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Empfangen — 24. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Carnets Scandinaves (5) : Dans le train du retour

24. August 2026 um 11:29

J’ai repéré deux bars irlandais « Sir Winston » et le « Wild Rover ». Je reviens dans les parages, l’ambiance y est plutôt tiède et malgré des bières alléchantes, je passe mon chemin. J’aurais bien voulu m’y encanailler mais les prix sont horriblement chers. Je finis par me rabattre sur une bouteille de Doctor Pepper achetée chez l’épicier du coin, un 7/11 qui apparemment ne ferme pas de la nuit. J’ai une longue histoire d’amour avec ce docteur moustachu et le soda qu’il a concocté en 1885. Je bois avec plaisir et presse un peu le pas dans le réseau de rues qui peu à peu se vident.

Un autre bistrot irlandais, « The Dubliner », me fait de l’œil. Vais-je me laisser tenter malgré le temps qui m’est compté ? Je préfère poursuivre mon chemin dans cette ville dont je ne sais presque rien. La bière attendra des heures moins intenses et peut-être, un jour prochain, me sera-t-il donné de savourer une Guiness à Dublin.

Dans le train du retour. La boucle est presque bouclée et il ne me restera bientôt que quelques heures à passer à Copenhague avant de rallier Paris puis Tunis. Souvent, ce voyage scandinave a ressemblé à une course contre la montre. Chaque minute était précieuse même au cœur de toutes ces nuits duelles puisque le jour ne fléchissait presque jamais.

Le convoi vient de s’ébranler. Oslo qui rime avec solo est maintenant derrière moi. Un dernier regard sur la ville et ses banlieues alors que le train prend de la vitesse. J’ai l’esprit déjà ailleurs mais je continue à savourer ces vingt-quatre heures de veille et d’éveil qui m’ont rappelé mes premiers voyages à Prague, Amsterdam ou Helsinki. Certains de ces souvenirs ont presque cinquante ans et sont habités par les bruissements d’un temps révolu.

D’autres bribes de mémoire remontent depuis le début de ce voyage en train qui me rappelle un livre de Michel Butor et un autre d’Alain Rondeau.

Je me sens à l’image d’un personnage qui se serait échappé d’un roman pour en vivre un autre. Depuis le début, je n’ai pas cessé de discrètement observer les passagers et parfois m’entretenir avec eux. Aujourd’hui, le train a l’air d’une tour de Babel nomade : une famille indienne est à ma gauche et à côté et en face de moi, ce sont des Suédois qui reviennent à Malmö.

Juste derrière, un couple de Libanais voyagent avec leurs enfants. Au-delà, j’ai du mal à voir car la voiture s’étire en longueur, avec une allée centrale et des sièges sur les côtés.

Je ne sais pourquoi ce train m’évoque les immeubles humainement bigarrés du Passage et de Lafayette lorsque malgré les différences, l’harmonie était la règle tacite entre Siciliens, Maltais et Tunisiens juifs ou musulmans. Ce que m’apprennent constamment les villes européennes – où qu’elles soient – réside dans cette diversité assumée, ce meltingpot qui saute aux yeux et constitue un élément important de l’identité occidentale dans son ensemble.

Loin de moi l’idée de disserter. Il n’en reste pas moins que notre propre diversité tunisienne est derrière nous, figée dans les oripeaux de la nostalgie et de villes qui ne sont plus. Pourtant, les migrants africains et même nos propres conjoints interrogent notre conscience du monde, de notre identité et de l’altérité d’où qu’elle vienne.

Malheureusement, au lieu de répondre aux questions contemporaines, nous préférons esquiver en cherchant à justifier ce qui ne saurait l’être.

Parfois, le paysage norvégien me tire de ma rêverie. Des bras de mer qui s’enfoncent dans les terres, des granges rouges qui attendent les meules de foin, toutes les déclinaisons du vert et bien sûr quelques clochers qui, altiers, ponctuent villes et villages. Je ne me sens pas étranger à ce paysage. Autrement dit, je le reconnais et en saisit pleinement la beauté et certains détails.

Parfois, je savoure certaines similitudes avec d’autres contrées que j’ai également traversées en train. Mais ici, alors que nous approchons de la frontière suédoise, la sensation est différente à cause de la lumière qui change sans arrêt, des nuages que le vent ne cesse de repousser et aussi du jour dont les tonalités successives me rappellent, par leurs fluctuations, les bleus innombrables de la baie de la Marsa.

