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Gabès : 6,1 MD pour l’irrigation d’El Hamma et l’eau potable à Sidi Touati

22. Oktober 2026 um 09:54

Deux projets hydrauliques mobilisant 6,1 millions de dinars ont été mis en avant lors d’une visite officielle effectuée le 21 octobre 2026 dans le gouvernorat de Gabès. Le premier concerne la remise en activité de l’oasis d’El Hamma grâce à un puits d’irrigation de 3,8 millions de dinars. Le second doit améliorer l’approvisionnement en eau potable de Sidi Touati, à Mareth, au bénéfice d’environ 3600 habitants.

El Hamma : un puits pour relancer l’irrigation de l’oasis

L’oasis d’El Hamma doit bénéficier d’un nouvel apport en eau avec l’inauguration du puits d’irrigation « El Hamma 2 », réalisé pour un coût de 3,8 millions de dinars.

Cette infrastructure vise à contribuer à la remise en activité de l’oasis, dans une région où la disponibilité des ressources hydriques constitue un enjeu majeur pour l’agriculture et la préservation des espaces oasiens.

La mise en service de ce puits marque une étape concrète dans le renforcement des moyens d’irrigation. Son impact sur la reprise des activités agricoles dépendra toutefois des conditions d’exploitation et de la disponibilité effective de la ressource en eau.

Mareth : un projet d’eau potable pour 3600 habitants

Le second projet concerne Sidi Touati, dans la délégation de Mareth. D’un coût annoncé de 2,3 millions de dinars, il doit renforcer l’approvisionnement en eau potable de cette localité.

Le dispositif prévoit un débit de 15 litres par seconde et devrait bénéficier à environ 3600 habitants. Il s’inscrit dans les efforts visant à améliorer l’accès à l’eau potable dans le gouvernorat de Gabès.

Au total, les deux opérations représentent un investissement annoncé de 6,1 millions de dinars. Elles répondent à des besoins distincts : soutenir l’irrigation d’une oasis à El Hamma et consolider l’alimentation en eau potable à Sidi Touati.

Ces projets interviennent dans un contexte de pression croissante sur les ressources hydriques du Sud tunisien, où la sécurisation de l’approvisionnement en eau demeure un enjeu à la fois agricole, économique et social.

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Les juifs en Tunisie sont-ils menacés ?

16. Oktober 2026 um 11:35

Dans un post Facebook publié jeudi 15 octobre 2026, Elie Trabelsi, juif tunisien, fils de Perez Trabelsi, chef de la communauté juive de Djerba et organisateur du pèlerinage annuel juif à la synagogue de la Ghriba dans l’«Île des Lotophages», a adressé ce qu’il a appelé «un appel à des clochards» (sic!), désignant par cette expression des agitateurs médiatiques qui multiplient les attaques contre les juifs tunisiens, qu’ils accusent d’acheter au prix fort des terrains à Djerba pour renforcer leur présence dans l’île et en Tunisie en général. (Photo: Pèlerinage juif de la Ghriba. En médaillon : Elie Trabelsi).

Imed Bahri

Elie Trabelsi ne mâche pas ses mots. Il dénonce l’incendie qui a ravagé le mausolée juif à El Hamma, à Gabès, ainsi que le tombeau du saint juif Sidi Môrabi, vieux de 400 ans, et déplore que ni le ministère des Affaires culturelles, ni celui des Affaires religieuses ni encore le ministère public n’ont bougé pour ouvrir une enquête sur cet incendie criminel et faire arrêter les coupables. «Pas même un communiqué pour dénoncer cet acte pour la forme et même superficiellement», a-t-il écrit.

Elie Trabelsi a pointé des «mercenaires» qui mènent une campagne médiatique contre la synagogue de la Ghriba. «Ils oublient les problèmes du pays et n’ont qu’un seul souci : Djerba, les juifs et la Ghriba», écrit-il. Et d’ajouter : «Nous sommes propriétaires de nos terres depuis des siècles, nous n’achetons ni ne vendons, et la synagogue de la Ghriba restera comme une épine aux pieds des traitres et l’un des centres de souveraineté de l’Etat tunisien» (pas moins !).

La haine gratuite détruit les peuples

Elie Trabelsi va plus loin en lançant un défi – sur un ton de menace – aux dits «mercenaires» , dont le patron d’une chaîne de télévision : «Et qu’est-ce que vous allez pouvoir faire ? Même les services de renseignement américains vous tiennent à l’œil, et suivent ce que vous écrivez sur ChatGPT, Claude et Messenger. Vous voulez semer le désordre dans le pays et espérez un attentat terroriste contre les juifs à Djerba, en manipulant le pauvre peuple tunisien. Vous croyez qu’avec ce que vous faites, vous allez pousser les juifs tunisiens à partir à l’étranger, comme cela s’est passé dans les années soixante, soixante-dix et quatre-vingt ? ha… ha… ha… Vous rêvez !» Et de conclure : «Vous n’arriverez à rien. Par votre existence même, l’Etat court à sa perte. Car la haine gratuite détruit les peuples».

Le post d’Elie Trabelsi appelle des clarifications. En tant que juif tunisien, il est certes en droit voire dans l’obligation de défendre sa communauté contre les attaques qu’elle subit de la part de quelques agitateurs qui font beaucoup de mal non pas aux juifs mais au pays tout entier. Mais laisser entendre, entre les lignes, que les juifs tunisiens sont protégés par les Américains, c’est faire preuve d’amnésie voire d’ingratitude, car les juifs tunisiens ont toujours bénéficié d’une protection spéciale de la part de l’Etat tunisien, et ce depuis l’époque du sultanat des Hafsides, au 13e siècle et même bien avant. Et les dizaines de milliers de juifs qui ont été chassés d’Espagne et d’Italie après la Reconquista chrétienne au 15e siècle, c’est en Tunisie et au Maroc qu’ils ont trouvé accueil et refuge. C’est pourquoi, d’ailleurs, ils disposent de lieux de culte et de mausolées de saints un peu partout dans le pays.

M. Trabelsi, calmez-vous !

Le peuple tunisien a toujours fait preuve, à travers l’histoire, d’ouverture et d’hospitalité à l’égard des peuples réprimés qui se réfugient chez lui (des Phéniciens dans l’antiquité jusqu’aux Russes après la révolution bolchévique, en passant par les Juifs, les Morisques, les Grecs, les Italiens et autres Espagnols). Il n’y a aucune raison pour qu’il change aujourd’hui. Et cela, M. Trabelsi, vous le savez très bien, d’autant qu’à travers l’histoire de ce pays qui est le vôtre, beaucoup de juifs ont occupé des hauts postes de responsabilité au sein de l’Etat. Le dernier en date, c’est votre propre frère aîné, René Trabelsi, voyagiste franco-tunisien, qui a été ministre du Tourisme entre novembre 2019 et février 2020. Il n’a d’ailleurs quitté le gouvernement qu’à la suite d’une élection et d’un changement de majorité.

Alors, M. Trabelsi, calmez-vous et ne participez pas, par vos postes pour le moins virulents, à une polémique stupide et qui n’a aucune raison d’être. Les «mercenaires» auxquels vous répondez ne sont pas les ennemis des juifs mais de tous les Tunisiens.

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