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Frontière algéro-tunisienne : La nouvelle taxe carburant provoque chaos et indignation

06. Januar 2026 um 11:53

L’entrée en vigueur soudaine d’une nouvelle taxe algérienne sur la consommation de carburant des véhicules quittant le territoire a provoqué d’importantes perturbations aux postes frontaliers avec la Tunisie. Des centaines de voyageurs tunisiens se sont retrouvés bloqués pendant de longues heures, pris de court par des procédures inédites et mal préparées. Si la mesure s’inscrit dans un cadre budgétaire légal, son application a déclenché une crise logistique et humaine.

L’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe sur la consommation de carburant des véhicules quittant l’Algérie vers la Tunisie a provoqué, ces derniers jours, une pagaille sans précédent aux postes frontaliers terrestres reliant les deux pays. Dimanche, de nombreux voyageurs tunisiens se sont retrouvés bloqués côté algérien, parfois durant de longues heures, dans des conditions qualifiées de difficiles par plusieurs observateurs et acteurs de la société civile.

La situation a été publiquement dénoncée par le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mostafa Abdelkebir, qui a alerté sur la présence, parmi les personnes immobilisées, de femmes, de familles et de voyageurs souffrant de problèmes de santé, évoquant une atteinte à la dignité des citoyens et appelant les autorités des deux pays à une intervention urgente.

Une mesure fiscale entrée brutalement en application

À l’origine de cette crise, figure une disposition de la loi de finances algérienne 2026, entrée en vigueur le 4 janvier, qui modifie et renforce une taxe existante sur la consommation de carburant des véhicules quittant le territoire algérien. L’objectif affiché est clair : limiter la sortie indirecte de carburant fortement subventionné, renforcer les contrôles frontaliers et lutter contre les phénomènes de contrebande.

La taxe s’applique désormais à tous les véhicules terrestres – voitures particulières, utilitaires, camions et autocars – empruntant les postes frontaliers de l’Est algérien en direction de la Tunisie. Son paiement est une condition préalable obligatoire pour obtenir l’autorisation de passage.

Le vrai point de blocage : la nouvelle procédure de paiement

Si le relèvement des montants a suscité des critiques, le principal facteur de paralysie a été le changement radical des modalités de paiement. Désormais, la taxe ne peut plus être réglée directement aux postes frontaliers. Les voyageurs doivent s’en acquitter à l’avance auprès des recettes des finances ou par voie électronique.

Résultat : un afflux massif vers les bureaux des finances, rapidement saturés, provoquant des files d’attente interminables, une désorganisation totale et l’impossibilité pour de nombreux voyageurs de régulariser leur situation à temps.

Les services des douanes se limitent désormais à vérifier la preuve de paiement, sans possibilité d’encaissement sur place, ce qui a mécaniquement bloqué la circulation aux frontières.

Des tarifs dissuasifs et progressifs

Pour les véhicules de tourisme, la taxe est fixée selon un barème progressif en fonction du nombre de sorties :

  • 1000 dinars algériens pour une première sortie, soit 22,500 dinars tunisiens
  • 5000 dinars pour une deuxième, soit 112,500 dinars
  • 10.000 dinars pour une troisième, soit 225 dinars
  • 25.000 dinars à partir de la quatrième, soit 560 dinars

Les véhicules utilitaires, camions et autocars sont également concernés, avec des montants plus élevés selon le tonnage, allant d’environ 112 dinars tunisiens par rotation pour les véhicules légers à environ 270 dinars tunisiens pour les poids lourds et autobus.

Certaines catégories de véhicules officiels ou diplomatiques bénéficient toutefois d’exemptions, sous réserve de conditions spécifiques.

Une mesure légale, mais une gestion vivement critiquée

Sur le plan juridique, la mesure repose sur un fondement légal clair et s’inscrit dans la stratégie algérienne de rationalisation des subventions et de protection du marché intérieur. Mais son entrée en vigueur brutale, sans période transitoire ni dispositif d’accompagnement opérationnel, a transformé une décision fiscale en crise frontalière.

Ce manque d’anticipation a eu des conséquences immédiates sur la fluidité du trafic, mais surtout sur des centaines de voyageurs pris au piège d’une procédure qu’ils ne maîtrisaient pas et pour laquelle aucune infrastructure adaptée n’était prête.

Face à cette situation, plusieurs voix appellent à une meilleure coordination entre les autorités tunisiennes et algériennes, ainsi qu’à une clarification rapide et pratique des procédures, afin d’éviter que la frontière ne devienne un point de tension permanent.

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Un avion Tunisair contraint de se poser en urgence à Alger après un malaise à bord

06. Januar 2026 um 11:25

Un avion de la compagnie Tunisair a dû interrompre son trajet et se poser en urgence à l’aéroport international d’Alger à la suite d’un grave problème de santé touchant une passagère. La voyageuse, de nationalité marocaine, a été immédiatement prise en charge par les secours avant d’être transférée vers un hôpital de la capitale algérienne. L’incident n’a pas affecté la sécurité des autres passagers.

Un vol de la compagnie nationale tunisienne Tunisair reliant Casablanca à Tunis, a été contraint d’effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport international d’Alger après la dégradation soudaine de l’état de santé d’une passagère à bord.

Selon des sources médiatiques algériennes, l’équipage a pris la décision d’interrompre le vol afin de permettre une prise en charge médicale rapide, conformément aux procédures en vigueur en cas d’urgence sanitaire en plein trajet.

Une intervention médicale immédiate sur le tarmac

Dès l’atterrissage, les services de secours de l’aéroport ont pris en charge la passagère, une ressortissante marocaine, dont l’état nécessitait une intervention rapide. Elle a ensuite été évacuée par les équipes de la protection civile vers l’hôpital universitaire Mustapha Pacha d’Alger pour y recevoir les soins nécessaires.

Les autorités aéroportuaires ont indiqué que l’intervention s’est déroulée dans des conditions normales et que la coordination entre l’équipage et les services de secours a permis une prise en charge rapide et efficace.

Un dispositif d’urgence activé sans incident majeur

L’aéroport international d’Alger dispose d’une équipe médicale permanente, mobilisable à tout moment pour faire face aux situations critiques. Ce dispositif a une nouvelle fois été activé sans perturbation majeure du trafic aérien, l’incident n’ayant pas entraîné de conséquences pour les autres passagers du vol.

Cet épisode rappelle les protocoles stricts appliqués par les compagnies aériennes et les aéroports en matière de sécurité et de santé des voyageurs. La décision de déroutement, bien que contraignante sur le plan opérationnel, a permis d’assurer une prise en charge médicale rapide de la passagère concernée.

