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Le Roadshow « Startups et PME innovantes » fait escale à Monastir

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 15:01
Le Roadshow du projet « Startups et PME innovantes », mis en œuvre par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), en collaboration avec Smart Capital et financé par la Banque mondiale, vient de faire escale à Monastir où il a réuni plus d’une centaine d’acteurs de l’écosystème entrepreneurial, de l’innovation et de l’investissement.

Cette nouvelle étape s’est tenue en présence de Mme Nejia Gharbi, Directrice Générale de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et Coordinatrice du projet, de M. Moussa Aissa, Gouverneur de Monastir, et de M. Salman Alibhai, Chef du Projet représentant la Banque mondiale, ainsi que des représentants des autorités régionales et locales, des structures de l’écosystème de l’investissement et de l’innovation, des entrepreneurs et des porteurs de projets.

Plus de 100 acteurs de l’écosystème mobilisés

L’étape de Monastir a enregistré une forte mobilisation avec 102 participants uniques recensés à travers les inscriptions.

Parmi eux figurent notamment 50 représentants de startups, 19 PME, 15 porteurs de projets, 8 structures d’accompagnement, 3 institutions publiques, 3 représentants d’universités et de centres de recherche ainsi qu’un représentant d’un bailleur de fonds.

Cette diversité témoigne de l’intérêt des acteurs régionaux pour les mécanismes de financement et d’accompagnement mis en place dans le cadre du projet « Startups et PME innovantes ».

L’événement a permis de présenter les mécanismes de financement et d’accompagnement destinés aux startups et aux PME innovantes. Une session de pitching a notamment réuni 20 startups et les Child Funds du fonds de fonds ANAVA afin de favoriser les rencontres avec les investisseurs et les opportunités de levée de fonds. Le fonds Innovatech a également été présenté comme un outil de financement pour soutenir le développement des PME innovantes.

La journée s’est clôturée par une visite de Novation City à Sousse, avec une rencontre avec Enova Robotics, une PME technologique bénéficiaire du fonds Innovatech.

Le Roadshow se poursuivra à Gafsa le 22 octobre, puis à Zarzis le 23 octobre 2026, afin de renforcer l’accès au financement et de promouvoir l’innovation dans les régions tunisiennes.

Mohamed Sahbi RAMMAH

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Pêche au poulpe : l’interdiction prolongée jusqu’au 15 novembre 2026 en Tunisie

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 12:25

La période d’interdiction de la pêche au poulpe (Octopus vulgaris) en Tunisie a été prolongée jusqu’au 15 novembre 2026, sur décision du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, émise le 14 octobre 2026. Cette décision repose sur les résultats du suivi scientifique annuel réalisé par l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), en coordination avec les autorités chargées du contrôle des activités de pêche. L’analyse des spécimens collectés indique que la majorité des poulpes présentent un poids inférieur à la taille marchande minimale légale, fixée à un kilogramme. La Commission consultative d’organisation de la pêche, réunie le 13 octobre 2026, a ainsi préconisé la prolongation de la période d’interdiction de la pêche au poulpe d’un mois supplémentaire. Cette prolongation d’un mois vise à accorder un temps de croissance biologique additionnel à l’espèce et à préserver les ressources halieutiques dans les eaux tunisiennes.

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Kairouan : 32 personnes blessées suite au renversement d’un bus transportant des ouvriers

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 12:02

Trente-deux personnes ont été blessées, jeudi matin, suite au renversement d’un bus relevant de la société régionale de transport de Kairouan, qui transportait des ouvriers vers une usine de la région. L’accident s’est produit entre cinq heures et demie et six heures du matin au niveau de la route périphérique de la ville de Kairouan. Le directeur régional de la santé à Kairouan, Jamel Mrabet a indiqué à l’Agence TAP que deux blessés subissent encore des examens complémentaires après que des imageries médicales ont révélé qu’ils ont des fractures tandis que la plupart des autres blessures étaient légères. Il a ajouté que quatre ambulances ont été mobilisées pour renforcer les efforts de la protection civile et assurer le transport des blessés de l’accident vers l’hôpital régional de Kairouan.

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Fête de l’Évacuation : l’ARP rend hommage aux sacrifices des martyrs et appelle à suivre leur exemple

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 10:47

A l’occasion de la commémoration du 63è anniversaire de la fête de l’Évacuation, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a appelé les citoyens à s’inspirer des sacrifices consentis par des générations de martyrs afin de renforcer l’esprit patriotique et d’œuvrer, avec dévouement et abnégation, à la prospérité et à l’inviolabilité de la patrie.

Dans une déclaration publiée jeudi, l’ARP a souligné la détermination des députés à s’acquitter pleinement de leur mission, conscients de l’ampleur des défis à relever et des responsabilités qui leur incombent. Elle a également affirmé leur volonté de poursuivre leurs efforts sans relâche, en concertation avec les institutions et les organes de l’État, au service de l’intérêt supérieur de la nation.

A cette occasion, l’Assemblée a rendu hommage à la mémoire des martyrs tunisiens, ainsi qu’aux héros de la résistance nationale et à ses dirigeants, qui ont sacrifié leur vie pour libérer le pays et contribuer à l’instauration d’un État indépendant et souverain.

L’attachement à ces principes fondamentaux constitue, selon l’ARP, un pilier essentiel pour consolider la confiance en l’avenir, porter haut les couleurs de la patrie, défendre sa souveraineté et répondre aux aspirations du peuple tunisien.

La Tunisie célèbre, ce jeudi 15 octobre, le 63è anniversaire de la fête de l’Évacuation, qui marque le départ du dernier soldat des forces françaises d’occupation du territoire national, le 15 octobre 1963, depuis la ville de Bizerte.

Cet événement historique demeure profondément ancré dans la mémoire collective nationale. Il symbolise le recouvrement de la pleine souveraineté nationale et le rétablissement de l’intégrité territoriale du pays, lit-on de même source.

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Assurance maladie : les cliniques privées alertent sur l’explosion des impayés de la CNAM 

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 10:13

La discorde s’immisce jour après jour dans les relations entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les prestataires de soins privés. Après les pharmaciens d’officine, les médecins de libre pratique, les biologistes et les fabricants de dispositifs médicaux, les cliniques privées montent aujourd’hui au créneau pour dénoncer une situation financière intenable liée à l’accumulation des impayés de la CNAM.

«Les dettes de la Caisse nationale d’assurance maladie envers les cliniques privées ne cessent de gonfler. Elles dépassent aujourd’hui 200 millions de dinars et mettent nos trésoreries sous une pression sans précédent», s’est alarmé le président de la Chambre syndicale nationale des cliniques privées, Boubaker Zakhama, dans une déclaration accordée au «Temps».

«La caisse a cessé de verser le moindre millime aux cliniques privées depuis plus de huit mois. Cette rupture unilatérale et prolongée des paiements commence à faire ses premières victimes concrètes sur le terrain : une clinique privée a dû mettre la clé sous la porte ces derniers jours, tandis que la grande majorité de ses consœurs naviguent dangereusement à vue, et se trouvent au bord de la faillite pure et simple», a-t-il révélé.

Pourtant, ces établissements de soins se trouvent pris dans un étau paradoxal. D’un côté, ils ont l’obligation légale et éthique de prendre en charge les patients couverts par la CNAM, garantissant ainsi l’accès aux soins pour tous les citoyens sans discrimination. De l’autre, ils doivent faire face à un mur de contraintes financières insurmontables. Boubaker Zakhama souligne à ce titre le contraste saisissant et injuste de la situation. «Alors que la CNAM a fermé complètement le robinet des paiements, l’administration fiscale et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) se montrent d’une rigueur inflexible. Elles n’accordent aucune clémence ni délai lorsqu’il s’agit de recouvrer les impôts ou la part patronale des cotisations sociales, aggravant davantage la lente agonie financière des cliniques privées», s’est-il offusqué.

Pour comprendre l’origine de cette crise systémique, il faut remonter à l’année 2015. À cette époque, un choix stratégique gouvernemental a consisté à réorienter une part substantielle des cotisations sociales encaissées par la CNAM vers la CNSS et la CNRPS. L’objectif affiché était de combler les déficits de ces deux caisses de sécurité sociale et d’assurer le versement des pensions de retraite. Toutefois, cette décision a provoqué une saignée de liquidités au sein de l’organisme chargé de gérer le régime national d’assurance maladie, compromettant durablement sa capacité à honorer ses engagements vis-à-vis des prestataires de soins.

