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Le PIB de l’Iran a chuté de plus de 10 % pendant la guerre

21. September 2026 um 14:42

Le produit national brut (PNB) de l’Iran a considérablement diminué entre mars et fin juin 2026. A savoir la période durant laquelle le pays a été bombardé par les Etats-Unis et Israël. C’est ce que révèlent des données officielles publiées dimanche 20 septembre.

Durant cette période, qui correspond au premier trimestre du calendrier persan, le PIB a reculé de 10,1 % en glissement annuel, secteur pétrolier compris. Le centre des statistiques, une autorité officielle, précise que l’économie de l’Iran est fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures…

Téhéran et Washington ont alors signé un accord à la mi-juin qui devait en théorie mettre fin à la guerre. Mais les hostilités ont repris très rapidement, les parties s’accusant mutuellement d’en violer les termes.

Au cœur du conflit se trouve désormais le détroit d’Ormuz, d’une importance stratégique capitale. En effet, il y transitait avant la guerre environ 20 % du pétrole consommé dans le monde. Depuis, Téhéran en revendique le contrôle.

En représailles, les États-Unis ont réimposé un blocus des ports iraniens du Golfe. Ce qui nuit aux exportations de pétrole brut iranien. Une situation déjà complexe; et ce, compte tenu des sanctions précédentes imposées à l’Iran.

De façon plus globale, l’économie iranienne souffre depuis des années d’une hyperinflation chronique et de la forte dévaluation de la monnaie nationale, le rial, en raison des sanctions. La guerre a exacerbé ce phénomène, réduisant rapidement le pouvoir d’achat des Iraniens. A cet égard, l’inflation a augmenté de 69,9 % en glissement annuel en août, indiquent les chiffres officiels. Cependant, ils seraient loin de refléter les fortes hausses de prix, notamment celles des produits alimentaires…

Ainsi, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une contraction de 5,4 % du PIB iranien cette année, selon ses dernières estimations publiées en juillet.

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Irak : opération exceptionnelle d’exportation de pétrole de 4 millions de barils en seul jour

21. September 2026 um 11:28

L’Irak a réussi à exporter exceptionnellement près de 4 millions de barils de pétrole en une seule journée en septembre, grâce à la mobilisation de plusieurs voies d’acheminement hors du détroit d’Ormuz. Le ministère du Pétrole souligne toutefois que ce volume ne constitue pas le niveau quotidien normal des exportations irakiennes, établi autour de 2,6 millions de barils par jour.

L’Irak a enregistré en septembre une journée exceptionnelle dimanche avec l’exportation d’environ 4 millions de barils de pétrole brut. Alors que les perturbations persistantes dans le détroit d’Ormuz poussent le pays à multiplier les solutions de transport et les débouchés pour son brut.

Selon un communiqué du ministère irakien du Pétrole, ce volume exceptionnel résulte de la combinaison de plusieurs opérations de chargement. La société publique de commercialisation du pétrole, SOMO, a notamment exporté du brut de Qayyarah par des voies situées en dehors du détroit d’Ormuz, parallèlement aux cargaisons habituelles destinées aux ports du sud et aux volumes acheminés par la voie septentrionale.

Diversifier au-delà du détroit d’Ormuz

La crise régionale a accéléré les efforts de Bagdad pour réduire sa dépendance à l’égard d’un seul corridor maritime. Les autorités irakiennes travaillent notamment à renforcer les itinéraires passant par la Turquie et la Syrie, avec l’objectif d’atteindre les marchés européens et occidentaux.

Le Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, avait récemment souligné que son pays ne pouvait pas rester dépendant d’un seul axe d’exportation et avait annoncé une stratégie visant à diversifier les débouchés du pétrole irakien.

Cette diversification est devenue d’autant plus stratégique que le trafic dans le détroit d’Ormuz demeure fortement perturbé. Selon Reuters, seuls 12 navires transportant des matières premières ont franchi le détroit au cours du dernier week-end, contre environ 125 par jour avant le début du conflit. Malgré ces perturbations, les flux pétroliers du Moyen-Orient restent relativement importants grâce à la multiplication des itinéraires et des opérations de transfert.

Un enjeu majeur pour les recettes de Bagdad

Pour l’Irak, dont les finances publiques restent largement dépendantes des revenus pétroliers, la sécurisation des exportations constitue un enjeu budgétaire majeur. La multiplication des voies de transport permet de réduire le risque associé à une interruption prolongée du trafic maritime dans le Golfe.

Les solutions alternatives ne peuvent toutefois pas remplacer immédiatement les capacités offertes par les infrastructures méridionales. Elles constituent davantage un mécanisme de sécurisation et de diversification destiné à maintenir les flux de brut lorsque les routes traditionnelles sont perturbées.

La tendance s’inscrit dans un mouvement plus large au Moyen-Orient : plusieurs grands producteurs cherchent désormais à utiliser ou développer des infrastructures permettant d’acheminer leur pétrole vers des ports situés hors du périmètre du détroit d’Ormuz.

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