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Empfangen — 08. August 2026 Französischsprachig

Quand les mots changent de visage : la langue à l’épreuve de notre époque

Von: tmps
08. August 2026 um 17:14

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Une langue qui ne change pas est une langue morte.  Cette idée, souvent rappelée par les linguistes, nous invite à regarder l’évolution du langage non comme une anomalie, mais comme un phénomène naturel. Pourtant, derrière cette transformation permanente se cache aujourd’hui une question essentielle : assistons-nous simplement à une adaptation de la langue aux réalités nouvelles ou sommes-nous en train d’assister à un appauvrissement progressif de notre manière de penser et de communiquer ?

La langue n’est jamais un simple outil de transmission. Elle porte une mémoire collective, une histoire, une vision du monde. Les mots que nous utilisons révèlent notre rapport aux autres, notre niveau de réflexion et notre manière d’interpréter la réalité. Lorsque les modes d’expression changent, c’est toute une culture qui évolue avec eux. Le phénomène que nous observons aujourd’hui est profond : la rapidité des échanges, la domination des écrans et la transformation des habitudes culturelles ont bouleversé notre rapport aux mots.

Il suffit d’observer une conversation quotidienne, notamment chez les jeunes générations, pour constater l’apparition d’un nouveau langage : phrases raccourcies, multiplication des abréviations, mélange des langues, utilisation massive d’images et de symboles. Certains y voient une créativité nouvelle, une capacité d’adaptation remarquable. D’autres y perçoivent le signe d’une perte progressive de richesse linguistique. Entre ces deux visions, une interrogation demeure : quelle place voulons-nous accorder à la langue dans une société où tout doit aller toujours plus vite ?

La révolution numérique, moteur principal de la transformation linguistique

La première cause de cette évolution est sans doute la révolution numérique. Les réseaux sociaux ont profondément modifié notre façon de communiquer. Autrefois, écrire nécessitait du temps, de la réflexion et une certaine organisation de la pensée. Aujourd’hui, un message doit être rapide, immédiat et facilement consommable. La logique du numérique privilégie souvent la brièveté : quelques mots, une image, un symbole ou une réaction remplacent parfois des phrases entières.

Cette transformation n’est pas sans conséquences. Lorsque l’expression devient essentiellement instantanée, la nuance risque de disparaître. Une idée complexe demande du temps pour être formulée et comprise. Or, les nouveaux espaces de communication favorisent souvent les réactions rapides au détriment de la réflexion approfondie.

Cependant, il serait injuste de considérer les nouvelles formes d’expression uniquement comme une menace. Les jeunes générations inventent aussi de nouveaux codes, développent une créativité linguistique et explorent des façons originales de transmettre des émotions. Les emojis, les détournements de mots ou les expressions issues d’Internet constituent une nouvelle forme de langage. La véritable question n’est donc pas de condamner cette évolution, mais de savoir si elle vient enrichir la langue ou remplacer progressivement ses formes les plus élaborées.

La mondialisation et le recul des frontières linguistiques

Une autre cause majeure de cette évolution est la mondialisation culturelle. Jamais les langues n’ont été autant en contact les unes avec les autres. L’anglais, notamment, occupe aujourd’hui une place dominante dans les domaines de la technologie, de l’économie, de la science et de la culture populaire. Cette influence transforme les pratiques quotidiennes dans de nombreux pays.

L’apparition de mélanges linguistiques est devenue courante. Dans de nombreuses sociétés, les conversations intègrent naturellement des mots étrangers, particulièrement ceux liés aux nouvelles technologies ou aux tendances internationales. Ce phénomène peut être vu comme une ouverture culturelle, car les langues ont toujours évolué par les échanges. Le français lui-même est constitué d’apports multiples venus de différentes périodes historiques.

Mais le danger apparaît lorsque l’emprunt devient une substitution systématique. Lorsqu’une société abandonne progressivement ses propres mots au profit de termes étrangers, elle risque de perdre une partie de son identité culturelle. Une langue ne disparaît pas uniquement lorsque ses locuteurs cessent de l’utiliser, elle s’affaiblit aussi lorsque ses propres ressources deviennent oubliées.

La crise de la lecture et la transformation de la pensée

L’évolution des modes d’expression est également liée à une transformation plus profonde : le changement de notre rapport à la lecture. Pendant longtemps, la lecture représentait un exercice central de formation intellectuelle. Elle développait la concentration, enrichissait le vocabulaire et permettait de construire une pensée structurée.

Aujourd’hui, la place du livre semble concurrencée par une multitude de contenus courts et rapides. Beaucoup de personnes passent davantage de temps à parcourir des informations fragmentées qu’à lire des textes longs. Cette nouvelle consommation culturelle modifie forcément notre manière d’écrire et de réfléchir.

Une société qui lit moins risque progressivement de disposer d’un vocabulaire plus limité. Or, la richesse des mots est aussi une richesse de la pensée. Plus une personne possède de mots pour exprimer une idée, plus elle est capable de comprendre les nuances du monde qui l’entoure. La pauvreté du langage peut alors devenir une pauvreté de la réflexion.

Il ne s’agit pas de regretter un passé idéalisé où la langue aurait été parfaite. Toutes les époques ont connu leurs transformations linguistiques. Mais chaque génération porte une responsabilité : transmettre un héritage tout en acceptant l’innovation.

Préserver la langue sans refuser l’évolution

Face à ces changements, deux attitudes extrêmes seraient à éviter. La première consiste à rejeter toute nouveauté et à considérer toute évolution comme une dégradation. Une langue vivante doit évoluer, accueillir de nouvelles expressions et accompagner les transformations de la société.

La seconde attitude, plus dangereuse encore, serait d’accepter sans réflexion la disparition progressive des formes riches d’expression. Une langue n’est pas seulement un moyen pratique de communication, elle est un patrimoine culturel. Elle mérite d’être protégée, enseignée et cultivée.

La solution ne consiste donc pas à opposer tradition et modernité. Il faut plutôt construire un équilibre. Les nouvelles technologies peuvent devenir des outils extraordinaires de diffusion culturelle si elles sont accompagnées d’une véritable éducation linguistique. Les écoles, les familles et les institutions culturelles ont un rôle essentiel à jouer pour maintenir le goût des mots, de la lecture et de l’expression élaborée.

Au fond, l’évolution de la langue reflète l’évolution de la société elle-même. Nos mots changent parce que nos vies changent. Mais une question reste ouverte : voulons-nous simplement communiquer plus vite ou voulons-nous encore communiquer mieux ? Car une société qui perd la richesse de ses mots risque un jour de perdre une partie de sa capacité à penser, à débattre et à imaginer son avenir.

 

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UGTT : les agents municipaux entament une grève de deux jours

Von: tmps
08. August 2026 um 11:55

La commission administrative du secteur municipal a décidé d’observer une grève générale sectorielle de deux jours, dont la date sera fixée ultérieurement par la Fédération générale des agents municipaux, en coordination avec le département de la fonction publique de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).

Selon la motion professionnelle publiée, hier vendredi, par le département de la fonction publique, la commission administrative du secteur municipal, réunie le 1er août courant, a dénoncé le blocage des négociations et la non application des accords précédemment signés.

En effet, les agents municipaux revendiquent le lancement d’un programme national de renouvellement du parc automobile, des engins et des équipements des municipalités, la mise à disposition de moyens de protection individuelle et collective, ainsi que l’adoption d’un plan national de prévention des accidents du travail.

La motion appelle également à réviser et à actualiser l’application de la circulaire relative à la santé et à la sécurité au travail, afin de tenir compte des nouveaux risques au sein des municipalités et dans le secteur des déchets.

Elle réclame aussi la mise en œuvre des accords antérieurs, notamment la promulgation du statut général des agents municipaux, le versement de l’indemnité spécifique, l’instauration d’une Journée nationale de l’agent municipal et la révision du Code des collectivités locales.

Les revendications portent en outre sur l’accélération de la publication des textes d’application relatifs à la nouvelle loi interdisant la sous-traitance, la mise en place d’une stratégie nationale intégrée pour la réforme des secteurs municipal et des déchets, ainsi que la publication du décret organisant le statut des secrétaires généraux des municipalités.

La motion demande aussi l’octroi à ces derniers d’une indemnité pour charges supplémentaires, le versement de leurs arriérés, ainsi que la garantie d’une protection juridique dans l’exercice de leurs fonctions.

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Club Africain : Mohamed Ali Chouchane signe un contrat professionnel de cinq ans

Von: tmps
08. August 2026 um 11:35

– Le Club Africain a annoncé, samedi, sur sa page officielle, la signature d’un contrat professionnel de cinq ans avec le jeune joueur Mohamed Ali Chouchane.