Le dernier rapport publié par le ministère des Finances sur les entreprises publiques au début de 2024 révélait déjà l’ampleur de la crise de liquidités qui touche la CNAM : les dettes cumulées de la CNSS et de la CNRPS envers cette caisse atteignaient la somme colossale de 8,787 milliards de dinars à la clôture de 2022. Un chiffre qui a inexorablement enflé au cours des dernières années.

Une réaction en chaîne qui ébranle l’ensemble de l’édifice sanitaire

Cette carence chronique en liquidités engendre une réaction en chaîne dévastatrice qui ébranle l’ensemble de l’édifice sanitaire national. Faute de percevoir leurs créances, les différents maillons de la chaîne, qu’il s’agisse de la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), des fournisseurs de matériel médical ou des laboratoires pharmaceutiques, s’enlisent dans des impayés croissants.

L’onde de choc n’épargne aucun intervenant du secteur libéral. Début septembre, la Chambre syndicale nationale des entreprises de dispositifs et équipements médicaux exprimait déjà sa vive inquiétude face aux tensions de trésorerie asphyxiantes, mettant en garde contre le risque imminent d’une pénurie généralisée de matériel dans les structures publiques. Du côté de la médecine libérale, le Syndicat tunisien des médecins libéraux (STML) avait sonné la mobilisation depuis l’été dernier pour dénoncer l’allongement intenable des délais de règlement dans le cadre du système du tiers payant. Les créances des médecins de première ligne ont ainsi atteint près de 80 millions de dinars, plongeant les praticiens dans une crise de liquidité aiguë.

Le constat est rigoureusement identique chez les biologistes du secteur privé. Ces derniers réclament depuis des mois le règlement immédiat d’arriérés affichant des retards de cinq à six mois. Pour le syndicat des biologistes, cette situation constitue une entorse manifeste à la convention sectorielle, plaçant les laboratoires dans l’incapacité absolue de s’acquitter de leurs obligations fiscales et sociales, tout en menaçant la sécurité et la qualité des prestations offertes aux malades. Même son de cloche chez les pharmaciens d’officine, qui ont brandi à plusieurs reprises la menace de suspendre le tiers payant avant d’aboutir à des compromis de dernière minute.

Face à cette détérioration généralisée, les tentatives de «rafistolage» menées ces dernières années par les autorités compétentes peinent à inverser la tendance. Si le gouvernement avait injecté, fin 2025, un financement exceptionnel de 290 millions de dinars pour soulager la trésorerie des hôpitaux publics et apurer une partie des dettes de la Pharmacie centrale, ces mesures conjoncturelles restent insuffisantes face à l’ampleur du déficit structurel des caisses sociales. Pour les professionnels de santé, l’unique issue salvatrice réside dans la réforme de l’ensemble des régimes de protection sociale (régimes de retraite, régime d’assurance maladie, allocations familiales, etc.) pour restaurer les équilibres financiers de la CNSS et de la CNRPS.

«La situation financière déplorable de la CNAM n’est que le miroir réfléchissant des défaillances du système national de protection sociale. Aucune solution ne sera durable si l’on ne s’attaque pas aux vraies racines du mal», conclut Boubaker Zakhama.

Walid KHEFIFI

 

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Devoirs à domicile :quand les inégalités sociales s’invitent dans la réussite scolaire

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 09:22

Dans les foyers tunisiens, la journée scolaire ne s’achève pas toujours à la sortie des classes. Une fois rentrés à la maison, les élèves doivent souvent reprendre leurs cahiers, réviser leurs leçons, terminer des exercices ou préparer les évaluations du lendemain. Une routine devenue tellement ordinaire qu’elle semble indissociable de la réussite scolaire. Pourtant, derrière cette pratique se cache une réalité bien plus complexe. Tous les enfants ne disposent pas des mêmes conditions pour travailler à domicile, ni du même accompagnement familial.

Entre les parents qui peuvent consacrer plusieurs heures au suivi scolaire de leurs enfants et ceux qui, faute de temps, de moyens ou de connaissances, peinent à les aider, les devoirs à la maison risquent de devenir un facteur supplémentaire d’inégalités. En Tunisie, où la réussite scolaire demeure une préoccupation majeure pour les familles, cette question mérite une attention particulière. Car si l’école est censée offrir à tous les élèves les mêmes chances d’apprendre et de progresser, une partie du travail demandé en dehors de la classe repose sur des ressources qui varient considérablement d’un foyer à l’autre.

Quand la réussite scolaire dépend aussi du milieu familial

Sur le papier, les devoirs à domicile poursuivent un objectif pédagogique légitime. Ils permettent de consolider les acquis, de développer l’autonomie de l’élève et de l’habituer à un travail régulier. Mais leur efficacité dépend largement des conditions dans lesquelles ils sont réalisés. Dans certaines familles, les enfants bénéficient d’un environnement favorable. Ils disposent d’un espace calme, de fournitures adaptées, d’une connexion Internet et, surtout, de parents capables de les accompagner. Ces derniers peuvent expliquer une consigne, corriger un exercice ou aider à surmonter une difficulté. Lorsque cela ne suffit pas, le recours à un enseignant particulier constitue une solution supplémentaire. A l’inverse, d’autres élèves doivent composer avec des conditions beaucoup moins favorables. Dans les logements exigus, où plusieurs membres d’une même famille partagent les mêmes espaces, trouver un endroit tranquille pour étudier peut relever du défi. À cela s’ajoutent parfois l’absence d’équipements numériques, les contraintes financières ou l’indisponibilité des parents.

Les différences ne sont pas uniquement économiques. Le niveau d’instruction des parents joue également un rôle déterminant. Une mère ou un père ayant poursuivi des études supérieures pourra généralement accompagner plus facilement son enfant dans certaines matières qu’un parent dont le parcours scolaire a été interrompu précocement. Cette situation ne traduit évidemment pas un manque d’intérêt pour l’éducation, mais révèle les limites d’un système qui suppose implicitement que chaque famille possède les compétences nécessaires pour prolonger le travail de l’enseignant. La question devient encore plus sensible lorsque les devoirs exigent des explications qui n’ont pas été suffisamment assimilées en classe. L’élève qui dispose d’une aide extérieure pourra surmonter l’obstacle, tandis que celui qui travaille seul risque d’accumuler les incompréhensions. Progressivement, les écarts se creusent, non pas nécessairement en raison de différences de capacités, mais parce que les possibilités d’accompagnement ne sont pas les mêmes.

Les cours particuliers, une réponse qui accentue les disparités

Cette réalité contribue à expliquer la place importante qu’occupent les cours particuliers dans le paysage éducatif tunisien. Pour de nombreuses familles, ils ne représentent plus seulement un soutien destiné aux élèves en difficulté, mais un moyen de suivre le rythme des programmes, de préparer les examens et de préserver les chances de réussite. Le phénomène soulève cependant une contradiction fondamentale. Lorsque la maîtrise des connaissances dépend de plus en plus d’un accompagnement payant, l’égalité des chances promise par l’enseignement public se trouve fragilisée. Les familles disposant de revenus confortables peuvent multiplier les séances de soutien dans différentes matières. D’autres doivent effectuer des sacrifices financiers pour offrir à leurs enfants quelques heures supplémentaires d’apprentissage. Quant aux ménages les plus modestes, ils peuvent être contraints d’y renoncer complètement.

Dans un contexte marqué par la pression sur le pouvoir d’achat, les dépenses éducatives constituent ainsi une charge supplémentaire pour les parents. Les frais de transport, les fournitures scolaires, les équipements et les cours particuliers viennent alourdir un budget familial déjà sollicité par les dépenses essentielles. Cette situation peut également nourrir une forme de compétition scolaire précoce. Dès les premières années de l’enseignement, certains enfants suivent un rythme particulièrement chargé, alternant journées de classe, devoirs à domicile et séances de soutien. Le temps consacré au repos, au jeu et aux activités personnelles se réduit, alors même que ces moments participent pleinement à leur développement. Il serait toutefois réducteur de considérer que tous les devoirs à domicile sont inutiles ou que les cours particuliers constituent systématiquement un problème. Des exercices adaptés, raisonnables et réalisables de manière autonome peuvent favoriser l’apprentissage. La difficulté apparaît lorsque le travail demandé dépasse les capacités de l’élève à le réaliser seul et transfère aux familles une responsabilité pédagogique qu’elles ne sont pas toutes en mesure d’assumer.