Aucune information n’a été communiquée à ce stade sur la suite du vol ni sur l’évolution de l’état de santé de la voyageuse.

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Tebboune clarifie : L’armée algérienne n’interviendra jamais sur le territoire tunisien !

30. Dezember 2025 um 19:46

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune est intervenu, ce mardi 30 décembre, pour clarifier la polémique entourant un prétendu accord militaire entre la Tunisie et l’Algérie, après la diffusion d’un document présenté comme authentique sur certaines plateformes et dans des médias d’opposition tunisiens.

S’exprimant lors de son discours annuel devant le Parlement algérien réuni en congrès au Palais des Nations à Club des Pins et cité par plusieurs médias locaux, le chef de l’État algérien a tenu à réaffirmer la solidité des relations algéro-tunisiennes et à rejeter toute accusation d’ingérence dans les affaires intérieures de la Tunisie.

Dès l’entame de son intervention, Abdelmadjid Tebboune a insisté sur le positionnement diplomatique de la Tunisie, déclarant que le pays « ne fait pas partie des normalisateurs », en allusion aux accords de normalisation avec Israël. Sans citer de pays nommément, il a évoqué l’existence de parties cherchant, selon lui, à nuire aux relations entre Alger et Tunis.

Le président algérien a également dénoncé ce qu’il a qualifié de tentatives de déstabilisation visant la Tunisie et l’amitié historique entre les deux pays. « Ils essaient de nous diviser et de semer la zizanie », a-t-il affirmé, soulignant que la sécurité de la Tunisie et celle de l’Algérie sont étroitement liées.

L’Armée nationale populaire algérienne n’est jamais intervenue

Face aux accusations relayées autour du faux document, Abdelmadjid Tebboune a été catégorique. Il a assuré que l’Armée nationale populaire algérienne n’est jamais intervenue et n’interviendra jamais sur le territoire tunisien. Il a également déclaré ne s’être jamais immiscé dans les affaires internes de la Tunisie, affirmant le respect d’Alger pour les choix et la direction tunisienne.

Le document controversé évoquait notamment la possibilité pour l’armée algérienne de pénétrer jusqu’à cinquante kilomètres à l’intérieur du territoire tunisien pour des opérations antiterroristes, allant jusqu’à mentionner un rôle dans le « rétablissement de la stabilité institutionnelle » en cas de troubles. Des dispositions que Tunis comme Alger ont formellement démenties.

Le 18 décembre dernier, le président Kaïs Saïed avait déjà rejeté le contenu de ce document, affirmant qu’il s’agissait d’une manipulation visant à semer le doute et à alimenter des tensions artificielles.

Pour rappel, la Tunisie et l’Algérie ont signé, le 7 octobre, un accord de coopération dans le domaine de la défense, qui constitue une mise à jour de l’accord conclu en 2001. Selon les autorités des deux pays, ce cadre vise essentiellement le renforcement de la coordination sécuritaire face aux menaces communes, dans le strict respect de la souveraineté nationale de chaque État.

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Coopération militaire : Haut niveau de concertation entre Tunis et Alger

25. Dezember 2025 um 09:37

Une délégation militaire tunisienne de haut rang, conduite par le chef d’état-major de l’Armée de terre, le général de corps d’armée Mohamed El Ghoul, effectue une visite officielle à Alger. Cette mission s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération militaire bilatérale, à l’occasion de la tenue de la 19ᵉ session de la commission mixte algéro-tunisienne chargée du suivi et de l’évaluation de la coopération militaire entre les deux pays.

Entretiens au siège du ministère algérien de la Défense

Le général Mohamed El Ghoul, accompagné d’un haut gradé militaire tunisien, s’est entretenu mercredi avec le secrétaire général du ministère algérien de la Défense nationale, le général-major Mohamed Salah Ben Bicha, au siège du ministère à Alger, rapporte la page Facebook du ministère de la Défense algérien.

Cette rencontre intervient alors que l’Algérie accueille, du 21 au 25 décembre, les travaux de la 19ᵉ session de la commission mixte bilatérale dédiée à la mise en œuvre et au suivi des programmes de coopération militaire.

Les discussions bilatérales ont porté sur plusieurs domaines d’intérêt commun. Les deux parties ont salué le niveau « distingué et qualitatif » atteint par les relations de coopération entre les forces armées tunisiennes et algériennes, mettant en avant une convergence de vues sur les enjeux sécuritaires régionaux et la nécessité de maintenir une coordination étroite.

Sécurité des frontières et lutte contre les menaces transfrontalières

Le secrétaire général du ministère algérien de la Défense a souligné les résultats positifs enregistrés dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays.

Il a notamment mis en avant le haut niveau de coordination continue en matière de sécurisation des frontières communes, visant à faire face aux menaces liées au terrorisme, à la criminalité organisée transfrontalière, à l’immigration irrégulière, au trafic de drogues et aux différentes formes de contrebande.

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Colonisation française : Alger criminalise, Paris dénonce un acte hostile

24. Dezember 2025 um 20:26
  • L’Algérie réclame des « excuses » et des « réparations » à la France pour son passé colonial

L’Algérie a franchi un cap symbolique et politique en adoptant une loi qualifiant la colonisation française de crime imprescriptible. Paris a immédiatement réagi, dénonçant une initiative jugée hostile et incompatible avec un apaisement mémoriel entre les deux pays.

Le Parlement algérien a adopté à l’unanimité une loi érigeant la colonisation française en crime, engageant explicitement la responsabilité juridique de l’État français pour les faits commis entre 1830 et 1962. Le texte, voté dans un climat solennel, appelle à des excuses officielles et à des réparations qualifiées d’« intégrales » au bénéfice de l’État et du peuple algériens.

Debout dans l’hémicycle, les députés ont salué l’adoption d’un texte longtemps repoussé, qui marque un tournant dans la gestion institutionnelle de la mémoire coloniale. La loi affirme que les conséquences humaines, économiques et sociales de la colonisation relèvent d’une responsabilité historique directe de la France.

Une liste de crimes déclarés imprescriptibles

Le texte législatif énumère une série de faits qualifiés de crimes majeurs, parmi lesquels figurent les essais nucléaires, les exécutions extrajudiciaires, la torture systématique, ainsi que le pillage des ressources naturelles. Ces actes sont considérés comme non soumis à la prescription, ouvrant symboliquement la voie à des revendications juridiques et financières.