Il pleut et le vent est plus fort. De ma fenêtre, je vois les ondulations des arbres et la nature qui regorge d’eau. Ni oliviers, ni palmiers : la Méditerranée est loin alors que la Baltique est proche. L’horizon s’est obscurci et se confond avec les forêts qui barrent mon regard alors que les petites gares se succèdent et se ressemblent.

Ma réflexion continue bercée par le ronronnement du train. Toutefois, ma nuit blanche et Morphée finissent par me rattraper. Je renonce à écrire à cause de mes yeux qui se ferment. Une sieste ne pourra me faire que du bien.

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Mémoire : Kalthoum Bornaz, dix ans après

24. August 2026 um 10:39

Né le 24 août 1945, Kalthoum Bornaz est décédée le 3 septembre 2016 suite à un malheureux accident domestique.

Diplômée de l’Idhec en 1968, cette cinéaste a eu un long parcours de scripte et de monteuse avant de passer à la réalisation avec le court métrage « Couleurs fertiles » en 1984.

Kalthoum Bornaz réalisera ensuite plusieurs autres films courts et deux longs métrages de fiction qui sont « Kesswa, le fil perdu » et le second opus « Chtar Mhaba » respectivement en 1996 et 2008.

Elle fut une grande cinéaste et nous a laissé ces deux films inoubliables. À sa sortie, « Kesswa » avait surpris le public confronté à une jeune mariée lancée dans une dérive urbaine à la recherche d’une salle des fêtes.

Quelques années plus tard, son deuxième long métrage « Chtar Mhaba » posait dès 2008, la question de la parité dans l’héritage à travers les personnages de Sélim et Sélima, deux jumeaux face à leur père.

Kalthoum Bornaz a également réalisé un moyen métrage en 1987. Ce film intitulé « Trois personnages pour un théâtre » est un plaidoyer pour sauver le Théâtre municipal de Tunis alors menacé de démolition.

Paix à son âme dix ans après son tragique accident. Elle reste dans nos mémoires grâce à ses films et aux travaux documentaires de sa sœur aînée Alia Bornaz Baccar.

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Raghed, une enfant de cinq ans aux prises avec le diabète et en manque de couverture sociale

24. August 2026 um 10:19

C’est à la fois un cri du cœur et un appel au secours que vient de lancer Ali Bouhouchi pour aider sa fille Raghed à retrouver une enfance pleine d’espoir.

Avec des mots simples et précis, ce père de famille explique la situation de sa fille diabétique depuis son plus jeune âge et dépendante d’outils que la Caisse nationale d’assurance maladie ne couvre pas.

C’est d’une pompe à insuline et d’un système de surveillance continue du glucose que cette famille a besoin comme l’explique Ali Bouhouchi dans une lettre aux bonnes volontés dont voici le texte.

« Je suis le papa de Raghed Bouhouchi, une petite fille de 5 ans, atteinte d’un diabète de type 1 depuis l’âge de 2 ans.

Depuis trois ans, Raghed vit un combat quotidien. Chaque journée est rythmée par 3 à 5 injections d’insuline rapide, une injection d’insuline à action prolongée, ainsi que 6 à 8 contrôles de sa glycémie. Malgré son jeune âge, elle supporte courageusement ces soins douloureux.

Elle nous demande souvent pourquoi elle doit subir toutes ces piqûres alors que son frère peut vivre normalement. En tant que parents, il est très difficile de voir son enfant souffrir sans pouvoir lui offrir les meilleures solutions.

Aujourd’hui, notre priorité est de lui offrir une pompe à insuline et un système de surveillance continue du glucose (CGM) afin d’améliorer sa qualité de vie et de limiter les injections quotidiennes.

Il faut également préciser que la CNAM ne rembourse actuellement que l’insuline. Les équipements indispensables tels que la pompe à insuline, le système de surveillance continue (CGM) ainsi que les capteurs, qui doivent être remplacés régulièrement, restent entièrement à notre charge et représentent un coût très important pour notre famille.

Si le montant des dons le permet, nous souhaiterions également financer une évaluation médicale spécialisée en Chine et, uniquement si les médecins spécialistes considèrent cette option adaptée à l’état de santé de Raghed, couvrir les frais d’un éventuel traitement par cellules souches dans le cadre des recherches et essais cliniques actuellement menés.

Les dons serviront à financer :

  • L’achat d’une pompe à insuline.
  • Un système de surveillance continue du glucose (CGM).
  • Les capteurs et consommables, à renouveler régulièrement.
  • Les consultations et le suivi médical spécialisé.
  • Si les fonds le permettent, les frais de voyage, d’examens médicaux et d’un éventuel traitement en Chine, uniquement sur avis favorable des médecins spécialistes.

