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«I Have a Dream» détecté comme écrit par une IA…

06. Oktober 2026 um 16:22

Un texte écrit en 1963 peut-il être identifié comme généré par une intelligence artificielle? Pour certains détecteurs, oui. Le célèbre discours «I Have a Dream» de Martin Luther King a été évalué comme étant généré par IA à 87,7% par ZeroGPT.com et à 84,4% par ZeroGPT.net, selon une étude publiée en octobre 2025 dans la revue scientifique Information. Les quatre autres outils testés dans le cadre de l’étude l’ont, eux, classé comme un texte humain.

Le résultat est évidemment impossible à interpréter comme une preuve d’utilisation de l’IA: Martin Luther King a prononcé ce discours le 28 août 1963, soit près de six décennies avant le lancement public de ChatGPT. Les chercheurs s’en servent justement pour mettre en évidence un problème plus large: un score élevé attribué par un détecteur d’IA ne suffit pas à établir qu’un texte a été produit par une machine.

L’étude, menée par Tadesse G. Wakjira et quatre autres chercheurs, a évalué six outils de détection: Undetectable AI, ZeroGPT.com, ZeroGPT.net, Brandwell.ai, Winston AI et Crossplag. Le corpus comprenait des textes dont l’origine humaine pouvait être vérifiée, provenant notamment d’universités, de publications scientifiques antérieures à ChatGPT, de sites gouvernementaux et de médias. Les chercheurs ont également soumis aux outils des textes générés par ChatGPT-4o. Les résultats montrent une forte disparité entre les solutions. Leur taux d’exactitude globale allait de 14,3 à 71,4%. Mais même l’outil affichant le meilleur résultat présentait des performances très faibles sur d’autres indicateurs: sa précision n’atteignait que 11,1% et son rappel 33,3%. Les chercheurs soulignent ainsi le nombre important de faux positifs, c’est-à-dire de textes humains identifiés à tort comme produits par une IA.

Le problème ne concerne d’ailleurs pas uniquement le discours de Martin Luther King. Des contenus provenant de grandes universités, ainsi que des textes scientifiques publiés avant l’arrivée de ChatGPT, ont également été signalés comme artificiels. Cinq des six outils testés ont notamment classé comme généré par IA un célèbre article consacré au deep learning signé Yann LeCun, Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton. Plus étonnant encore, les chercheurs ont constaté qu’une modification minime pouvait changer considérablement le verdict. Dans l’un des tests, la suppression d’un seul mot dans un texte de Stanford a fait basculer l’évaluation d’un détecteur de 69,51% de probabilité d’IA à une classification 100% humaine. À l’inverse, certains textes générés par ChatGPT, notamment des textes volontairement absurdes ou comportant des erreurs, ont échappé à la détection.

L’étude appelle donc à ne pas transformer un score algorithmique en verdict. Les chercheurs estiment que les outils évalués ne sont pas suffisamment robustes pour servir seuls dans des décisions à fort enjeu, notamment en matière de recrutement ou d’intégrité académique. Ils recommandent davantage de transparence dans l’évaluation de ces technologies et le maintien d’une vérification humaine. Cela ne signifie pas pour autant que tous les détecteurs d’IA sont inutiles ou qu’aucun progrès n’est possible. La recherche évolue rapidement et de nouveaux systèmes obtiennent de meilleurs résultats dans certaines conditions. Une étude publiée en 2025 dans les actes de l’ACL a par exemple montré que des personnes habituées à utiliser des modèles de langage pouvaient détecter des textes générés par IA avec une grande précision dans le cadre de leur expérimentation. La vraie leçon est donc ailleurs: un détecteur d’IA doit être considéré comme un indicateur, pas comme une preuve. Pour une entreprise ou un recruteur, un score de 80%, 90% ou même 100% ne permet pas, à lui seul, d’établir l’origine d’un texte. Il doit déclencher une vérification supplémentaire: historique des versions, échanges avec l’auteur, cohérence avec ses productions précédentes ou, lorsque c’est pertinent, entretien direct.