La loi affirme également le principe d’un droit à réparation pour l’ensemble des préjudices matériels et moraux subis durant la période coloniale, inscrivant cette revendication dans un cadre juridique national.

Un passé toujours au cœur des tensions bilatérales

La colonisation de l’Algérie, entamée au XIXe siècle, reste un traumatisme central dans les relations franco-algériennes. Les historiens évoquent une conquête marquée par des massacres, des déplacements forcés et la destruction de structures sociales entières, suivie d’une guerre d’indépendance particulièrement meurtrière.

Les estimations du nombre de victimes divergent fortement selon les sources, mais la mémoire de cette période demeure un point de crispation durable entre Alger et Paris.

Réaction immédiate et ferme de la France

La France a réagi rapidement à l’adoption de cette loi. Le ministère des Affaires étrangères a qualifié le texte d’initiative « manifestement hostile », estimant qu’il va à l’encontre d’un dialogue apaisé et d’un travail mémoriel constructif entre les deux pays.

Paris affirme toutefois maintenir sa volonté de poursuivre un dialogue exigeant avec Alger, notamment sur les dossiers jugés prioritaires, tels que la sécurité régionale et les questions migratoires.

Depuis la remise du rapport de l’historien Benjamin Stora, la France a multiplié les gestes symboliques, tout en excluant formellement toute demande d’excuses officielles, une ligne rouge que cette nouvelle loi algérienne remet frontalement en cause.

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Algérie : Tabarka, salle d’attente de l’allocation algérienne de 750 euros ?

19. Dezember 2025 um 08:50

Depuis plusieurs jours, les villes frontalières tunisiennes, notamment Tabarka, connaissent un afflux inhabituel de ressortissants algériens. Un phénomène visible dans les rues, aux abords des mosquées et sur les parkings, qui interroge sur la nature réelle de ces déplacements.

Loin de l’image classique du touriste, une partie importante de ces visiteurs ne vient ni pour les plages ni pour l’hôtellerie, mais pour satisfaire une condition administrative : passer sept jours à l’étranger afin de bénéficier du droit de change de 750 euros accordé par l’État algérien.

Selon plusieurs témoignages recueillis à travers les réseaux sociaux, cette mesure, qui remplace un plafond longtemps limité à environ 95 euros, a provoqué un déplacement massif vers la Tunisie, perçue comme la destination la plus accessible.

Toutefois, l’objectif n’est pas la consommation touristique. Une fois les devises obtenues, nombre de bénéficiaires repartent vers l’Algérie pour les écouler sur le marché parallèle, où leur valeur en dinars algériens est nettement supérieure au taux officiel.

Cette dynamique a rapidement attiré l’attention de réseaux informels de change. Des intermédiaires exploiteraient les failles du dispositif en envoyant des personnes, souvent sans emploi, effectuer le séjour requis en échange d’une commission, transformant ainsi le droit de change en activité quasi organisée.

Une situation qui, selon des sources concordantes, a conduit les autorités algériennes à renforcer les contrôles et à suspendre temporairement l’octroi de devises à certains demandeurs, le temps de vérifier leur éligibilité réelle.

Lire aussi : La Tunisie au cœur d’une vaste fraude à la prime de voyage en Algérie

Ces visiteurs dépensent peu !

Sur le terrain tunisien, les retombées économiques attendues restent limitées. À Tabarka, plusieurs acteurs locaux constatent que ces visiteurs dépensent peu : nourriture apportée depuis l’Algérie, nuits passées dans des voitures, à l’air libre ou parfois dans des mosquées, et très faible recours aux services touristiques. La présence est réelle, mais la consommation quasi inexistante.

Au final, le paradoxe est double. L’Algérie, qui espérait canaliser et encadrer l’accès aux devises, se retrouve confrontée à des détournements du dispositif. La Tunisie, de son côté, voit transiter sur son territoire un flux humain important sans bénéfice économique tangible, transformant certaines villes frontalières en simples zones d’attente administrative.

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La Tunisie au cœur d’une vaste fraude à la prime de voyage en Algérie

18. Dezember 2025 um 19:04

Selon plusieurs médias algériens, les autorités d’Alger ont mis au jour une opération de fraude d’une ampleur inédite autour de la prime de voyage de 750 euros accordée par l’État algérien à ses citoyens pour les déplacements touristiques à l’étranger. Au cœur de ce stratagème, des voyages fictifs vers la Tunisie, organisés par des agences de tourisme impliquées dans des pratiques jugées « illégales et détournées ».

Le ministre algérien de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a révélé devant l’Assemblée populaire nationale que plusieurs agences ont simulé des circuits touristiques afin de permettre aux bénéficiaires d’obtenir la prime sans quitter réellement le territoire algérien. Le procédé consistait à transporter des voyageurs vers la Tunisie de manière formelle, à faire apposer les cachets d’entrée sur leurs passeports, avant de les faire revenir en Algérie via des points de passage non surveillés.

Les chiffres avancés par le ministre sont révélateurs de l’ampleur du phénomène. Environ 5 000 bus auraient traversé la frontière algéro-tunisienne entre novembre et décembre, une période traditionnellement creuse pour le tourisme algérien vers la Tunisie. Ce flux inhabituel a également attiré l’attention des autorités tunisiennes, le sujet ayant été évoqué lors des récents travaux de la commission mixte algéro-tunisienne de coopération.

Les investigations ont permis d’identifier l’utilisation d’environ 100 000 personnes, majoritairement des chômeurs, comme bénéficiaires fictifs de la prime. Ces derniers figuraient comme voyageurs alors qu’ils n’effectuaient aucun séjour réel à l’étranger, permettant ainsi aux réseaux impliqués de capter indûment les allocations en devises.

Fraude organisée

Face à cette fraude organisée, les autorités algériennes ont décidé de durcir le dispositif de contrôle. Le ministre a annoncé un changement majeur dans les modalités d’octroi de la prime de voyage, avec un recours accru aux moyens de paiement électroniques afin d’assurer une meilleure traçabilité des transactions.

Dans ce cadre, la Banque centrale d’Algérie a émis de nouvelles directives conditionnant l’accès au droit de change à la détention d’un compte bancaire. Les paiements en espèces sont désormais interdits, au profit exclusif des chèques et des cartes bancaires CIB. De plus, la contrepartie en monnaie locale devra obligatoirement être versée via la banque du bénéficiaire, dans le but de limiter les manipulations et de renforcer les mécanismes de contrôle financier.

Cette affaire met en lumière les effets pervers que peuvent générer certaines aides publiques lorsqu’elles ne sont pas accompagnées de dispositifs de suivi suffisamment robustes, tout en soulignant l’interconnexion des dynamiques économiques et migratoires entre l’Algérie et la Tunisie.