Chaque don, même le plus modeste, représente un immense espoir pour Raghed. Si vous ne pouvez pas contribuer financièrement, le simple partage de cette cagnotte nous sera d’une aide précieuse.

Merci infiniment pour votre générosité, votre solidarité et vos prières. Ensemble, nous pouvons offrir à Raghed une vie plus sereine et un avenir meilleur ».

Tel est le message d’un père au chevet de sa fille de cinq ans, un père qui espère que son appel fera boule de neige et aidera Raghed, son enfant malade à retrouver l’espoir.

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Sidi Bou Saïd raconté aux enfants par la voix, la plume et le dessin

24. August 2026 um 10:06

Les plus petits auront désormais leur livre pour aller à la découverte de Sidi Bou Saïd grâce à un ouvrage original destiné en priorité aux enfants de 3 à 6 ans.

L’éditeur La Voix du livre vient en effet de publier un ouvrage bilingue (tunisien et français) intitulé « Mima, on va où? A Sidi Bou Saïd ».

Écrit par Emna Mrad, illustré par Dorra Borgi et édité par Zakia Bouassida, cet ouvrage est accompagné d’un livre audio dans les deux langues lu par l’auteure avec une musique originale composée par le flûtiste Mohamed Ben Salha.

L’ouvrage est complété par des bonus ludiques pour jouer, apprendre de nouveaux mots tunisien et français ainsi que la translittération qui permet à ceux qui ne maitrisent pas l’alphabet arabe de lire le tunisien en lettres latines.

L’événement de lancement aura lieu mercredi 26 août à 18h30 à la Librairie Fahrenheit 451 à Carthage Dermech.

Au programme : une lecture dans les deux langues animée par l’auteure qui sera accompagnée par le flûtiste, un coloriage collectif, des dédicaces illustrées et beaucoup de surprises pour les grands et les petits.

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Empfangen — 23. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Everyday Tunisians : Sadok Zghal, les artistes et l’histoire

23. August 2026 um 11:42

Celles et ceux qui connaissent Sadok Zghal peuvent assurément témoigner de sa grande sensibilité et de sa vaste connaissance de l’histoire des arts.

Depuis plusieurs années, ce juriste de formation s’est donné pour sacerdoce de partager les œuvres des grands artistes ayant peint la Tunisie.

Ainsi, grâce à ses recherches précises et ouvertes aux quatre vents de la création, ses lecteurs ont pu découvrir sur les réseaux sociaux maintes traces lumineuses.

De Paul Klee à August Macke, de Max Moreau à Yahia Turki, de Kandinsky à Munter, Sadok Zghal continue à diffuser des centaines de tableaux souvent peu connus.

De la sorte, il partage son jardin secret tout en diffusant les plus remarquables images de la Tunisie dans la peinture internationale.

Toujours sur la brèche, Sadok Zghal cultive une curiosité héritée de ses lectures et aussi des travaux de son père le sociologue Abdelkader Zghal. Suivi par de nombreux esthétes, Sadok Zghal nous apprend au quotidien qu’on peut être un influenceur apprécié tout en restant ancré dans l’art, la culture et la beauté.

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Doc House : 3300 dinars pour les jeunes cinéastes

23. August 2026 um 11:35

Le projet « Tatwir » est de retour pour sa 4ème édition. Portée par Doc House, cette initiative propose un programme visant à guider les participant.e.s à travers les différentes phases de développement de leurs projets de longs métrages de films documentaires.

Cette initiative se déroulera selon les étapes suivantes :

  • Une résidence d’écriture du 28 septembre au 3 octobre 2026
  • Une phase d’écriture & de développement
  • La réalisation d’une démo
  • La rencontre avec des structures d’appui

Une bourse individuelle de 3300 dinars sera allouée à chaque projet sélectionné.

Le dernier délai de soumission des candidatures est fixé au 31/08/2026. « Tatwir  » est un projet de Doc House, soutenu par IMS ( International Media Support ).

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Empfangen — 22. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Carnets Scandinaves ( 4 ) : Spirales à Oslo

22. August 2026 um 11:36

Je boîte un peu. Mon pied de Vulcain me donne des soucis depuis quelques semaines. Et comme j’ai marché plusieurs heures, la douleur s’est réveillée à cause de ces randonnées en spirale qui m’occupent loin de tout émerveillement.