Le club de Bab Jdid s’était imposé vendredi en amical face au PS Sakiet Eddaïer, nouvellement promu en Ligue 1, sur le score de 3-2.

Champion sortant, le Club Africain entamera la défense de son titre à l’extérieur face à l’ES Métlaoui, lors de la première journée prévue les 22 et 23 août courant.

De son côté, le PS Sakiet Eddaïer recevra la JS Omrane lors de cette même journée inaugurale.

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Réinventer l’instituteur tunisien : la première école commence par celui qui enseigne

Von: tmps
08. August 2026 um 10:15

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

L’école primaire est le premier grand rendez-vous entre l’enfant et le savoir. C’est à ce moment précis que se construisent les premières représentations de l’apprentissage, de l’effort, de la réussite et même de la confiance en soi. Avant les programmes, les manuels ou les équipements, il existe un élément humain qui demeure au cœur de toute réussite éducative : l’instituteur. Celui qui tient la main de l’enfant lors de ses premiers pas dans le monde de la connaissance n’est pas seulement un transmetteur de savoirs, il est un modèle, une référence et parfois une véritable source d’inspiration qui accompagne l’élève durant toute sa vie.

En Tunisie, la question de la formation et du recrutement des enseignants du primaire mérite aujourd’hui une réflexion profonde. L’enseignement primaire accueille des enseignants issus de parcours universitaires variés. Certains possèdent une formation scientifique, d’autres une formation littéraire ou dans différentes disciplines, mais beaucoup n’ont pas bénéficié d’une véritable préparation pédagogique adaptée aux exigences de cette profession particulière. Or, connaître une matière ne signifie pas automatiquement savoir l’enseigner. La maîtrise d’un contenu scientifique ou littéraire constitue une base importante, mais elle ne suffit pas pour comprendre l’enfant, construire une démarche pédagogique efficace et transmettre le savoir avec patience et passion.

Former un instituteur est une responsabilité qui dépasse largement l’acquisition de quelques techniques d’enseignement. Il s’agit de préparer une personne appelée à influencer les premières années intellectuelles et humaines de milliers d’enfants. Une erreur commise dans cette étape peut avoir des conséquences durables, tandis qu’un enseignant compétent et motivé peut révéler des talents, éveiller des vocations et changer le destin d’un élève.

L’enseignement primaire n’est pas un simple emploi, c’est une vocation

L’une des grandes questions que notre système éducatif doit affronter concerne la motivation réelle des candidats qui choisissent cette carrière. Devenir instituteur ne devrait jamais être considéré comme une solution provisoire face au chômage ou comme une simple opportunité administrative. Cette profession exige un engagement profond, car l’enseignant du primaire travaille avec des enfants qui découvrent encore leur personnalité, leurs capacités et leur rapport au monde.

Un recrutement efficace devrait donc commencer par une sélection qui prend en considération non seulement les diplômes universitaires, mais également la motivation, les aptitudes relationnelles et la volonté réelle d’exercer ce métier. La carrière d’instituteur doit être choisie par ceux qui désirent sincèrement accompagner les générations futures. Un candidat qui entre dans l’enseignement uniquement parce qu’il n’a pas trouvé d’autre possibilité risque de perdre progressivement son enthousiasme, et cette perte de motivation finit toujours par se ressentir dans la classe.

La société garde souvent dans sa mémoire l’image d’instituteurs exceptionnels qui ont marqué leur époque. Beaucoup d’adultes se souviennent encore d’un maître ou d’une maîtresse qui leur a donné confiance, qui a encouragé leur curiosité ou qui leur a transmis le goût des études. Ces enseignants n’étaient pas uniquement efficaces parce qu’ils connaissaient leurs programmes, ils étaient remarquables parce qu’ils croyaient profondément à leur mission.

Cette dimension humaine doit redevenir un élément central dans la formation des futurs instituteurs. L’enthousiasme d’un enseignant est contagieux. Un enfant qui voit devant lui un adulte passionné par ce qu’il fait comprend que le savoir est une aventure et non une obligation imposée.

Une formation pédagogique solide pour construire l’école de demain

La formation pédagogique initiale devrait occuper une place fondamentale dans le parcours de tout futur instituteur. Les quelques séances d’accompagnement proposées parfois par les inspecteurs, bien qu’utiles, ne peuvent pas remplacer une véritable formation de base. Le métier d’enseignant nécessite une préparation complète qui associe connaissances théoriques, stages pratiques et apprentissage des méthodes modernes d’éducation.

Un futur instituteur doit apprendre comment fonctionne le développement psychologique de l’enfant, comment gérer une classe, comment adapter son enseignement aux différences entre les élèves et comment encourager ceux qui rencontrent des difficultés. Il doit également comprendre que chaque enfant possède un rythme d’apprentissage particulier et que la mission de l’école n’est pas uniquement de transmettre des informations, mais aussi de construire une personnalité équilibrée.

La formation devrait également développer chez les enseignants la capacité d’utiliser des méthodes pédagogiques innovantes. Le monde change rapidement, les enfants grandissent dans un environnement numérique et les approches traditionnelles doivent évoluer sans perdre les valeurs fondamentales de l’éducation. Un bon enseignant doit être capable de s’adapter, de chercher constamment à progresser et de renouveler ses pratiques.

Cette formation initiale aurait aussi un autre avantage : elle permettrait de vérifier que les candidats sont réellement faits pour cette profession. Certains peuvent posséder d’excellents résultats universitaires mais ne pas avoir la patience, l’écoute ou la motivation nécessaires pour travailler avec de jeunes enfants. Une période de formation sérieuse permettrait d’identifier les véritables vocations avant l’entrée définitive dans la carrière.

La qualité de l’école commence par la qualité de ses enseignants

Toutes les réformes éducatives restent limitées si elles oublient l’acteur principal de l’école : l’enseignant. On peut modifier les programmes, construire de nouveaux établissements ou introduire de nouvelles technologies, mais aucun changement durable ne peut réussir sans des instituteurs compétents et engagés.

Investir dans la formation des enseignants du primaire est donc un investissement dans l’avenir du pays. Les premières années de scolarité déterminent en grande partie le rapport de l’enfant avec l’apprentissage. Un élève qui découvre l’école avec un enseignant motivé développera plus facilement la confiance, la curiosité et l’envie de réussir.

À l’inverse, un enseignement sans enthousiasme peut transformer l’école en un simple lieu d’obligations et de mémorisation. Or, l’objectif véritable de l’éducation est de former des citoyens capables de réfléchir, de créer et de participer au développement de leur société.

La Tunisie a toujours accordé une place importante à l’éducation, considérée comme un moteur essentiel du progrès social. Mais préserver cet héritage nécessite aujourd’hui de replacer l’instituteur au centre du système. Il ne faut plus voir cette profession comme un poste administratif parmi d’autres, mais comme une mission nationale qui mérite une sélection rigoureuse, une formation exigeante et une reconnaissance à la hauteur de son importance.

Redonner à l’instituteur sa place dans le projet national

L’avenir d’un pays se prépare souvent dans une salle de classe primaire. Derrière chaque médecin, ingénieur, chercheur, entrepreneur ou responsable politique, il existe un jour un enfant qui a découvert les premières lettres et les premiers chiffres avec un instituteur.

C’est pourquoi le choix de ceux qui auront la responsabilité d’enseigner aux enfants ne peut pas être laissé au hasard. L’instituteur doit être une personne choisie, préparée et accompagnée. Il doit posséder les connaissances nécessaires, mais aussi cette énergie intérieure qui transforme une simple leçon en expérience humaine.

Réformer le recrutement et la formation des enseignants du primaire n’est donc pas une question technique uniquement. C’est un choix de société. C’est décider quelle génération nous voulons préparer demain. Une nation qui respecte son avenir commence par respecter ceux qui construisent les premières bases de cet avenir.

Les grands instituteurs que nous avons connus ne sont pas seulement des souvenirs personnels, ils sont la preuve qu’un enseignant peut changer une vie. Donner aux nouvelles générations des enseignants aussi passionnés, formés et engagés est certainement l’un des plus grands défis, mais aussi l’un des plus beaux investissements que la Tunisie puisse réaliser.

 

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Orientation universitaire 2026 : les capacités d’accueil de la session finale dévoilées

Von: tmps
08. August 2026 um 09:35

Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a annoncé, vendredi, la publication du guide des capacités d’accueil de la session finale de l’orientation universitaire 2026.

