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Gabès : Les militants répondent à Kaïs Saïed et réclament le démantèlement de toutes les unités

11. August 2026 um 13:53

Le débat autour de l’avenir du complexe chimique de Gabès se poursuit après la visite effectuée par le président de la République, Kaïs Saïed, dans la région de Chott Essalem. Les militants engagés dans la lutte contre la pollution contestent notamment l’idée selon laquelle seules les unités devenues obsolètes devraient être démantelées, estimant que l’ensemble des installations du complexe présente aujourd’hui un problème environnemental.

Intervenant mardi 11 août 2026 sur les ondes de la Radio nationale, le militant de la campagne « Stop Pollution », Kheireddine Dbaya, a affirmé que toutes les unités du Groupe chimique tunisien à Gabès sont polluantes et ne respectent pas les normes environnementales, en s’appuyant, selon lui, sur les données officielles disponibles.

« Toutes les unités sont polluées et non conformes aux normes environnementales », a-t-il déclaré, soulignant que le complexe, créé dans les années 1970 avec une technologie datant des années 1950, serait aujourd’hui dans un état de vétusté avancé.

Les militants contestent l’idée d’un maintien des unités réparées

Cette position intervient suite aux déclarations du président de la République lors de sa visite à Gabès. Kaïs Saïed avait indiqué que les unités jugées non conformes et devenues inutilisables seraient démantelées, tandis que celles ayant fait l’objet de réparations et ne générant plus d’émissions polluantes pourraient continuer à fonctionner. Une approche que les militants de Gabès ne semblent pas partager.

Kheireddine Dbaya estime en effet que le problème ne se limite pas à certaines installations défectueuses. Selon lui, même en l’absence de panne ou de dysfonctionnement technique, les émissions de gaz chimiques provenant des unités peuvent dépasser très largement les seuils autorisés.

Lire aussi : Gabès : Kaïs Saïed annonce le démantèlement des unités devenues obsolètes

Il affirme que ces dépassements peuvent atteindre 40 à 50 fois les normes nationales et, dans certains cas, jusqu’à 300 fois les seuils fixés, avec des conséquences directes sur les habitants, notamment des épisodes d’étouffement.

« Le démantèlement doit être immédiat »

Pour le militant, les données techniques et les études réalisées sur le complexe plaident en faveur d’un démantèlement global des unités industrielles concernées.

Il estime ainsi que le démantèlement ne devrait pas être limité aux installations considérées comme obsolètes, mais s’inscrire dans une feuille de route urgente permettant de sortir progressivement de la situation actuelle.

« Il n’y aura pas de recul » sur cette revendication, a-t-il affirmé, réitérant la demande des militants de voir les unités du complexe chimique démantelées.

Au-delà de la question industrielle, le dossier reste ainsi au cœur des préoccupations environnementales et sanitaires à Gabès. La principale divergence porte désormais sur la méthode : maintenir certaines unités après réparation et contrôle de leurs émissions, comme l’a évoqué le président de la République, ou engager un démantèlement beaucoup plus large, comme le réclament les militants.

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Dinar tunisien : Stabilité relative face aux principales devises

11. August 2026 um 12:43

Le dinar tunisien évolue depuis le début de juillet 2026 dans une relative stabilité face aux principales devises étrangères, avec toutefois des variations différentes selon les monnaies. La comparaison des cours enregistrés avec ceux de la même période de 2025 met notamment en évidence une légère évolution du dinar face à l’euro et au dollar américain, selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie.

Face à l’euro, le dinar affiche une légère appréciation sur un an. Le cours de la monnaie européenne se situait autour de 3,41 dinars au début de juillet 2025, contre environ 3,35 dinars au début de juillet 2026.

Après avoir progressé au cours du mois de juillet et durant les premiers jours d’août, l’euro s’établissait autour de 3,38 dinars le 11 août 2026, contre environ 3,36 dinars à la même date en 2025. Cette évolution correspond à une hausse d’environ 0,5 % du cours de l’euro sur un an, traduisant une variation limitée du dinar face à la monnaie européenne.