Le cas de «I Have a Dream» résume parfaitement le problème. Un texte dont l’auteur et la date sont historiquement établis peut être présenté par certains logiciels comme très probablement généré par une IA. Le risque n’est donc pas seulement que l’IA produise de faux contenus. C’est aussi que des outils conçus pour détecter ces contenus produisent de fausses accusations. L’étude reste toutefois à relativiser: son corpus est limité, avec seulement trois textes générés par IA, et elle porte sur six outils grand public. Ses résultats ne permettent donc pas de conclure que tous les détecteurs actuels présentent exactement les mêmes performances. Ils montrent en revanche clairement qu’un score automatique ne devrait pas, à lui seul, déterminer une décision professionnelle ou académique importante.

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Dattes tunisiennes: le pari d’une promotion qui ne s’arrête plus à la saison

06. Oktober 2026 um 14:12

À l’approche de la nouvelle campagne des dattes, le gouvernement veut donner un nouveau souffle à la commercialisation du produit tunisien. Le ministère du Commerce et du Développement des exportations prépare une stratégie de promotion qui doit dépasser le seul calendrier de la récolte, avec l’ambition de mieux valoriser les dattes, de diversifier leurs débouchés et de renforcer leur présence sur les marchés internationaux.

Le sujet a été au cœur d’une réunion tenue mardi 6 octobre 2026 sous la présidence du ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid. Ont notamment pris part aux discussions le gouverneur de Kébili, le président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche, les responsables de la Société tunisienne des marchés de gros et du Centre de promotion des exportations, ainsi que des représentants des ministères concernés, des organisations professionnelles et des structures régionales.

Sur le terrain, les difficultés restent nombreuses. Les professionnels ont notamment fait état du coût du transport, de la hausse de la main-d’œuvre et des charges liées au stockage. Le rôle des intermédiaires entre producteurs et consommateurs, le prix de référence et les conséquences des fluctuations climatiques ont également été évoqués.

Le stockage constitue un autre point de tension. La réunion a ainsi mis l’accent sur la nécessité d’encourager l’investissement dans les entrepôts frigorifiques à Kébili et dans les autres régions concernées. Dans le même temps, les participants ont discuté du relèvement des crédits saisonniers destinés à la récolte et au stockage, ainsi que de l’adaptation des moyens de conditionnement, notamment les sacs utilisés pendant la campagne.

Les petits producteurs occupent une place particulière dans les discussions. Samir Abid a insisté sur la nécessité de renforcer leur capacité à financer la campagne et à commercialiser leur production. Il a été confirmé que les financements nécessaires doivent être mobilisés au profit des différents maillons de la filière.

Côté export, le ministère entend revoir les méthodes de promotion. À cet égard, Samir Abid a annoncé l’élaboration d’un plan spécifique aux dattes, à l’image de la stratégie développée pour l’huile d’olive. La promotion devrait être davantage ciblée selon les caractéristiques des marchés et les attentes des consommateurs. Le produit pourrait notamment être davantage présenté sous l’angle de ses qualités nutritionnelles et de son positionnement comme aliment sain.

Les représentations commerciales tunisiennes à l’étranger auront, dans ce cadre, un rôle accru. Leur présence sur différents marchés doit servir à identifier de nouvelles opportunités, à faire connaître les dattes tunisiennes et leurs dérivés et à développer de nouveaux circuits commerciaux.

La diversification passe également par la transformation. Le développement des produits dérivés et des industries liées à la datte doit permettre d’élargir l’offre, de créer davantage de valeur ajoutée et d’ouvrir de nouvelles possibilités à l’export. Le Groupement interprofessionnel des dattes et le Centre technique des dattes devront, de leur côté, disposer de moyens humains renforcés.

Sur le marché local, la promotion reste également à renforcer. La Société tunisienne des marchés de gros de Bir El Kassâa est appelée à soutenir cet effort, tandis que le ministère prévoit de développer des points de vente directs du producteur au consommateur dans les différentes régions du pays. L’objectif est de faciliter l’écoulement de la production et d’encourager la consommation des dattes tout au long de l’année.

La filière se retrouve ainsi face à plusieurs chantiers à la fois: alléger les contraintes qui pèsent sur la campagne, améliorer les capacités de stockage, soutenir les petits producteurs, développer la transformation et trouver de nouveaux marchés. Le cap fixé par le ministère consiste désormais à installer une promotion plus régulière, capable d’anticiper la demande et de maintenir les dattes tunisiennes sur les marchés internationaux au-delà de la seule saison de récolte.