Lire aussi : 750 euros par touriste algérien : La Tunisie se frotte les mains !

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750 euros par touriste algérien : La Tunisie se frotte les mains !

17. Dezember 2025 um 13:41

La décision des autorités algériennes de revaloriser l’allocation touristique annuelle, portée à environ 750 euros par adulte, a produit des effets tangibles au-delà des frontières algériennes. La Tunisie figure parmi les principaux bénéficiaires de cette mesure, qui a contribué à redynamiser les flux touristiques et les dépenses des visiteurs algériens.

Destination de proximité, accessible sans visa et à des coûts globalement compatibles avec le plafond de l’allocation, la Tunisie s’est imposée comme un choix naturel pour de nombreux voyageurs algériens. Les postes frontaliers terrestres de l’Ouest et du Nord-Ouest ont enregistré une hausse record des entrées, notamment lors des périodes de vacances et des fêtes de fin d’année et surtout dans le gouvernorat de Jendouba. A Tunis également la présence des touristes algériens se fait remarquer de manière exceptionnelle pour cette année.

Cette revalorisation du droit de change a eu un effet direct sur le comportement des touristes algériens. Le pouvoir de dépense plus élevé a favorisé des séjours plus longs et un retour vers l’hébergement hôtelier, la restauration, les transports intérieurs et les loisirs. Dans plusieurs régions, en particulier les zones frontalières et certaines villes côtières, la clientèle algérienne est redevenue un moteur essentiel de l’activité économique.

Au-delà du secteur touristique au sens strict, les retombées se sont étendues au commerce et aux services. Achats de biens de consommation, fréquentation des cliniques privées, locations saisonnières et consommation dans les marchés locaux ont bénéficié de cette dynamique, contribuant à une circulation accrue de liquidités dans l’économie nationale.

Besoin en devises

Dans un contexte marqué par la pression sur les finances publiques et le besoin en devises, cette évolution a constitué un apport non négligeable pour la Tunisie. Même si les dépenses sont effectuées en dinars, leur origine en devises obtenues légalement renforce indirectement les recettes extérieures et soutient la balance des paiements.

Cet impact positif reste toutefois conditionné à plusieurs facteurs, dont la qualité de l’accueil, la fluidité aux frontières et la maîtrise des prix. Toute dégradation de ces éléments pourrait atténuer les bénéfices observés.

La revalorisation de l’allocation touristique algérienne illustre ainsi l’interdépendance économique entre les deux pays. Pour la Tunisie, elle a agi comme un levier conjoncturel de relance touristique, confirmant le rôle stratégique du marché algérien dans l’équilibre du secteur.

Lire aussi : Tourisme : Afflux record de visiteurs algériens à Jendouba

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Tourisme : Afflux record de visiteurs algériens à Jendouba

14. Dezember 2025 um 14:45

Les trois postes frontaliers terrestres de la région de Jendouba – Melloula, Bebouch et Jelil – ont enregistré un afflux record de visiteurs algériens avant-hier vendredi. Plus de 13 000 visiteurs ont franchi ces postes en une seule journée, sur un total de 100 000 touristes algériens accueillis depuis le début du mois. Cela représente une hausse de plus de 95 % par rapport à la même période l’an dernier, rapporte l’agence TAP.

Depuis le début de l’année et jusqu’à samedi dernier, plus de 1,5 million de touristes algériens ont été recensés à ces postes frontaliers, et le total annuel pourrait atteindre 1,6 million, selon le délégué régional du tourisme, Issa Marouani.

Durant les dix premiers jours de ce mois, plus de 4 000 visiteurs ont séjourné dans différentes unités touristiques, cumulant plus de 7 500 nuits passées. Depuis le 1er janvier jusqu’au 10 décembre, le nombre total de touristes accueillis dans la région de Jendouba dépasse 231 000.

Attractivité de la région

Selon des témoins et des touristes algériens, cette augmentation s’explique par deux facteurs principaux. Le premier tient aux avantages accordés par l’Algérie à ses citoyens, notamment la possibilité de bénéficier d’une allocation voyage de 750 euros par an, à condition de ne pas retourner dans leur pays avant une semaine. Le second facteur concerne l’attractivité de la région touristique de Tabarka et Ain Draham, réputée pour ses richesses naturelles, environnementales, sanitaires et sportives.

L’offre d’hébergement dans la région devrait se renforcer l’année prochaine avec la finalisation de trois projets hôteliers – comprenant un hôtel cinq étoiles et deux résidences – qui offriront environ 8 000 lits supplémentaires. À cela s’ajoutera le développement futur de la zone touristique d’Oulad Hilal, qui remplacera le projet de la région d’Altal, suspendu pour des raisons administratives liées à l’acquisition foncière.

Selon les rapports officiels, les intentions d’investissement dans le secteur touristique à Tabarka dépassent 600 millions de dinars pour l’année prochaine, avec la création de trois hôtels cinq étoiles. Des investisseurs locaux et étrangers ont exprimé leur intérêt pour profiter du potentiel de la région et de ses nombreuses ressources naturelles et touristiques.

Lire aussi : Pourquoi des bus touristiques algériens sont bloqués depuis plusieurs jours à la frontière tuniso-algérienne ?

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La liaison ferroviaire Annaba – Tunis remise sur les rails avec trois dessertes hebdomadaires

13. Dezember 2025 um 10:57

Après plusieurs années d’interruption, la ligne ferroviaire reliant Annaba à Tunis reprend officiellement du service, rétablissant un axe historique de circulation entre l’Algérie et la Tunisie. Cette reprise marque une étape concrète dans la relance de la mobilité transfrontalière. Le trafic s’effectuera selon un rythme régulier, avec trois allers-retours programmés chaque semaine.

Un itinéraire transfrontalier structuré

Selon le quotidien algérien « L’Expression », la remise en exploitation de la ligne Annaba-Tunis s’accompagne d’un calendrier fixe visant à assurer la stabilité du service. Les trains au départ de l’est algérien desservent plusieurs villes avant d’entrer en territoire tunisien, reliant ainsi des pôles urbains et régionaux clés des deux pays. Le trajet inverse est assuré selon la même fréquence, permettant une continuité de circulation tout au long de la semaine.

Cette organisation vise à répondre à une demande ancienne des voyageurs, qu’ils soient des familles, des professionnels ou des touristes, tout en redonnant au rail un rôle central dans les déplacements régionaux.