Le dollar évolue davantage

La situation est légèrement différente pour le dollar américain. Celui-ci s’échangeait autour de 2,90 dinars le 11 août 2025, contre environ 2,93 dinars à la même date en 2026.

Cette évolution représente une hausse d’environ 1,3 % du cours du dollar en dinars et traduit ainsi une légère dépréciation du dinar tunisien face à la monnaie américaine.

Le comportement du dinar face à la livre sterling et au franc suisse est, pour sa part, différent, les deux monnaies étant également influencées par les évolutions des marchés internationaux des changes et par les décisions des principales banques centrales.

Quel impact sur l’économie tunisienne ?

Même limitées, les variations du taux de change revêtent une importance particulière pour l’économie tunisienne. Une dépréciation du dinar face aux principales devises peut notamment renchérir le coût des importations, en particulier celles libellées en dollars, comme une partie des achats énergétiques et des matières premières.

À l’inverse, un dinar moins cher peut contribuer à améliorer la compétitivité-prix des exportations tunisiennes sur les marchés internationaux. L’évolution du taux de change intervient également dans la valeur en dinars des recettes touristiques et des transferts effectués par les Tunisiens résidant à l’étranger.

La comparaison annuelle permet ainsi de mieux apprécier la tendance du dinar que les seules fluctuations quotidiennes. À la date du 11 août 2026, les données disponibles font apparaître une évolution globalement contenue de la monnaie tunisienne, avec une légère appréciation face à certaines devises et un recul limité face à d’autres.

Plusieurs facteurs à surveiller

L’évolution du dinar au cours des prochains mois dépendra notamment de la dynamique des marchés internationaux, de l’évolution de l’inflation en Tunisie, du niveau des importations et des exportations, ainsi que de la situation des réserves en devises.

Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger constituent également des facteurs importants pour l’approvisionnement du marché en devises.

Lire aussi : La Tunisie engrange 8,43 milliards de dinars de devises grâce aux TRE et au tourisme

À ces éléments s’ajoutent les évolutions géopolitiques, notamment les tensions au Moyen-Orient, susceptibles d’influencer les prix de l’énergie et, par conséquent, les besoins de la Tunisie en devises.

Dans ce contexte, les chiffres enregistrés jusqu’au 11 août 2026 ne traduisent pas un mouvement marqué du dinar, mais plutôt une relative stabilité accompagnée de variations modérées selon les principales monnaies étrangères.

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Gabès : Kaïs Saïed annonce le démantèlement des unités devenues obsolètes

11. August 2026 um 11:07

Le dossier environnemental de Gabès revient au premier plan. En visite dans la ville et notamment dans la zone de Chott Essalem, où sont implantées plusieurs unités relevant du Groupe chimique tunisien, le président de la République Kaïs Saïed a annoncé de nouvelles orientations concernant l’avenir de ces installations, avec comme priorité affichée : mettre fin aux émissions polluantes et redonner à la région un air sain.

Sur place, le chef de l’État a indiqué que les unités devenues obsolètes et jugées non conformes seraient démantelées. En revanche, celles qui ont fait l’objet de travaux de réparation et qui ne génèrent plus d’émissions polluantes devraient continuer à fonctionner.

Une approche en deux temps

Kaïs Saïed a expliqué que l’action des autorités devait, dans un premier temps, se concentrer sur les solutions urgentes afin de répondre aux problèmes les plus immédiats. Cette première étape concerne notamment les installations dont le fonctionnement est à l’origine de nuisances environnementales. « Le démantèlement total de toutes les unités prendra des années », a néanmoins affirmé le président.

Le président a toutefois insisté sur la nécessité de ne pas limiter l’intervention à des mesures ponctuelles. Selon lui, une solution « radicale et définitive » au problème environnemental de Gabès a été étudiée sous différents angles.

