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Iran, Gaza, Ukraine : Le même front diplomatique se déplace vers Pékin

20. Mai 2026 um 10:28

La tension autour de l’Iran entre dans une phase décisive, entre menaces militaires américaines, avertissements de Téhéran et médiations indirectes. Dans le même temps, Xi Jinping reçoit Vladimir Poutine à Pékin, tandis que l’interception de nouveaux bateaux de la flottille pour Gaza alimente l’indignation internationale. Ces dossiers, séparés en apparence, dessinent un même basculement : le centre de gravité diplomatique se déplace de Washington vers l’axe Pékin-Moscou-Téhéran.

L’Iran sous pression américaine

L’Iran hausse le ton. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirme que Téhéran a tiré des enseignements militaires des précédents affrontements et prévient qu’un retour à la guerre réserverait « beaucoup plus de surprises ». Cette déclaration intervient alors que Donald Trump donne à l’Iran « deux à trois jours » pour parvenir à un accord, tandis que son vice-président JD Vance évoque des « progrès importants » dans les discussions.

Le message américain reste double : ouverture diplomatique, mais menace militaire maintenue. Washington cherche à obtenir des garanties sur le programme nucléaire iranien, dans un contexte régional déjà fragilisé par les tensions autour d’Ormuz, de Gaza et des équilibres énergétiques.

À Pékin, l’alliance Xi-Poutine affiche ses limites

À Pékin, Xi Jinping reçoit Vladimir Poutine dans une mise en scène de proximité stratégique. Les deux dirigeants affichent une relation renforcée, mais les discussions n’ont pas débouché sur une percée claire concernant le gazoduc Power of Siberia 2, projet clé pour Moscou. Selon Reuters, les questions de prix et de calendrier restent en suspens, signe que Pékin soutient Moscou politiquement sans lui offrir un alignement total.

La rencontre intervient alors que les guerres en Iran et en Ukraine redessinent les lignes d’alliance. Pour Moscou comme pour Pékin, la crise iranienne devient aussi un levier face aux États-Unis. Mais la Chine continue de jouer une ligne d’équilibre : afficher la solidarité stratégique avec la Russie, tout en préservant ses marges commerciales et diplomatiques avec Washington.

Gaza, Ormuz, Ukraine : des crises désormais liées

Sur le front palestinien, l’interception par Israël d’un nouveau bateau de la Global Sumud Flotilla ajoute une autre couche de tension. Selon les organisateurs cités par la presse internationale, plusieurs centaines d’activistes étaient engagés dans cette initiative maritime vers Gaza, dont plusieurs navires ont été interceptés par les forces israéliennes. Parmi les militants capturés figurent également six Tunisiens.

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Au fond, ces crises ne sont plus isolées. Iran, Gaza, Ukraine, énergie, routes maritimes et rivalité sino-américaine s’entremêlent désormais dans une même séquence. Et c’est peut-être là le signal le plus important : la diplomatie mondiale ne se joue plus seulement dans la prévention d’une guerre, mais dans la recomposition accélérée des rapports de force.

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L’Iran avance à Ormuz. Trump menace. Xi observe.

17. Mai 2026 um 09:03

Il y avait eu la poignée de main, le banquet au Palais du Peuple, les formules sur une relation « meilleure que jamais ». Deux jours après avoir quitté Pékin, Donald Trump était de retour à ses fondamentaux : menacer l’Iran de frappes « à un niveau bien supérieur » si Téhéran ne signe pas rapidement un accord. Pendant ce temps, la République islamique, elle, ne menaçait plus seulement de fermer le détroit d’Ormuz — elle annonçait vouloir l’administrer.

La séquence dit quelque chose sur la nature réelle du sommet Trump-Xi.

Ormuz comme levier diplomatique

Ce n’est pas une annonce ex nihilo. Depuis début avril, selon Lloyd’s List, des péages sont perçus de facto sur une route approuvée par les Gardiens de la Révolution, dans ce que les spécialistes du transport maritime ont surnommé le « péage de Téhéran ». Ce que l’Iran annonce désormais, c’est la formalisation officielle de ce contrôle.