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IA, robotique: le Mali veut prendre place dans la course africaine

06. Oktober 2026 um 12:02

Le Mali se dote d’un nouvel outil pour développer ses capacités en intelligence artificielle. Le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali) a été inauguré le 21 septembre à Sirakoro Niaré, dans la commune de Kati, près de Bamako. Le site, qui s’étend sur 150 hectares selon l’Agence malienne de presse et de publicité, doit accueillir des activités de formation et de recherche dans les mathématiques, les sciences de l’ingénieur, l’IA et la robotique.

L’infrastructure ne part pas de zéro. La première pierre avait été posée en 2023 et les activités de formation avaient commencé avant l’inauguration officielle. Le centre dispose notamment de salles techniques et d’un espace dédié aux drones. Les autorités maliennes veulent également y développer des applications dans plusieurs secteurs, dont l’agriculture, la santé et les mines.

Le choix du Mali intervient alors que l’IA gagne du terrain dans les politiques technologiques africaines. En 2024, l’Union africaine a adopté une stratégie continentale consacrée à l’intelligence artificielle. Le document insiste notamment sur les compétences, les infrastructures, la recherche et la nécessité pour les pays africains de développer leurs propres capacités dans ce domaine.

Sur le plan pratique, les initiatives commencent à se multiplier. L’OCDE recense plusieurs pays africains ayant adopté ou engagé des stratégies nationales en matière d’IA, avec des priorités qui vont de la formation aux infrastructures numériques, en passant par la recherche et l’intégration de l’IA dans les secteurs productifs.

La robotique prend elle aussi une place croissante. En Égypte, une compétition consacrée à l’IA et à la robotique a réuni en 2026 des jeunes venus travailler sur des solutions technologiques répondant à des problématiques africaines. L’initiative est soutenue notamment par l’AUDA-NEPAD. 

À l’échelle mondiale, le rythme est autrement plus soutenu. Les robots humanoïdes quittent progressivement le terrain des démonstrations pour être testés dans des environnements industriels. En septembre, le robot chinois TianGong Ultra a parcouru 100 mètres en 8,64 secondes lors des World Humanoid Robot Games à Pékin, rapporte Reuters. La performance est spectaculaire, mais l’enjeu industriel se situe ailleurs: rendre ces machines suffisamment autonomes et fiables pour accomplir des tâches dans le monde réel.

Pour les économies africaines, la marche à franchir reste importante. Selon le FMI, l’IA pourrait accroître de 0,2 % à 2,1 % la productivité en Afrique subsaharienne au cours de la prochaine décennie, à mesure que progresseront l’accès à l’électricité, à Internet et aux compétences numériques. À son plein potentiel, cette évolution ajouterait près de 0,5 point à la croissance annuelle du PIB, soit environ 4 % cumulés sur dix ans.

C’est précisément sur ce terrain que se joue le pari malien. Avant de parler de robots humanoïdes capables de travailler dans les usines, il faut disposer d’ingénieurs, de chercheurs et de techniciens capables de concevoir, tester et adapter ces technologies. Le CIAR-Mali entend justement constituer ce socle, avec des applications envisagées dans des secteurs aussi différents que l’agriculture, la santé, les mines et la sécurité.

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La BAD et l’Allemagne veulent accélérer le développement du rail africain

06. Oktober 2026 um 11:14

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) ont signé une lettre d’intention destinée à renforcer leur coopération dans le secteur ferroviaire et à améliorer la connectivité entre les pays africains.

L’accord a été signé à Berlin par Mike Salawou, directeur du Département des infrastructures et du développement urbain de la BAD, et Michael Krake, directeur général adjoint du BMZ chargé de la coopération économique, à l’occasion du premier African European Industry Dialogue on Railways. Organisé dans le cadre du salon InnoTrans, ce rendez-vous a réuni des acteurs africains et européens autour des perspectives d’investissement et de développement du ferroviaire en Afrique.

La coopération ne porte pas uniquement sur la construction de nouvelles lignes. La BAD et le BMZ veulent notamment agir sur les coûts de transport, l’interopérabilité des réseaux aux frontières, les solutions ferroviaires bas carbone et les politiques de transport durable. Le développement des compétences locales figure également parmi les priorités, avec un accent sur la formation professionnelle, le transfert de savoir-faire et la création d’emplois durables dans le secteur.

