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SONEDE : 5 millions de mètres cube d’eau économisés grâce à un programme européen

25. September 2026 um 19:47

Le Programme d’amélioration des performances de la SONEDE a déjà permis d’économiser 5 millions de m³ d’eau, soit environ un tiers de l’objectif fixé à 15 millions de m³ d’ici 2029. Cofinancé par l’Union européenne, le programme cible les pertes enregistrées dans les réseaux de distribution de sept gouvernorats du Centre et du Sud.

L’information a été annoncée vendredi 25 septembre par la délégation de l’Union européenne en Tunisie. Lancé en 2021, le programme bénéficie d’un financement européen de l’ordre de 12,4 millions d’euros, soit environ 41,8 millions de dinars.

Sept gouvernorats concernés

Son objectif dépasse la seule économie d’eau. Il s’agit de réduire les pertes dans les réseaux de la SONEDE, d’améliorer leur rendement et, par conséquent, de limiter la pression exercée sur les ressources souterraines. Le programme prévoit ainsi une économie totale d’environ 15 millions de m³ à l’horizon 2029.

Le dispositif couvre Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Gafsa, Gabès, Médenine et Tataouine. Ces régions, caractérisées notamment par des conditions arides ou semi-arides, sont particulièrement exposées aux tensions sur les ressources hydriques.

Le programme prévoit des interventions destinées à améliorer les performances techniques du réseau et à réduire les pertes réelles et apparentes. Son dispositif comprend notamment la sectorisation des réseaux, l’amélioration de la connaissance du réseau et le renforcement des capacités de recherche des fuites.

L’enjeu est également celui de la qualité du service. Selon les objectifs du programme, près de deux millions d’habitants doivent bénéficier d’un approvisionnement en eau potable plus durable et continu dans les sept gouvernorats concernés.

5 millions de m³ déjà récupérés

Le résultat communiqué aujourd’hui représente 33,3 % de l’objectif final. Les 5 millions de m³ économisés ne correspondent toutefois pas à de nouvelles ressources produites : il s’agit d’eau préservée grâce à l’amélioration des performances du réseau et à la réduction des pertes.

Cette distinction est importante dans un contexte de pression croissante sur les ressources hydriques tunisiennes. Le gouvernement a lui-même fait de la réduction des pertes, de la détection intelligente des fuites et de la modernisation des réseaux des axes de son programme de gestion de l’eau.

Le programme contribue également à réduire les besoins énergétiques liés à la production et à la distribution de l’eau et, par conséquent, les émissions associées.

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Zone franche de Ben Guerdane : De nouveaux textes pour accélérer un projet de 150 hectares

25. September 2026 um 18:46

Le projet de Zone franche d’activité commerciale et logistique de Ben Guerdane entre dans une nouvelle phase. Plusieurs textes juridiques sont en préparation pour assouplir son fonctionnement, tandis que les infrastructures extérieures sont en cours de finalisation et que l’aménagement interne doit démarrer.

L’annonce a été faite vendredi 25 septembre par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors d’une visite de travail de deux jours dans le gouvernorat de Médenine. Selon le ministre, ses services élaborent parallèlement un plan d’action détaillé, assorti d’un calendrier précis, afin d’achever le projet dans les délais.

L’enjeu est désormais de faire passer la zone d’un projet d’infrastructure à un véritable outil commercial et logistique. Les nouveaux textes doivent notamment offrir davantage de flexibilité opérationnelle et permettre de lever certains obstacles susceptibles de ralentir sa concrétisation.

Une plateforme de 150 hectares tournée vers la Libye et l’Afrique

Implantée à Alouet El Gonna, à Choucha, dans la délégation de Ben Guerdane, la zone couvre 150 hectares. Sa vocation est clairement orientée vers le commerce et la logistique transfrontalière. Selon l’Office du Commerce de Tunisie, environ 70 % de l’activité seront consacrés aux opérations logistiques sous douane : exportation, réexportation, importation et transit. Les espaces commerciaux sous douane représenteront 20 %, tandis que les services et activités administratives occuperont les 10 % restants.

Cette configuration doit permettre à la zone de jouer le rôle de plateforme commerciale entre la Tunisie, la Libye et, au-delà, les marchés africains et européens. Le projet est également intégré au corridor terrestre envisagé pour relier la Tunisie à plusieurs pays africains.

Le gouverneur de Médenine, Walid Taboubi, a ainsi insisté sur la fonction de porte d’entrée vers la Libye et les marchés africains. Il a proposé la création d’une salle des opérations dotée d’un tableau de bord unifié, d’un calendrier de suivi et d’une répartition précise des responsabilités.