L’objectif affiché est ainsi de traiter le problème à sa source, tout en tenant compte des différentes dimensions du dossier, notamment environnementales, industrielles et sociales.

« Redonner l’air pur à Gabès »

La question des émissions constitue depuis des années l’un des principaux sujets de préoccupation des habitants de Gabès, en particulier dans les zones proches du complexe chimique.

Au cours de sa visite, Kaïs Saïed a rencontré plusieurs citoyens venus lui faire part des conséquences du dégradation de la situation environnementale sur leur quotidien. Les témoignages recueillis sur place ont notamment porté sur les nuisances liées à la pollution et leurs répercussions sur la qualité de vie des habitants.

Lire aussi : Gabès : Sept mois après le rapport sur la pollution, Kaïs Saïed retourne sur le terrain

Face à ces préoccupations, le président de la République a réaffirmé la nécessité de mettre un terme aux émissions et de « redonner l’air pur à Gabès ».

Un dossier qui dépasse Gabès

Le chef de l’État a également élargi le débat à l’ensemble du pays, estimant que plusieurs régions tunisiennes connaissent elles aussi des situations environnementales préoccupantes.

Pour Kaïs Saïed, la réponse ne peut donc pas se limiter à Gabès et doit s’inscrire dans une approche globale de traitement des problèmes environnementaux à travers le pays.

À Gabès, cette nouvelle prise de position pose toutefois une question centrale : comment concilier la nécessité de protéger la population et l’environnement avec le maintien de l’activité industrielle et des emplois liés au complexe chimique ?

Entre démantèlement des unités jugées obsolètes, maintien des installations rénovées et recherche d’une solution définitive, le gouvernement est désormais appelé à traduire les annonces présidentielles en mesures concrètes. Pour les habitants de Gabès, l’enjeu dépasse largement celui de la modernisation d’un complexe industriel : il s’agit de savoir si la ville pourra enfin tourner la page de plusieurs décennies de préoccupations environnementales.

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Syrie : Bachar al-Assad condamné à mort par contumace pour crimes contre l’humanité

11. August 2026 um 10:11

L’ancien président syrien Bachar al-Assad a été condamné ce mardi 11 août 2026 à la peine de mort par un tribunal syrien siégeant à Damas. Le verdict, rendu par contumace, constitue une étape judiciaire majeure dans le traitement des crimes attribués à l’ancien régime syrien durant les années de guerre.

Bachar al-Assad, qui a quitté la Syrie après la chute de son régime en décembre 2024 et vit depuis en Russie, n’était pas présent à l’audience. La justice syrienne l’a reconnu coupable de crimes commis pendant les quatorze années de conflit, notamment de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Le verdict concerne également son frère Maher al-Assad, ainsi qu’Atef Najib, ancien responsable de la sécurité politique dans la province de Deraa. Ce dernier, qui était présent au tribunal, a également été condamné à la peine capitale. Najib avait notamment été associé à la répression menée à Deraa au début du soulèvement syrien en 2011, épisode qui avait contribué au déclenchement de la guerre.

Un procès emblématique après la chute du régime

Cette condamnation intervient dans le cadre d’un processus judiciaire engagé par les nouvelles autorités syriennes contre plusieurs responsables de l’ancien régime. Le procès de Bachar al-Assad s’était ouvert à Damas en avril 2026, en son absence, alors qu’il se trouve toujours en Russie.

La procédure intervient dans un contexte marqué par les demandes de justice de nombreuses victimes et familles de victimes du conflit syrien. La guerre, déclenchée après la répression des manifestations de 2011, a fait environ 500 000 morts selon les estimations reprises par plusieurs sources.

Au-delà de la condamnation individuelle de l’ancien président, le procès représente donc un enjeu majeur pour la justice transitionnelle en Syrie. Il s’agit pour les nouvelles autorités de faire juger les principaux responsables de l’ancien appareil d’État et de répondre aux accusations portant sur des exactions commises pendant le conflit.