Le parlementaire Ebrahim Azizi a décrit à Reuters un « mécanisme professionnel » de gestion du trafic, avec une route désignée réservée aux navires commerciaux et aux partenaires de Téhéran. Les autres — notamment les opérateurs du dispositif militaire américain « Project Freedom » — en seraient exclus. Le premier vice-président Mohammad Reza Aref a précisé qu’aucun équipement militaire « ennemi » ne serait autorisé à transiter. Son collègue Ali Nikzad, vice-président du Parlement, a ajouté que le régime juridique envisagé tiendrait compte à la fois des conditions de Téhéran, du droit international et des droits des pays voisins — une formulation qui en dit long sur les ambitions de Téhéran dans ce bras de fer.

L’Iran, rapporte Al Jazeera, affirme d’ores et déjà que des pays européens ont entamé des négociations avec la marine des Gardiens de la Révolution pour obtenir des autorisations de passage — après que des navires chinois, japonais et pakistanais auraient déjà transité avec l’accord de Téhéran.

Ce que Pékin a — et n’a pas — donné

Trump était arrivé en Chine avec des attentes démesurées, qu’il avait lui-même largement alimentées. Il en est reparti avec une commande de 200 Boeing — bien loin des 500 qu’il avait annoncés — et des engagements de principe sur l’Iran. Les actions du constructeur américain ont chuté de 4 % à Wall Street dès l’annonce, signe que les marchés avaient eux aussi fait le calcul.

Sur le dossier iranien, Xi Jinping s’est engagé, selon Trump, à ne pas fournir de matériel militaire à Téhéran, et a indiqué qu’il serait « ravi d’aider » si possible sur Ormuz. Pékin a publié, en marge du sommet, un communiqué réclamant un cessez-le-feu complet au Moyen-Orient et la réouverture du détroit « dès que possible ». Des déclarations de principe, pas des engagements opérationnels.

Car la position chinoise obéit à sa propre logique. Pékin absorbe plus de 80 % des exportations pétrolières iraniennes. Elle a refusé d’appliquer les sanctions américaines contre ses raffineries traitant du brut iranien, et a même menacé de contre-mesures les entreprises qui s’y conformeraient. Comme l’analyse Al Jazeera, Washington comprend qu’il pourrait avoir besoin de l’aide de Pékin pour pousser l’Iran à négocier — mais sait aussi que solliciter directement cette aide reviendrait à donner à la Chine l’avantage dans la relation bilatérale. Une équation insoluble, pour l’instant.

Le retour des menaces

La rhétorique de Trump n’a, à vrai dire, jamais vraiment cessé. Avant même de décoller pour Pékin, il avait fixé à l’Iran un ultimatum de 48 heures, publié sur Truth Social des avertissements de frappes « à un niveau bien supérieur », et évoqué, devant les caméras au Lincoln Memorial, une « grande lueur sortant de l’Iran » — commentaire largement interprété comme une allusion nucléaire. Le sommet avec Xi avait, le temps de quelques jours, relégué ces sorties au second plan. Le retour de Washington a suffi à les remettre en première page.

Ce va-et-vient entre la diplomatie du spectacle et la pression maximale résume assez bien la méthode Trump — et ses limites. Si Pékin avait réellement offert un levier décisif sur Téhéran, le président américain n’aurait peut-être pas eu besoin d’en revenir aussi vite aux ultimatums.

Une accalmie encadrée

Euronews résumait la semaine en une formule sèche : « les résultats décevants du sommet ramènent Trump à la réalité ». La RTS parlait d’un sommet « sans accrocs apparents, mais avec de fortes divergences ». Reuters évoquait une stabilité retrouvée, sans percée.

Le sommet de Pékin a existé, et il n’est pas rien. Il a réduit la température entre les deux superpuissances à un moment où elle aurait pu monter. Xi a accepté de recevoir Trump en grande pompe, a promis une visite aux États-Unis à l’automne, a posé des mots raisonnables sur l’Iran et Ormuz. Mais il n’a pas bougé d’un centimètre sur les lignes qui comptent.