Repenser les devoirs pour garantir l’égalité des chances

Face à ces disparités, une interrogation s’impose : l’école doit-elle continuer à faire dépendre une partie de la réussite des élèves de leur environnement familial ? La question ne consiste pas nécessairement à supprimer tous les devoirs, mais plutôt à réfléchir à leur nature, à leur volume et à leur finalité. Un exercice destiné à vérifier la compréhension d’une leçon ne devrait pas nécessiter systématiquement l’intervention d’un adulte ou d’un professeur particulier. De même, le travail à domicile devrait rester proportionné à l’âge de l’enfant et au temps dont il dispose après sa journée scolaire. Une meilleure organisation du travail personnel au sein des établissements pourrait constituer une piste de réflexion. Des séances d’étude encadrées, des dispositifs de soutien gratuits et une attention particulière aux élèves rencontrant des difficultés permettraient de limiter la dépendance à l’accompagnement familial. Cette réflexion renvoie également aux conditions d’enseignement. Lorsque les classes sont chargées, que les programmes sont denses et que les enseignants disposent de peu de temps pour accompagner individuellement les élèves, une partie des difficultés peut se retrouver reportée sur le travail à domicile. Réduire les inégalités suppose donc aussi de renforcer les moyens permettant aux enfants de comprendre et d’assimiler les connaissances pendant les heures de classe. Il importe par ailleurs de distinguer l’implication des parents de leur capacité à enseigner. Encourager un enfant, s’intéresser à ses résultats, valoriser ses efforts et maintenir un dialogue avec ses enseignants constituent des formes essentielles d’accompagnement. En revanche, demander implicitement aux familles de réexpliquer quotidiennement les cours revient à leur attribuer une mission pour laquelle elles ne disposent pas nécessairement du temps ou des compétences requis. L’enjeu dépasse finalement la seule question des devoirs. Il touche à la fonction même de l’école publique, dont l’une des missions fondamentales consiste à réduire les inégalités de départ plutôt qu’à les reproduire.

En Tunisie, où l’éducation a longtemps représenté un puissant levier de promotion sociale, cette problématique prend une dimension particulière. La réussite d’un enfant ne devrait pas être conditionnée par le revenu de ses parents, leur niveau d’instruction ou leur disponibilité après une journée de travail. Les devoirs à la maison peuvent contribuer à l’apprentissage, mais ils ne doivent pas devenir un mécanisme de sélection sociale invisible. Car lorsque deux élèves quittent la même salle de classe avec les mêmes exercices, ils ne rentrent pas nécessairement chez eux avec les mêmes possibilités de les réussir. Et c’est précisément dans cet écart, souvent ignoré, que peut commencer une partie des inégalités scolaires.

Leila SELMI

 

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Grippe saisonnière : la campagne nationale de vaccination lancée le 27 octobre

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 08:59

La campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière en Tunisie démarre le 27 octobre courant, avec la disponibilité des vaccins dans les pharmacies privées et dans les centres de santé de base et les établissements de santé publique.

Le secrétaire général adjoint du syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) Aymen Khélifi, a indiqué que 280 mille doses de vaccin ont été consacrées à la campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière, annonçant qu’un tarif préférentiel sera appliqué cette année pour la vaccination, ne dépassant pas 24 dinars par dose, contre environ 38 dinars l’année dernière.

Khalifi a expliqué, dans une déclaration à l’agence TAP, que cette baisse des prix est due au mécanisme d’ajustement mis en place par la pharmacie centrale, qui est le seul organisme autorisé à négocier directement avec les laboratoires étrangers et à acquérir les vaccins.

Il a relevé que les vaccins seront de même qualité et efficacité dans les secteurs privé (via les pharmacies privées) et public (à travers les centres de santé de base et les établissements sanitaires relevant du ministère de la santé).

La déclaration du secrétaire général adjoint du SPOT intervient après une réunion de coordination tenue mercredi, au siège de la direction des soins de santé de base, qui a réuni les représentants du ministère de la santé, de la pharmacie centrale, et de la direction des soins de santé de base, ainsi que du syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie et de l’ordre des pharmaciens.

Cette réunion annuelle s’inscrit dans le cadre des préparatifs proactifs visant à assurer la réussite de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, à finaliser les préparatifs logistiques et à garantir une meilleure coordination aux niveaux central et régional pour la distribution des doses et l’administration des vaccinations.

Il convient de rappeler que le ministère de la santé a souligné que le vaccin contre la grippe saisonnière est simple, sûr et efficace. Il protège les populations vulnérables contre les complications et les risques liés à cette infection.

La vaccination est particulièrement recommandée aux personnes âgées (65 ans et plus) les personnes atteintes de maladies chroniques (cardiaques, respiratoires, rénales, diabète, immunodéficience) les femmes enceintes et les professionnels de santé.

Le ministère a également souligné que la grippe revient chaque automne et que la période la plus propice à la vaccination se situe  avant l’hiver, précisant qu’elle peut se poursuivre jusqu’au mois de février voire au-delà, après avis médical.

 

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Investissement : entre dynamisme économique et justice sociale

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 08:35

 Par Ahmed NEMLAGHI

Réformes législatives, simplification administrative, modernisation des infrastructures et ouverture sur les partenaires étrangers : la politique de dynamisation de l’investissement engagée sous la présidence de Kaïs Saïed s’inscrit dans une ambition plus large de transformation du modèle de développement. L’objectif affiché est de libérer l’initiative économique, de stimuler l’investissement productif et de créer des emplois, sans renoncer au rôle social de l’État ni à l’exigence d’un développement plus équilibré entre les régions.

L’investissement constitue l’un des principaux leviers de la croissance, de la création d’emplois et de la modernisation de l’économie. Mais, dans la vision économique défendue par le président de la République, il ne saurait être considéré comme une fin en soi. Sa finalité doit également être appréciée à l’aune de sa contribution à la justice sociale, à la valorisation des ressources nationales et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Cette approche se reflète dans les orientations du Plan de développement 2026-2030, qui associe stimulation de l’investissement, développement des secteurs à forte valeur ajoutée, réduction des disparités territoriales et consolidation de la dimension sociale de l’État.

Le climat des affaires représente un enjeu majeur pour la capacité de la Tunisie à attirer les capitaux, encourager l’entrepreneuriat et renforcer la compétitivité de ses entreprises. Les lourdeurs administratives, la multiplication des procédures et les délais d’autorisation peuvent freiner les initiatives et renchérir le coût des projets.

La volonté de réviser le cadre législatif de l’investissement s’inscrit dans cette problématique. Le 31 décembre 2025, un conseil ministériel restreint a examiné un nouveau projet de loi sur l’investissement, présenté comme un instrument destiné à accompagner l’évolution de l’économie et à soutenir un modèle de développement fondé sur la justice sociale et l’équité.

Cette orientation prolonge les efforts engagés pour améliorer l’environnement des entreprises, notamment à travers la loi n° 2019-47 du 29 mai 2019 relative à l’amélioration du climat des affaires. Ce texte met notamment l’accent sur la simplification de la création d’entreprises, l’accès au financement, le partenariat public-privé et la gouvernance des sociétés.

L’enjeu est désormais de faire évoluer le cadre juridique en fonction des besoins des investisseurs et des réalités économiques. Simplifier ne signifie pas supprimer les règles nécessaires à la transparence ou à la protection de l’intérêt général. Il s’agit plutôt de rendre les démarches plus lisibles, de réduire les délais injustifiés et de garantir une application cohérente des textes.

Une réforme efficace doit ainsi offrir aux investisseurs une visibilité suffisante sur les procédures, les obligations et les conditions de réalisation de leurs projets. La stabilité et la prévisibilité du cadre réglementaire constituent des éléments déterminants dans les décisions d’investissement à long terme.

Une administration plus efficace et plus accessible

La simplification administrative est indissociable de la modernisation de l’État. La digitalisation des services, la circulation des informations entre les administrations et la réduction des formalités redondantes peuvent faciliter les démarches des entreprises et améliorer la qualité du service public.

Pour les petites et moyennes entreprises, qui disposent souvent de moyens humains et financiers limités, la complexité administrative peut représenter une charge particulièrement lourde. Des procédures plus simples et des interlocuteurs clairement identifiés peuvent leur permettre de consacrer davantage de ressources à la production, à l’innovation et au développement commercial.

La transformation numérique doit toutefois s’accompagner d’une amélioration réelle du fonctionnement administratif. Une procédure dématérialisée qui reproduit les mêmes lenteurs qu’une démarche papier ne résout pas le problème de fond. La modernisation suppose donc de revoir les circuits de décision, de responsabiliser les structures concernées et d’évaluer les délais de traitement.

L’objectif est de construire une relation plus efficace entre l’État et les opérateurs économiques, dans laquelle la puissance publique facilite les initiatives conformes à la loi tout en veillant au respect des règles et à la protection de l’intérêt collectif.