Une condamnation qui reste difficile à exécuter

La principale question est désormais celle de l’exécution du jugement. Bachar al-Assad se trouve actuellement en Russie, où il a trouvé refuge après la chute de son régime. Sa condamnation ayant été prononcée par contumace, son exécution ne pourrait être mise en œuvre tant qu’il ne se trouve pas sous le contrôle des autorités syriennes.

Lire aussi : Moscou : Al-Assad a démissionné et a quitté le pays

Le verdict revêt ainsi une portée davantage judiciaire et politique qu’immédiatement pratique. Il marque la volonté des nouvelles autorités de rompre avec l’impunité dont ont longtemps bénéficié les principaux responsables de l’ancien régime, mais son application dépendrait notamment de l’évolution des relations entre Damas et Moscou.

La condamnation de Bachar al-Assad constitue en tout cas un tournant symbolique dans l’histoire récente de la Syrie : quelques années après avoir dirigé le pays, l’ancien président est désormais officiellement condamné par la justice syrienne à la peine capitale pour les crimes commis sous son régime.

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Eaux usées traitées en Tunisie : Seulement 22 % réutilisées, un potentiel encore largement inexploité

11. August 2026 um 09:05

Face à l’aggravation du stress hydrique et à la pression croissante exercée sur les ressources en eau, la Tunisie cherche à développer de nouvelles sources d’approvisionnement. Parmi les pistes identifiées figure la réutilisation des eaux usées traitées, dont le potentiel demeure pourtant largement sous-exploité.

La Tunisie produit actuellement près de 300 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées par an, grâce à un réseau important de stations d’épuration réparties dans plusieurs régions du pays. Pourtant, seule une partie limitée de cette ressource est aujourd’hui réutilisée.

Intervenant lundi 10 août 2026 sur les ondes de la Radio nationale, la chercheuse à l’Institut national de recherches en génie rural, eau et forêts, spécialiste des eaux traitées, Olfa Mahjoub, a indiqué que le taux de réutilisation des eaux traitées en Tunisie ne dépasse actuellement pas 22 %.

Plus préoccupant encore, seulement 4 % de ces eaux sont destinées à l’agriculture. Un niveau qui illustre l’écart entre les volumes disponibles et leur utilisation effective, alors que le secteur agricole demeure l’un des principaux consommateurs de ressources hydriques dans le pays.

Une ressource appelée à prendre une place plus importante

Le développement de la réutilisation des eaux traitées apparaît comme l’un des leviers possibles pour réduire la pression exercée sur les ressources conventionnelles, notamment les eaux de surface et les nappes phréatiques.

L’enjeu n’est toutefois pas uniquement d’augmenter les volumes réutilisés, mais également de diversifier les usages. Selon Olfa Mahjoub, des travaux sont actuellement menés avec les centres de recherche afin de parvenir à produire différentes qualités d’eaux traitées, adaptées à plusieurs utilisations.

Cette approche permettrait de dépasser le modèle actuel, largement centré sur l’irrigation agricole, et d’envisager progressivement d’autres usages en fonction du niveau de traitement et des normes sanitaires et environnementales applicables.

La diversification pourrait ainsi constituer une nouvelle étape dans la politique tunisienne de gestion de l’eau, à condition de garantir une qualité adaptée à chaque usage et un contrôle rigoureux de la ressource.

Objectif : dépasser 80 % de réutilisation à l’horizon 2050

Les ambitions affichées sont particulièrement importantes. Les efforts en cours visent à porter le taux de réutilisation des eaux traitées à plus de 80 % à l’horizon 2050.

Dans le même temps, la production annuelle devrait dépasser 560 millions de mètres cubes à cette échéance, contre environ 300 millions actuellement.

Lire aussi : Hammamet : Des eaux usées se déversent en pleine plage sous les yeux des estivants

Ces projections témoignent de l’importance que pourrait prendre cette ressource dans la stratégie hydrique tunisienne au cours des prochaines décennies.