Trump a trouvé à Pékin ce dont il avait besoin pour les caméras. Pas encore ce dont il a besoin pour la suite.

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Iran : Trump pris au piège de sa propre diplomatie

Onze semaines de crise. Des ultimatums en cascade. Des menaces sur les réseaux sociaux. Et pourtant, Téhéran ne plie pas. La stratégie de pression maximale de Donald Trump face à l’Iran commence à montrer ses failles — et le sommet de Pékin n’a que partiellement changé la donne.

De retour de Chine, Trump a triomphé : il aurait obtenu de Xi Jinping des convergences sur l’Iran, l’énergie, le commerce. Pékin, de son côté, a raconté un tout autre sommet — centré sur Taïwan et la stabilité stratégique. Pas un mot sur une quelconque coordination active contre Téhéran. La Chine — premier client énergétique de la République islamique — n’a aucune raison d’offrir cette image à Washington. Et elle ne l’a pas offerte.

L’Iran ne peut pas se permettre de céder

Même affaibli militairement par les frappes américaines et israéliennes, le régime iranien ne peut pas signer un accord qui ressemblerait à une capitulation. Ce serait suicidaire politiquement : devant l’opinion iranienne, devant les alliés régionaux, devant l’histoire. La diplomatie du bras de fer fonctionne quand l’adversaire cherche une sortie rapide. Elle se retourne contre elle-même quand elle coince l’autre dans une logique d’honneur et de survie.

Sur Ormuz, Trump a obtenu de Xi que les deux puissances s’accordent sur la nécessité de maintenir le détroit ouvert. Mais cet accord reste de façade : Pékin n’a pas signalé vouloir peser directement sur Téhéran, et l’Iran n’a rien signé. Le passage stratégique — par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial — reste une carte que Téhéran peut toujours jouer. Il n’a pas besoin de gagner. Il lui suffit de tenir.

Lire aussi: Trump-Xi : Accord sur Ormuz, silence sur Taïwan

Quand la pression rend la négociation impossible

Menaces, insultes, appels à la négociation, nouvelles menaces — le registre erratique de Trump produit un effet pervers : plus l’affrontement est dramatisé publiquement, plus il devient impossible pour Téhéran d’accepter un compromis sans passer pour vaincu.

Washington veut contraindre l’Iran à négocier. Mais la façon dont il le contraint rend la négociation plus difficile. C’est le paradoxe central de cette impasse.

Un dilemme sans bonne sortie

L’Iran n’est pas un partenaire commercial récalcitrant qu’on ramène à la table avec des tarifs douaniers. C’est un régime qui a survécu quarante ans de sanctions, de guerres et d’isolement, et qui sait que sa capacité à perturber les marchés énergétiques vaut une armée de diplomates.

Durcir le ton risque d’aggraver l’impasse ; assouplir sa position exige d’accepter un compromis bien loin de la « victoire totale » promise. Dans les deux cas, l’Iran aura forcé la diplomatie américaine à sortir du spectacle de la force pour affronter la complexité du réel.

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Trump-Xi : Accord sur Ormuz, silence sur Taïwan

14. Mai 2026 um 10:16

La Maison Blanche a présenté positivement la première journée de discussions entre Donald Trump et Xi Jinping, évoquant des échanges « bons » entre les deux dirigeants. Mais derrière cette tonalité apaisée, plusieurs dossiers hautement sensibles se sont imposés : l’Iran, le détroit d’Ormuz, Taïwan, le commerce et le fentanyl.

Selon CNN, qui cite un responsable de la Maison Blanche, l’Iran a occupé une place importante dans les discussions. La question est d’autant plus stratégique que la Chine entretient des liens étroits avec Téhéran et demeure l’un des principaux acheteurs de pétrole iranien.

Donald Trump devait notamment pousser Xi Jinping à user de son influence sur l’Iran pour éviter toute escalade autour du détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Ormuz, point d’équilibre énergétique

D’après le responsable américain cité par CNN, les deux parties ont convenu que le détroit d’Ormuz devait rester ouvert afin de garantir la libre circulation de l’énergie.