Dans un communiqué, le ministère a indiqué que le guide est consultable sur le site officiel de l’orientation universitaire :

httpsss://www.orientation.tn/orient/pdf/Guide_TF_2026.pdf

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La drogue en milieu scolaire :  un fléau qui menace la santé des jeunes

Von: tmps
08. August 2026 um 09:26

Intrusion de dealers dans les écoles, cannabis retrouvé dans les enceintes scolaires : les parents d’élèves et les enseignants, inquiets, dénoncent la présence de ces trafics aux portes de leurs établissements. Une véritable gangrène qui a obligé les pouvoirs publics à prendre des mesures draconiennes.

Il est vrai que l’usage de drogues dans les établissements scolaires est devenu une problématique alarmante : 7,9% consomment du cannabis, 14% prennent des comprimés psychotropes et entre 40 et 50% des toxicomanes souffrent de troubles mentaux. C’est ce qu’a souligné en substance Dr Nabil Ben Salah, responsable du dossier toxicomanie au ministère de la Santé, précisant que les chiffres relatifs à la toxicomanie en Tunisie sont en hausse, notamment chez les élèves. Ce phénomène, qui touche un nombre croissant de jeunes, nécessite une prise de conscience urgente des autorités, des éducateurs et des parents. Autrefois marginal, ce risque est devenu un fléau dans l’ensemble des établissements scolaires. L’usage de drogues ne se limite plus à un petit nombre d’élèves, mais cible désormais toute une population jeune, souvent influencée par ses pairs. La curiosité et la pression sociale jouent un rôle majeur dans l’initiation des jeunes à ces substances. En plus de leurs effets néfastes sur la santé, ces drogues altèrent gravement les comportements des élèves. Les élèves consommateurs de drogues sont souvent confrontés à des troubles comportementaux. L’isolement social, l’agressivité et les difficultés émotionnelles sont courants. Cela entraîne une augmentation de la violence scolaire, affectant non seulement les élèves, mais aussi le personnel éducatif. L’impact des drogues sur les résultats scolaires est dramatique. Les jeunes consommateurs rencontrent des difficultés d’apprentissage, un échec systématique et dans de nombreux cas, une déscolarisation précoce.

 

Faire face à l’addiction 

Dr Nabil Ben Salah a expliqué que les politiques publiques de lutte contre ce phénomène en Tunisie reposent sur deux piliers principaux : réduire l’offre en coupant les sources d’approvisionnement et en empêchant l’entrée des stupéfiants, et réduire la demande grâce à des campagnes de prévention et de sensibilisation. Les ministères de l’Éducation et de la Santé collaborent également à l’élaboration d’un guide pour la prévention de la toxicomanie en milieu scolaire, en formant les enseignants à l’accompagnement et à l’éducation des élèves.

Plus la consommation est précoce, plus le risque de développer une addiction sur le long terme augmente. Un des enjeux est donc de retarder l’entrée dans les consommations. Il existe ainsi des dispositifs de prévention en direction des adolescents en milieu scolaire pour prévenir l’entrée dans les consommations de drogues. Il s’agit d’empêcher l’installation de l’addiction chez les consommateurs et d’aider à l’arrêt des consommations dans le cas d’un trouble de l’usage. Pour cela, le repérage précoce et l’intervention subséquente sont des outils utiles pour les professionnels de santé.

Dr Nabil Ben Salah a précisé que le ministère de la Santé a commencé l’année dernière à mettre en place des centres de traitement des addictions dans plusieurs hôpitaux et centres de soins primaires, tels que les hôpitaux Razi, El Ouardia et Montfleury. Il a confirmé que deux centres ouvriront prochainement dans les gouvernorats de l’Ariana et de la Manouba, ainsi qu’un autre centre à la Manouba ville pour le traitement à la méthadone des personnes qui s’injectent des opioïdes.

Plusieurs dispositifs visent à renforcer les compétences des enfants et les jeunes afin de favoriser un ensemble de comportements propices à la santé, notamment concernant les addictions comme la capacité à dire non, la capacité à gérer ses émotions, la capacité à communiquer. On les nomme «compétences psychosociales» (CPS). Des programmes de prévention efficaces mis en œuvre dans les écoles et qui visent les élèves les plus à risque contribuent à réduire la criminalité associée à la drogue. Les écoles représentent un environnement favorable à la mise en place de programmes de prévention ayant comme objectif une réduction de l’impact des facteurs de risque et une augmentation des effets des facteurs de protection en matière de prévention d’usage de drogues et de criminalité. Pour réduire de façon efficace l’usage de drogues, les autorités éducatives doivent mettre en place des programmes de sensibilisation dans les écoles, dès le primaire. Il est crucial d’apporter des informations concrètes sur les dangers des drogues, tout en impliquant les parents et la communauté dans la prévention et les pédopsychiatres. Les programmes de prévention en milieu scolaire doivent être ciblés, tenir compte des résultats de la recherche scientifique, utiliser des méthodes interactives et être centrés sur les jeunes.

En général, les programmes efficaces en milieu scolaire sont administrés par des professionnels, le nombre des participants est limité, les contacts sont intenses, et ils comprennent des sessions de renforcement supplémentaires dans la dernière phase du programme qui s’adressent aux jeunes les plus à risque. Les programmes de prévention prometteurs et efficaces font appel à des partenariats au sein de la communauté, combinent des modes d’intervention ayant déjà fait leurs preuves et utilisent du personnel spécialement formé, engagé, fiable et capable d’avoir des relations sincères et motivantes avec les jeunes. La création d’une véritable culture de prévention est essentielle pour protéger les jeunes générations des dangers des drogues. Cela passe par une éducation préventive dès le plus jeune âge et par des initiatives de soutien aux jeunes en difficulté, proposent les médecins de la santé scolaire. 

Kamel BOUAOUINA

 

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Réseaux sociaux et intelligence artificielle : alerte sur les risques d’exploitation des enfants

Von: tmps
08. August 2026 um 09:05

Le Délégué général à la protection de l’enfance a mis en garde, vendredi, contre les risques d’embrigadement et d’exploitation auxquels les enfants sont exposés du fait de l’utilisation croissante des réseaux numériques et de l’intelligence artificielle, appelant les familles et les structures de l’État à renforcer leur vigilance.

Dans un communiqué publié par le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, le Délégué général souligne que l’évolution rapide de ces technologies présente une double face pour l’enfant : des opportunités d’apprentissage, de divertissement et d’ouverture culturelle, mais aussi de nouvelles formes de menace, dont le cyberharcèlement et diverses formes d’exploitation.

Le bureau du Délégué général rappelle que la protection de l’enfant est une responsabilité sociétale et participative, où la famille joue un rôle central, aux côtés des structures étatiques qui agissent, selon lui, comme une unité intégrée dans un cadre légal strict et via une coordination étroite entre intervenants.

Sur le plan juridique, le texte rappelle que le traitement des données personnelles des enfants est interdit sans l’accord préalable du tuteur et du juge de la famille, toute infraction étant passible de poursuites pénales. La participation des enfants à des œuvres artistiques est également encadrée : la loi proscrit tout travail ou spectacle mettant en danger leur santé, portant atteinte à leur dignité, ou risquant de nuire à leur scolarité.

Le Délégué général précise que cette volonté de protection ne vise pas à isoler l’enfant de son environnement ni à l’empêcher de s’exprimer et de participer à la vie sociale, mais à instaurer des garde-fous contre toute exploitation susceptible de porter atteinte à son intérêt supérieur, avec des conséquences psychologiques immédiates ou futures.

En conclusion, il insiste sur la nécessité de s’abstenir d’impliquer les enfants dans toute forme d’exploitation, en milieu familial ou en dehors, rappelant à la famille son devoir de les protéger pleinement contre ces risques.

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Nabeul : saisie de 3,5 tonnes de farine subventionnée destinées à la fabrication de pain non subventionné

Von: tmps
08. August 2026 um 08:44

Les équipes de contrôle économique relevant de la direction régionale du Commerce à Nabeul ont saisi vendredi 3,5 tonnes de farine subventionnée dans une boulangerie spécialisée dans la fabrication de pain subventionné à Kélibia, a indiqué la directrice régionale du Commerce, Souhak Mabrouk.

La farine subventionnée était utilisée pour fabriquer du pain non subventionné, alors qu’elle est exclusivement destinée à la production de pain subventionné, a-t-elle précisé à l’agence TAP.

La boulangerie a également manqué à son obligation d’assurer régulièrement l’approvisionnement de la zone en pain subventionné, selon la même source.

La valeur financière de la marchandise saisie a été consignée au Trésor public et des poursuites judiciaires et administratives ont été engagées à l’encontre du contrevenant.