L’augmentation des volumes produits devra cependant s’accompagner d’un développement des infrastructures permettant leur stockage, leur transport et leur utilisation. Sans réseaux adaptés et sans débouchés clairement définis, une partie de ces volumes pourrait continuer à rester inutilisée malgré leur disponibilité.

Un cadre juridique à revoir

Le développement de la réutilisation des eaux traitées pose également la question du cadre réglementaire qui encadre actuellement leurs usages.

Selon la chercheuse, un travail est en cours pour réviser le cadre juridique relatif aux eaux traitées et à leurs différentes utilisations.

Cette révision apparaît déterminante dans un contexte où la Tunisie cherche à multiplier les solutions face à la raréfaction de l’eau. Elle devra notamment permettre de définir plus clairement les conditions d’utilisation des différentes qualités d’eaux traitées, tout en garantissant la protection de la santé publique et de l’environnement.

Le défi : transformer une contrainte en ressource

Au-delà des chiffres, le faible taux actuel de réutilisation révèle surtout un important potentiel inexploité. Produire 300 millions de mètres cubes d’eaux traitées par an mais n’en réutiliser qu’une partie signifie qu’une ressource susceptible de contribuer à la sécurité hydrique reste encore largement en dehors des circuits de consommation.

Dans un pays confronté à plusieurs années de sécheresse, à la baisse des réserves des barrages et à la pression croissante sur les nappes souterraines, la réutilisation des eaux usées traitées pourrait progressivement devenir un élément central de la politique nationale de l’eau.

L’objectif fixé à l’horizon 2050 est donc double : augmenter considérablement les volumes d’eaux traitées disponibles et surtout créer les conditions permettant de les valoriser dans plusieurs secteurs.

Le passage de 22 % à plus de 80 % de réutilisation constituerait ainsi un changement majeur de modèle, faisant des eaux usées traitées non plus seulement un déchet à épurer, mais une ressource à valoriser dans le cadre d’une gestion plus circulaire de l’eau en Tunisie.

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Éclipse solaire partielle : Demain, un spectacle exceptionnel visible depuis la Tunisie

11. August 2026 um 08:01

La Tunisie s’apprête à vivre, demain mercredi 12 août 2026, un rendez-vous astronomique particulièrement rare. Une éclipse totale du Soleil traversera plusieurs régions du monde, notamment le nord du Groenland, l’Islande, l’Espagne ainsi que certaines zones du bassin méditerranéen. En Tunisie, le phénomène sera visible sous la forme d’une éclipse partielle au moment du coucher du Soleil.

Selon les données communiquées par la Cité des Sciences à Tunis, la Lune pourra masquer jusqu’à 59,3 % du disque solaire au maximum de l’éclipse. Le phénomène débutera en Tunisie à 18h40, alors que le Soleil se trouvera encore à environ 6 degrés au-dessus de l’horizon.

Le maximum de l’éclipse est attendu vers 19h11, au moment où le Soleil sera presque couché. À cette étape, près de 60 % de sa surface apparente sera occultée par la Lune. Le coucher du Soleil interviendra vers 19h19 alors que l’astre sera encore en phase d’éclipse. La fin complète du phénomène interviendra après le coucher du Soleil, ce qui classe l’événement, en Tunisie, parmi les éclipses dites « sous l’horizon ».

Pour permettre au public de profiter au maximum de ce phénomène, la Cité des Sciences organise une soirée astronomique spéciale à Sidi Mechreg, dans la délégation de Sejnane, au gouvernorat de Bizerte. Le site a été choisi notamment pour son horizon occidental largement dégagé sur la Méditerranée, offrant des conditions particulièrement favorables pour observer le coucher du Soleil éclipsé.

