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Netanyahu, Trump et « la mafiosisation du monde »

25. Oktober 2026 um 16:35

A trois jours des élections, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, se déchaine en Cisjordanie qui est en train de subir le même sort que Gaza, mais à un rythme beaucoup plus lent. Ce déchainement contre la population palestinienne de Cisjordanie est l’ultime « atout » qu’il s’accorde pour accroître ses chances dans le scrutin du 27 octobre. Un scrutin d’une importance vitale pour lui : soit il gagne – et il échappera quatre années supplémentaires à la justice -, soit il perd – et il terminera ses jours en prison.

Le prétexte de Netanyahu est l’attaque d’activistes palestiniens à Hébron dans le sud de la Cisjordanie dans laquelle deux soldats israéliens ont été tués. C’était suffisant pour qu’il annule ses meetings électoraux et se déplace le vendredi 23 octobre dans cette ville où il annoncé : « Le ministre de la Défense et moi-même envisageons une opération de très grande ampleur, comme il n’y en a pas eu depuis la guerre des Six-Jours » (juin 1967).

Pour deux soldats morts, le génocidaire a ordonné « le bouclage total » de la Cisjordanie et l’évacuation du quartier où habitaient les activistes qui les ont tués en vue de sa destruction. L’armée israélienne a donné juste cinq minutes aux habitants d’un immeuble de trois étages pour évacuer les lieux… Médias et réseaux sociaux ont diffusé les images du bulldozer qui s’activait à détruire l’immeuble avec ses meubles. Que peuvent emporter les habitants en cinq minutes !

Dans les minutes qui ont suivi l’attaque, l’information que deux soldats israéliens ont été tués à Hébron a fait le tour du monde. Qui sait que depuis le 7 octobre 2023, « au moins 1 113 Palestiniens ont été tués » dans la même ville par la soldatesque israélienne, selon un décompte de l’Agence France Presse ? Nul, et encore moins les Palestiniens, ne sera étonné de l’indifférence du monde à l’égard du déchainement du criminel de guerre et génocidaire Premier ministre israélien et de ses menaces de mener « une opération de très grande ampleur, comme il n’y en a pas eu depuis la guerre des Six-Jours ».

Il n’a pas été inquiété quand il a transformé Gaza en un immense champ de ruines et a enterré des dizaines de milliers de ses habitants (bébés, enfants, jeunes et vieux) sous les décombres. Pourquoi le serait-il aujourd’hui quand la haine démentielle contre les Palestiniens qui l’étouffe se tourne vers la Cisjordanie ?

Mais avant que Netanyahu ne fasse de la Cisjordanie une carte électorale, la population palestinienne, de Ramallah au nord à Hebron dans le sud, en passant par Naplouse, Jénine et Tulkaram, a vu sa vie se transformer en enfer par les hordes de colons enragés.

Protégés par l’armée, les colons se déchainent quasi-quotidiennement en Cisjordanie. Leurs incursions criminelles visent les personnes, leurs habitations, leurs terres agricoles, leurs récoltes, leurs animaux… En un mot, ils font tout pour pousser la population palestinienne vers la rive est du Jourdain…

La question que tout un chacun se pose aujourd’hui est la suivante : que faut-il de plus pour que le génocide de Gaza et le nettoyage ethnique de Cisjordanie pour que les puissances occidentales se résolvent enfin à tenir en laisse le chien enragé qu’ils ont lâché en Palestine il y a près de huit décennies ? Cette question d’une importance vitale restera sans réponse pour une raison très simple : les élites gouvernantes de part et d’autre de l’Atlantique se soucient comme d’une guigne des Palestiniens et des horreurs qui leur sont infligées sur une base quotidienne.

Et quand il arrive à ces élites de réagir, leur réaction a toutes les caractéristiques d’une mauvaise blague. Une douzaine de pays européens et le Canada ont, le plus sérieusement du monde, annoncé fin septembre « l’interdiction d’importer les produits issus des colonies ». En d’autres termes, c’est la montagne qui accouche d’une souris…

Pour dire les choses autrement, dans ce monde où le seul droit qui vaille est celui de la force, les Palestiniens et les peuples à travers le monde qui souffrent des injustices et des pillages n’ont rien à attendre des élites gouvernantes occidentales. A voir ce qui se passe en France, en Belgique, en Italie et ailleurs en Europe, ces élites ne se soucient même pas des problèmes de leurs peuples. Comment s’étonner qu’elles restent de glace face au génocide, au nettoyage ethnique et autres horreurs ?

Il y a quinze ans, le juge anti-mafia, Roberto Scarpinato, parlait de « la mafiosisation du monde », un concept par lequel il décrit un phénomène où les méthodes des organisations criminelles se généralisent au sein du pouvoir politique et économique mondial.

Scarpinato estime aujourd’hui que « ce qui se pratiquait autrefois dans l’ombre et en secret par des mafias se produit désormais au grand jour, sans hypocrisie ni justification, selon la logique mafieuse « je veux ta maison, je veux ta terre, je veux tes biens. Si tu ne me les donnes pas, je te tue. »

C’est ce que fait Netanyahu en Palestine, au Liban et en Syrie. C’est ce que fait Trump au Venezuela et en Iran.

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Trump insulte la Libye, al-Dbeibah dénonce une atteinte à la dignité du peuple libyen

25. Oktober 2026 um 13:31

Le président américain Donald Trump a tenu, samedi 24 octobre 2026, des propos injurieux à l’égard de la Libye, du Yémen, d’Haïti et de la Somalie lors d’un meeting électoral en Géorgie. En réaction, le chef du gouvernement d’unité nationale libyen, Abdelhamid al-Dbeibah, a dénoncé dimanche ces déclarations et rappelé que la dignité de son pays ne pouvait servir de sujet aux débats électoraux américains.

Lors de son intervention à Perry, en Géorgie, Donald Trump a critiqué la politique migratoire de ses adversaires démocrates, les accusant de vouloir faciliter l’arrivée de migrants issus de plusieurs pays. Il a notamment qualifié la Libye, le Yémen, Haïti et la Somalie de « pays de merde », une expression particulièrement injurieuse, tout en les associant à des territoires qu’il a présentés comme touchés par le terrorisme.

Al-Dbeibah insiste sur la souveraineté libyenne

Dans une déclaration publiée dimanche, Abdelhamid al-Dbeibah a affirmé que la Libye était un État souverain et rejetait toute insulte visant le pays ou sa population. Il a également rappelé les sacrifices consentis par les Libyens dans la lutte contre le terrorisme.

Lire aussi : Libye : Saddam Haftar élargit son réseau de Washington à Netanyahu

« Nous veillons à entretenir nos relations avec les États-Unis sur la base du respect mutuel et nous n’accepterons pas que la dignité de la Libye et de son peuple soit un sujet de polémiques électorales », a-t-il déclaré, selon l’agence de presse libyenne Lana.

Des propos tenus à l’approche des élections américaines

Les déclarations de Donald Trump interviennent à quelques jours des élections de mi-mandat américaines, prévues le 3 novembre. Le scrutin doit renouveler les sièges concernés au Congrès et constitue un enjeu majeur pour le Parti républicain et l’administration Trump.

Les questions migratoires figurent parmi les thèmes centraux du débat politique américain. Les propos du président ont toutefois suscité une réaction officielle à Tripoli, où le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de préserver des relations bilatérales fondées sur le respect mutuel.

Les deux pays entretiennent des échanges économiques et sécuritaires, tandis que Washington participe aux efforts diplomatiques visant à favoriser un règlement de la crise politique libyenne.

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