Des contrôles frontaliers réorganisés

Dans le cadre de cette reprise, les autorités ont procédé à une nouvelle répartition des procédures de contrôle afin de réduire les délais aux frontières. Les formalités sont désormais effectuées dans des gares spécifiques de part et d’autre de la frontière, selon le sens du voyage, avec pour objectif d’éviter les encombrements et de fluidifier le passage des voyageurs.

Cette réorganisation s’inscrit dans une logique d’amélioration de l’expérience des usagers et de simplification des procédures douanières et administratives.

Une relance inscrite dans une dynamique bilatérale

La réouverture de la ligne Annaba-Tunis intervient dans un contexte de rapprochement renforcé entre Alger et Tunis dans le domaine des transports. Des échanges récents entre responsables des deux pays ont permis de faire le point sur plusieurs projets communs, notamment la remise en service progressive d’autres liaisons ferroviaires transfrontalières.

Au-delà du rail, les discussions portent également sur la modernisation des infrastructures, la réduction des temps de parcours, l’examen de nouvelles connexions maritimes et le renforcement de la coopération technique dans le secteur aérien.

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Tunisie–Algérie : Liste des 25 accords stratégiques signés

12. Dezember 2025 um 14:43

La Tunisie et l’Algérie ont franchi, ce vendredi à Tunis, une nouvelle étape majeure dans la consolidation de leur partenariat stratégique. À l’occasion de la 23e session de la Grande Commission mixte tuniso-algérienne, les deux pays ont signé 25 accords, programmes exécutifs, mémorandums de coopération et conventions de jumelage couvrant un spectre élargi de secteurs jugés prioritaires.

La séance de signature s’est déroulée sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarah Zafrani Zenzri, et du Premier ministre algérien, Aïmene Sifi Ghrib, en présence de délégations ministérielles des deux pays. Les deux responsables ont souligné la volonté commune d’accélérer l’intégration économique, de renforcer la sécurité sanitaire et énergétique, et de développer les échanges dans les secteurs sociaux, culturels et médiatiques.

Les accords signés traduisent une volonté politique de structurer la coopération sur le long terme. Dans le domaine diplomatique, une première série de mémorandums lie l’Académie diplomatique internationale de Tunis et l’Institut algérien des relations internationales. Les secteurs médiatiques ne sont pas en reste : des mémorandums entre les télévisions publiques, les agences de presse et les radios nationales ouvrent la voie à des productions conjointes, à des échanges de contenus et à une coopération renforcée en matière de formation.

Sur le plan économique, plusieurs accords visent à dynamiser l’investissement, le commerce et la mobilité professionnelle. Un partenariat entre les agences de promotion de l’investissement des deux pays prévoit un programme exécutif couvrant 2026-2027. Des conventions touchent également les secteurs de l’assurance, de la lutte contre le blanchiment d’argent, des transports terrestres et de l’exploitation commune de lignes internationales.

Formation, jeunesse, culture et sport : une coopération sociétale renforcée

La session a également permis l’adoption de programmes exécutifs relatifs à la jeunesse, à la culture, aux sports, à l’emploi et à la promotion de la femme et de la famille. Des conventions structurantes ont été signées dans les domaines de la formation professionnelle, de l’enseignement spécialisé et de l’accompagnement des personnes ayant des besoins spécifiques.

Dans le domaine culturel, les deux ministères ont adopté un programme exécutif de coopération, tandis qu’un accord dans le domaine des droits d’auteur renforce la protection des œuvres et des créateurs.

La coopération sanitaire prend une dimension nouvelle avec un programme 2026-2028 portant sur les échanges d’expertises, la recherche médicale et la formation. Une autre convention relie les deux pays dans le domaine de l’industrie pharmaceutique. Le secteur de l’eau bénéficie également d’une convention-cadre entre la SONEDE et l’entreprise Algérienne des Eaux pour améliorer la gestion et le partage d’expertise.

Les deux pays ont par ailleurs signé une convention entre les structures professionnelles de la pêche et de l’aquaculture, ainsi qu’un accord entre les ministères de l’Agriculture et du Ressourcement hydraulique.

L’ensemble des engagements a été formalisé dans le procès-verbal final de la 23e session de la Grande Commission mixte, confirmant la dynamique ascendante des relations tuniso-algériennes.

Liste complète des 25 accords tuniso-algériens signés lors de la 23e session de la Grande Commission mixte

  1. Mémorandum de compréhension entre l’Académie diplomatique internationale de Tunis et l’Institut diplomatique et des relations internationales d’Algérie.
  2. Mémorandum de compréhension entre la Télévision tunisienne et la Télévision publique algérienne.
  3. Mémorandum de compréhension entre l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) et l’Agence de presse algérienne.
  4. Accord de jumelage et de coopération entre la Radio tunisienne et la Radio publique algérienne.
  5. Accord de coopération entre les ministères de l’Agriculture des deux pays.
  6. Accord entre le Centre national tunisien de formation des formateurs et l’Institut algérien national de formation et d’enseignement professionnels.
  7. Programme exécutif de coopération culturelle entre les ministères de la Culture.
  8. Programme exécutif de coopération sanitaire 2026-2028 entre les ministères de la Santé.
  9. Accord de jumelage entre l’Inspection générale du travail algérienne et la Direction générale du travail et des relations professionnelles en Tunisie.
  10. Mémorandum de coopération en matière d’énergie, d’énergies nouvelles et renouvelables.
  11. Programme exécutif de coopération dans le domaine de la jeunesse 2026-2027.
  12. Programme exécutif de coopération dans les domaines de la femme, de la famille, de l’enfance et des seniors 2026-2028.
  13. Accord de coopération dans le domaine de l’emploi.
  14. Accord de coopération en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes dans le secteur des assurances.
  15. Mémorandum de compréhension entre les autorités de supervision du secteur des assurances.
  16. Mémorandum de compréhension entre les ministères de la Santé et de l’Industrie pharmaceutique dans le domaine de l’industrie pharmaceutique.
  17. Accord de coopération entre les organismes nationaux d’accréditation des deux pays.
  18. Accord de coopération entre les structures professionnelles tunisiennes et algériennes de la pêche et de l’aquaculture.
  19. Programme exécutif de coopération sportive 2026-2027.
  20. Accord-cadre entre la SONEDE et l’Entreprise algérienne des eaux.
  21. Accord d’exploitation conjointe de lignes de transport international de voyageurs entre les deux sociétés publiques de transport interurbain.
  22. Mémorandum de compréhension entre les agences de promotion de l’investissement.
  23. Programme exécutif 2026-2027 de mise en œuvre du mémorandum relatif à l’investissement.
  24. Mémorandum de coopération entre l’Institut supérieur de l’éducation spécialisée de Tunisie et l’École supérieure algérienne des professeurs de sourds-muets.
  25. Accord de coopération entre les offices nationaux des droits d’auteur des deux pays.