L’attractivité économique ne se mesure pas uniquement au volume des capitaux mobilisés, elle dépend également de la nature des projets financés, de leur capacité à créer de la valeur et de leur contribution à l’emploi.

La politique défendue par Kaïs Saïed accorde une place importante à l’investissement productif, à l’innovation et aux activités à forte valeur ajoutée. Cette orientation vise à renforcer les capacités de l’économie nationale, à améliorer sa compétitivité et à favoriser la création d’emplois décents, notamment pour les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur.

La question essentielle consiste à rapprocher les investissements des besoins réels de l’économie. Les projets doivent contribuer à élargir les capacités de production, à développer les compétences, à réduire certaines dépendances extérieures et à ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises tunisiennes.

Les petites et moyennes entreprises occupent, à cet égard, une place importante. Leur développement peut favoriser la diversification du tissu économique et soutenir l’emploi dans des secteurs variés. Mais leur croissance nécessite un meilleur accès au financement, un accompagnement technique et juridique ainsi qu’un environnement dans lequel l’initiative est encouragée sans être entravée par des obstacles disproportionnés.

Les sociétés communautaires s’inscrivent également dans cette recherche d’un développement plus ancré dans les territoires. En valorisant les ressources locales et en favorisant l’initiative collective, elles peuvent contribuer à créer des activités économiques là où les investissements traditionnels demeurent insuffisants. Leur réussite dépendra néanmoins de leur gouvernance, de leur viabilité et de leur capacité à accéder aux marchés.

Le développement régional, une priorité stratégique

L’un des défis structurels de l’économie tunisienne réside dans les écarts de développement entre les régions. La concentration des infrastructures, des activités et des opportunités dans certains pôles limite les possibilités d’emploi et d’initiative dans d’autres territoires.

Le Plan de développement 2026-2030 entend répondre à cette situation en accordant une attention particulière aux régions les moins développées, à l’amélioration des infrastructures et à la qualité des services de base. Il prévoit également de soutenir l’émergence de nouveaux pôles de croissance et de renforcer l’attractivité territoriale.

Cette orientation est déterminante pour la politique d’investissement. Les entreprises ne choisissent pas leur implantation sur la seule base des incitations financières. Elles tiennent également compte de l’état des routes, de la disponibilité de l’eau et de l’énergie, de l’accès aux marchés, des compétences disponibles et de la qualité des services publics.

L’investissement public peut alors jouer un rôle d’entraînement, en créant les conditions nécessaires à l’implantation d’activités privées. Cette complémentarité ne signifie pas que l’État doit se substituer aux entreprises, mais qu’il peut réduire les obstacles structurels qui empêchent certains territoires de valoriser leur potentiel.

L’approche ascendante retenue pour l’élaboration du Plan 2026-2030, à partir des propositions des conseils locaux, régionaux et de districts, vise par ailleurs à rapprocher la planification des besoins exprimés sur le terrain.  Son efficacité dépendra de la capacité à transformer ces propositions en projets financés, réalisables et suivis dans le temps.

La diplomatie économique constitue un autre levier de la dynamisation de l’investissement. Les relations avec les partenaires étrangers peuvent favoriser les échanges commerciaux, les transferts de compétences, l’accès aux marchés et la mobilisation de capitaux destinés à des projets productifs.

Dans cette perspective, la recherche d’investissements étrangers peut contribuer à renforcer les capacités industrielles et technologiques du pays. Elle suppose toutefois une stratégie qui identifie les secteurs prioritaires, favorise les partenariats créateurs de valeur et veille à ce que les retombées économiques bénéficient effectivement à l’économie nationale.

Cette ouverture doit être conciliée avec la souveraineté économique défendue par Kaïs Saïed. L’objectif n’est pas de s’isoler des échanges internationaux, mais de rechercher des coopérations qui répondent aux priorités nationales et renforcent les capacités du pays. Les partenariats extérieurs peuvent être utiles lorsqu’ils favorisent la production, l’emploi, la formation et le transfert de savoir-faire.

L’attractivité de la Tunisie dépendra donc autant de la qualité de ses relations économiques que de la crédibilité de son environnement juridique, de la disponibilité des infrastructures et de la capacité de ses institutions à accompagner les projets.

Croissance et État social : une articulation décisive

La politique d’investissement défendue par le président de la République pose une question centrale : comment concilier l’encouragement de l’activité économique avec la protection sociale et une répartition plus équitable des richesses ?

Dans les orientations gouvernementales, l’État social demeure une dimension stratégique du modèle de développement. La croissance est appelée à soutenir l’emploi, à renforcer les systèmes de protection sociale et à améliorer l’accès aux services essentiels. Le Plan 2026-2030 entend ainsi rapprocher les objectifs économiques des impératifs sociaux et territoriaux.

Cet équilibre ne peut toutefois reposer sur les seules déclarations de principe. Il exige des investissements capables de produire des emplois durables, une gestion rigoureuse des ressources publiques et une évaluation des effets des politiques engagées. Il suppose également que les entreprises évoluent dans un cadre prévisible, respectueux des droits des investisseurs comme de ceux des travailleurs.

Le défi est donc double : créer davantage de richesses et veiller à ce que leur production contribue à l’amélioration des conditions de vie. La justice sociale ne s’oppose pas nécessairement à la compétitivité, elle peut au contraire en renforcer les fondements lorsque l’investissement développe les compétences, réduit les inégalités territoriales et ouvre de nouvelles possibilités économiques.

La stratégie de dynamisation de l’investissement s’articule autour de plusieurs leviers complémentaires : réforme du cadre juridique, simplification administrative, modernisation des infrastructures, soutien à l’investissement productif et ouverture sur les partenaires internationaux. Elle s’inscrit dans une conception du développement qui entend associer croissance, souveraineté économique et justice sociale.

Sa réussite se mesurera cependant à des résultats concrets : des projets effectivement réalisés, des entreprises renforcées, des emplois durables créés et des régions qui bénéficient davantage de l’activité économique. La qualité de l’accompagnement administratif, la stabilité des règles et l’évaluation des réformes seront essentielles pour atteindre ces objectifs.

Au fond, l’enjeu de la politique d’investissement portée par Kaïs Saïed est de faire de l’initiative économique un instrument de développement collectif. L’État est appelé à faciliter la création de richesses et à préparer les conditions de l’investissement, tout en préservant sa responsabilité sociale. C’est dans la capacité à faire converger ces deux exigences, dynamisme économique et justice sociale, que se jouera la portée du modèle de développement recherché.



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Météo : prévisions du jeudi 15 octobre 2026

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 07:55

Temps passagèrement nuageux sur l’ensemble du pays. Vent de secteur-Est faible à modéré. Mer moutonneuse à peu agitée. Les températures sont relativement stationnaires, les maximales sont généralement situées entre 24 et 29 degrés et seront à 22 degrés sur les hauteurs-Ouest.

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CSHL : le bout du tunnel enfin ?

Von: tmps
14. Oktober 2026 um 14:52
Partis à se faire dévorer à la petite cuillère par les  » réputés » (?) redoutables Etoilés dans leur fétiche stade olympique de de Sousse, Les protégés du jeune Camseddine Dhaouadi renversèrent contre toute attente la vapeur, déjouèrent tous les pronostics et rentrèrent au bercail avec une ô combien précieuse victoire (0-1). Pourtant le plus optimiste des Hammam-Lifois tablait sur une défaite en priant « in petto » qu’elle ne soit pas très lourde, pas une dérouillée ! D’autant que jusque-là les verts n’avaient collectionné que les revers que ce soit à la maison ou en déplacement : Quatre défaites en autant de rencontres avec tenez-vous bien aucun but inscrit pour quatre concédés !
Chiheb Ben Fradj : le monsieur plus
Le capitaine des verts n’a pas disputé les premières rencontres avec les siens pour une  » futile » question d’entente avec le nouveau directoire(?) alors que Mongi Bhar le Président sortant affirmait sur nos colonnes à la fin de l’exercice écoulé que le dit-joueur serait inéluctablement reconduit. De retour parmi les siens, la défense pour la première fois ne plia pas, mieux : il fut l’auteur du magistral » heading » ayant amené le but libérateur assurant les premiers trois points dans l’excarcelle des banlieusards.
Le résurrection de Moez Ben Chrifia
Voilà quelques semaines, le pauvre Moez Ben Chrifia connu pourtant pour sa droiture et son respect de l’éthique, fut descendu en flammes, vilipendé, stigmatisé par une petite frange de la rue à Hammam-Lif : Il aurait baissé les bras devant l’Espérance Sportive de Tunis, son club d’origine, en concédant un but facilement évitable ! Il n’en eut cure et continua à durement bosser fort de la confiance de son entraineur. A Sousse, il fut un lion dans sa cage écœurant par ses arrêts réflexes les pointes locales. Pour la petite histoire, l’Olympique de Sousse fut pour ainsi dire son point de départ vers la renommée: L’Espérance Sportive de Tunis disputait une demi-finale de la coupe de Tunisie dans la catégorie inférieure contre l’Etoile Sportive du Sahel en présence de son Président à l’époque si Othmane Jnayeh; La parité vierge ayant sanctionné les débats, les tirs au but pour désigner l’heureux finaliste virent Le jeune Moez Ben Chrifia arrêter trois pénalties et qualifier les siens à l’apothéose finale. Le lendemain, il passa d’autorité avec les fanions pour ne plus quitter la catégorie séniors depuis…
Garder les pieds sur terre!
Cette précieuse victoire ramenée méritoirement de Sousse ne devrait pas induire les troupes en erreur. Ne pas pavoiser outre mesure et garder la tête froide. Le chemin est encore très long et dangereusement semé d’embûches. Continuer à mouiller le maillot, à aller durement aux charbons et à appliquer les consignes de leur jeune entraineur « Chamo » qui saura à ne point douter les préparer mentalement pour le restant de la compétition. Ce n’est que de la sorte que le groupe sortira de l’ornière et postulera à un classement digne de sa riche histoire, de son glorieux passé.
Mohamed Sahbi RAMMAH