L’aménagement interne doit démarrer

Sur le terrain, le président du conseil d’administration de l’Unité de gestion du projet, Jamal Eddine El Fahem, fait état d’une progression satisfaisante. Le projet se trouve actuellement dans la phase de finalisation des infrastructures extérieures et de lancement de l’aménagement interne.

Cette étape intervient après plusieurs années de préparation. En décembre 2024, le gouvernement avait constitué la société chargée de la gestion et de l’exploitation de la zone et annoncé une nouvelle phase consacrée notamment aux études techniques et aux appels d’offres.

Le projet dispose également depuis octobre 2025 d’un plan d’affaires et d’un programme fonctionnel et technique pour sa première tranche, documents destinés à encadrer sa mise en œuvre.

La prochaine étape est donc désormais autant réglementaire qu’opérationnelle : finaliser le cadre juridique, achever les infrastructures extérieures et engager l’aménagement interne. L’objectif affiché par les autorités est de transformer les 150 hectares de Choucha en une plateforme capable de structurer les échanges avec la Libye et d’ouvrir davantage le Sud tunisien sur les marchés africains.

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A Tunis, la Chine signe son premier contrat d’exportation d’un satellite de télécommunications au Moyen-Orient

25. September 2026 um 18:23

Le 22 septembre à Tunis, Arabsat et China Great Wall Industry Corporation (CGWIC) ont signé le contrat d’Arabsat-50. Derrière la célébration des 50 ans de l’opérateur arabe se joue une première pour l’industrie spatiale chinoise : il s’agit de son premier projet d’exportation d’un satellite de télécommunications complet vers le marché du Moyen-Orient.

La signature, passée relativement inaperçue en Tunisie, prend une autre dimension à la lecture des sources chinoises et de la presse spatiale internationale. Le contrat prévoit une solution complète fournie par la Chine : conception et fabrication du satellite, puis lancement et mise en orbite. Le satellite sera développé par la China Academy of Space Technology sur la plateforme DFH-3E, tandis que son lancement est prévu à bord d’une Longue Marche 3B depuis le centre spatial de Xichang.

La Chine franchit un cap commercial au Moyen-Orient

Arabsat-50 doit fournir des services en bande Ku pour les communications fixes et la diffusion audiovisuelle. Sa couverture s’étendra à l’Europe, au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord. Le satellite est notamment destiné à renforcer la continuité des services de télévision directe à domicile depuis la position orbitale de 26° Est, tout en offrant des capacités de secours à la flotte d’Arabsat.

L’importance du contrat dépasse donc le seul remplacement ou renforcement d’un satellite de la flotte Arabsat. Selon la communication chinoise, Arabsat-50 est le premier achat par l’organisation arabe d’un satellite de télécommunications chinois et constitue surtout le premier projet chinois d’exportation d’un satellite de télécommunications complet vers le marché moyen-oriental.

Pour Pékin, le contrat illustre la volonté de transformer son offre spatiale en produit d’exportation intégré. CGWIC, branche commerciale internationale de l’industrie spatiale chinoise, commercialise à la fois les satellites chinois et les services de lancement. La Chine a déjà livré des satellites de télécommunications à d’autres clients étrangers, notamment au Pakistan et à l’Algérie, mais le contrat Arabsat marque une nouvelle étape par son entrée sur le marché satellitaire moyen-oriental avec un opérateur régional majeur.

Pourquoi la signature a eu lieu à Tunis

La Tunisie n’est pas le client du satellite. Elle a toutefois servi de cadre à cette signature, organisée le 22 septembre dans le contexte du 50e anniversaire d’Arabsat et du 26e Festival arabe de la radio et de la télévision. La cérémonie s’est tenue en présence notamment de représentants diplomatiques arabes en Tunisie.

Ce choix donne à Tunis une visibilité particulière dans une opération qui rapproche deux acteurs majeurs des télécommunications spatiales : une organisation interarabe basée à Riyad et une entreprise chinoise chargée des exportations commerciales de l’industrie spatiale de Pékin.

Pour Arabsat, Arabsat-50 doit accompagner les besoins futurs en capacité Ku et améliorer la résilience de sa flotte. Pour la Chine, le contrat ouvre surtout une nouvelle référence commerciale sur le marché moyen-oriental. Et pour la Tunisie, la signature rappelle que ses rendez-vous internationaux peuvent aussi servir de cadre à des opérations industrielles et technologiques dépassant largement le seul marché tunisien.