Xi Jinping aurait également exprimé l’opposition de la Chine à la militarisation du détroit, ainsi qu’à toute tentative d’imposer un péage pour son usage. Le dirigeant chinois aurait aussi fait part de son intérêt pour l’achat de davantage de pétrole américain, afin de réduire à terme la dépendance de la Chine vis-à-vis de ce passage stratégique.

Mais la Maison Blanche n’a pas indiqué si Pékin avait accepté de jouer un rôle plus large pour contribuer à mettre fin au conflit ou peser plus directement sur Téhéran. C’est l’un des points les plus sensibles de cette séquence diplomatique : Washington cherche l’appui chinois, mais Pékin semble vouloir préserver sa marge de manœuvre.

Taïwan, la ligne rouge chinoise

Au-delà de l’Iran, Xi Jinping a salué ce qu’il a présenté comme une nouvelle phase des relations sino-américaines, fondée sur des liens plus stables et une concurrence mieux encadrée.

Mais le dirigeant chinois a également rappelé à Donald Trump que Taïwan demeure, pour Pékin, « la question la plus importante » dans la relation entre la Chine et les États-Unis. Il aurait averti qu’une mauvaise gestion de ce dossier pourrait créer une situation « très dangereuse ».

Signe de la sensibilité du sujet, Donald Trump n’a toutefois pas répondu aux journalistes qui lui demandaient si Taïwan avait été abordé pendant la rencontre. Selon des images captées par CNN, le président américain a été interrogé à deux reprises sur ce point alors qu’il posait avec Xi Jinping lors de leur visite du Temple du Ciel.

Une rivalité encadrée, mais toujours explosive

Les discussions ont également porté sur la coopération économique, alors que les détails d’éventuels accords commerciaux restent attendus. Le fentanyl a aussi été évoqué, selon la Maison Blanche.

L’ensemble dessine une rencontre à double lecture. D’un côté, Washington et Pékin cherchent à afficher une stabilisation de leur relation, après des années de tensions commerciales, technologiques et stratégiques. De l’autre, les dossiers les plus inflammables restent ouverts : l’Iran, l’énergie, Taïwan et la compétition économique mondiale.

Xi Jinping a aussi rencontré des dirigeants d’entreprises américaines ayant accompagné Donald Trump en Chine. Selon CNN, le président américain a déclaré à son homologue chinois que ces patrons, parmi lesquels Tim Cook et Elon Musk, étaient venus « rendre hommage » et développer leurs affaires.

Une séquence qui rappelle que, malgré les tensions géopolitiques, la relation sino-américaine reste profondément structurée par les intérêts économiques des deux puissances.

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Donald Trump attendu à Pékin pour un sommet sous haute tension avec Xi Jinping

11. Mai 2026 um 10:41

Le président américain Donald Trump est attendu à Pékin du 13 au 15 mai pour une visite d’État particulièrement suivie, marquant sa première visite en Chine depuis 2017. Il doit rencontrer son homologue chinois Xi Jinping dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et commerciales entre les deux puissances.

Commerce, Iran et intelligence artificielle au cœur des discussions

Selon plusieurs médias internationaux, les discussions devraient porter sur plusieurs dossiers sensibles, notamment les relations commerciales sino-américaines, les droits de douane, l’intelligence artificielle, ainsi que la guerre en Iran. Washington espère notamment obtenir l’aide de Pékin pour favoriser une désescalade au Moyen-Orient.

Les États-Unis souhaitent également sécuriser leurs approvisionnements en terres rares chinoises et relancer certains échanges commerciaux, notamment dans les secteurs agricole et aéronautique, avec de possibles contrats concernant Boeing.

Taïwan et les rivalités stratégiques en toile de fond

La question de Taïwan devrait également occuper une place centrale dans les échanges. Pékin chercherait à obtenir des garanties américaines sur ce dossier considéré comme prioritaire par les autorités chinoises.

Plusieurs observateurs estiment que ce sommet vise surtout à stabiliser les relations entre les deux pays plutôt qu’à parvenir à des accords majeurs.

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