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Administration : une plateforme numérique d’échange de données entre organismes publics en cours de finalisation

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14. Oktober 2026 um 12:32

La Présidence du gouvernement poursuit les travaux de mise en place d’une plateforme destinée à permettre aux différentes structures publiques adhérentes d’échanger des données de manière instantanée et automatisée. Ce dispositif vise à éviter aux citoyens de fournir des informations ou des documents déjà détenus par les organismes publics ou accessibles via la plateforme.

Cette annonce intervient en réponse à une question écrite de la députée Fatma Mssedi portant sur la gouvernance et la modernisation de l’administration, selon un communiqué publié mercredi par la Présidence du gouvernement.

Dans son communiqué, la Présidence du gouvernement rappelle que le principe de l’échange électronique des données entre les structures publiques, ainsi qu’entre celles-ci et leurs usagers, a été instauré par le décret-loi n° 2020-31 du 10 juin 2020. Les modalités et les procédures d’application de ces dispositions ont été fixées par le décret gouvernemental n° 777 de 2020 du 5 octobre 2020.

Parallèlement, la présidence du gouvernement se penche sur la finalisation de la plateforme nationale des procédures administratives, appelée à constituer un point d’accès unique aux différentes démarches administratives. Ce projet ambitionne de simplifier les procédures, d’alléger les contraintes administratives pesant sur les citoyens, de faciliter l’accès aux services numériques et de réduire les coûts liés à la fourniture de ces services.

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Le Kef : les urgences hospitalières passent au numérique

Von: tmps
14. Oktober 2026 um 11:20

L’hôpital régional du Kef se prépare à lancer un système numérique intelligent d’information des patients, par voie sonore et visuelle au sein du service des urgences.

Placé sous le signe « la technologie au service du patient… pour des urgences plus organisées et efficaces », ce dispositif permettra d’informer les patients sur les résultats de leurs examens de laboratoire et de radiologie, via des écrans associés à des annonces sonores en arabe, facilitant ainsi l’accès à l’information.

Il permet également d’appeler les patients pour leur consultation de manière claire et organisée, de suivre la liste d’attente par ordre de priorité, et d’améliorer la fluidité du travail au sein du service.

Cette solution vise à améliorer l’expérience du patient, faciliter la communication et renforcer l’organisation digitale des urgences.

Fruit d’une conception et d’une réalisation entièrement locales, ce projet allie expertise en gestion hospitalière et innovation technologique, démontrant qu’une digitalisation efficace peut émerger au sein même des établissements de santé du pays.

 

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Proposition de loi relative à la régularisation de la situation des puits agricoles non autorisés : le ministère propose des amendements

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14. Oktober 2026 um 10:14

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a organisé, lundi 12 octobre 2026, une journée d’étude consacrée à la proposition de loi relative à la régularisation de la situation des puits agricoles profonds non autorisés.

À cet effet, le président de la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et hydrique et de la pêche de l’ARP, Omar Ben Omar, a indiqué que cette proposition de loi vise notamment à faire face à l’ampleur croissante du phénomène des puits agricoles non autorisés.

«En effet, certains agriculteurs se trouvent contraints de recourir au puits non autorisé en raison des difficultés rencontrées pour obtenir les autorisations nécessaires, notamment à cause de la bureaucratie administrative et de la complexité des procédures», a-t-il expliqué.

Le député a souligné qu’à l’issue de cette journée d’étude, la proposition de loi devrait être soumise à la séance plénière.

Il a ainsi rappelé que cette initiative fait suite à l’adoption de l’article 81 de la loi de Finances pour l’année 2025, qui prévoit la régularisation de la situation des puits anarchiques. «Toutefois, cet article n’a pas été mis en application», a-t-il précisé.

Le nombre de puits est passé de 246 en 2010 à plus de 3.000 en 2025 

De son côté, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, représenté par le directeur général des ressources hydrauliques, Issa Hlimi, a révélé, lors de cette journée d’étude, que le nombre de puits est passé de 246 en 2010 à plus de 3.000 en 2025, sans compter les puits qui n’ont pas été recensés.

S’agissant des répercussions négatives des puits anarchiques, il a notamment évoqué, sur les plans économique et social, l’augmentation des coûts de pompage et de l’énergie, les conflits entre les exploitants, ainsi que les difficultés liées au contrôle des volumes d’eau prélevés et à leur répartition équitable.

Sur le plan environnemental, il a mis en garde contre la dégradation des écosystèmes oasiens, le recul de la biodiversité, l’affaissement des sols dans le Sud tunisien et la pollution des ressources en eau.

S’agissant des ressources hydriques, il a indiqué que les puits anarchiques contribuent à la baisse du niveau des nappes souterraines, à l’assèchement des anciens puits de surface et à l’intrusion d’eau salée dans les nappes d’eau douce, notamment dans les zones côtières.

«Le volume des ressources en eaux souterraines renouvelables s’élève à 2,5 milliards de mètres cubes», a-t-il déclaré.

Concernant le cadre juridique régissant les eaux souterraines, le responsable a rappelé que celles-ci constituent un domaine public soumis aux dispositions du Code des eaux. 

«L’exploitation des eaux souterraines nécessite une autorisation préalable du ministre chargé des ressources hydrauliques. Cette autorisation ne confère pas un droit de propriété sur l’eau, mais définit les conditions de son utilisation», a-t-il expliqué.

Il a également précisé que l’administration peut refuser une demande lorsque celle-ci risque de compromettre l’équilibre des ressources hydriques. En cas d’infraction ou de risque pour ces ressources, elle peut ordonner la fermeture ou le comblement du puits ou encore limiter le débit de prélèvement. 

Raccourcir le délai d’application

Il convient de rappeler que la proposition de loi présentée par l’ARP comprend quatre articles définissant les conditions et les modalités de régularisation de la situation des puits agricoles non autorisés.

Le premier article prévoit la régularisation des puits agricoles non autorisés creusés avant le 10 décembre 2024, moyennant le paiement d’une redevance de 3.500 dinars, selon des conditions et des procédures fixées par arrêté du ministre chargé des Ressources hydrauliques. Le texte fixe au 31 décembre 2027 la date limite de dépôt des demandes de régularisation.

Le deuxième article prévoit le rejet systématique des demandes comportant des informations erronées, tandis que le troisième article stipule que la décision de régularisation est annulée en cas de manquement du bénéficiaire à ses obligations. Le quatrième article prévoit l’abrogation des dispositions de l’article 81 de la loi n° 48 de 2024 du 9 décembre 2024, relative à la loi de Finances pour l’année 2025.

Toutefois, lors de la journée d’étude, les représentants du ministère de l’Agriculture ont proposé des amendements à cette proposition de loi.

Le premier amendement vise à étendre le champ de la régularisation aux puits agricoles non autorisés creusés jusqu’au 31 décembre 2024, au lieu du 10 décembre de la même année. 

Par ailleurs, le ministère propose de remplacer la date limite du 31 décembre 2027 par un délai maximal d’un an à compter de la publication de l’arrêté du ministre chargé des ressources hydrauliques pour le dépôt des demandes de régularisation.