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Lutte contre la pollution : l’environnement au cœur de l’action publique

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08. August 2026 um 08:26

 Par Ahmed NEMLAGHI

La protection de l’environnement s’impose progressivement comme l’un des grands enjeux de la gouvernance publique en Tunisie. Longtemps considérée comme une question sectorielle relevant principalement des collectivités locales ou des administrations spécialisées, elle apparaît désormais comme une problématique transversale touchant directement à la santé publique, au développement économique, à la préservation du patrimoine national et à la qualité de vie des citoyens. C’est dans cette perspective que s’inscrit la réunion présidée, le 3 août 2026 au palais de Carthage, par le Président de la République, Kaïs Saïed, consacrée à la situation environnementale et à la lutte contre les différentes formes de pollution.

Cette rencontre intervient juste après la visite inopinée effectuée par le Chef de l’État à Radès, où il avait échangé directement avec les habitants au sujet des difficultés environnementales affectant leur région, notamment la pollution de l’oued Méliane, la dégradation du littoral et l’état préoccupant de certaines plages. Ce déplacement de terrain, suivi d’une réunion de travail avec les principaux responsables concernés, illustre une méthode qui consiste à articuler l’écoute des préoccupations citoyennes avec le suivi institutionnel des dossiers.

Autour du Président de la République étaient réunis la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, la directrice générale de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle, Rabia Belfakira, ainsi que le chargé de la gestion de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral, Mehdi Belhaj.

La diversité des participants traduit d’ailleurs la dimension multidisciplinaire des questions environnementales. Il ne s’agit plus uniquement de protéger la nature, mais également de préserver le patrimoine culturel, les ressources naturelles, le littoral, les espaces publics et, plus largement, les conditions d’un développement durable.

Au cours de cette réunion, Kaïs Saïed a rappelé un principe désormais inscrit au cœur du droit constitutionnel tunisien. L’article 47 de la Constitution garantit à chaque citoyen le droit à un environnement sain et équilibré et prévoit que l’État met en œuvre les moyens nécessaires pour éliminer la pollution et préserver le climat. Cette référence est loin d’être anodine, elle rappelle que la protection de l’environnement ne relève plus uniquement d’une politique publique parmi d’autres. Elle constitue désormais un droit fondamental dont la mise en œuvre engage la responsabilité des pouvoirs publics. Cette évolution traduit une tendance observée dans de nombreux systèmes juridiques contemporains où les questions environnementales occupent une place croissante au sein des textes constitutionnels. Le droit à un environnement sain est aujourd’hui considéré comme indissociable de plusieurs autres droits fondamentaux, notamment le droit à la santé, à la dignité, à la sécurité sanitaire et à un cadre de vie respectueux de la personne humaine. Dans cette perspective, la lutte contre la pollution ne constitue plus uniquement une exigence écologique, elle devient également une obligation juridique et une responsabilité collective.

Le principe du «pollueur-payeur»

Parmi les orientations mises en avant lors de cette réunion figure également la référence explicite au principe international du «pollueur-payeur». Consacré lors de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement de Rio de Janeiro en 1992, ce principe constitue aujourd’hui l’un des fondements du droit international de l’environnement. Son objectif est simple : faire supporter le coût de la pollution à celui qui en est l’auteur plutôt qu’à la collectivité. Cette approche repose sur une logique de responsabilisation. Elle vise à éviter que les conséquences économiques, sanitaires ou environnementales des atteintes à l’environnement soient supportées par les citoyens alors qu’elles résultent d’activités publiques ou privées identifiables. En rappelant ce principe, le Président de la République souligne la nécessité d’une application rigoureuse des règles relatives à la responsabilité environnementale. Au-delà des sanctions administratives ou pénales susceptibles d’être prononcées, cette philosophie implique également la réparation des dommages causés aux milieux naturels ainsi que la remise en état des espaces dégradés. Dans un contexte marqué par la multiplication des décharges anarchiques, des atteintes au littoral, des pollutions industrielles ou des incendies, cette orientation apparaît comme un rappel de l’importance du respect des normes environnementales.

Une place importante de la réunion a été consacrée à l’Agence de protection et d’aménagement du littoral. Le Président de la République a estimé que cette institution n’avait pas pleinement rempli ses missions dans plusieurs zones côtières. Il a appelé à renforcer les interventions sur le terrain afin de protéger le littoral contre les différentes formes d’occupation irrégulière, de pollution et de dégradation. Cette insistance traduit l’importance stratégique que revêt le littoral tunisien.

Avec plus de 1.300 kilomètres de côtes, la Tunisie dispose d’un patrimoine naturel exceptionnel qui constitue à la fois une richesse environnementale, économique et touristique. La protection de cet espace dépasse largement les considérations esthétiques. Elle conditionne le développement durable, la préservation de la biodiversité marine, l’activité de la pêche, le tourisme balnéaire ainsi que la qualité de vie des populations riveraines. Or plusieurs régions connaissent depuis des années des difficultés liées aux rejets industriels, aux déchets solides, aux constructions anarchiques ou encore à l’érosion côtière.

Une réalité illustrée par les attentes des habitants de Radès

La dégradation progressive du littoral, l’état des plages et la pollution de l’oued Méliane figurent parmi les préoccupations régulièrement soulevées par les citoyens.

La réunion de Carthage apparaît ainsi comme le prolongement institutionnel des constats effectués sur le terrain dimanche dernier.

Au cours de cette réunion, Kaïs Saïed ne s’est pas limité aux seules questions environnementales. Il a également élargi la réflexion à la protection du patrimoine historique et archéologique, établissant un lien direct entre la sauvegarde des richesses naturelles et celle de l’héritage civilisationnel de la Tunisie.

À cet égard, le Chef de l’État a évoqué les vestiges archéologiques découverts sur les berges de l’oued Méliane, aujourd’hui transformées en dépotoir. Cette situation illustre, selon lui, les conséquences que peuvent produire l’absence d’entretien, les atteintes répétées à l’environnement et le manque de valorisation des sites historiques.

Au-delà de cet exemple, il a rappelé que la Tunisie recèle un patrimoine archéologique exceptionnel dont une partie demeure encore enfouie, insuffisamment étudiée ou exposée aux dégradations et aux pillages. Cette analyse traduit une conception globale de la protection du patrimoine. Les richesses naturelles et les richesses historiques constituent deux composantes indissociables de l’identité nationale. Leur préservation participe non seulement à la sauvegarde de la mémoire collective, mais également au développement économique, culturel et touristique du pays. Dans cette perspective, les politiques environnementales et patrimoniales apparaissent comme complémentaires. Préserver un littoral, protéger une forêt, restaurer un site archéologique ou réhabiliter un cours d’eau répondent finalement à une même logique : transmettre aux générations futures un patrimoine préservé et valorisé.

La réunion du palais de Carthage intervient dans le prolongement immédiat de la visite effectuée quelques jours auparavant à Radès. Cette succession entre déplacement sur le terrain et réunion de travail illustre une méthode que le Président de la République privilégie régulièrement dans le traitement des dossiers jugés prioritaires. Les visites inopinées permettent de constater directement les réalités locales, de dialoguer avec les citoyens et d’entendre leurs préoccupations sans l’intermédiaire des circuits administratifs traditionnels. Les réunions qui suivent visent ensuite à traduire ces constats en orientations destinées aux administrations concernées. Cette approche témoigne d’une volonté de rapprocher l’action publique des réalités vécues par les populations.

Les questions environnementales se prêtent particulièrement à cette méthode. Les phénomènes de pollution, les décharges sauvages, les atteintes au littoral, les dégradations des espaces publics ou les difficultés liées à la gestion des déchets sont immédiatement perceptibles par les habitants.

Leur traitement nécessite donc une coordination étroite entre les collectivités locales, les établissements publics, les ministères concernés et les organismes spécialisés.

La présence, lors de cette réunion, de responsables issus de plusieurs secteurs traduit précisément cette exigence de coordination.

La responsabilité des établissements publics

Les échanges ont également mis en lumière le rôle central des établissements publics spécialisés dans la mise en œuvre des politiques environnementales.

L’Agence de protection et d’aménagement du littoral se voit confier une mission particulièrement importante dans la préservation des espaces côtiers, la lutte contre les occupations irrégulières et la protection des écosystèmes marins.

De son côté, l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle intervient dans la conservation, la restauration et la valorisation des sites historiques.

En rappelant les responsabilités de ces institutions, le Chef de l’État souligne que les objectifs fixés par les textes législatifs ou constitutionnels doivent se traduire par des interventions concrètes sur le terrain. Cette exigence rejoint une préoccupation plus générale portant sur l’efficacité de l’action publique. La protection de l’environnement suppose en effet des moyens humains, financiers et techniques, mais également une coordination permanente entre les différentes administrations compétentes. Elle implique aussi un contrôle rigoureux du respect des réglementations, une meilleure application des sanctions prévues contre les atteintes à l’environnement et un suivi régulier des programmes d’aménagement.