La première étape concrète sera une étude de faisabilité commune pour la création d’un Centre africain de compétences ferroviaires, qui doit être mis en œuvre par la GIZ. Le projet, dont le lancement est annoncé pour octobre 2026, doit combiner formation et innovation afin d’accompagner la modernisation et l’extension des réseaux ferroviaires du continent. Pour la BAD, l’enjeu est aussi économique. Le réseau ferroviaire africain ne représente actuellement que 8 à 10 % du réseau mondial, alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) augmente les besoins en transport transfrontalier de marchandises et de passagers sur un marché de plus de 1,4 milliard de personnes. Un réseau mieux connecté pourrait donc réduire les coûts logistiques et faciliter les échanges entre marchés africains.

La Banque cite déjà plusieurs projets auxquels elle apporte son soutien, notamment le corridor de Lobito, le programme de chemin de fer à écartement standard en Afrique de l’Est, le corridor de Nacala, le corridor ferroviaire Nord-Sud en Algérie, le réseau à grande vitesse au Maroc ainsi que des projets de transport ferroviaire urbain au Sénégal et au Nigeria. Mais le financement des infrastructures ne suffira pas. Mike Salawou identifie cinq priorités, selon le communiqué de la BAD, pour faire émerger un véritable marché ferroviaire continental : tirer parti de la ZLECAf, engager des réformes favorisant le report du transport routier vers le rail, harmoniser les normes pour permettre aux réseaux de fonctionner ensemble, mobiliser davantage de capitaux privés et surtout disposer des compétences nécessaires à l’exploitation des infrastructures.

L’accord ouvre ainsi un espace de coopération qui dépasse la simple fourniture de locomotives ou d’équipements. La BAD appelle l’industrie européenne à privilégier des partenariats de long terme, le contenu local et le transfert de compétences. De leur côté, les gouvernements et autorités ferroviaires africains sont invités à préparer des études de faisabilité solides, à engager les réformes nécessaires et à offrir davantage de visibilité réglementaire aux investisseurs.

La BAD prévoit pour sa part d’accompagner ces projets à travers des garanties, des mécanismes de financement mixte et de l’assistance technique. Pour les entreprises européennes comme pour les acteurs africains du transport, de l’ingénierie, de la formation et des services ferroviaires, le développement de ces corridors pourrait donc ouvrir de nouveaux marchés, à condition que les infrastructures s’accompagnent d’un véritable écosystème industriel et de compétences locales.

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Tunisie: 2 secteurs retenus pour 63 MD dans le Programme de mise à niveau industrielle

06. Oktober 2026 um 11:03

Deux nouveaux projets industriels viennent d’obtenir l’aval du Programme de mise à niveau( PMN). Leur investissement cumulé atteint près de 63 millions de dinars, avec 9,5 millions de dinars de primes. Les activités concernées touchent à deux segments différents, les composants automobiles et aéronautiques d’un côté, l’emballage métallique de l’autre.

La décision a été prise vendredi 2 octobre par le comité consultatif du Programme de mise à niveau de l’industrie, réuni au siège du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Selon les informations communiquées par le ministère, les deux dossiers ont été approuvés pour un investissement global de 63 millions de dinars. La répartition de cette enveloppe entre les deux entreprises n’a pas été précisée. Le détail des projets reste lui aussi limité. Les autorités n’ont pas communiqué les noms des deux entreprises ni la nature exacte des équipements ou opérations prévus. Il est donc encore difficile d’évaluer leur impact attendu sur les capacités de production, l’emploi ou les exportations.

La réunion du 2 octobre ne portait toutefois pas uniquement sur ces deux dossiers. Le comité consultatif a également validé les travaux de la commission restreinte du Programme de mise à niveau, réunie deux jours plus tôt. Cette dernière avait retenu 23 dossiers représentant 82,3 millions de dinars d’investissements, avec 11,6 millions de dinars de primes. À cela s’ajoutent 57 dossiers consacrés à des investissements technologiques prioritaires, pour un montant total de 3,17 millions de dinars et des primes de 1,26 million de dinars.

Par ailleurs, le montant des primes varie également selon la nature des dossiers. Pour les deux projets approuvés vendredi, elles atteignent 9,5 millions de dinars. 

Rappelons que la réunion était présidée par Afef Chachi Tayari, cheffe de cabinet du ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Elle a réuni notamment la directrice générale du Bureau de mise à niveau de l’industrie, Bouthaina Boukamcha, des représentants de l’UTICA, de plusieurs départements ministériels ainsi que du secteur bancaire.