Nouha MAINSI



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Artisanat : neuf artisans récompensés lors des concours nationaux de tissage et de création artisanale

Von: tmps
14. Oktober 2026 um 10:14

Neuf artisans et artisanes ont été récompensés dans le cadre des Prix nationaux pour le développement de la création artisanale, au titre des concours de tissage de 2025 et des concours sectoriels de 2026, selon deux arrêtés publiés au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) le 13 octobre 2026.

Pour le concours de tissage au titre de l’année 2025, le premier prix, d’une valeur de 4.000 dinars, a été attribué à Aziza Slaoui, du gouvernorat de Kairouan. Le deuxième prix (3.000 dinars) est revenu à Raja Ferjani, de Médenine, tandis que le troisième prix (2.000 dinars) a été décerné à Ali El Abed, de Nabeul.

Au titre du premier concours sectoriel de 2026, Hammadi Snene, du gouvernorat de Mahdia, a remporté le premier prix (4.000 dinars), suivi d’Ahmed Fakhet, de Tunis, lauréat du deuxième prix (3.000 dinars), et de Hanene Khanfir, de Sfax, qui a décroché le troisième prix (2.000 dinars).

S’agissant du deuxième concours sectoriel de 2026, le premier prix (4.000 dinars) a été attribué à Mohamed Bougamra, de Monastir. Souhaila Aounallah, de Nabeul, a obtenu le deuxième prix (3.000 dinars), tandis que Marwa Dridi, de Bizerte, a remporté le troisième prix (2.000 dinars).

Instaurés dans le cadre de la promotion de la création artisanale, les concours nationaux sont organisés annuellement par l’Office national de l’artisanat tunisien (ONAT), conformément au décret n°2023-460 du 5 juin 2023. Le concours de tissage se tient dans le cadre de la Foire nationale des tapis et du tissage. Les créations sont évaluées selon leur identité patrimoniale, leur caractère innovant, leur qualité de finition, leur esthétique et leur potentiel de commercialisation. Les trois lauréats du concours de tissage reçoivent respectivement 4000, 3000 et 2000 dinars.

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Sociétés communautaires : pour une économie de la justice sociale

Von: tmps
14. Oktober 2026 um 09:21

 Par Ahmed NEMLAGHI

Présentées comme un levier de développement régional, de création d’emplois et de valorisation des ressources locales, les sociétés communautaires occupent une place particulière dans la vision économique du président de la République, Kaïs Saïed. Le Conseil ministériel restreint présidé par la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, à la Kasbah, remet au centre du débat les conditions nécessaires pour faire de ce modèle un instrument concret de justice sociale et de développement.

La question économique ne se résume pas à la croissance des indicateurs ou à l’accroissement des investissements, elle renvoie également à la manière dont les richesses sont produites, réparties et mises au service de la collectivité. C’est autour de cette préoccupation que s’inscrit le projet des sociétés communautaires, auquel Kaïs Saïed entend donner une place dans la transformation du modèle de développement tunisien.

En consacrant un conseil ministériel restreint à l’amélioration de leur gouvernance, à la simplification des procédures de création et au renforcement de leur accompagnement, le gouvernement reconnaît que l’avenir de ces structures dépend autant de leur potentiel économique que de la capacité de l’administration à leur offrir un environnement favorable.

Les sociétés communautaires s’inscrivent dans une approche qui entend rapprocher l’activité économique des besoins des territoires et de leurs populations. Leur vocation est de permettre à des personnes réunies autour d’un projet commun de mobiliser les ressources disponibles, de développer une activité productive et de créer des emplois au bénéfice de leur région.

Cette orientation rejoint la conception de Kaïs Saïed selon laquelle le développement doit être davantage ancré dans les réalités locales et contribuer à réduire les disparités entre les régions. Il ne s’agit pas seulement de créer de nouvelles structures économiques, mais de favoriser une participation collective à la production de richesses, en donnant aux populations la possibilité de devenir actrices de leur développement.

Dans cette perspective, les sociétés communautaires peuvent offrir une voie complémentaire aux formes traditionnelles d’entrepreneuriat. Elles sont notamment susceptibles de réunir des compétences, des moyens et des ressources qui, pris isolément, ne permettraient pas toujours de concrétiser un projet viable.

L’enjeu consiste à faire émerger des activités adaptées aux spécificités territoriales : valorisation des produits agricoles, transformation des matières premières, services, artisanat, activités environnementales ou projets liés aux potentialités régionales. Le choix des secteurs doit toutefois répondre à une analyse sérieuse des besoins, des débouchés et des capacités réelles de chaque structure.

La justice sociale par la création de richesses

La justice sociale constitue l’un des fondements politiques mis en avant par le président de la République. Dans cette conception, elle ne saurait se limiter à la redistribution des revenus après la création des richesses. Elle suppose également d’élargir les possibilités de participer à leur production et de permettre aux régions de mieux tirer profit de leurs ressources.

Les sociétés communautaires prennent leur sens dans cette articulation entre activité économique et finalité sociale. En encourageant l’initiative collective, elles sont appelées à contribuer à la création d’emplois, à l’intégration économique des jeunes et à une meilleure valorisation des potentialités locales.

Pour les régions confrontées au chômage, au manque d’investissements ou à l’insuffisance des débouchés, le développement de projets productifs peut représenter une possibilité de diversification économique. Il peut aussi contribuer à limiter la dépendance à l’égard d’activités concentrées dans les grands centres urbains, à condition que les projets disposent des moyens nécessaires pour fonctionner durablement.

La portée sociale de ce modèle ne se mesurera donc pas au seul nombre de sociétés créées. Elle dépendra du nombre d’emplois durables générés, de la qualité des revenus distribués, de la viabilité des activités et de leur capacité à produire des effets positifs sur l’économie locale.

La place accordée aux jeunes dans cette orientation répond à une difficulté persistante : l’écart entre les aspirations professionnelles, les qualifications disponibles et les possibilités d’emploi dans plusieurs régions du pays.

Les sociétés communautaires peuvent ouvrir des perspectives à des porteurs de projets désireux de travailler collectivement à la création d’une activité. Elles peuvent aussi favoriser l’acquisition de compétences pratiques et rapprocher la formation des besoins économiques locaux.

Mais l’initiative ne peut, à elle seule, résoudre le problème du chômage. Pour devenir un véritable outil d’insertion, ce modèle doit s’appuyer sur des projets économiquement viables, une formation adaptée, un accès aux équipements et aux financements ainsi que des débouchés commerciaux identifiés.

C’est dans ce contexte que la recommandation du conseil ministériel visant à mettre en place un dispositif intégré de formation et d’accompagnement revêt une importance particulière. L’appui doit couvrir l’ensemble du parcours : conception du projet, étude de faisabilité, création juridique, gestion, production, commercialisation et développement de l’activité.

Une société communautaire ne peut se consolider durablement sur la seule base de l’enthousiasme de ses fondateurs. Elle a besoin de compétences, d’une organisation rigoureuse et d’une stratégie capable de résister aux contraintes du marché.

Simplifier les procédures et améliorer la gouvernance

Le conseil ministériel restreint a également examiné les difficultés administratives rencontrées par ces entreprises et les moyens d’y remédier. Ce volet est essentiel, car la multiplication des démarches, les délais ou l’absence d’interlocuteurs clairement identifiés peuvent freiner la concrétisation des projets.

La simplification administrative doit permettre aux porteurs de projets de consacrer davantage de temps et de moyens à leur activité productive. Elle suppose des procédures lisibles, une coordination efficace entre les services publics et un accompagnement accessible, notamment dans les régions où l’offre de conseil économique demeure limitée.

Toutefois, l’allègement des formalités ne doit pas se faire au détriment de la transparence ou de la bonne gestion. La gouvernance constitue une condition de crédibilité pour les sociétés communautaires : répartition claire des responsabilités, suivi des ressources, contrôle des dépenses et évaluation régulière des résultats doivent accompagner leur développement.

La recommandation de mettre en place des mécanismes d’évaluation est donc déterminante. Pour mesurer l’efficacité de l’accompagnement public, il faudra pouvoir apprécier les résultats obtenus, repérer les difficultés persistantes et ajuster les dispositifs en fonction des besoins réels des entreprises.

L’une des orientations retenues lors de la réunion consiste à encourager les sociétés communautaires à investir de nouveaux secteurs et marchés porteurs, notamment dans les domaines à forte valeur ajoutée et à dimension stratégique, en cohérence avec le Plan de développement 2026-2030.

Cette démarche est importante pour éviter que les projets ne se limitent à des activités de faible rentabilité ou à des marchés déjà saturés. La valorisation des ressources locales peut produire davantage de bénéfices lorsqu’elle s’accompagne de transformation, d’innovation, d’amélioration de la qualité et d’une véritable stratégie commerciale.