J’ai pourtant tendance à m’extasier devant la beauté et même celle austère des monuments d’Oslo devrait m’émouvoir. Or, je suis comme insensible à la ville où je me trouve dans un pays où je me rends pour la première fois. Passés les premiers frémissements et la magie des fjords, je me suis comme refermé et arpente une ville qui reste anonyme et où seules m’aimantent la gloire de la lumière et la complainte de l’homme blessé qui parle à son miroir.

Mon spleen scandinave chevillé à l’âme, je ressens fortement le besoin d’une introspection qui irait au-delà de l’écorce des jours et retrouverait la source de mon trouble. Alors que je remue mes tréfonds, les mouettes continuent à ricaner sur un ton rieur qui contraste avec mon état. On dirait qu’elles se moquent de moi et du tragique banal que j’essaie de dénouer.

Un canon tourné vers le fjord, vestige silencieux face au paysage norvégien. (Photo: Hatem Bourial)

Perplexe, je continue à boitiller en pensant aux oiseaux de Hitchcock et à la mouette de Tchékov. En d’autres circonstances et si j’avais plus temps, je serais peut-être aller me recueillir sur la tombe d’Ibsen. Mais aujourd’hui, j’ai l’esprit ailleurs qu’à Oslo, quelque part dans la tectonique des plaques qui taraudent un homme blessé. Et même si je marche indifférent à la ville, je reste sensible aux trésors qu’elle recèle, à ce que je verrais peut-être une autre fois. Il est presque trois heures et j’attends de renouer avec le plein soleil et la cohue urbaine. Il fait plus froid mais le ciel est d’une pureté angélique. Seules les mouettes hilares perturbent le silence.

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Street Food : Le derby Hattab / Manino continue ( longtemps après les fondateurs )

22. August 2026 um 09:35

Dans le quartier du Passage, Hattab et Manino sont deux incontournables du Street Food à la Tunisienne. Leurs restaurants sont restés actifs après la mort des fondateurs et continuent à régaler les gourmands.

Décédé il y trois ans, Hattab était le grand spécialiste du casse-croûte au thon et aussi du kaftagi.

Quant à Manino, il proposait un incomparable complet poisson et de savoureux plats tunisiens.

La mémoire de ces deux amis et néanmoins concurrents est toujours vive. En quelque sorte, le derby du Passage continue dans la postérité de Hattab et Manino.

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La Goulette : La Kharja de Sidi Chérif aura lieu début septembre

22. August 2026 um 09:16

Comme chaque année la procession ( kharja ) de Sidi Chérif aura lieu à la Goulette au début du mois de septembre.

La date de la première journée de la kharja sera le 9 septembre pour un parcours qui se déroulera entre la zaouia de Sidi Chérif et la municipalité de la Goulette.

La kharja se poursuivra ensuite pour les journées du 10 et du 11 septembre.

Selon les traditions locales, la kharja de Sidi Chérif clôture le calendrier des célébrations estivales liées aux principales zaouias de Tunis.

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Empfangen — 21. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Carnets Scandinaves ( 3 ) : Dans la ville des mouettes rieuses

21. August 2026 um 12:25

Que j’écrive de nuit – peut-être toute la nuit – me rassure. Car si je suis ici, si loin de Tunis, c’est aussi pour m’éprouver et me retrouver.

Est-on jamais plus seul que dans le silence nocturne d’une ville étrangère ? Ce sont, je crois, dans ces moments que les contradictions résonnent le plus fort et les plaies deviennent apparentes. Je suis venu sous ce ciel fugace réduire quelques fractures et sortir de ce désaccord avec moi-même qui, chaque jour, pèse un peu plus.

Que ma catharsis ait besoin de la lumière d’Oslo ne me surprend pas outre mesure. Après tout, à chacun ses fascinations et ses propres solutions et pour ma part, j’ai simplement un besoin irrépressible de lumière et aussi, je l’avoue, de fuite.

Avec le temps, à l’homme révolté des philosophes, j’ai fini par opposer l’homme blessé que je suis, mes stigmates et mes cicatrices, mes défaites et mes reniements et ce chemin de croix où je suis embourbé depuis si longtemps.

Pourrais-je me libérer de cette chute en vagabondant dans une ville que je ne connais pas comme d’autres chercheraient l’issue d’un labyrinthe ou un simple rayon de lumière pour sortir de la caverne de Platon ?

Dans mon propre dédale, taraudé par l’amertume, résigné à quêter ailleurs une lumière pourtant abondante chez moi, je mesure tout l’écart qui me sépare de ce que je suis devenu : un lâche qui se cache derrière ses blessures au point de théoriser une mince anti-morale de l’homme blessé qui ne cherche ni à lutter ni à se relever.