La protection de l’environnement ne constitue plus aujourd’hui un simple objectif écologique, elle représente également un enjeu économique majeur. La qualité du littoral, la préservation des plages, la protection des espaces naturels et la valorisation du patrimoine historique contribuent directement à l’attractivité touristique du pays. De même, l’amélioration du cadre de vie participe au développement local, à l’investissement et au bien-être des populations. Les politiques environnementales produisent ainsi des effets qui dépassent largement le seul domaine de l’écologie. Elles influencent la santé publique, le tourisme, l’agriculture, la pêche, les transports, l’urbanisme et le développement territorial. Dans cette perspective, la lutte contre la pollution apparaît comme un investissement au bénéfice des générations présentes et futures.

Si l’État demeure le premier garant de la protection de l’environnement, celle-ci repose également sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs de la société. Les collectivités locales, les entreprises, les associations, les établissements scolaires, les universités et les citoyens sont appelés à participer à cet effort collectif. Le respect des espaces publics, la réduction des déchets, la préservation des ressources naturelles ou encore la protection des plages relèvent autant des comportements individuels que des politiques publiques. La sensibilisation, l’éducation environnementale et le développement d’une véritable culture civique apparaissent dès lors comme des compléments indispensables aux dispositifs juridiques.

 

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Météo : prévisions du samedi 8 août 2026

Von: tmps
08. August 2026 um 08:05

Temps peu nuageux et les nuages seront parfois denses sur les régions côtières, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera de secteur nord-ouest et de secteur Est au centre et au sud, relativement fort près des côtes et au sud et faible à modéré sur le reste des régions.

 La mer sera très agitée au golfe de Gabès et agitée ailleurs.

Les températures nocturnes seront comprises entre 25 et 30 degrés dans le nord, les régions côtières et sur les hauteurs et oscilleront entre 31 et 35 degrés dans le reste des régions, selon la même source.

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Empfangen — 07. August 2026 Französischsprachig

Melhem Zein  fait chavirer le public au festival d’Hammamet

Von: tmps
07. August 2026 um 20:07

La vedette libanaise, Melhem Zein a fait chavirer, jeudi soir, le public inconditionnel du festival d’Hammamet, en le gratifiant d’une palette de ses célèbres chansons , qui ont envoûté et entraîné des dizaines de milliers de fans .Dans une ambiance des plus chaleureuses et des plus conviviales, le public, toutes catégories d’âge confondues, qui est venu en masse assister à ce concert d’exception, était excité et impatient de retrouver l’une des valeurs sûres et l’une des références de la chanson libanaise à l’heure actuelle.

Grâce à sa voix mélodieuse, le choix pertinent des textes de ses chansons et de leur arrangement, Melhem demeure sans conteste l’une des vedettes arabes les plus appréciées et adulées par le public tunisien, qui l’a acclamé tout au long de cette soirée.Fidèle à la sensibilité qui le différencie des autres artistes, il  a enflammé les festivaliers d’Hammamet en interprétant un bouquet concocté de ses plus beaux succès. Ainsi, il a magistralement interprété « Ghibi Ya Chams », « Reddou Habibi »,« Aal Hada », ainsi que « Ala Babi Waef Amarin » de Melhem Barakat, sans oublier sa sélection de chansons folkloriques libanaises. Au fil de la soirée ont également résonné « Safa Albi », « Baddi Hebbik », « Kawkabi » et « Habibi Ma Baaref Leich ».. En enchaînant les tubes qui ont fait le tour du monde arabe, grâce à la simplicité de leurs mots et de leurs mélodies marquantes et captivantes, le chanteur libanais a emporté dans un monde euphorique la foule qui a chanté en chœur les refrains de ces titres.

Durant cette soirée, Melhem n’a cessé de chanter la passion, le bonheur et le chagrin ou la mélancolie dans un style romantique, dansant et rythmique.Le public, enthousiaste, a participé activement, chantant et applaudissant tout au long du spectacle, transformant plusieurs chansons en une performance collective entre l’artiste et les spectateurs.Cette transition fluide entre ses propres chansons et les morceaux emblématiques de la musique libanaise a conféré à la soirée un équilibre parfait. L’identité musicale libanaise était bien présente à travers le folklore montagnard et les rythmes de la dabké, avec des arrangements contemporains qui préservent la présence du tabla, des cordes et des instruments à vent traditionnels. Le public passait avec aisance des moments d’écoute des mawals (improvisations vocales traditionnelles) aux morceaux qui l’incitaient à applaudir, chanter et danser.

Cette performance a mis en lumière les qualités qui caractérisent la voix de Melhem Zein depuis ses débuts. Il possède une vaste tessiture vocale et la capacité de naviguer entre les modes musicaux orientaux, ainsi qu’une excellente maîtrise du souffle qui lui a permis de maintenir toute la puissance de son interprétation, même dans les passages mêlant chant, rythmes rapides et improvisations vocales libanaises traditionnelles. Le timbre naturel et la chaleur de sa voix ont conféré une présence saisissante aux chants aux accents montagnards et au mawal libanais.

Dans son interview avec les journalistes après le spectacle, Melhem Zein a exprimé son immense joie de revenir en Tunisie après sa dernière participation au Festival international de Carthage en 2018, soulignant l’accueil chaleureux du public du Hammamet. Il a également exprimé son espoir de voir la paix régner au Liban et dans tous les pays arabes.Il a commenté le caractère unique du théâtre Hammamet, notant que sa configuration semi-circulaire et la proximité du public avec la scène procurent à l’artiste une sensation particulière et favorisent une connexion plus directe. Il a loué l’atmosphère créée par le lieu, la décrivant comme renforçant le sentiment de proximité entre l’artiste et le public.L’artiste libanais a également révélé son désir d’interpréter une chanson tunisienne, invitant publiquement Saber Rebaï à choisir pour lui un morceau en dialecte tunisien ou à composer une nouvelle chanson. Il a souligné que cette idée lui trottait dans la tête depuis des années et que le moment était venu de la concrétiser.

                                            Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua

 

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Mercato : Taddeus Nkeng rejoint le Club Africain

Von: tmps
07. August 2026 um 17:46

Le Club Africain a annoncé vendredi s’être attaché les services l’attaquant camerounais Taddeus Nkeng (26 ans), en provenance du Stade Malien. Le joueur s’est engagé pour trois saisons, soit jusqu’au 30 juin 2029.

Le club de Bab Jedid avait déjà renforcé ses rangs lors du mercato estival avec les arrivées de Haykel Chikhaoui, Moataz Zaddem, Yassine Meriah et Rayane Jebali.

Sous la houlette de son nouvel entraîneur Maher Kanzari, la formation clubiste lancera la défense de son titre par un déplacement sur le terrain de l’ES Métlaoui.

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Bizerte : une équipe technique évalue les dégâts de l’incendie et prépare un plan de réhabilitation

Von: tmps
07. August 2026 um 14:52

Une équipe technique conjointe, regroupant des représentants de la direction générale des forêts et de l’arrondissement des forêts de Bizerte, a effectué, jeudi dernier une visite sur terrain à la forêt de Ghar El Melh qui a, récemment, été ravagée par un incendie pour diagnostiquer et évaluer les dégâts et mettre en oeuvre un plan d’action à moyen terme à l’effet de sa mise à niveau.

La visite a pour objectif d’effectuer une évaluation précise de l’ampleur des dommages causés à la forêt, de déterminer les superficies touchées, ainsi que de fixer les interventions techniques urgentes à même de protéger le sol contre l’érosion et d’aménager le site en prévision du lancement du programme de réhabilitation.

Selon un communiqué publié, vendredi, par la Direction générale des forêts, l’équipe technique œuvre également à la préparation d’un programme intégré de reboisement, fondé sur les caractéristiques environnementales et naturelles de la région, afin de garantir la restauration de la couverture végétale et de renforcer la capacité de recouvrement de l’écosystème forestier.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi continu assuré par les services des forêts pour faire face aux répercussions des incendies forestiers et concrétiser une approche scientifique et méthodique pour la réhabilitation des écosystèmes endommagés, contribuant ainsi à la régénération de la forêt de Ghar El Melh et à la préservation de ses composantes naturelles.

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Real Madrid : Vinicius Jr rempile jusqu’en 2032

Von: tmps
07. August 2026 um 12:34

L’attaquant international brésilien Vinicius Jr a prolongé jusqu’en juin 2032 son contrat le liant au Real Madrid, a annoncé jeudi le club madrilène dans un communiqué.

« Le Real Madrid CF et Vinicius Jr sont parvenus à un accord pour la prolongation du contrat de notre joueur, qui reste lié au club jusqu’au 30 juin 2032 », écrit le Real.

Le précédent contrat de l’ailier de 26 ans, qui suscité un vif intérêt chez les Londoniens d’Arsenal selon des informations de presse, arrivait à échéance en juin 2027.

