Normale Ansicht

BCT : un nouveau système d’information pour des crédits mieux calibrés

12. August 2026 um 14:27

La Banque centrale de Tunisie a mis en ligne, sur son site officiel, un appel d’offres international pour créer et mettre en place une nouvelle plateforme dédiée à la centralisation des informations de crédit. Objectif : muscler la stabilité financière et affiner le suivi des risques bancaires, aussi bien à l’échelle globale qu’au niveau de chaque établissement.

Le projet vise à faire évoluer l’actuel dispositif de collecte d’informations sur les crédits vers une version plus complète. La future plateforme centralisera des données bien plus détaillées qu’aujourd’hui : contrats de prêt, situation financière des emprunteurs, données comptables, de quoi donner à la BCT une vision beaucoup plus fine de la qualité du crédit dans le système bancaire tunisien.

Un cahier des charges strict pour les candidats

Les entreprises intéressées devront déposer un dossier solide : garantie bancaire provisoire de 50 000 dinars (ou son équivalent en devises pour les sociétés non-résidentes), déclaration sur l’honneur écartant toute procédure de faillite ou de redressement judiciaire, certificat de situation fiscale à jour et extrait du Registre national des entreprises.

Les candidatures en groupement devront, elles, s’accompagner d’un document liant solidairement tous les membres autour d’un chef de file désigné, dûment signé et cacheté par chacun d’eux. Quant aux sociétés étrangères non établies en Tunisie, elles devront présenter soit un certificat original prouvant qu’elles ne sont pas visées par une faillite ou un redressement judiciaire, soit un document équivalent émis par les autorités compétentes de leur pays d’origine.

Un outil clé pour muscler l’accès au crédit des entreprises

Au-delà de sa dimension technique, cette nouvelle centrale des risques peut avoir un effet direct sur le financement de l’économie. Une base de données de crédit plus riche et plus fiable permet aux banques d’évaluer plus précisément le risque de chaque emprunteur, entreprise comme particulier, et donc, potentiellement, d’ajuster leurs conditions de financement en conséquence.

Pour les PME et les porteurs de projets, souvent pénalisés par une évaluation approximative de leur solvabilité, un système d’information de crédit plus complet pourrait à terme faciliter l’accès à des financements mieux calibrés, tout en réduisant le risque global pris par les établissements prêteurs. L’impact réel de cette nouveauté dépendra de la manière dont cette information enrichie sera exploitée par les banques.

 

L’article BCT : un nouveau système d’information pour des crédits mieux calibrés est apparu en premier sur Managers.

Liquidité : les banques vont mieux

12. August 2026 um 06:00

Comprendre la politique de la Banque centrale passe par l’observation de la liquidité du secteur. Elle doit toujours s’assurer de la capacité des banques à honorer leurs engagements envers les déposants.

 

Au cours du deuxième trimestre de 2026, le déficit moyen de liquidité sur le marché monétaire s’est légèrement creusé de 23 millions de dinars (MDT) par rapport au trimestre précédent, pour s’établir à -116 MDT. Cette situation s’explique par un volume moyen des interventions de la Banque centrale (10 729 MDT) qui demeure inférieur aux besoins moyens des banques en liquidité (10 845 MDT).

 

Poursuite de la baisse des besoins mensuels moyens

Au cours du premier semestre 2026, les besoins mensuels moyens des banques en matière de liquidité ont poursuivi leur tendance baissière, pour s’établir à 10 524 MDT à la fin du mois de juin. Ce repli s’explique principalement par la contraction du solde moyen des facteurs autonomes de liquidité, qui est passé de -386 MDT à 10 496 MDT par rapport au premier trimestre de l’année. Toutefois, cette évolution a été partiellement compensée par une légère hausse de 3 MDT du besoin lié aux réserves obligatoires, dont l’enveloppe moyenne a atteint 349 MDT au deuxième trimestre 2026.

 

Impact contrasté des facteurs autonomes sur la liquidité

La diminution du solde des facteurs autonomes de liquidité observée au cours du trimestre reflète l’effet expansif combiné des billets et monnaies en circulation et des avoirs nets en devises sur la liquidité bancaire. D’une part, les comptes courants des banques ont été crédités d’environ 1 704 MDT au titre du retour des billets, traduisant une amélioration de leur trésorerie en dinar. D’autre part, les opérations de ventes nettes de devises contre dinars réalisées par les banques auprès de la Banque centrale ont généré un apport supplémentaire de liquidité d’environ 1 465 MDT en faveur du secteur bancaire. En sens inverse, les opérations du Trésor ont exercé un effet restrictif sur la liquidité bancaire, en se traduisant par une ponction de monnaie centrale de l’ordre de 2 690 MDT au cours du trimestre.

 

Ajustement à la baisse des interventions de la Banque centrale

Face à l’atténuation des besoins de liquidité des banques, la Banque centrale a réduit ses interventions sur le marché monétaire, dont le volume moyen s’est établi à 10 729 MDT. Cette baisse provient essentiellement de la contraction des opérations principales de refinancement, dont l’encours moyen a diminué de 396 MDT pour atteindre 4 805 MDT. Ainsi que du recul de 72 MDT des opérations de refinancement à six mois, qui ont affiché une allocation moyenne de 2 078 MDT. En revanche, les opérations fermes ont enregistré une hausse de 62 MDT, portant leur enveloppe moyenne à 3 846 MDT.

Par ailleurs, le solde net des facilités permanentes s’est élevé en moyenne à 207 MDT au second trimestre, contre 122 MDT au trimestre précédent, en lien avec le creusement du déficit de liquidité sur le marché monétaire, qui a incité les banques à recourir davantage aux facilités de prêt marginal. Dans ce contexte, le volume global moyen de refinancement a diminué de 321 MDT par rapport au trimestre précédent, pour se situer à 10 936 MDT fin juin 2026.

Globalement, la situation des banques demeure rassurante quant au financement d’une une partie du déficit budgétaire. Le recours plus intensif aux facilités de prêt marginal prouve que certains établissements ont des besoins de liquidités, mais les volumes ne sont pas inquiétant, traduisant plutôt des besoins ponctuels.

L’article Liquidité : les banques vont mieux est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