 

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La Vache qui rit ne rit plus… Voici pourquoi

06. Oktober 2026 um 10:02

Et si, pour faire parler d’une marque, il suffisait de lui retirer ce que tout le monde connaît déjà ? C’est le pari du groupe Bel aux États-Unis. Depuis le 22 septembre, la célèbre mascotte de La Vache qui rit a temporairement perdu son sourire sur certains emballages vendus dans plus de 4 700 magasins américains. À sa place : un visage sérieux, la mention « The Not Laughing Cow » et un message énigmatique : « We need to talk ».

Pendant plusieurs jours, le groupe n’a donné aucune explication. Les consommateurs étaient invités à scanner un QR code présent sur les emballages et à se rendre sur le site de la campagne pour tenter de comprendre ce qui était arrivé à la vache. La marque a également entretenu le mystère sur ses réseaux sociaux.

Le dispositif a finalement été dévoilé le 30 septembre. La Vache qui rit aurait perdu le sourire après avoir constaté à quel point les gens pouvaient se diviser pour des désaccords parfois dérisoires : la façon de placer le rouleau de papier toilette, les chaussettes avec des sandales ou encore l’ananas sur la pizza. Bel a construit toute sa campagne autour de cette idée : certaines disputes prennent beaucoup plus d’importance qu’elles ne le méritent. La campagne ne s’arrête toutefois pas à cette révélation. Avec « Spread the Laugh » et le hashtag #SpreadTheLaugh, Bel invite désormais les internautes à raconter leurs propres petites disputes du quotidien et à en rire. L’objectif est de faire participer les consommateurs plutôt que de simplement leur diffuser un message publicitaire.

L’opération illustre une idée utile pour les entreprises : une marque n’a pas toujours besoin de créer quelque chose de nouveau pour attirer l’attention. Elle peut aussi jouer avec un actif existant, à condition qu’il soit suffisamment fort pour être immédiatement reconnu. Dans le cas de La Vache qui rit, plus de 100 ans d’histoire donnent une valeur particulière au moindre changement. En retirant momentanément son sourire, Bel transforme une caractéristique graphique en sujet de conversation.

La campagne montre aussi l’intérêt d’un mécanisme en plusieurs temps : provoquer une anomalie, laisser le public chercher la réponse, puis révéler l’histoire et lui donner la possibilité de participer. Le consommateur n’est alors plus seulement spectateur de la publicité ; il devient une partie de son scénario. C’est probablement le point le plus intéressant de l’opération : Bel n’a pas essayé de rendre La Vache qui rit différente. L’entreprise a simplement rendu son absence de sourire suffisamment inhabituelle pour que les consommateurs aient envie de savoir pourquoi.

Et pour une marque née en 1921, réussir à faire regarder à nouveau sa mascotte par le public en 2026 est déjà, en soi, une performance marketing.

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African ESG Summit 2026 : Managers réunit à Tunis l’écosystème africain de l’ESG autour d’un mot d’ordre, « Exportez durablement »

06. Oktober 2026 um 09:39

La 4e édition, le 8 octobre au Sheraton Tunis, se veut plus qu’une conférence : une plateforme de connexion entre décideurs, investisseurs et porteurs de solutions durables.

Managers organise le 8 octobre 2026, au Sheraton Tunis, la 4e édition de l’African ESG Summit. Cette année, le sommet part d’une question devenue stratégique pour les entreprises africaines : comment continuer à exporter, et rester compétitif, quand les règles du commerce international se réécrivent au rythme des réglementations européennes ?

Taxe carbone aux frontières (CBAM), devoir de vigilance (CSDDD), règlement contre la déforestation importée (EUDR) : les exigences environnementales et sociales redessinent progressivement les conditions d’accès aux chaînes de valeur. Pour les entreprises tunisienne, produire et exporter ne suffit plus. Il faut désormais mesurer son empreinte, garantir la traçabilité de ses produits, fiabiliser ses données ESG et anticiper les attentes de ses clients et de ses financeurs.

Placée sous le thème « Exportez durablement », cette édition réunira dirigeants, directeurs ESG et financiers, experts, investisseurs et institutions. L’objectif est de transformer ces contraintes en leviers de compétitivité, de résilience et d’accès aux marchés.