Le communiqué du Real ne précise pas les termes financiers de cette prolongation de contrat, fruit de 18 mois de négociations entre les deux parties.

D’après des médias espagnols, les dirigeants madrilènes et les représentants de l’attaquant brésilien ont trouvé un terrain d’entente autour d’une augmentation du salaire de l’international brésilien, qui serait porté à 24 millions d’euros brut par saison.

Vinicius, arrivé au Real à l’âge de 18 ans, en juillet 2018, devrait aussi bénéficier d’une répartition plus avantageuse de ses droits à l’image.

En huit saisons, Vinicius a disputé 375 matches sous le maillot du Real, inscrivant 128 buts et remportant 14 titres, dont deux Ligues des champions et trois championnats d’Espagne.

« Sa contribution à tous ces titres a été déterminante par son jeu, ses passes décisives et ses buts, parmi lesquels ceux qu’il a marqués lors des deux dernières finales de Ligue des champions remportées par le Real Madrid (en 2022 et en 2024) », souligne le Real.

« Vinicius Jr. est devenu l’un des joueurs les plus importants de l’une des périodes les plus fructueuses de notre histoire », poursuit le Real, qui sort cependant de deux saisons sans trophée majeur.

Vinicius prolonge dans un club madrilène qui s’est spectaculairement renforcé depuis le début du mercato.

Sa prolongation a été annoncée au soir du transfert retentissant de Yan Diomandé, 19 ans, arrivé du RB Leipzig en échange d’une indemnité estimée à 140 millions d’euros, bonus compris, ce qui ferait de l’international ivoirien la recrue la plus chère de l’histoire du club.

Diomandé est la sixième recrue estivale du club après le milieu portugais Bernardo Silva, le latéral espagnol Marc Cucurella, le défenseur français Ibrahima Konaté, le latéral néerlandais Denzel Dumfries et l’attaquant espagnol Carlos Espi, le tout sous la conduite du Portugais José Mourinho, de retour sur le banc du Real treize ans après son premier passage.

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L’ATB renforce son engagement auprès des pharmaciens d’officine grâce à un partenariat avec le SPOT

Von: tmps
07. August 2026 um 11:38

Tunis, le 04 aout 2026– Dans le cadre de sa stratégie d’accompagnement des professionnels de la santé, l’Arab Tunisian Bank (ATB) annonce la signature d’une convention de partenariat avec le Syndicat des Pharmaciens d’Officine de Tunisie (SPOT).

Cette nouvelle collaboration s’inscrit dans la volonté de l’ATB de renforcer la proximité avec les pharmaciens d’officine et d’étendre le déploiement de son offre SAYDALI, une solution bancaire globale, conçue pour répondre aux enjeux professionnels et personnels propres à ce secteur.

Un partenariat au service des pharmaciens d’officine

À travers cette convention, ATB réaffirme son engagement en faveur des pharmaciens d’officine et consolide son positionnement en tant que partenaire financier de proximité. Les adhérents du SPOT pourront ainsi bénéficier d’un accompagnement personnalisé reposant sur une meilleure compréhension de leurs besoins, une expertise bancaire dédiée et des solutions financières adaptées aux spécificités de leur activité.

Au-delà du financement de l’officine, ce partenariat traduit ainsi la volonté de l’ATB de proposer un accompagnement global et évolutif, répondant aussi bien aux besoins professionnels qu’aux projets personnels des pharmaciens, dans une logique de partenariat de long terme.

SAYDALI, une offre pensée pour les réalités du métier

Développée spécifiquement pour les pharmaciens, l’offre SAYDALI accompagne les officines à chaque étape de leur parcours professionnels. développement, de leur installation à leur modernisation.

Elle comprend notamment :

des solutions de financement adaptées à l’acquisition, à l’aménagement, à l’extension ou à la modernisation d’une officine ;
des outils permettant d’optimiser la gestion de la trésorerie et de répondre aux cycles de paiement propres au secteur pharmaceutique ;
des services bancaires digitaux facilitant les transactions et sécurisant les flux financiers, notamment à travers ATB Pay et ATB Connect ;
des conditions préférentielles ainsi qu’un suivi personnalisé assuré par les équipes de l’ATB.

Une collaboration fondée sur la proximité et l’écoute

La convention conclue avec le SPOT vise à faciliter l’accès de ses adhérents à des services bancaires adaptés, tout en leur proposant des conditions avantageuses et un accompagnement tenant compte des réalités quotidiennes de leur profession.

À cette occasion, M. Riadh Hajjej, Directeur Général de l’ATB a déclaré : « À travers ce partenariat, notre ambition va bien au-delà du financement. Nous souhaitons être un partenaire de confiance qui accompagne les pharmaciens à chaque étape de leur parcours, depuis leur entrée dans la vie professionnelle, en passant par leur installation, le développement de leur activité et la concrétisation de leurs projets personnels, jusqu’à la préparation de leur retraite. Notre vocation est de construire avec eux une relation durable, fondée sur la proximité, l’écoute et des solutions adaptées à l’évolution de leurs besoins. »

En plaçant l’innovation, la proximité et l’écoute des besoins professionnels au cœur de son approche, l’ATB réaffirme sa capacité à accompagner les secteurs essentiels de l’économie nationale et à développer des solutions adaptées à leurs évolutions.

À propos de l’ATB

Fondée en 1982, l’Arab Tunisian Bank est une institution bancaire de référence en Tunisie. Elle propose une gamme complète de produits et de services financiers destinés aux particuliers, aux professionnels et aux entreprises.

Engagée en faveur du développement économique et de l’inclusion financière, l’ATB place l’innovation, la qualité de service et la proximité au cœur de sa mission.

Pour plus d’informations : www.atb.tn

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Mouled : le 25 août retenu comme date probable selon les prévisions astronomiques

Von: tmps
07. August 2026 um 10:45

La fête du Mouled devrait être célébré cette année, selon les calculs astronomiques, le mardi 25 août prochain, correspondant au 12 Rabia al Awwal 1448, a annoncé la Cité des sciences de Tunis, compte tenu de la possibilité d’observer la nouvelle lune au télescope et de déterminer le début du mois de Rabi’ al-Awwal le 13 août prochain.

La cité des sciences a rappelé, dans un communiqué publié hier mercredi, que le Cabinet du mufti (Diwan Al-Ifta) de la République tunisienne est l’instance officielle habilitée à annoncer le début des mois hégiriens et les fêtes religieuses.

Elle a précisé, que la plupart des pays islamiques ont fixé le début du mois de Safar au jeudi 16 juillet 2025 ; par conséquent, le jour de l’observation du croissant du mois de Rabia al Awwal 1448, correspondant au 29 Safar 1448, sera le jeudi 13 août 2026.

Elle a ajouté que, selon les calculs astronomiques, la conjonction centrale de la Lune aura lieu le mercredi 12 août 2026 à 18 h 37, heure de Tunis. En ce qui concerne la Tunisie, et selon les calculs astronomiques, le jeudi 13 août 2026, le soleil se couchera à 19 h 14 et la lune se couchera à 19 h 45, soit 31 minutes après le coucher du soleil. D’après ces données, l’observation du croissant lunaire est possible au télescope

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Malgré la baisse spectaculaire de son prix : l’or, appâte-t-il encore les Tunisiens ?

Von: tmps
07. August 2026 um 10:15

Les prix de l’or en Tunisie rechutent après avoir atteint des niveaux record en raison de la hausse des prix sur le marché mondial. La baisse enregistrée ces dernières semaines au niveau mondial va rendre l’or, logiquement, moins cher dans nos bijouteries, mais est-ce suffisant pour booster un commerce qui n’est plus aussi florissant qu’avant en raison de nouvelles pratiques sociales qui changent avec le temps ? Pour les professionnels du secteur, il s’agit d’une occasion propice pour acquérir de l’or à des prix abordables, mais sur le plan pratique, ça ne se passe pas comme le souhaitent les artisans et les commerçants de l’or…

C’est le président de la Chambre syndicale nationale des commerçants de bijouterie, Hatem Ben Youssef, qui donne le ton. Il estime que la période actuelle offre une opportunité particulièrement favorable pour acheter de l’or en Tunisie. Selon lui, les prix ont sensiblement reculé par rapport aux années précédentes et devraient désormais se maintenir à leur niveau actuel, une nouvelle baisse importante étant peu probable.

Lors d’une récente intervention médiatique, Ben Youssef a indiqué que le prix de référence du gramme d’or 18 carats, homologué par la Banque centrale de Tunisie, s’établit actuellement autour de 285 dinars. Sur le marché, les consommateurs peuvent acquérir le gramme entre 340 et 370 dinars, contre plus de 500 dinars il y a quelque temps.