En même temps, je réalise combien ce voyage ne ressemble pas à mes pérégrinations antérieures. Pour la première fois, je ne suis attiré ni par les monuments ni par les musées ni même par les tavernes. Je suis simplement venu errer dans une ville et de mes yeux, observer les heures claires durant lesquelles la lumière de minuit baigne Oslo.

Presque rien d’autre sinon un règlement de comptes avec moi-même et une sorte de soliloque devant un miroir. Rien de narcissique mais plutôt un réel besoin d’autocritique pour enfin sortir de ce carrefour des impasses qui m’a mené jusqu’en Scandinavie non pas pour échapper à mes silences mais pour me confronter à eux dans le triomphe de la lumière et la relativité de la nuit qui s’estompe, la nuit dont se déchaîne justement Aboulkacem Chebbi.

Je voudrais tant me délester de cette nuit qui saigne en moi et je ressens ce jour qui titube dans la quasi-nuit d’Oslo comme une promesse, un sursaut salvateur, une dialectique où le clair et l’obscur se bousculent dans les patries d’Hamlet. La nuit souveraine et mes blessures toujours sanguinolentes continuent à me remuer. Pour les fuir, depuis quelques semaines, j’écris de brefs poèmes sur l’été et me voici maintenant cheminant de nuit, sans autre but qu’un début de rédemption.

Il est deux heures. De temps en temps, j’entends la rumeur lointaine de deux mouettes qui dialoguent. Le jour reste en suspens dans un ciel qui est traversé par la lumière. Je regrette les lumières de la ville sans lesquelles ce ciel incertain serait plus beau encore dans sa gravité et son refus de céder à la nuit.

Comme des sentinelles dissipées, des dizaines de mouettes sont alignées devant l’opéra et la baie d’Oslo. Leurs mouvements sont aberrants, inattendus. Elles jouent tout simplement et ne prêtent aucune attention aux déambulations de la foule. Je repars avec l’impression qu’elles n’ont pas cessé de m’interpeller. Un peu comme le feraient des vestales au seuil d’un temple. Un peu aussi à la manière de hérauts qui répéteraient un message. Elles auront été mes interlocutrices dans le silence nocturne et restent présentes jusqu’au dernier souffle de ce voyage puisque la gare est maintenant devant moi et  qu’elles me parlent encore au seuil de ce qui restera dans ma mémoire comme la ville des mouettes rieuses.

Lire aussi : Carnets Scandinaves (2) : Dans la lumière énigmatique des rues d’Oslo

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A la Chebba, au rendez-vous international des artistes

21. August 2026 um 11:31

L’association Chebba Art et Environnement organise sous l’égide du ministère des Affaires culturelles la douzième édition du festival international Marsa El Founoun (Le port des arts).

Cette importante manifestation culturelle se déroulera du 25 au 27 août en présence de nombreux artistes tunisiens et étrangers.
Un événement qui compte dans le calendrier des arts et gagne en importance à chaque année.

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La Marsa : La Kharja de Sidi Abdelaziz aura lieu dimanche prochain

21. August 2026 um 11:23

La traditionnelle procession ( kharja ) de Sidi Abdelaziz se déroulera dimanche 30 août à la Marsa.

Cette kharja des aissaouias de la Marsa se déploiera du mausolée de Sidi Abdelaziz jusqu’au centre historique de la Marsa.

Comme chaque année, les présents devraient être aussi fervents que nombreux.

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Mateo, Vigo, Mercier : Aux souvenir des bistrots de Radès (et de Tunis)

21. August 2026 um 11:17

Alors que je prévoyais de passer quelques heures solitaires à savourer des rougets frits, je me suis retrouvé embarqué dans une conversation tout aussi savoureuse entre éclats de mémoires et remontée du souvenir.

Mais c’était compter sans la présence de l’ami Lotfi avec lequel j’ai partagé la même table, une poignée de pistaches et quelques godets à écluser. La conversation fut aussi délassante que la brise vespérale.

Souvenir des bistrots de Radès

Natif de Radès, mon ami sait tout de cette ville. Je l’ai écouté me raconter les cinémas de Radès qui étaient au nombre de deux : le Maxula et le Vox dont le gérant se nommait Ciccio.

Nous avons aussi évoqué les troquets de la ville qui étaient quelques uns entre la gare et la plage. Lotfi se souvenait des noms de madame Mercier et madame Vigo qui tenaient ces bistrots.

Dans un éclair de mémoire, il me raconte Al Bassatine et le Casino puis s’arrête sur le souvenir de la Brise de Radès, un bistrot qui se trouvait près du passage à niveau de Sidi Rezig et où il allait à vélo avec ses camarades.