Une plateforme de connexion, pas seulement de réflexion

Au-delà des keynotes, des panels et de la masterclass certifiante, l’African ESG Summit se positionne comme un lieu où les relations d’affaires se nouent concrètement :

  • Les sessions B2B organisent des rendez-vous qualifiés entre exportateurs, acheteurs, fournisseurs de solutions ESG et investisseurs. En 2025, elles ont généré 149 rendez-vous et 60 transactions.
  • Les Sustain’Awards récompensent les startups et les entreprises africaines qui apportent des solutions durables concrètes, et leur donnent de la visibilité auprès des investisseurs et des grands donneurs d’ordre.
  • Le hackathon d’impact, mené avec STAR, mobilise de jeunes talents autour de solutions faisant du sport un levier d’inclusion.
  • Le salon d’exposition réunit les entreprises fournisseurs de solutions ESG, les institutions et les partenaires, et fait office d’espace de rencontre tout au long de la journée.

Une journée centrée sur les réalités des entreprises

Le programme suit le parcours d’un exportateur, la décarbonation et l’impact des nouvelles réglementations européennes ; la traçabilité et la logistique durable et la finance durable et la bancabilité ESG. Deux masterclass, l’après-midi, sur la gestion des risques ESG et les agents IA pour la conformité donneront aux participants des outils directement opérationnels.

Trois éditions pour bâtir une communauté

Depuis sa création, l’African ESG Summit s’est imposé comme un espace de dialogue entre entreprises, experts et décideurs. La 3e édition, organisée en 2025 avec la Friedrich Naumann Foundation for Freedom Tunisia & Libya, a réuni 348 participants autour de l’intelligence artificielle, du Net Zero, de l’investissement responsable et de la fiabilité des données ESG. La 4e édition franchit une nouvelle étape : passer de l’engagement à l’action.

L’African ESG Summit 2026 est organisé par Managers, en partenariat avec la Friedrich Naumann Foundation for Freedom Tunisia & Libya (FNF). Il bénéficie du soutien de Star, Astree, Microcred, BYD, BH, SFBT, Eodata Center, BT, UNGC, Banque Zitouna, UGFS, Attijari Bank, Rose Blanche, Bako, WHS.

 

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Pourquoi les ultra-riches prennent leurs distances avec Londres

06. Oktober 2026 um 08:57

Londres voit partir une partie de ses contribuables les plus fortunés. Selon une analyse de Bloomberg fondée sur le Bloomberg Billionaires Index, les milliardaires et familles qui ont réduit ou rompu leurs liens avec le Royaume-Uni au cours des deux dernières années représentent environ 160 milliards de dollars de fortune cumulée. Le chiffre donne la mesure de l’enjeu pour Londres, même s’il ne signifie pas que 160 milliards de dollars d’actifs ont quitté l’économie britannique.

Parmi les départs les plus emblématiques figure celui de Chris Rokos, fondateur du hedge fund Rokos Capital Management. Le financier britannique doit transférer sa résidence fiscale en Grèce et prévoit également d’y ouvrir un bureau à Athènes, selon Bloomberg. Son départ est particulièrement symbolique : il figurait parmi les plus gros contribuables individuels du Royaume-Uni.

Selon le Sunday Times Tax List, Rokos aurait payé environ 330 millions de livres d’impôts au titre de la dernière année fiscale prise en compte, ce qui le plaçait au troisième rang des contribuables britanniques. Ce montant doit toutefois être présenté comme une estimation publiée par le Sunday Times : les données fiscales individuelles ne sont pas publiquement vérifiables auprès de HMRC. L’organisme TaxWatch a notamment souligné que la facture fiscale de 330 millions de livres ne peut pas être considérée comme un montant annuel récurrent. Le choix de la Grèce n’est pas anodin. Le pays dispose d’un régime permettant, sous certaines conditions, aux nouveaux résidents fiscaux de payer un montant forfaitaire de 100 000 euros par an sur leurs revenus provenant de l’étranger, pendant une période pouvant aller jusqu’à 15 ans. Le dispositif suppose notamment un investissement minimum de 500 000 euros.

Cette concurrence fiscale intervient alors que le Royaume-Uni a profondément modifié son propre cadre applicable aux grandes fortunes internationales. Depuis le 6 avril 2025, l’ancien régime fiscal des « non-doms » a été supprimé et remplacé par un régime fondé sur la résidence. Les nouveaux résidents remplissant certaines conditions peuvent bénéficier d’une exonération sur leurs revenus et gains étrangers pendant leurs quatre premières années fiscales au Royaume-Uni, à condition notamment d’avoir été non-résidents pendant les dix années précédentes.

