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Sit-in à La Presse de Tunisie : le SNJT réclame la fin des contrats précaires

26. September 2026 um 08:07

Dans un communiqué publié vendredi 25 septembre 2026, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) assure soutenir le sit-in des journalistes de La Presse de Tunisie, en grève pour dénoncer des années de précarité professionnelle.

Plusieurs journalistes de l’établissement protestent contre le non-renouvellement de leurs contrats depuis des années, une situation qui, selon eux, les prive de stabilité et de garanties d’un travail décent. Bien évidemment, le syndicat juge ces revendications « légitimes » et estime qu’une institution aussi ancienne que « La Presse ne peut pas gérer son personnel à coups de contrats précaires sans issue claire ».

Par conséquent, l’organisation des journalistes tient la présidence du gouvernement pour responsable, en tant que « superviseur des politiques publiques » concernant les entreprises publiques. Il interpelle aussi directement la direction du quotidien tunisien, à qui il demande de régler ce dossier et de mettre fin aux contrats précaires prolongés.

Le SNJT appelle à un dialogue « responsable » et urgent entre toutes les parties pour trouver une solution définitive, après des années d’attente.

Pour le syndicat, ce dossier s’inscrit dans le débat plus large sur la réforme des médias publics. « Cette réforme, dit-il, ne doit pas se faire au détriment des journalistes ni leur faire porter le poids des difficultés administratives et financières de ces institutions ». Il plaide donc pour une réforme qui garantisse à la fois la pérennité des médias publics, leur indépendance et les droits de leurs employés.

Enfin, le SNJT appelle toutes les structures syndicales de La Presse à s’unir pour défendre les journalistes concernés et se dit prêt à utiliser « toutes les formes de mobilisation et les voies légales légitimes » pour obtenir un emploi stable et digne pour eux.

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Justice – Corruption : quatre ans de prison pour deux responsables 

26. September 2026 um 07:40

La chambre criminelle spécialisée dans la corruption financière au Tribunal de Tunis a condamné, vendredi 25 septembre 2026, l’ancien ministre des Affaires religieuses, Mohamed Khelil, et le fondateur de la chaîne Telvza TV, Zouheir Latif, à quatre ans de prison chacun, plus une amende. Le jugement, rendu en première instance en présence des deux hommes, concerne un marché médiatique lié à la campagne nationale « Ghodwa Khir ».

L’affaire porte sur un contrat d’environ 650 mille dinars passé entre le ministère des Affaires religieuses et la société de Zouheir Latif, dans le cadre de cette campagne de sensibilisation contre le terrorisme et l’extrémisme. Le marché prévoyait la production de programmes, documentaires et spots audiovisuels, ainsi que la mobilisation d’une équipe journalistique et de moyens techniques.

Ce qui posait problème : le recours à la négociation directe pour attribuer ce marché, plutôt qu’un appel d’offres classique. Le budget incluait notamment 118 mille dinars pour du matériel audiovisuel et 36 mille dinars pour l’équipe journalistique.

La défense de l’ex-ministre

Mohamed Khelil avait défendu la légalité de cette procédure, estimant que la négociation directe ne prouve pas en soi une corruption. Il avait aussi rappelé qu’une commission de la présidence du gouvernement avait contrôlé le dossier. Les deux hommes, jugés libres, ont été entendus avant les plaidoiries de leurs avocats. Le jugement peut faire l’objet d’un appel.

 

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