Surgirent alors les réminiscences de longues escapades à bicyclette au-delà du Clos Potin, du Moulin Bleu et des Coupoles. La bande à Lotfi poussaient jusqu’à Sidi Rais où ils louaient une cabane pour la journée, avant de rentrer, ivres de soleil, jusqu’à Radès.

Troquets du Tunis d’antan

Comment s’offrir une tournée des troquets du Tunis d’antan en n’ayant que quelques sous ? La recette était simple et consistait à s’offrir un canon dans chaque bistrot, tout en profitant de la kemia généreusement offerte par les taverniers.

En ce temps, le centre-ville grouillait de petits bars de caractère où tout le monde venait boire et manger.

Sur l’avenue Bourguiba, l’offre était abondante et les bons coins se comptaient par dizaines. Le Triomphe, le Normandie et le Prado étaient au cœur de la ville, non loin du Café de Paris ou du Paris Bar.

Comment oublier le Marignan, le Rossini, le Coq d’or ou Chez Max ? Comment ne pas mentionner l’Univers, le Guillaume Tell ou le Claridge ? Comment ne pas se laisser tenter par le bar du Tourisme, près de la gare du Tgm ?

Avenue de Carthage, le Florence, le Coquille et la Brasserie de la Paix vous ouvraient les bras.

Avenue du Portugal, le Paon, la Nouvelle Escale et la Mouette vous accompagnaient jusqu’au port où les bistrots de la Petite Sicile accueillaient les amis en goguette. Le Scoubidou, l’Escargot et le Bar des Amis se souviennent de cette époque.

Les petits restaurants ne manquaient pas dans les parages : Le Bec fin, le Boléro, Tantonville, le Strasbourg, le Cosmos, le Paradiso, le Régent, la Forestière et l’Étoile.

De l’autre côté de la ville, l’avenue de Paris arrivait jusqu’à la place Pasteur où l’on rejoignait le Shilling et Aux Délices du Belvédère.

Entre temps, les troquets se succédaient : Chez Paul, le Colibri, le Charentais, le Tournant, Chez les Négres, la Gaîté, le Don Camillo, le Novelty et le Roi d’Espagne.

Arrivé au Passage, le Floréal et le Lucullus constituaient des haltes savoureuses et la tournée continuait au Perroquet, au Cléopâtre, au Zanzibar ou à la brasserie de Belgique.

Plus loin, le Magic Bar, le Chef, le Canigou et le Grill étaient là pour étancher toute soif. Avec des dizaines d’autres troquets éparpillés dans chaque ruelle.

En ce temps, la rue Charles de Gaulle, la rue Al Jazira et la rue d’Espagne accueillaient des dizaines de bistrots dont seuls ont survécu l’Auberge alsacienne, le Paris, le Lido et le Marius.

Qui se souvient par exemple du petit bar tenu par le sieur Balgamino à Bab Djedid ? Qui se souvient des troquets de Bab Bhar qui se nommaient la Bonne Table, Chez Eugène, la Posada ou Au Trou du Diable ? Qui se souvient des tavernes de Bab El Khadhra et de leurs aubergistes maltais ?

Tant de lieux dont il ne reste plus que des traces ténues et que je n’ai pas tous nommés pour que chacun puisse compléter à sa guise.

Les vergers de Hadj Alaya

La conversation a fini par revenir à Radès. Autour des vergers de Hadj Alaya, réputés pour la qualité de leurs pastèques cultivées sur des terrains sablonneux à proximité du rivage.

Ces « sanias » qui se trouvaient dans les parages de Oued Meliane étaient également appréciées pour la saveur de leurs poires. Celles qui étaient nommées « fayali » étaient délicieuses tout comme les variétés « mnamech » et « bougedma ».

Tout à coup, Lotfi s’est souvenu de Matéo Satopoulos, un Grec qui tenait un estaminet à la plage de Radès et y vendait du vin aux baigneurs et aux autres.

Beaucoup d’autres images ont été ravivées par la conversation : le passage des trains, la place du Mrah et ses demeures patriciennes, les villas de Mongil, les grandes familles de Radès, les bals-musette et les dancings, les crues de l’oued voisin et le limon qu’elles déposent et tant d’autres bribes qui racontent une vie à Radès.

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Empfangen — 20. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Carnets Scandinaves (2) : Dans la lumière énigmatique des rues d’Oslo

20. August 2026 um 11:59

Comment l’expliquer : je suis venu jusqu’ici pour simplement errer toute la nuit dans la ville et de mes yeux, observer les heures claires durant lesquelles la lumière de minuit baigne Oslo.