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L’UTICA relance l’idée d’un accord global de libre-échange entre la Tunisie et l’Algérie

12. Dezember 2025 um 09:46

En ouvrant le Forum économique tuniso-algérien, le président de l’UTICA, Samir Majoul, a plaidé pour la conclusion d’un accord global de libre-échange entre la Tunisie et l’Algérie, visant à supprimer barrières douanières et obstacles non tarifaires. Il a appelé à un cadre économique intégré favorisant la circulation des capitaux, des entreprises et des compétences entre les deux pays.

Appel pour un marché commun tuniso-algérien

Devant les représentants des milieux économiques des deux pays, Majoul a proposé un accord permettant aux investisseurs tunisiens et algériens de s’implanter « librement » dans tous les secteurs, d’accéder indistinctement au financement bancaire, et de bénéficier de droits élargis de circulation, de résidence, de propriété et d’investissement.

Il a estimé que la création d’un espace économique commun permettrait de lever les blocages persistants et de donner une impulsion nouvelle à la coopération bilatérale.

Les secteurs stratégiques au cœur de la relance

Le président de l’UTICA a insisté sur la nécessité de privilégier les secteurs à forte valeur ajoutée : agriculture et pêche, industrie agroalimentaire, pharmaceutique, santé, énergie, énergies renouvelables, cybersécurité, économie du savoir.

Il a également mentionné des filières traditionnelles qui pourraient bénéficier d’un effort commun – travaux publics, composants automobiles, textile et habillement, textile technique, accessoires textiles, cuir, chaussure – ainsi que le tourisme, l’environnement, les transports et la logistique.

Majoul a par ailleurs plaidé pour une libéralisation intégrale des monnaies et des transactions économiques et touristiques, fondée sur un taux de change unifié approuvé par les banques centrales. Il a aussi proposé de structurer un partenariat tripartite Tunisie–Algérie–Afrique pour étendre la présence économique commune sur le continent.

Selon Majoul, les rencontres bilatérales précédentes ont permis d’identifier de nombreuses pistes de coopération, mais les résultats restent « en deçà des ambitions ». Il a appelé à explorer de nouveaux champs de collaboration en capitalisant sur les avantages comparatifs des deux économies et sur la confiance entre les secteurs privés tunisien et algérien.

L’automobile, priorité stratégique pour Alger

Prenant la parole, le président du Conseil algérien du renouveau économique (CREA), Kamel Moula, a insisté sur l’importance de renforcer la coopération dans l’industrie automobile, où la Tunisie demeure un acteur majeur.

Il a rappelé que plus de 155 entreprises tunisiennes opèrent dans cette filière, générant des dizaines de milliers d’emplois, grâce à un investissement continu dans l’innovation et l’adaptation aux exigences du marché international.

Moula a plaidé pour une modernisation des PME algériennes, l’adoption de normes internationales et la mise en place de plateformes de partenariat reliant les fabricants des deux pays.

Il a évoqué une feuille de route commune portée par l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles, la Bourse de partenariat, les entreprises algériennes, avec l’appui de l’UTICA et du CREA.

Vers un pôle industriel et touristique commun

Le responsable algérien a souligné que la mutualisation des efforts dans la sous-traitance pourrait faire émerger un pôle industriel tuniso-algérien, créateur d’emplois et moteur de transfert de compétences.

Sur le plan touristique, il a exprimé la volonté de l’Algérie de s’appuyer sur l’expertise tunisienne pour développer un secteur capable d’attirer davantage de flux régionaux. L’échange d’expériences et la formation professionnelle constituent, selon lui, une base solide pour bâtir un partenariat stratégique.

Moula a conclu en rappelant que cette dynamique s’inscrit dans la feuille de route élaborée conjointement par le CREA et l’UTICA, visant à unir ressources et compétences des deux pays. L’objectif commun : hisser le partenariat tuniso-algérien vers plus d’intégration économique, de compétitivité et de prospérité partagée.

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Tunisie – Algérie : Sept accords économiques scellés à Tunis

12. Dezember 2025 um 08:49

Sept partenariats industriels et technologiques ont été conclus jeudi entre entreprises tunisiennes et algériennes, en marge du Forum économique tuniso-algérien organisé lors de la 23ᵉ session de la Grande Commission mixte.

Les signatures ont eu lieu en présence de plusieurs ministres des deux pays, confirmant une volonté d’accélérer l’intégration économique bilatérale.

Industrie et technologies : des rapprochements structurants

La série d’accords a ouvert sur un partenariat entre ACS, entreprise tunisienne spécialisée dans les équipements industriels pour le textile et la confection, et la société algérienne PEC, active dans la fabrication de moules d’injection et le plastique technique.

Dans le secteur automobile, le groupe mondial tunisien Coficab a conclu une collaboration avec l’entreprise algérienne IdeNet, spécialisée dans les solutions de géolocalisation, en vue de renforcer les chaînes d’approvisionnement régionales.

Un troisième accord a été signé entre Fondinor, acteur tunisien de la fonderie industrielle, et l’entreprise algérienne Techno Cast, opérant dans la maintenance industrielle.

À cela s’ajoute une coopération technique entre l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles (TAA) et l’Institut algérien de normalisation (IANOR), tournée vers l’harmonisation des standards.

Distribution, électroménager et solutions numériques

Dans le commerce de gros, l’entreprise tunisienne IGL Distribution a conclu une entente avec Tapidor, fabricant algérien de tapis, moquettes et gazon synthétique.

Le secteur technologique a été représenté par un accord entre le groupe tunisien One Tech, spécialisé dans les solutions électroniques, et le groupe algérien Condor, poids lourd de l’électroménager.

Le septième accord a réuni Jomaa SA, entreprise tunisienne active dans l’équipement automobile – pneus, lubrifiants et outillage – et le groupe algérien Iris, qui possède plusieurs unités de production dans l’électronique, les appareils électriques et les télécommunications.

Un signal politique et économique fort

Lors de la cérémonie, Hichem Elloumi, vice-président de l’UTICA, a salué « des accords d’une grande importance pour les deux pays », insistant sur le potentiel de coopération dans des domaines encore sous-exploités : tourisme, industrie, énergies renouvelables, commerce et investissements.

Les deux gouvernements misent sur ces partenariats pour dynamiser les échanges et donner un cadre durable au rapprochement économique tuniso-algérien.