Une production agricole peut, par exemple, gagner en valeur lorsqu’elle est transformée ou commercialisée sous une forme répondant aux attentes du marché. De même, des ressources régionales encore insuffisamment exploitées peuvent soutenir des activités nouvelles, pourvu que les investissements, les compétences et les débouchés soient réunis.

Il ne s’agit pas de disperser les initiatives dans tous les secteurs, mais d’identifier les activités pour lesquelles chaque territoire possède des atouts réels. La réussite du modèle dépendra de cette capacité à concilier ambition sociale et rationalité économique.

De l’ambition politique à la viabilité économique

Le modèle des sociétés communautaires traduit une volonté de faire de l’initiative collective un instrument de développement et de justice sociale. Sa cohérence avec les orientations de Kaïs Saïed tient à cette recherche d’un lien plus direct entre les ressources des régions, la création de richesses.

Mais une ambition politique ne devient une réussite économique que si elle se traduit par des résultats durables. Les entreprises doivent pouvoir accéder aux compétences, aux équipements, au financement et aux marchés indispensables à leur activité. Elles doivent également bénéficier d’un accompagnement qui respecte leur autonomie et leur permette de prendre des décisions adaptées à leur environnement.

L’État a, dans ce processus, un rôle déterminant : simplifier, former, conseiller, faciliter l’accès aux opportunités économiques et évaluer les résultats. Il ne peut cependant se substituer à la viabilité des projets ni à la qualité de leur gestion.

Le défi consiste ainsi à faire des sociétés communautaires des acteurs économiques capables de créer de la valeur, plutôt que de simples structures administratives bénéficiant d’un soutien ponctuel. Leur pérennité sera le meilleur indicateur de leur contribution au développement régional.

En définitive, la portée du projet défendu par Kaïs Saïed se mesurera à sa capacité à transformer l’initiative collective en emplois stables, les ressources locales en richesses durables et la promesse de justice sociale en améliorations tangibles pour les citoyens. La simplification des procédures et le renforcement de l’accompagnement constituent des étapes importantes. La réussite dépendra désormais de la qualité des projets, de leur gouvernance et de leur aptitude à s’inscrire durablement dans l’économie nationale.

 

 

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Ligue des champions : le Bayern tenu en échec par un Viking combatif (3-3)

Von: tmps
14. Oktober 2026 um 08:48

Le Bayern Munich, mené 2-0 à la pause, a finalement été tenu en échec par le Viking (3-3), à Stavanger, et a perdu son meneur de jeu Michael Olise, exclu, mardi soir en phase de

ligue de la Ligue des champions.

Cueillis à froid sur un but sur corner de Gianni Stensness (2e), l’ogre allemand a concédé un nouveau but signé Peter Christiansen (38e). Mais, en deux temps, Harry Kane a relancé la partie d’abord sur pénalty puis sur une

tête en force (54e, 60e) avant un troisième but inscrit par Luis Diaz à 20 minutes de la fin. L’exclusion de Michael Olise pour un geste d’humeur à un quart d’heure de la fin a permis aux Norvégiens de recoller en toute fin de

match par Herman Haugen (90e, 3-3).

Les Bavarois, moins souverains en Bundesliga où ils pointent à une inhabituelle troisième place, accueilleront Arsenal sans l’international français dans un choc des titans de la troisième journée la semaine prochaine.

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Marché des véhicules électriques : une croissance sur les chapeaux de roue 

Von: tmps
14. Oktober 2026 um 08:32

Longtemps perçu comme une petite niche réservée à une élite ultra-aisée et freiné par des barrières douanières et fiscales dissuasives, le marché de la mobilité électrique en Tunisie connaît un véritable tournant. Le secteur de la mobilité bas carbone accélère à un rythme inédit depuis le début de l’année en cours, transformant profondément le paysage automobile national. Selon les dernières données publiées par la Chambre nationale des concessionnaires et des constructeurs automobiles, les ventes des quatre-roues éco-responsables ont explosé les compteurs. Alors que le marché n’avait enregistré qu’environ 600 véhicules électriques écoulés sur l’ensemble de l’année 2025, la barre des 1.100 unités vendues a été franchie durant les quatre premiers mois de 2026, ce qui confirme l’appétit grandissant des automobilistes tunisiens pour les technologies propres.

«La demande augmente aussi bien pour les véhicules 100% électriques que pour ceux hybrides», a souligné Brahim Debbache, le président de la chambre rattachée à l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA).

Selon lui, la «phase de forte croissance ne fait que commencer». Le syndicat patronal s’attend, en effet, à ce que le nombre de véhicules à faibles émissions qui devraient être commercialisées sur l’ensemble de l’année en cours s’approche de 4.000 unités, avec l’arrivée de nouvelles marques et la hausse des commandes passées auprès des marques ayant déjà pignon sur rue. À ce rythme, l’objectif de 50.000 véhicules électriques vendus par an en 2030 fixé par les autorités devrait être atteint facilement, alors que le secteur des transports représente environ 30% de la consommation finale d’énergie du pays et plus d’un quart de ses émissions de gaz à effet de serre.

Le principal catalyseur de cette dynamique réside incontestablement dans la volonté des pouvoirs publics de verdir le parc automobile tunisien et de renforcer l’efficacité énergétique dans un secteur des transports particulièrement énergivore à l’heure où la facture des carburants pèse lourdement sur les finances publiques. Au premier semestre 2026, les subventions aux carburants ont atteint 2,427 milliards de dinars, représentant 69,62% du total des dépenses de subvention de l’État tunisien.

Le directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Abdelhamid Gannouni, rappelle que le démarrage en trombe que connaît le secteur de la mobilité électrique est le fruit du renforcement progressif des mesures incitatives adoptées dans les dernières lois de finances. «Les voitures électriques bénéficient actuellement d’une exonération totale des droits de douane, qui ont été ramenés de 30% à 0%. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a été abaissée de 19 à 7%, tandis que la taxe de circulation a été réduite de 50%», a-t-il détaillé dans une vidéo publiée récemment par l’agence.

Éliminer deux angles morts pour débloquer le potentiel du secteur

À cela s’ajoute l’adoption d’un nouveau mode de calcul de la puissance fiscale. Auparavant pénalisées par les formules des moteurs thermiques, les voitures électriques sont désormais classées de manière juste, allant de 2 ou 3 chevaux fiscaux jusqu’à 7 CV pour les modèles de plus grande taille. Ces mesures ont provoqué une onde de choc positive sur les grilles des prix des concessionnaires. Une voiture électrique autrefois commercialisée aux alentours de 100.000 dinars s’affiche désormais à près de 58.000 dinars, soit une baisse spectaculaire de plus de 40%, avec des fourchettes tarifaires globales oscillant entre 45.000 et 65.000 dinars pour les citadines.

D’autre part, la levée des freins administratifs, notamment la sortie des voitures électriques du système restrictif des quotas, a permis d’inonder le marché d’une offre beaucoup plus riche et diversifiée. Le nombre de modèles proposés en Tunisie a ainsi grimpé d’une quinzaine il y a deux ans à plus de 60 modèles aujourd’hui.

Le principal frein à une croissance plus rapide du marché réside cependant dans le déficit d’infrastructures. Le déploiement des points de recharge se fait actuellement beaucoup plus rapidement que le virage vers l’électrique, car on a jusqu’ici mis la charrue avant les bœufs.

Le réseau national de bornes demeure embryonnaire et profondément inégalitaire. La grande majorité des stations fonctionnelles se concentre dans le Grand Tunis et les grandes villes situées sur le littoral.

À mesure que le parc grandit, la structuration d’un cadre réglementaire et technique régissant l’activité de recharge publique et privée devient une priorité absolue. Les données de l’ANME révèlent qu’environ 90% des recharges s’effectuent dans la sphère privée (à domicile ou sur le lieu de travail), tandis que 10% seulement se font dans des bornes publiques. Dans ce dernier segment, la recharge rapide en courant continu ne représente que 3% des opérations, démontrant que l’usage quotidien s’appuie d’abord sur une routine de recharge nocturne ou stationnaire.

L’autre obstacle qui empêche les ventes des véhicules électriques à passer à la vitesse supérieure concerne l’absence d’un service après-vente et le déficit de compétences spécialisées dans la maintenance. Passer du moteur thermique au bloc électrique exige une transformation radicale des compétences. La mécanique traditionnelle cède ici la place à la mécatronique de haute tension, à la gestion électronique avancée et à la manipulation de systèmes de stockage d’énergie complexes. Actuellement, en dehors des ateliers officiels de quelques concessionnaires pionniers, les mécaniciens indépendants et les centres d’entretien de quartier sont totalement dépourvus des formations et des outillages de sécurité requis. En cas de panne complexe ou de sinistre sur le circuit électrique du véhicule, le consommateur se retrouve face à un vide technique inquiétant.