Minuit tapantes. Je ne me transforme pas en citrouille – sait-on jamais dans ces pays où les elfes sont légion ?

Le carillon me surprend entre Prinsens Gate et Kirke Gate. Le ciel est toujours clair têtu et une lumière très doucement bleutée imprègne l’atmosphère. Je m’en régale car autrement, s’il pleuvait, ce rendez-vous avec Oslo n’aurait pas été le même.

J’ai une pensée pour Paul Klee que la lumière tunisienne avait bouleversé et je comprends mieux son exclamation puisque je ressens une intuition similaire.

Cette lumière scandinave me fascine d’autant plus qu’elle donne toute sa charge symbolique au solstice d’été. On dirait presque qu’Apollon, le temps d’une saison, devient la divinité tutélaire d’un monde nordique dont le Walhalla regorge de héros, de druides et de dieux qui peuplent les forêts et leurs entrailles célestes.

La nuit n’est pas noire et cet entre-deux se prolonge en même temps que mes noces à Oslo. Dire que je suis venu jusqu’à ce lointain septentrion pour ces quelques instants d’énigmatique lumière.

Je reviens jusqu’à Bjorvika. Les mouettes continuent à s’ébrouer dans une semi-pénombre où il ne fait pas tout à fait nuit. Alors que les éboueurs commencent leur ronde et que les fêtards continuent à s’égayer dans les rues, je suis assis à l’ombre de la statue de Kirsten Flagstad et j’observe les couleurs changeantes de la mer.

Tout à coup, il fait plus frais. Au point où je frissonne un peu. Les mouettes continuent leurs ricanements. Je marche pour me réchauffer. Les rues sont vides et seules quelques lumières clignotent dans la solitude des enseignes. Je ne suis toujours pas rassasié et, maintenant, en attendant d’embrasser Rimbaud et l’aube d’été, j’arpente les rues d’Oslo, nimbées de mystère et peuplées de bâtisses aux ombres massives.

Vais-je marcher toute la nuit comme m’y invite le froid qui se répand ? Peut-être trouver un abri de fortune en attendant de voir la pleine lumière renaître ?

Aucune envie de dormir. Assailli par une boulimie d’écrire, je me contente, en attendant de rédiger, de quelques notes orales enregistrées sur mon smartphone. En fait, je remplis mon contrat avec Oslo, un accord simple qui consiste à errer vingt-quatre heures dans la ville avant de reprendre le train pour Malmö.

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Philofest An 5 : Comment repenser la liberté ?

20. August 2026 um 10:00

Le Nabeul Book Club organise la cinquième édition du Philofest du 21 au 23 août avec la participation de nombreux invités.

Le thème choisi pour cette édition est celui de la liberté face à nos choix, nos limites et notre époque.

Le Philofest se définit comme un espace de pensée critique, de création artistique et de réflexion collective.

Après avoir exploré lors des éditions antérieures, les thèmes de la démocratie, du corps, du bonheur et de l’amour, Philofest ouvre un nouveau cycle de réflexion autour de trois grandes questions :

  • L’art est-il un espace de liberté radicale ?
  • Sommes-nous libres par nature ou apprenons-nous à le devenir ?
  • Quelle place reste-t-il pour notre liberté dans un monde façonné par les contraintes sociales, économiques et culturelles ?

Pendant trois jours, philosophes, artistes, écrivain·es et citoyen·nes croiseront leurs regards pour questionner nos certitudes, confronter les idées et construire une réflexion commune.

Organisé par le Nabeul Book Club, fort de plus de dix ans d’engagement culturel, le Philofest est devenu un espace où la philosophie quitte les livres pour rencontrer l’art, la société et les préoccupations de notre époque.

À suivre du 21 au 23 août à l’espace Jeelen à Nabeul.

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Mouled : La grande Kharja de la médina de Tunis à partir de 9h30

20. August 2026 um 09:44

A l’occasion des festivités du Mouled, la médina de Tunis sera sillonnée par une importante procession (kharja) qui prendra son départ mardi 25 août à 9h30 de la zaouia de Sidi Mahrez.

La procession se déroulera en direction de la rue du Pacha pour aboutir à la zaouia de Sidi Ben Arous. Plusieurs ensembles de musique spirituelle participeront à cette kharja de la Mouloudia.

Notons que cet événement est organisé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et de la Ville de Tunis avec l’appui de l’Office national du Tourisme tunisien.