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Kaïs Saïed et le Premier ministre algérien consolident le partenariat tuniso-algérien

12. Dezember 2025 um 08:45

Le président Kaïs Saïed a accueilli jeudi au palais de Carthage le Premier ministre algérien Saïfi Gharib, accompagné du ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf et de l’ambassadeur Azzouz Baalal.

La rencontre s’est tenue à la veille de la 23ᵉ session de la Haute Commission mixte tuniso-algérienne, dans un climat marqué par la volonté commune d’accélérer l’intégration stratégique entre les deux pays.

Mémoire message politique à Alger

Dès l’ouverture des échanges, Kaïs Saïed a rappelé les moments fondateurs de la solidarité tuniso-algérienne, notamment durant les luttes de libération des deux pays. Le chef de l’État a transmis ses salutations au président Abdelmadjid Tebboune et ses vœux de prospérité au peuple algérien.

Il a insisté sur la profondeur historique du lien bilatéral, soulignant que la coopération actuelle repose sur une continuité politique et identitaire qui a façonné les deux nations.

Un appel à accélérer les projets conjoints

Le président Saïed a mis en avant l’importance de la Haute Commission mixte comme levier pour lever les obstacles et concrétiser rapidement les projets communs. Il a insisté sur la nécessité d’une action conjointe, publique et privée, face aux mutations géopolitiques rapides.

Le chef de l’État a également passé en revue plusieurs dossiers internationaux, appelant à renforcer la concertation entre Tunis et Alger pour faire face aux défis globaux liés à la sécurité, à la justice internationale et à la stabilité régionale.

À l’issue de la rencontre, Saïfi Gharib a déclaré avoir transmis au président Saïed les salutations du président Tebboune et sa volonté de renforcer le partenariat stratégique tuniso-algérien. Il a mis en avant la dynamique enclenchée depuis la visite d’État de décembre 2021, fondée sur un développement solidaire et inclusif.

Cap sur la Haute Commission mixte et le Forum économique

Les deux parties ont examiné l’avancement des préparatifs de la réunion de la Haute Commission mixte prévue le lendemain, considérée comme une occasion d’actualiser les cadres juridiques et institutionnels de coopération.

Saïfi Gharib a souligné les perspectives prometteuses des échanges commerciaux et des investissements bilatéraux, rappelant que ces thèmes seront au cœur du Forum économique tuniso-algérien tenu le même jour avec la participation d’acteurs économiques des deux rives.

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Tunis et Alger ouvrent un nouveau chapitre économique

11. Dezember 2025 um 19:55

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzeri, et le Premier ministre algérien, Sifi Gharib, ont inauguré jeudi les travaux du Forum économique tuniso-algérien, organisé en marge de la 23e session de la Haute Commission mixte entre les deux pays. L’événement a réuni plusieurs ministres tunisiens et algériens ainsi que les présidents des organisations patronales, Samir Majoul pour la Tunisie et Djamel Moula pour l’Algérie.

Dans son allocution d’ouverture, la cheffe du gouvernement a mis en avant la solidité des relations tuniso-algériennes, qualifiant l’histoire commune et la proximité politique entre les deux peuples de « socle essentiel » pour bâtir des partenariats renouvelés fondés sur l’intérêt mutuel. Elle a souligné que la tenue d’un forum ciblé sur l’industrie, l’énergie et le tourisme traduit la volonté conjointe de renforcer la coopération stratégique dans ces secteurs considérés comme des piliers majeurs de l’investissement bilatéral.

La cheffe du gouvernement a également salué l’implication de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) dans l’organisation du forum, en coordination étroite avec le Conseil algérien du renouveau économique, et la participation significative d’acteurs économiques privés des deux pays.

Zafrani Jenzri a réaffirmé la détermination de la Tunisie à élargir ses partenariats internationaux sur la base du respect mutuel et de la souveraineté. Elle a détaillé les contours de la nouvelle approche économique nationale, axée sur la justice sociale, le renforcement de la croissance et la résilience face aux chocs extérieurs.

Selon elle, la Tunisie a engagé des réformes structurelles ayant déjà permis d’améliorer plusieurs indicateurs économiques. Ces progrès se reflètent dans la performance de secteurs stratégiques tels que l’agriculture, la construction, les industries manufacturières et les services.

Structure productive en mutation et montée en gamme

La cheffe du gouvernement a souligné la transformation progressive de la structure des exportations tunisiennes, désormais davantage orientées vers des produits à haute valeur ajoutée : industries automobile et électrique, composants électroniques, produits agri-alimentaires, textile technique, économie verte et circulaire.

Elle a ajouté que le rythme des investissements directs étrangers (IDE) a poursuivi sa progression, enregistrant durant le premier semestre 2025 une augmentation supérieure à 21 % par rapport à la même période en 2024. Les projets d’infrastructure en cours — transport, énergies renouvelables, santé, routes — témoignent, selon elle, d’un regain de confiance des partenaires internationaux.

Zafrani Zenzri a affirmé que plus de 4 000 entreprises à participation étrangère sont actuellement implantées en Tunisie, générant environ 460 000 emplois. Cette dynamique, combinée à l’accélération récente des flux d’investissements, constitue selon elle un signal fort sur la crédibilité des réformes engagées et sur l’attractivité du marché tunisien.

Elle a rappelé que ces efforts s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale « Tunisie 2035 », conçue comme un nouveau pacte économique et social visant à faire du pays une économie compétitive fondée sur la connaissance, l’innovation et la transparence, tout en simplifiant les procédures et en améliorant le climat des affaires.

Le Forum économique tuniso-algérien poursuit ses travaux autour de rencontres B2B et d’ateliers sectoriels destinés à identifier de nouveaux projets conjoints, dans une logique de complémentarité et de renforcement des échanges entre les deux pays voisins.

Lire aussi : Tunisie–Algérie : Un accord d’envergure pour renforcer la coopération en matière de défense

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Pourquoi des bus touristiques algériens sont bloqués depuis plusieurs jours à la frontière tuniso-algérienne ?

11. Dezember 2025 um 15:16

Depuis le 7 décembre 2025, des dizaines de bus transportant des touristes algériens se retrouvent immobilisés aux postes-frontières tunisiens.

La situation, provoquée par une nouvelle exigence réglementaire imposée côté algérien, perturbe fortement les flux touristiques entre les deux pays. En l’absence de communication officielle claire, voyageurs et agences sont plongés dans l’incertitude.