Une soirée consacrée à l’astronomie

Le programme débutera à 18h30 par l’observation de l’éclipse partielle à l’aide de télescopes équipés de filtres solaires spécifiques. Les participants pourront suivre les différentes étapes du phénomène, depuis son début à 18h40 jusqu’au coucher du Soleil à 19h19.

Lire aussi : Une éclipse solaire historique le 8 avril 2024

Une conférence scientifique consacrée à « L’éclipse partielle du Soleil du 12 août 2026 » est ensuite prévue de 19h30 à 20h. Elle permettra notamment d’expliquer le mécanisme des éclipses solaires, les conditions particulières d’observation de celle du 12 août en Tunisie ainsi que les prochains phénomènes astronomiques attendus au cours des prochaines années.

La soirée se poursuivra de 20h à 21h avec une séance d’observation du ciel nocturne. Le public pourra notamment observer Vénus, certains objets du ciel profond et découvrir les principales constellations et étoiles visibles dans le ciel d’été.

Attention aux risques pour les yeux

La Cité des Sciences rappelle toutefois que l’observation directe du Soleil sans protection adaptée peut provoquer des lésions graves et permanentes aux yeux. Il est donc indispensable d’utiliser des lunettes spécialement certifiées pour l’observation des éclipses solaires ou des instruments équipés de filtres solaires conçus à cet effet.

La manifestation, prévue mercredi 12 août à Sidi Mechreg – Sejnane, est ouverte au public, aux familles, aux passionnés d’astronomie ainsi qu’aux élèves et étudiants. Elle permettra de découvrir un phénomène céleste exceptionnel dans un cadre particulièrement propice à son observation.

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Tourisme tunisien : Que révèle la multiplication d’articles critiques dans la presse algérienne ?

11. August 2026 um 07:46

La Tunisie reste l’une des destinations étrangères les plus prisées des Algériens, mais son image fait actuellement l’objet d’une série de publications particulièrement critiques dans plusieurs médias algériens en ligne. Depuis le début de l’été 2026, plusieurs articles insistent sur les difficultés de la destination tunisienne, la concurrence de l’Égypte et de la Turquie ou encore une supposée baisse de son attractivité, outre des articles sur les coupures d’électricité et la pénurie de l’eau minérale.

La multiplication de ces contenus interpelle, d’autant que la Tunisie demeure un marché touristique majeur pour les voyageurs algériens.

L’un des exemples les plus explicites est un article publié le 20 juin par le média Algérie Patriotique sous le titre particulièrement évocateur : « Quand la Turquie ouvre grand ses portes aux Algériens : la Tunisie paie le prix de ses erreurs ». Le papier oppose directement l’offre touristique turque à celle de la Tunisie et présente les évolutions des habitudes de voyage des Algériens comme la conséquence des « erreurs » tunisiennes.

Le titre, à lui seul, marque une rupture avec une approche strictement factuelle de la concurrence touristique régionale. Il installe l’idée d’une perte d’attractivité de la Tunisie au profit de la Turquie.

L’Égypte présentée comme la nouvelle rivale

Quelques semaines plus tard, le média spécialisé Visas & Voyages Algérie publiait, le 17 juillet, un article intitulé : « Vacances all inclusive : l’Égypte dépasse la Tunisie chez les Algériens, la Turquie trop chère ».

L’article affirme que les habitudes de voyage des Algériens évoluent et met en avant la progression de l’Égypte sur le marché touristique algérien, tout en comparant les prestations proposées par les trois destinations.

Le 9 août, le même média est revenu à la charge avec un nouveau titre : « Touristes algériens : une nouvelle destination vient concurrencer la Tunisie », consacré une nouvelle fois à la progression de l’Égypte. Le média présente cette dernière comme un marché régional de plus en plus attractif pour les touristes algériens, traditionnellement nombreux à choisir la Tunisie.