Le changement concerne aussi la fiscalité successorale. Depuis avril 2025, le Royaume-Uni applique de nouvelles règles fondées sur la notion de « long-term UK residence ». Dans certaines situations, les actifs situés à l’étranger peuvent ainsi entrer dans le champ de l’Inheritance Tax pour les personnes ayant un historique de résidence suffisamment long au Royaume-Uni. Pour Londres, le problème dépasse donc la simple question du nombre de milliardaires qui changent d’adresse. Une grande fortune peut conserver des entreprises, des immeubles, des comptes ou des investissements au Royaume-Uni tout en transférant sa résidence fiscale ailleurs. C’est précisément pourquoi les 160 milliards de dollars évoqués par Bloomberg ne doivent pas être présentés comme 160 milliards de dollars de capitaux sortis du pays. Le chiffre mesure la fortune des personnes concernées, pas un flux financier sortant mesuré.

L’enjeu économique se situe plutôt dans ce qui pourrait suivre le changement de résidence : family offices, équipes d’investissement, sièges de sociétés, emplois hautement qualifiés, dépenses locales et surtout décisions d’investissement futures. Londres reste pourtant loin d’avoir perdu son statut de grande place financière. Son marché des capitaux, son droit, ses banques, ses gestionnaires d’actifs et son vivier de compétences continuent de constituer des avantages majeurs. Le risque est ailleurs : la concurrence internationale est devenue beaucoup plus crédible. La Grèce, l’Italie, la Suisse, Monaco, Singapour ou encore les Émirats arabes unis proposent désormais aux grandes fortunes des combinaisons de fiscalité, de services financiers et de qualité de vie qui rendent la mobilité plus facile.

Le Royaume-Uni se retrouve ainsi face à un arbitrage délicat. Les réformes fiscales doivent permettre de faire davantage contribuer les contribuables les plus fortunés qui restent, tout en évitant que les plus mobiles ne déplacent leur résidence et, à terme, une partie de leur activité économique. Le cas Rokos illustre parfaitement ce dilemme. La question n’est pas seulement de savoir combien d’impôts un milliardaire paie aujourd’hui. Elle est de savoir où il décidera demain de vivre, d’investir, de gérer son patrimoine et de développer ses activités.

Pour Londres, c’est probablement là que se joue la véritable bataille. Les 160 milliards de dollars ne sont pas nécessairement sortis de Grande-Bretagne. Mais les personnes qui contrôlent une partie de cette richesse, elles, peuvent choisir de plus en plus facilement où elle sera gérée et où les prochaines décisions économiques seront prises.

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17 MD pour l’agriculture : quelles régions vont profiter de ces investissements?

06. Oktober 2026 um 08:42

17 millions de dinars d’investissements viennent d’être approuvés dans l’agriculture et la pêche. Les projets seront répartis entre Béja, Bizerte et Médenine, tandis que de jeunes agriculteurs de Kasserine bénéficieront de prêts pour accéder au foncier.

Le Comité national d’octroi des avantages de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a validé plusieurs projets d’investissement dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Le montant total atteint 17 millions de dinars.

Réunis lundi à l’occasion de leur sixième réunion de l’année 2026, les membres du Comité ont donné leur accord à des projets qui seront réalisés dans les gouvernorats de Béja, Bizerte et Médenine, indique l’APIA.

La décision ne porte toutefois pas uniquement sur le financement de projets. Le Comité s’est également penché sur la question du foncier agricole, avec l’approbation de prêts fonciers destinés à de jeunes agriculteurs à Kasserine.

Ces crédits représentent une enveloppe de 715,9 mille dinars et doivent permettre l’acquisition de 49,9 hectares de terres agricoles.

D’un côté, l’APIA accompagne donc des investissements dans les activités agricoles et halieutiques. De l’autre, elle intervient sur l’accès à la terre, avec un dispositif ciblé sur les jeunes agriculteurs. Deux leviers qui touchent directement aux conditions de développement et de renouvellement du secteur agricole.

Pour cette sixième réunion de 2026, le Comité a ainsi approuvé des opérations portant à la fois sur l’investissement productif et sur l’accès au foncier, avec des projets répartis entre plusieurs régions du pays.

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