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Hydrogène vert : L’Allemagne vient sonder les projets tunisiens

25. September 2026 um 18:13

Une mission allemande consacrée à l’hydrogène vert, au Power-to-X et aux énergies renouvelables s’est rendue en Tunisie cette semaine, avec un programme qui dépasse la simple prospection commerciale. Les rencontres prévues à Tunis ciblent notamment le H2-Hub, TuNur et plusieurs acteurs du photovoltaïque, avec pour objectif affiché de faire émerger des coopérations et de possibles consortiums.

Organisée du 21 au 25 septembre dans le cadre de l’Exportinitiative Energie du ministère allemand de l’Économie et de l’Énergie, la mission « Algérie & Tunisie – Power-to-X, hydrogène vert et solutions de stockage le long du corridor SoutH2 » est portée par energiewaechter, avec les Chambres de commerce tuniso-allemande et algéro-allemande. Les organisateurs présentent l’Algérie et la Tunisie comme deux marchés appelés à jouer un rôle dans la future économie de l’hydrogène.

Du marché à la constitution de consortiums

Après une première étape à Alger, la délégation a poursuivi son programme à Tunis les 23, 24 et 25 septembre. Au menu : briefing sur le marché tunisien avec des représentants de l’ambassade d’Allemagne, de GTAI et de la GIZ, présentations des entreprises allemandes et rencontres d’affaires. Le 24 septembre, le programme prévoyait une visite du H2-Hub, ainsi que des échanges avec TuNur, la Chambre syndicale du photovoltaïque et Connect, en plus de discussions avec des développeurs tunisiens de projets photovoltaïques.

Le point le plus révélateur figure dans le programme du 25 septembre : un atelier consacré à la poursuite des discussions sur une possible constitution de consortiums. La mission allemande ne se présente donc pas uniquement comme une opération de découverte du marché. Elle vise à identifier des partenaires tunisiens et à rapprocher des fournisseurs allemands de technologies et des porteurs de projets locaux.

La documentation allemande cite notamment le Tunisian Hydrogen Backbone, infrastructure appelée à relier les zones de production d’hydrogène aux infrastructures d’exportation et au corridor SoutH2. Elle recense également plusieurs projets faisant l’objet de protocoles d’accord, parmi lesquels H2 Notos, ACWA Power, ABO Energy, HDF, Savannah Energy, Amarenco, DEME Energy et TuNur.

Les ordres de grandeur donnent une idée de l’enjeu. Le projet H2 Notos, porté par TE H2 et VERBUND, prévoit initialement jusqu’à 200.000 tonnes d’hydrogène, avec une ambition pouvant atteindre un million de tonnes. La documentation allemande reprend par ailleurs les objectifs tunisiens d’une production pouvant atteindre 8,3 millions de tonnes d’hydrogène vert par an à l’horizon 2050, dont une grande partie destinée à l’export, avec un besoin potentiel allant jusqu’à 100 GW de capacités renouvelables.

Une prospection allemande sur un marché encore à structurer

Pour les entreprises allemandes, l’enjeu couvre toute la chaîne de valeur : électrolyse, stockage, infrastructures, traitement de l’eau, ingénierie, équipements industriels, certification et solutions liées aux énergies renouvelables.

La mission intervient ainsi à un moment où la Tunisie cherche encore à transformer les annonces et protocoles d’accord dans l’hydrogène vert en projets industriels effectivement financés et réalisés. Les rencontres de cette semaine permettront surtout de mesurer jusqu’où les entreprises allemandes peuvent s’insérer dans cette future chaîne de valeur.

À ce stade, les sources allemandes documentent clairement des rencontres d’affaires, des opportunités de coopération et des discussions autour de consortiums, mais pas encore la signature, durant cette mission, d’un nouvel investissement allemand concret en Tunisie. C’est précisément le suivi de ces discussions qui permettra de mesurer si cette opération de prospection débouche sur des contrats ou des partenariats industriels.

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Affaire des enregistrements : Le procès de Mondher Lounissi de nouveau reporté

25. September 2026 um 12:45

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis a décidé, vendredi 25 septembre, de reporter à une date ultérieure l’examen de l’affaire dite des « enregistrements », impliquant notamment Mondher Lounissi et le journaliste Zied El Heni. La demande de remise en liberté de l’ancien dirigeant d’Ennahdha a, de son côté, été mise en délibéré.