Dans cette même veine, Visas & Voyages Algérie a consacré un article à la pénurie d’eau minérale rencontrée en Tunisie durant l’été, sous un titre particulièrement alarmiste : « Pénurie d’eau minérale en Tunisie : énième galère pour les touristes cet été ». Le choix du terme « énième galère » ne se limite pas à rendre compte d’une difficulté ponctuelle : il inscrit cet épisode dans une succession supposée de problèmes auxquels seraient confrontés les touristes en Tunisie.

Cette succession d’articles contribue à installer une même narration : celle d’une Tunisie qui serait progressivement rattrapée, voire dépassée, par ses concurrentes régionales.

Les Français aussi seraient en train de délaisser la Tunisie

Autre angle utilisé par Visas & Voyages Algérie : la clientèle française. Le 7 juillet, le média publiait ainsi un article titré « Tunisie : les réservations des Français en baisse pour les vacances d’été ». Le contenu souligne que la Tunisie reste une destination importante pour les touristes français, tout en mettant l’accent sur une baisse de son attractivité au début de la saison estivale 2026.

Pris isolément, ce type d’article relève naturellement de l’actualité touristique. Mais mis en parallèle avec les publications consacrées à la concurrence de l’Égypte et de la Turquie sur le marché algérien, il participe à une image éditoriale globalement moins favorable à la destination tunisienne.

Une tendance qui n’est pourtant pas partagée par tous les médias algériens

Il serait toutefois trompeur de présenter la presse algérienne comme unanimement hostile à la Tunisie.

Le média TSA Algérie a récemment publié un article beaucoup plus favorable intitulé « Tunisie : l’arrivée massive des touristes algériens dope l’économie ». L’article évoque notamment une hausse de 24,31 % des arrivées de touristes algériens dans la région de Jendouba et souligne l’impact économique de cette clientèle sur les régions frontalières tunisiennes.

Plus récemment, Algerie360 a également consacré un article à Yasmine Hammamet, présenté comme une destination attractive pour les familles algériennes, mettant en avant ses infrastructures touristiques et son offre hôtelière.

Une bataille pour le touriste algérien

Au-delà de la question d’une éventuelle « campagne », ces publications révèlent surtout une réalité : le touriste algérien est devenu un marché stratégique pour plusieurs destinations méditerranéennes et moyen-orientales.

La Turquie cherche à renforcer son attractivité, l’Égypte développe son offre all inclusive et l’Algérie elle-même cherche à retenir davantage ses touristes sur son marché intérieur. La Tunisie se retrouve donc au cœur d’une compétition régionale de plus en plus intense.

Cette compétition explique probablement en partie la multiplication des comparaisons dans la presse algérienne. Mais certains titres vont plus loin que la simple comparaison commerciale, notamment lorsque la responsabilité de la Tunisie est directement mise en cause, comme dans le cas d’Algérie Patriotique et de son titre sur les « erreurs » tunisiennes.

Une image médiatique à mettre en perspective

Le paradoxe est que la réalité des flux touristiques ne correspond pas nécessairement au récit d’un désamour massif.

La Tunisie continue d’attirer un nombre considérable de visiteurs algériens. TSA rapportait déjà fin 2025 une forte progression des arrivées algériennes dans les régions frontalières tunisiennes, tandis que les liaisons terrestres, ferroviaires et routières entre les deux pays continuent de faciliter les déplacements.

Lire aussi : Tourisme : Le réveil de l’Algérie face à l’attentisme tunisien

Il existe donc un décalage entre deux réalités : d’un côté, une concurrence touristique qui s’intensifie réellement ; de l’autre, une narration médiatique qui peut donner l’impression d’un recul beaucoup plus spectaculaire de la destination tunisienne.

À ce stade, rien ne permet d’affirmer qu’une campagne concertée aurait été organisée contre la Tunisie. En revanche, la succession, au cours de l’été 2026, de titres mettant en avant les « erreurs » tunisiennes, la concurrence de l’Égypte et de la Turquie et une prétendue perte d’attractivité auprès des Français et des Algériens constitue une tendance éditoriale qui mérite d’être observée.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse ainsi la seule saison touristique : il concerne également son image auprès de son principal marché régional et sa capacité à répondre à une concurrence de plus en plus agressive sur le terrain de l’offre, des prix et de la qualité des services.