Évoquant la situation du secteur, il a expliqué que le marché tunisien est alimenté par trois catégories d’or. La première est constituée de l’or poinçonné, conforme aux normes en vigueur et directement commercialisable. La deuxième regroupe l’or non poinçonné, ou «or cassé», destiné au recyclage. Celui-ci provient notamment d’anciens bijoux vendus par des particuliers, des achats effectués auprès des Tunisiens résidant à l’étranger, ainsi que des visiteurs algériens, libyens et des pèlerins. La troisième catégorie est celle de l’or issu de la contrebande, considéré comme la principale menace pour le secteur en raison de son rôle dans l’alimentation de l’économie parallèle.

Face à cette situation, Hatem Ben Youssef a appelé les autorités, en particulier le ministère des Finances, à prendre des mesures rapides pour rouvrir le Bureau de garantie (Dar El Tabaa), actuellement fermé. Il estime que la remise en service de cette structure permettrait de lutter plus efficacement contre la fraude et le commerce illicite, d’accroître les recettes fiscales de l’État et de mieux encadrer le marché, contribuant ainsi à une plus grande stabilité des prix.

Et en toute logique commerciale et professionnelle, le président de la Chambre syndicale a lancé un appel aux citoyens, notamment les futurs mariés, à profiter de cette conjoncture favorable, rappelant que l’or reste une valeur refuge et qu’il est désormais possible d’acquérir une parure de bonne qualité à partir d’environ 5.000 dinars, un budget qu’il juge relativement accessible au regard des prix pratiqués au cours des dernières années.

Quel or préfèrent les Tunisiens ?

En Tunisie, les carats d’or les plus couramment utilisés sont le 18 carats, suivi du 14 carats et, dans une moindre mesure, du 24 carats. Le 18 carats est le choix préféré de nombreux Tunisiens, car il offre un bon équilibre entre durabilité et richesse en or pur. Avec 75% d’or pur et 25% d’autres métaux, l’or 18 carats est souvent utilisé pour la fabrication de bijoux délicats et de haute qualité.

Le 14 carats est également populaire, surtout parmi ceux qui recherchent un coût inférieur tout en conservant un certain pourcentage d’or. Composé de 58,3% d’or pur, il est résistant et donc adapté à une utilisation quotidienne. Les bijoux en 14 carats se déclinent en une variété de styles, attirant les jeunes et les moins jeunes.

Enfin, le 24 carats, qui est de l’or pur à 99,9%, est moins courant pour les bijoux en raison de sa douceur, mais il est prisé pour des investissements ou des pièces spécifiques. Bien qu’il soit utilisé dans certaines traditions, sa fragilité le rend moins adapté à un usage quotidien.

Comment est fixé le prix de l’or sur le marché tunisien ? Ce prix est influencé par plusieurs facteurs économiques et par le marché mondial. Tout d’abord, le prix international de l’or, qui est fixé sur les marchés de Londres et de New York, joue un rôle crucial. Lorsque le prix de l’or augmente au niveau mondial, il en résulte généralement une augmentation des prix sur le marché tunisien, ce qui est tout à fait logique. Et c’est justement du côté du marché mondial qu’il faut aller chercher les raisons de cette valse vertigineuse des prix de l’or entre hausse vertigineuse, parfois, et chute inattendue, d’autres fois.  De plus, la demande et l’offre sur le marché local influencent également les prix. Pendant les périodes de crise économique ou d’instabilité politique, la demande pour l’or peut augmenter, ce qui pousse les prix à la hausse et vice-versa. 

Une crise et de nouvelles pratiques

Du côté des professionnels, le diagnostic est clair. Ainsi, Hatem Ben Youssef, le président de la Chambre nationale des marchands de bijoux, rappelle que la situation en Tunisie n’est pas différente de ce qu’elle est dans le monde et qu’elle demeure dépendante de ce qui se passe sur le marché mondial. A ce propos, il ne manque pas de tirer la sonnette d’alarme : «Le secteur connaît une récession sans précédent, même pendant le mois de Ramadan et l’Aïd al-Fitr, la majorité des magasins étant fermés». 

Eh oui, la réalité est bien là et elle est amère puisque de nombreux commerçants sont au bord de la faillite, à cause du manque d’intérêt des familles tunisiennes pour l’achat de l’or, en raison du coût élevé de la vie et de la baisse de leur pouvoir d’achat, en plus des changements des pratiques anciennes qui faisaient de l’or une condition incontournable pour les prétendants au mariage, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui avec de nouveaux besoins et une autre mentalité. 

Kamel ZAIEM

 

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Location de voitures : les professionnels partent en guerre contre les arnaqueurs 

Von: tmps
07. August 2026 um 09:37

Les professionnels de la location de véhicules partent en guerre contre les opérations d’arnaque et de fraude récurrentes chaque année, surtout pendant la période estivale lors du processus de réservation de voitures de location. Ce phénomène devient préoccupant et se répète de manière croissante, certains individus non reconnus, sans aucun lien avec le secteur, créent des pages attrayantes sur les réseaux sociaux bien qu’elles soient fausses, utilisant des identités fictives ou usurpées pour proposer des tarifs anormalement bas afin d’attirer les clients. Ils alertent sur la recrudescence d’escroqueries ciblant les Tunisiens résidant à l’étranger. Des réseaux frauduleux multiplient les annonces fictives en ligne pour soutirer des acomptes aux vacanciers. La quête du tarif le plus bas transforme de nombreux voyageurs en cibles vulnérables. Sur les réseaux sociaux, de fausses agences diffusent des publications sponsorisées extrêmement attractives. Ces escrocs, qui ne possèdent souvent ni registre de commerce ni flotte automobile, exigent un acompte immédiat pour bloquer une prétendue réservation. Les fonds sont alors réclamés sur des comptes personnels ou via des agences de transfert express. Le président de la Chambre nationale des sociétés de location de voitures, Habib Maouia, dénonce l’action d’individus qui créent des pages trompeuses pour manipuler les vacanciers.

Méfiance

«La recrudescence des arnaques en ligne sur les réseaux sociaux se multiplie et nécessite une extrême vigilance face aux faux profils, aux annonces frauduleuses et aux arnaques en ligne via les réseaux sociaux. Ce phénomène cible les clients et les Tunisiens résidant à l’étranger souhaitant louer une voiture pendant la saison touristique et s’est aggravé ces quatre dernières années, nuisant à l’image de la Tunisie et à la réputation du secteur», a-t-il affirmé.

Habib Maouia a ajouté que la Chambre avait reçu de nombreuses plaintes concernant des activités frauduleuses et que plusieurs auteurs avaient été appréhendés. Pour déjouer ces fraudes, il a exhorté toutes les personnes souhaitant louer une voiture à vérifier l’identité de la société avant de réserver, soit via le Registre national des entreprises, soit en contactant la Chambre nationale des sociétés de location de voitures, précisant qu’un tarif anormalement bas cache systématiquement un risque de se retrouver avec un véhicule vétuste ou de tomber dans un piège. Il est impératif de se méfier des publicités numériques douteuses.

 Il est vrai que pour louer une voiture en toute sécurité, il est conseillé de réserver le véhicule à l’avance afin d’obtenir les meilleurs tarifs et plus de choix. Il faudrait privilégier une agence de location fiable et reconnue, et éviter les intermédiaires non professionnels. Il ne faut jamais transférer d’argent à des particuliers inconnus, sans oublier de se méfier des offres trop bon marché, souvent accompagnées de frais cachés ou de cautions excessives.

Kamel BOUAOUINA

 

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Allaitement maternel : le ministère de la Santé et l’OMS renouvellent leur plaidoyer pour l’allaitement exclusif

Von: tmps
07. August 2026 um 09:05

À l’occasion de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, célébrée chaque année du 1er au 7 août, les structures sanitaires tunisiennes et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont renouvelé leur appel en faveur de l’allaitement maternel exclusif durant les six premiers mois de la vie de l’enfant.

Le ministère de la Santé a ainsi recommandé aux mères d’adopter les bonnes pratiques permettant de maintenir une production lactée suffisante, notamment en vidant les seins de manière fréquente.

Le nourrisson doit téter entre huit et douze fois par jour. Il n’a pas besoin d’eau pendant les six premiers mois de sa vie, le lait maternel étant composé à près de 87,5 % d’eau, rappelle le ministère.

Il a également souligné que le lait maternel renferme environ 7 % de glucides, essentiels au développement du microbiote intestinal du nourrisson, 4 % de lipides indispensables à sa croissance ainsi que des vitamines, des minéraux et d’autres micronutriments contribuant à son bon développement.

