également des effets en cascade sur des régions plus éloignées. Certaines destinations d’Asie du Sud-Est, comme la Thaïlande, observent ainsi un recul des arrivées en provenance d’Europe, en particulier sur certaines nationalités.

Dans ce contexte, les voyageurs tendent à privilégier des pays perçus comme plus stables et accessibles. Plusieurs destinations du bassin méditerranéen et d’Afrique du Nord, notamment l’Espagne, le Portugal et le Maroc, enregistrent une hausse de la demande, profitant d’un phénomène de substitution géographique des flux touristiques.

Des acteurs du secteur soulignent que ce déplacement de la demande n’est pas uniquement conjoncturel. Il traduit aussi une recomposition plus large des arbitrages des voyageurs, désormais plus sensibles aux critères de sécurité, de stabilité géopolitique et de continuité des transports aériens.

Les analystes estiment que, tant que les tensions persisteront, cette reconfiguration se prolongera, avec une redistribution durable des parts de marché entre les grandes régions touristiques mondiales. Dans le même temps, certaines entreprises du secteur ajustent déjà leurs prévisions et stratégies commerciales pour s’adapter à cette nouvelle géographie du voyage.

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