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Empfangen — 19. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Carnets scandinaves (1) : On pourrait effleurer le ciel tant il semble limpide

19. August 2026 um 13:03

J’ai finalement écrit toute la nuit. Il me faut maintenant reprendre cette avalanche de mots, leur trouver un sens et les remettre en ordre. De quoi meubler les sept heures de train qui me ramèneront jusqu’à Malmö puis Copenhague.

Entre temps, je vais me reposer un peu dès que la gare rouvrira ses portes et profiter de la poignée d’heures qui me restent pour ouvrir les yeux sur les beautés d’Oslo quoique ni mon état d’âme ni ma forme physique ne m’y incitent vraiment.

Ai-je enfin pu rebondir ? Suis-je prêt à reprendre l’effort de Sisyphe et pousser mon fardeau jusqu’au sommet de la colline d’où inéluctablement, il retombera ? Ai-je pris la véritable mesure de ce désaccord qui m’oppose à mon être profond ? Je n’en sais encore rien.

Une seule certitude : le jour est en train de doucement balayer la nuit en libérant la lumière de ses entraves nocturnes. On pourrait effleurer le ciel tant il semble limpide.

Pour mon cœur, c’est une autre histoire que je raconterais volontiers aux mouettes, aux coqs et aux muezzins qu’elles semblent avoir supplanté pour dire la lumière qui revient.

Ce voyage en Scandinavie est au fond un examen qui convoque le bourlingueur que j’étais pour tester sa résilience. Un sac à dos, quelques centaines d’euros, des billets de train et aucune réservation préalable.

Bien sûr, mon carnet et mes stylos sont à portée de main et je suis tout ouïe, aux aguets et déterminé à faire de mon mieux.

J’écris ces lignes les yeux légèrement embués, mes désirs en embuscade et le cœur à la fois patient, serein et gourmand de vivre cette équipée d’une semaine en juillet.

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La Nuit des étoiles, c’est dans une semaine !

19. August 2026 um 12:27

La Cité des Sciences à Tunis célèbre la 23ᵉ édition de la Nuit des Étoiles 2026 jeudi 27 Août à partir de 20h30. Ce rendez-vous scientifique et culturel incontournable réunira le grand public, les passionnés d’astronomie, les chercheurs, associations scientifiques et partenaires nationaux et internationaux autour d’une soirée placée sous le signe de la découverte de l’Univers.

Cap sur la Lune… puis Mars !

L’un des temps forts de la soirée sera la conférence scientifique animée par docteur Mohamed Abid, un ingénieur du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA (États-Unis). Il présentera une conférence intitulée : «The Moon Tonight, Mars Tomorrow » (La Lune ce soir, Mars demain).

Cette intervention offrira au public un éclairage sur les nouvelles ambitions de l’exploration spatiale, les missions lunaires et les perspectives des futures expéditions humaines vers Mars. La conférence sera suivie d’un débat avec les participants.

Un village des sciences sous les étoiles !

Tout au long de la soirée, la cour d’honneur et la place de la Clepsydre accueilleront un vaste village scientifique réunissant les équipes de la CST ainsi que de nombreux partenaires, entreprises innovantes et associations.

Des observations par les télescopes et un Tourisme du ciel permettront de découvrir la Lune ainsi que la planète Saturne, le clou de la soirée. Une session parallèle d’interventions scientifiques sur les thèmes de l’astronomie et de l’espace sera aussi au rendez-vous.

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Santé : La Société tunisienne de psychologie dénonce les formations « non réglementaires »

19. August 2026 um 12:17

Un communiqué de la Société tunisienne de psychologie vient de prendre position contre le phénomène des formations privées jugées insuffisantes dans ce domaine.

Ce communiqué souligne que la STP tient à rappeler que le titre de « psychopraticien » proposé par des cabinets privés ne correspond pas, en Tunisie, à une formation universitaire réglementée en psychologie et ne peut aboutir à une activité professionnelle dans le domaine de la psychologie.

Le communiqué poursuit que « la formation et la qualification universitaires en psychologie relèvent des institutions universitaires tunisiennes habilitées, exclusivement l’Université de Tunis et l’Université de Tunis El Manar.

La STP dénonce la multiplication de formations privées non réglementaires permettant à des personnes insuffisamment formées de se présenter comme des professionnels de l’accompagnement psychologique. »

Le communiqué conclut en mentionnant que « la santé psychologique ne peut être réduite à une formation de courte durée ni soumise à des pratiques sans garanties universitaires, professionnelles et éthiques. »

Une prise de position de la STP qui devrait contribuer à clarifier une situation de plus en plus confuse tant les intervenants sont nombreux et porteurs de profils parfois diamétralement opposés.

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