Il a mis l’accent sur les effets protecteurs de l’allaitement maternel contre les diarrhées et les infections respiratoires, mettant en garde contre l’introduction précoce d’autres aliments ou boissons qui sont de nature à perturber l’allaitement, favoriser le refus du sein et entraîner une diminution de la production de lait.

De son côté, l’OMS Tunisie a exhorté les mères à poursuivre l’allaitement à partir de l’âge de six mois, parallèlement à l’introduction progressive d’une alimentation complémentaire diversifiée, adaptée à l’âge et aux besoins nutritionnels de leur enfant, et de maintenir l’allaitement jusqu’à l’âge de deux ans ou au-delà.

L’organisation a préconisé une alimentation équilibrée associant des produits d’origine animale, notamment les œufs, la viande, la volaille, le poisson et les produits laitiers, afin d’assurer un apport suffisant en protéines de haute qualité, en acides gras essentiels, en vitamines et en minéraux nécessaires à une croissance saine.

En contrepartie, elle a déconseillé les aliments transformés et les boissons sucrées, comme les biscuits industriels, les sodas ou les collations riches en sel, en sucre et en matières grasses, estimant qu’ils peuvent nuire à la santé de l’enfant et influencer durablement ses habitudes alimentaires.

Et de rappeler que les femmes qui travaillent ou font face à des contraintes particulières peuvent poursuivre l’allaitement grâce à la conservation du lait maternel dans des conditions appropriées. Le lait exprimé peut être conservé jusqu’à quatre heures à température ambiante, lorsque celle-ci est inférieure à 25 °C, et jusqu’à quatre mois au congélateur.

Plus de 95 % des femmes possèdent la capacité biologique de produire une quantité suffisante de lait de bonne qualité pour répondre aux besoins de leur enfant, même lorsque leur alimentation est limitée ou insuffisante, selon l’OMS.

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Quand les rues de Tunisie avaient une voix : la mémoire oubliée des vendeurs ambulants

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07. August 2026 um 08:29

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Il existe dans la mémoire collective tunisienne des voix qui ont disparu des rues, mais qui continuent de résonner dans les souvenirs. Des voix matinales qui traversaient les quartiers populaires, annonçant l’arrivée d’un vendeur, d’un produit ou d’une saison. Elles faisaient partie du paysage sonore des villes et des villages, au même titre que les cloches des écoles, les discussions dans les cafés ou les conversations entre voisins.

Le vendeur ambulant d’autrefois n’était pas seulement un commerçant qui cherchait à écouler sa marchandise. Il était un personnage familier, un visage connu, un acteur discret de la vie sociale. Il connaissait les familles, leurs habitudes, leurs besoins et parfois même leurs difficultés. Entre lui et les habitants existait une relation fondée sur la confiance, bien différente des rapports impersonnels qui dominent souvent le commerce moderne.

Avant l’apparition massive des grandes surfaces, des centres commerciaux et des plateformes numériques, les vendeurs ambulants occupaient une place essentielle dans l’économie quotidienne. Ils parcouraient les quartiers avec leurs paniers, leurs charrettes ou leurs véhicules simples, proposant des légumes, des fruits, du poisson, des vêtements, des objets domestiques ou encore des produits saisonniers.

Leur présence rythmait la journée. Chaque quartier avait ses rendez-vous, ses habitudes et ses voix familières. Les habitants savaient reconnaître le passage du vendeur de légumes ou celui du marchand de fruits simplement à sa manière d’appeler les clients. Ces cris traditionnels constituaient une véritable identité culturelle, une forme de communication populaire aujourd’hui presque disparue.

Des voix qui racontaient la vie des quartiers

Dans la Tunisie d’autrefois, la rue était un espace de rencontre. Elle n’était pas seulement un lieu de circulation, mais un lieu où se construisaient les relations humaines. Le vendeur ambulant participait à cette animation quotidienne. Il apportait avec lui des nouvelles, des discussions et parfois même une forme de solidarité.

Dans plusieurs régions, ces petits commerçants jouaient un rôle économique important. Ils permettaient aux familles modestes d’accéder à des produits abordables et facilitaient la vie des habitants qui n’avaient pas toujours la possibilité de se déplacer vers les marchés éloignés.

La relation commerciale dépassait souvent la simple transaction. Le vendeur connaissait ses clients et pouvait accepter de différer un paiement lorsqu’une famille traversait une période difficile. Cette confiance, aujourd’hui devenue rare dans beaucoup d’échanges économiques, représentait une valeur sociale importante.

Cependant, cette image nostalgique ne doit pas cacher les réalités difficiles vécues par ces travailleurs. Derrière chaque vendeur ambulant se trouvait souvent une histoire de fatigue, d’incertitude et de recherche quotidienne d’un revenu. Beaucoup travaillaient de longues heures, exposés aux conditions climatiques, sans véritable protection sociale ni garantie pour l’avenir.

Entre nostalgie du passé et difficultés du présent

Parler des vendeurs ambulants d’autrefois ne signifie pas idéaliser une époque où tout était meilleur. Le passé avait aussi ses injustices et ses difficultés. Beaucoup de ces travailleurs exerçaient leur activité par nécessité, parfois faute d’autres possibilités professionnelles.

Le commerce ambulant représentait souvent une économie de survie. Il permettait à des milliers de familles de vivre grâce à leur travail, mais il révélait également les limites d’un système économique incapable d’offrir suffisamment d’emplois stables à tous.

Aujourd’hui encore, la question des vendeurs ambulants suscite des débats en Tunisie. Certains considèrent que l’occupation anarchique des espaces publics pose des problèmes d’organisation urbaine. D’autres rappellent que derrière cette activité se trouvent des citoyens qui cherchent simplement à gagner leur vie dignement.

La véritable difficulté consiste donc à trouver un équilibre entre l’organisation nécessaire des villes et le respect de la dignité des travailleurs. Une politique efficace ne devrait pas seulement viser l’interdiction ou l’éloignement, mais proposer des solutions permettant d’intégrer ces activités dans un cadre légal et organisé.

Car le vendeur ambulant n’est pas uniquement une présence dans la rue. Il est aussi le résultat d’une réalité sociale et économique. Derrière chaque étal improvisé existent une famille, une histoire personnelle et un effort quotidien pour assurer une vie meilleure.

La disparition progressive d’un patrimoine populaire

Avec la transformation des modes de consommation, la figure traditionnelle du vendeur ambulant a progressivement changé. Les grandes surfaces, les magasins modernes et aujourd’hui le commerce en ligne ont profondément modifié les habitudes des Tunisiens.

Le consommateur moderne recherche souvent la rapidité, le confort et la diversité des choix. Il achète parfois sans connaître l’origine du produit ni la personne qui le vend. Cette évolution a apporté de nombreux avantages, mais elle a aussi réduit les espaces de contact humain qui existaient autrefois.

La disparition progressive des vendeurs ambulants traditionnels représente donc plus qu’un changement économique, elle correspond également à la perte d’une partie de la mémoire populaire. Comme certaines professions artisanales ou certaines traditions locales, ces métiers racontaient une époque et une manière de vivre.

Préserver cette mémoire ne signifie pas refuser la modernité. Une société ne peut pas rester figée dans le passé. Mais elle peut évoluer tout en conservant ce qui donne un sens humain à son histoire.

Les villes modernes ont besoin d’organisation, mais elles ont aussi besoin d’âme. Une rue uniquement consacrée aux voitures, aux commerces standardisés et aux échanges rapides risque de perdre une partie de son identité.

Réinventer l’économie populaire avec respect

Les vendeurs ambulants font partie de l’histoire sociale de la Tunisie. Leur avenir ne devrait pas être pensé uniquement en termes de contrôle, mais aussi en termes d’accompagnement et d’intégration.

Il serait possible de créer des espaces adaptés, de faciliter les procédures administratives et d’aider ces travailleurs à transformer leurs activités en projets économiques plus stables. L’objectif ne devrait pas être d’effacer une réalité sociale, mais de lui donner un cadre plus organisé et plus digne.

Une société moderne est celle qui sait concilier le progrès avec la mémoire. Elle avance vers l’avenir sans mépriser les expériences du passé. Les vendeurs ambulants d’autrefois nous rappellent que l’économie n’est pas seulement une question de chiffres et de marchés, mais aussi une affaire de relations humaines.

Les voix qui résonnaient autrefois dans les ruelles tunisiennes n’étaient pas de simples appels commerciaux, elles étaient une partie du quotidien, une musique populaire qui accompagnait la vie des quartiers.

Aujourd’hui, alors que les villes changent rapidement, il est important de ne pas oublier ces hommes et ces femmes qui ont participé, à leur manière, à l’histoire sociale du pays. Car une nation qui respecte sa mémoire est mieux préparée à construire son avenir.

 

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