Une nouvelle audience sans jugement

Le dossier devait connaître une nouvelle étape judiciaire ce vendredi, mais la chambre criminelle a finalement décidé de reporter son examen. Mondher Lounissi et Zied El Heni étaient concernés par cette audience, tandis que plusieurs autres prévenus sont poursuivis en état de fuite, selon les éléments rapportés par Mosaïque FM.

La juridiction a également mis en délibéré la demande de remise en liberté présentée par Mondher Lounissi. L’ancien dirigeant d’Ennahdha a été entendu dans le cadre de cette requête avant que la chambre ne renvoie le dossier à une prochaine audience.

Le journaliste Zied El Heni se trouve, lui, en détention dans le cadre d’une autre condamnation. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) avait confirmé qu’il devait comparaître le 25 septembre dans cette affaire liée à un enregistrement attribué à Mondher Lounissi et à la journaliste Chahrazed Akacha.

D’un témoin à un prévenu

L’affaire remonte à la diffusion, en 2023, d’un enregistrement sonore présenté comme mettant en cause Mondher Lounissi et Chahrazed Akacha. Zied El Heni avait expliqué avoir contacté des personnes liées à l’enregistrement afin d’en vérifier l’authenticité et de recouper les informations avant leur traitement journalistique. Il avait d’abord été entendu comme témoin avant de voir son statut évoluer vers celui de suspect.

Le dossier a ensuite été transmis à la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme. Les poursuites visant les différents prévenus reposent sur des qualifications à caractère terroriste : celles-ci relèvent à ce stade de l’accusation et de la procédure judiciaire et ne constituent pas, en elles-mêmes, une déclaration de culpabilité.

Parmi les personnes citées dans la procédure figurent notamment Rafik Abdessalem, Ahmed Gaaloul, Mouadh El Khereiji, Maher Zid, Taher Boubahri, Ridha Idriss et Mohamed Fathi Ayadi.

Un dossier encore loin de son terme

Le report du 25 septembre prolonge donc une procédure engagée depuis plusieurs années autour de la provenance, de l’authenticité et de l’exploitation judiciaire de cet enregistrement. Le cas de Zied El Heni avait suscité ces derniers jours de nouvelles prises de position de syndicats de journalistes français, qui ont demandé sa libération et contesté les poursuites engagées contre lui. Ces demandes relèvent de la position de ces organisations et ne préjugent pas de la procédure judiciaire tunisienne.

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Pollution plastique : Jusqu’à 29,5 milliards de dinars de facture pour la Tunisie d’ici 2040

25. September 2026 um 12:15

La pollution plastique n’est plus seulement une question de plages sales ou de déchets mal collectés. Elle représente aussi une facture économique potentiellement considérable. En Tunisie, le coût annuel de cette pollution est estimé entre 170 et 560 millions de dollars, soit environ 502,5 millions à 1,65 milliard de dinars, selon un nouveau rapport de Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Et si la trajectoire actuelle se poursuit, le coût cumulé de l’inaction pourrait atteindre 3 à 10 milliards de dollars d’ici 2040, soit jusqu’à 29,5 milliards de dinars.

Une facture qui dépasse les déchets

Le chiffre mérite d’être regardé au-delà de son impact environnemental. L’estimation de Greenpeace met en avant les coûts supportés par les écosystèmes marins et les activités économiques exposées à la pollution plastique. Autrement dit, le problème ne se limite pas au financement de la collecte ou du traitement des déchets : il touche aussi le littoral, la pêche, le tourisme et, plus largement, les territoires qui doivent absorber les conséquences d’une mauvaise gestion des plastiques.

La situation tunisienne reste particulièrement préoccupante. Le pays produit environ 188.000 tonnes de déchets plastiques par an, dans un volume total de déchets supérieur à 2 millions de tonnes selon les données citées par Greenpeace. Le rapport souligne également l’importance de la consommation de plastique à usage unique et les limites persistantes du système de gestion des déchets.

Sur les plages étudiées, le constat est tout aussi parlant : les déchets plastiques représentent une très large majorité des déchets collectés. Une étude scientifique consacrée aux plages méditerranéennes d’Égypte, de Tunisie et du Maroc avait déjà identifié les polymères artificiels comme la principale catégorie de déchets observés, représentant 80,5% des éléments collectés dans l’ensemble des campagnes étudiées.

Le littoral paie une partie de la facture

Pour la Tunisie, cette question est loin d’être secondaire. Le littoral concentre une part importante de l’activité touristique et économique du pays. Une pollution persistante peut donc transformer un problème de gestion des déchets en problème de compétitivité territoriale.