Une nouvelle règle appliquée sans préavis

Selon des sources concordantes – dont Visa-Algerie.com, DNAlergie.com et plusieurs médias algériens – les autorités d’Alger exigent désormais que chaque bus franchissant la frontière soit muni d’une autorisation de transport international. La licence touristique classique, jusqu’ici suffisante, ne permet plus le passage.

Cette décision, entrée en vigueur soudainement, a surpris les professionnels du secteur qui n’avaient reçu aucune notification préalable. Résultat : des bus partis d’Alger, Oran, Constantine, Annaba ou Souk Ahras ont été stoppés net aux postes-frontières, annulant ou retardant des voyages déjà programmés.

Une mesure liée à l’allocation touristique

Cette nouvelle réglementation intervient dans le sillage de la nouvelle allocation touristique décidée par l’Algérie en 2025 : 750 euros pour chaque adulte, 300 euros pour chaque mineur.

Selon plusieurs observateurs, l’objectif serait également de limiter les détournements de cette allocation. Certains opérateurs utilisaient en effet des voyages touristiques fictifs pour récupérer des devises et les revendre sur le marché parallèle. Les autorités chercheraient donc à contrôler davantage les flux de voyageurs et les itinéraires organisés.

Des voyageurs bloqués et des circuits annulés

La situation provoque de nombreuses conséquences concrètes : passagers contraints d’attendre des heures voire de rebrousser chemin, circuits touristiques annulés en chaîne, agences de voyages prises de court et incapables de réacheminer leurs clients.

Plusieurs témoignages relayés dans la presse font état de familles bloquées en pleine nuit, de retards considérables et d’un manque total d’informations officielles.

Le train comme alternative… mais sous conditions strictes

Face à ces blocages, certains touristes choisissent de rejoindre la Tunisie en train. Mais cette solution comporte plusieurs contraintes administratives : des réservations obligatoires jusqu’à 7 jours avant le départ, une limite de 30 kg de bagages par passager, des billets aller-retour valables 3 mois maximum, la présentation du passeport et de justificatifs fiscaux.

Les associations professionnelles, aussi bien en Algérie qu’en Tunisie, réclament des explications urgentes sur les conditions d’obtention de l’autorisation de transport international, les règles précises d’application, et la durée prévue de cette mesure.

Pour l’heure, aucun communiqué officiel n’a été publié par les autorités des deux pays, alimentant la confusion. Mais les informations concordantes des médias montrent clairement que le blocage est lié à la mise en place de cette nouvelle règle et aux dérives constatées dans l’usage de l’allocation touristique.

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Accident d’autocar dans le sud de l’Algérie : 14 morts et 34 blessés

07. Dezember 2025 um 12:26

Au moins quatorze personnes ont été tuées et trente-quatre autres blessées, samedi 6 décembre 2025, lorsqu’un autobus a dérapé et s’est renversé dans la région de Tebelballa, à environ 400 km au sud de Béchar, selon la Protection civile. Les images relayées par les médias locaux montrent le véhicule retourné sur son toit au bord de la route, témoignant de la violence du choc. L’autocar circulait sur la route nationale reliant Béchar à Tindouf lorsqu’il a quitté sa trajectoire avant de se renverser.

Le président Abdelmadjid Tebboune s’est déclaré « profondément attristé » par le drame et a présenté ses condoléances aux familles endeuillées. Les autorités n’ont pas encore précisé l’origine exacte du dérapage, mais une enquête a été ouverte.

Le pire accident routier depuis août

Cet accident est le plus meurtrier depuis celui survenu en août dernier, lorsqu’un autobus transportant des voyageurs avait chuté d’un pont dans un oued près d’Alger, faisant dix-huit morts et vingt-quatre blessés. Le véhicule avait quitté sa trajectoire avant de plonger dans le lit asséché de la rivière, entraînant une intervention massive des secours.

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Tebboune accorde la grâce à l’écrivain Boualem Sansal à la demande de l’Allemagne

12. November 2025 um 14:43

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, incarcéré depuis novembre 2024, a obtenu la grâce présidentielle algérienne. La décision a été annoncée ce mercredi 12 novembre par la présidence algérienne, qui précise que cette mesure répond à une requête du président allemand Frank-Walter Steinmeier pour des raisons humanitaires.

« Le président Abdelmadjid Tebboune a répondu favorablement à la demande de son homologue allemand concernant l’octroi d’une grâce en faveur de Boualem Sansal », indique le communiqué officiel, ajoutant que le chef de l’État « a réagi à cette demande, qui a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires ».

L’auteur de Le Serment des barbares avait été arrêté le 16 novembre 2024, peu après une interview accordée au média d’extrême droite français Frontières, dans laquelle il avait critiqué le pouvoir algérien et remis en question les frontières actuelles du pays avec le Maroc.

Selon la présidence, cette grâce ouvre la voie à un transfert de Boualem Sansal vers l’Allemagne, où il sera pris en charge médicalement. Cette décision, rare dans le contexte politique algérien, pourrait contribuer à apaiser les tensions diplomatiques entre Alger et Berlin, tout en relançant le débat sur la liberté d’expression en Algérie.

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Le ministre de la Défense s’exprime sur l’accord militaire avec l’Algérie

11. November 2025 um 19:19

Le ministre de la Défense nationale, Khaled Souihi, a affirmé, à l’issue du débat général tenu dans le cadre de la séance plénière conjointe consacrée à la présentation du budget du ministère de la Défense pour 2026, que l’accord militaire entre la Tunisie et l’Algérie n’est pas nouveau.

Signé initialement en 2001, il a simplement été actualisé pour tenir compte des évolutions récentes et élargir les domaines de coopération, notamment dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et la sécurisation des frontières communes.

Souihi a souligné que les relations tuniso-algériennes reposent sur une histoire partagée et un partenariat stratégique solide, dépourvu de toute orientation politique ou alignement régional. Il a ajouté que le renforcement de la coopération militaire entre les deux pays constitue un choix stratégique, essentiel pour la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région.

Abordant la question du développement scientifique et technologique dans le domaine militaire, le ministre a affirmé que les guerres modernes ne se gagnent plus uniquement par les armes et le matériel, mais aussi par l’intelligence, la recherche scientifique et l’innovation technologique. Dans ce cadre, il a précisé que le soutien à la production et à l’industrie militaires nationales s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer les capacités autonomes de l’armée tunisienne.

Souihi a également indiqué que le ministère a créé un centre de recherche militaire chargé de promouvoir la recherche appliquée dans des domaines en lien avec les besoins spécifiques de la défense nationale, suivant une logique de passage du savoir à la production.

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