Ce n’est qu’en éliminant ces angles morts qu’on pourrait faire des véhicules hybrides et électriques les rois de la route de demain. 

Walid KHEFIFI

 

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Conseil des ministres : Kaïs Saïed affirme que « les citoyens ne sont pas de simples chiffres »

Von: tmps
14. Oktober 2026 um 07:42

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, mardi, au palais de Carthage, une réunion du Conseil des ministres consacrée à la situation générale du pays et aux projets de loi de finances et de l’équilibre économique pour l’année prochaine.

Cité dans un communiqué, le chef de l’Etat a affirmé que l’investissement ne peut porter ses fruits que dans une stabilité sociale fondée sur la justice et l’équité, soulignant que la satisfaction des besoins des citoyens, dans tous les domaines et toutes les régions, demeurera « une priorité absolue ».

Abordant le projet de loi de finances, le président Saïed a mis en avant l’orientation de ce texte vers la consécration de la justice sociale et l’allègement de la pression fiscale, estimant qu’une divergence de vues autour de sa teneur est « un fait normal » pourvu qu’elle ne lèse pas les intérêts de la patrie ou ne porte pas atteinte au droit des citoyens à une vie digne.

Le chef de l’Etat a par ailleurs souligné que les citoyens ne sont pas de « simples chiffres » mais plutôt des êtres humains dotés de droits naturels que chaque responsable en poste doit veiller scrupuleusement à concrétiser, en levant les obstacles qui s’y opposent et en prenant conscience des sacrifices des martyrs et des aspirations du peuple tunisien.

Il a affirmé que le peuple tunisien attend des réalisations concrètes répondant à ses attentes, mettant en garde quiconque pense, en secret ou au grand jour, pouvoir faire chanter l’Etat ou perturber ses rouages.

« Ils se trompent d’adresse », a-t-il conclu.

 

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Météo : prévisions du mercredi 14 octobre 2026

Von: tmps
14. Oktober 2026 um 07:37

Nuages parfois denses sur le Sud-Est et les régions côtières de l’extrême Nord, avec des pluies temporairement orageuses. Nuages passagers sur le reste du pays.

Vent de secteur nord sur le Nord et le Centre et de secteur est sur le Sud, relativement fort près des côtes Est et faible à modéré ailleurs.

Mer agitée à très agitée sur la plupart des côtes.

Les températures maximales généralement comprises entre 24 et 29 degrés, avoisinant 22 degrés sur les hauteurs de l’Ouest et atteignant 31 degrés dans le Sud-Ouest.

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Migration clandestine vers l’Italie : les raisons d’une chute spectaculaire des départs depuis la Tunisie

Von: tmps
13. Oktober 2026 um 19:50

La situation de la migration clandestine (ou irrégulière) entre la Tunisie et l’Italie est en train de connaître un tournant majeur en 2026, marqué par une chute spectaculaire des traversées depuis les côtes tunisiennes. Cette dynamique en recul n’est pas fortuite puisqu’elle résulte, avant tout, du renforcement drastique des contrôles sécuritaires et géopolitiques dans la région, aussi bien en Tunisie qu’en Italie.

En se fiant aux données et chiffres récents publiés par les autorités compétentes dans les deux pays, le nombre de prétendants à la migration clandestine est en nette baisse. Ces données officielles compilées en octobre 2026 confirment une tendance amorcée dès 2025. Une chute de plus de 56% des arrivées globales de migrants sur les côtes italiennes au cours des dix premiers mois de 2026. Cette baisse atteint même des proportions historiques de près de 80% pour la seule route tunisienne par rapport aux années records (comme 2023).

L’Algérie donne l’impression de prendre la relève puisqu’elle est en train de supplanter la Tunisie comme point de départ principal au Maghreb, tandis que la Libye a repris la tête des départs de la route de la Méditerranée centrale.

C’est dire que derrière cette baisse globale, les flux migratoires en provenance du Maghreb connaissent des évolutions contrastées : les départs depuis la Tunisie poursuivent leur recul, tandis que ceux en provenance d’Algérie affichent une progression notable.

Cette évolution intervient dans un contexte de durcissement de la politique migratoire de l’Union européenne, marqué notamment par l’accélération des expulsions, le renforcement des contrôles aux frontières et le projet de mise en place de centres de retour dans des pays tiers.

Une forte tendance à la baisse

Selon les chiffres arrêtés au 15 octobre de chaque année et relayés par l’ancien député Majdi Karbai, l’Italie a enregistré 24.092 arrivées de migrants au cours des dix premiers mois de 2026, contre 54.965 durant la même période de 2025 et 54.129 en 2024. Cette baisse de 56,2% sur un an ramène les arrivées à leur niveau le plus bas sur la période considérée depuis 2024.

Le Bangladesh reste le principal pays d’origine des migrants arrivés sur les côtes italiennes, malgré une forte diminution des flux. Le nombre de ressortissants bangladais recensés est ainsi passé de 16.175 en 2025 à 5.794 en 2026.

Toutefois, c’est la recomposition des flux migratoires en provenance d’Afrique du Nord qui retient particulièrement l’attention. Alors que les arrivées depuis la Tunisie poursuivent leur baisse, celles en provenance d’Algérie progressent sensiblement, témoignant d’une évolution des routes migratoires empruntées pour rejoindre la péninsule italienne.

D’après les données présentées par Majdi Karbai, la Tunisie occupait la troisième place parmi les pays d’origine en 2024, avec 7.158 arrivées, soit près de 13% du total. Sa position s’est ensuite dégradée en 2025, année durant laquelle elle est passée à la huitième place avec 1.519 arrivées. Au cours des dix premiers mois de 2026, 1.275 arrivées en provenance de Tunisie ont été recensées.

En deux ans, le nombre d’arrivées depuis la Tunisie a ainsi chuté de 82,2%. Cette baisse confirme le recul marqué de cette route migratoire, longtemps considérée comme l’un des principaux axes de départ vers les côtes italiennes.

Les raisons d’un coup d’arrêt forcé

Le tarissement des flux s’explique principalement par la mise en application des accords passés entre le gouvernement italien de Giorgia Meloni, l’Union européenne et les autorités tunisiennes. Des accords qui ont permis de passer à la vitesse supérieure en termes de contrôle plus serré avec l’entrée en vigueur des actions suivantes :

*externalisation des contrôles : la Garde nationale tunisienne a intensifié ses opérations maritimes et terrestres, bloquant des dizaines de milliers de départs directement depuis ses plages (comme à Sfax, Mahdia ou Kélibia) ; *démantèlement des camps des migrants subsahariens : les autorités tunisiennes ont mené de vastes opérations d’évacuation des camps de fortune (notamment dans la région d’El-Amra), 

*durcissement des règles de retour : le 1er octobre 2026, le Conseil de l’UE a validé de nouvelles directives facilitant le renvoi des personnes sans droit de séjour, ouvrant la voie à la création de «centres de retour» hors-UE, une pratique discutable que la Tunisie cherche toujours à assouplir.

Et si la «harga» touche encore les jeunes Tunisiens qui rêvent toujours d’améliorer leur situation sociale, la majorité des personnes bloquées en Tunisie ou arrivant en Italie par cette route sont originaires d’Afrique subsaharienne (Guinée, Côte d’Ivoire, Mali, Soudan) et d’Asie du Sud (Bangladesh, Pakistan).

D’autres facteurs ont également contribué à cette chute, principalement la coopération entre les autorités tunisiennes et l’Organisation internationale des migrations (OIM), le bras de l’ONU qui organise des «retours volontaires» des migrants vers leur pays d’origine. Grâce à ce travail en commun, ils sont plus de cinq mille migrants sahariens à rentrer dans leurs pays d’origine alors qu’ils planifiaient de rejoindre clandestinement les côtes italiennes.

Parallèlement à ces mesures de plus en plus serrées pour freiner la migration clandestine, l’Italie et la Tunisie tentent de promouvoir des canaux régulés. Le mécanisme italien du «Décret Flussi» organise le recrutement de milliers de travailleurs tunisiens qualifiés (notamment dans l’agriculture et le BTP), bien que les lourdeurs bureaucratiques européennes continuent de pousser certains candidats vers la clandestinité.

Kamel ZAIEM

 

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