Le rapport de Greenpeace estime notamment que les déchets issus du système tunisien constituent la principale source des déchets dont l’origine a pu être identifiée lors des relevés effectués sur plusieurs plages. Ce constat déplace une partie du débat : la solution ne peut pas reposer uniquement sur le nettoyage des côtes après coup. Elle suppose de réduire les déchets à la source et d’améliorer leur collecte, leur tri et leur valorisation.

Agir avant que la facture ne grossisse

Le rapport intervient alors que les délégations gouvernementales doivent se réunir à Bangkok du 27 au 30 septembre autour du futur traité mondial sur les plastiques, avant une nouvelle étape formelle des négociations prévue en 2027. La Tunisie est directement concernée par ces discussions.

Sur le plan national, Greenpeace recommande notamment de renforcer la responsabilité des producteurs, d’étendre cette responsabilité aux équipements de pêche et de mieux appliquer les restrictions déjà existantes sur les sacs plastiques à usage unique.

Le paradoxe est désormais difficile à ignorer : réduire le plastique représente un coût, mais ne pas agir pourrait en représenter un bien plus élevé. Pour la Tunisie, la question environnementale devient ainsi une question économique très concrète : combien coûtera encore l’inaction, et combien faudra-t-il investir aujourd’hui pour éviter que la facture n’atteigne plusieurs dizaines de milliards de dinars ?

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BCT : Après la résilience, la Tunisie doit maintenant créer de la richesse

25. September 2026 um 11:45

Pendant plusieurs années, le mot « résilience » a largement résumé le discours économique tunisien. Résister aux chocs extérieurs, préserver les réserves en devises, maintenir la stabilité du taux de change, absorber les tensions géopolitiques et climatiques : l’objectif était d’abord de tenir. Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, estime désormais qu’il faut changer de registre. « Il est temps de passer d’une logique de résilience à une logique de création de richesse », a-t-il déclaré vendredi.

La formule mérite attention, car elle dépasse le seul cadre monétaire. Elle pose en réalité la question de l’étape suivante pour l’économie tunisienne : que faire de la stabilité préservée si elle ne se transforme pas en davantage de production, d’investissement et d’emplois ?

Le temps des projets

Lors de sa rencontre avec les responsables de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC), le gouverneur a insisté sur l’urgence d’accélérer la réalisation des projets et des investissements. Deux secteurs ont été explicitement cités : le phosphate et les énergies renouvelables.

Ce choix n’est pas anodin. Le premier renvoie à une activité historiquement stratégique pour les exportations tunisiennes, mais dont la capacité productive reste en deçà de son potentiel. Le second touche directement à une autre vulnérabilité structurelle : la dépendance énergétique du pays. À Istanbul, quelques jours auparavant, Fethi Nouri avait rappelé que le déficit énergétique avait atteint près de 7 milliards de dinars à fin juin 2026, en hausse de 35 % sur un an.

La création de richesse ne relève donc pas seulement d’une ambition abstraite. Elle passe par des projets capables de produire davantage, d’exporter davantage et de réduire certaines dépendances.

L’investissement privé comme test

C’est ici que le message du gouverneur rejoint celui de la Banque mondiale et de l’IFC. La coopération avec ces institutions ne peut avoir d’impact économique durable que si elle débouche sur des projets concrets et sur une mobilisation accrue du secteur privé.

Ahmadou Moustapha Ndiaye a confirmé la volonté de la Banque mondiale de renforcer son accompagnement de la Tunisie, notamment dans les infrastructures et le développement du secteur privé. Ary Naim a, lui, fait état de l’objectif d’accroître sensiblement les financements de l’IFC en Tunisie et de soutenir l’internationalisation des entreprises tunisiennes.

Le message est donc relativement cohérent : la Tunisie dispose de projets et d’un potentiel, mais doit parvenir à transformer ce potentiel en réalisations.

De la stabilité à la croissance

Le véritable défi commence précisément là. La stabilité financière est une condition nécessaire, mais elle ne constitue pas à elle seule une stratégie de croissance. Le maintien des réserves ou du taux de change protège l’économie contre les chocs ; l’investissement productif doit ensuite permettre d’en sortir avec une capacité économique renforcée.

Le changement de vocabulaire employé par le gouverneur traduit ainsi une exigence nouvelle : ne plus mesurer seulement la capacité de la Tunisie à encaisser les crises, mais sa capacité à produire davantage de richesse après les avoir traversées.

La question n’est donc plus uniquement de savoir comment tenir. Elle est désormais de savoir combien de projets pourront effectivement démarrer, combien d’investissements seront réalisés et combien de valeur ajoutée ils permettront de créer.

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