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États-Unis : Plus de 175 mille visas annulés sous Trump, les Nord-africains dans le viseur

11. August 2026 um 07:32

La politique migratoire de Donald Trump franchit un nouveau cap. Le département d’État américain a annoncé lundi avoir annulé plus de 175 000 visas depuis le retour du président républicain à la Maison-Blanche, dans le cadre d’un vaste durcissement du contrôle de l’immigration et de l’accès au territoire américain.

Selon le département d’État, les annulations concernent principalement des étrangers accusés d’avoir enfreint les conditions de leur visa, commis des infractions, fraudé le système migratoire, appelé à la violence contre des Américains ou représenté une menace pour la sécurité nationale. Les autorités américaines indiquent que la majorité des révocations sont intervenues après des interactions avec les forces de l’ordre, notamment dans des affaires d’agression, de conduite sous l’influence de l’alcool, de vol ou encore de stupéfiants.

Washington affirme également avoir ciblé des dossiers beaucoup plus sensibles, notamment des personnes poursuivies pour viol, agression sexuelle, enlèvement ou traite des êtres humains.

Plus de 100 visas annulés en Afrique du Nord

L’un des éléments les plus remarqués dans l’annonce américaine concerne l’Afrique du Nord. Le département d’État indique qu’une ambassade américaine de la région a annulé plus de 100 visas de parents considérés comme pratiquant le « birth tourism », c’est-à-dire des voyages aux États-Unis dont l’objectif principal serait de donner naissance afin que l’enfant puisse obtenir la citoyenneté américaine.

Cette opération s’inscrit dans une offensive plus large contre les réseaux soupçonnés d’organiser le « birth tourism ». En juin, le département d’État avait déjà annoncé avoir démantelé plusieurs réseaux internationaux et avoir utilisé l’analyse de données et le croisement d’informations pour identifier des demandeurs soupçonnés d’avoir détourné le système de visas.

Une politique qui dépasse largement le seul « birth tourism »

L’annonce des 175 000 révocations intervient alors que l’administration Trump a multiplié les mesures visant à rendre l’accès aux États-Unis plus difficile.

Depuis janvier 2026, Washington a notamment suspendu la délivrance de visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays, une liste qui comprend plusieurs pays nord-africains, dont l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie. Cette mesure concerne les visas d’immigration et ne signifie pas une interdiction générale des voyages touristiques aux États-Unis.

Lire aussi : États-Unis : La Tunisie exclue du nouveau réseau africain de traitement des visas

La Tunisie est par ailleurs directement concernée par une autre mesure : depuis avril, les ressortissants tunisiens demandant certains visas de visite peuvent être soumis à une caution pouvant atteindre 15 000 dollars, remboursable sous certaines conditions. Le dispositif vise officiellement à lutter contre les dépassements de séjour et l’immigration irrégulière.

Quelles conséquences pour les Tunisiens ?

Pour la Tunisie, l’évolution de la politique américaine pourrait surtout se traduire par un durcissement du filtrage consulaire. Les demandeurs de visa peuvent être confrontés à un examen plus attentif de leurs ressources, de leur projet de voyage, de leur historique migratoire et, plus largement, de leur conformité aux conditions du visa.

Cette évolution est particulièrement sensible pour les Tunisiens alors que le pays figure parmi ceux concernés par le mécanisme de caution pour les visas de visite. Pour les voyageurs ordinaires, le coût financier potentiel constitue déjà une barrière importante ; pour les étudiants, les familles et les personnes ayant des projets professionnels ou touristiques, le renforcement du contrôle peut également accroître l’incertitude autour de l’obtention du visa.

Le durcissement américain intervient aussi dans un contexte où Washington renforce le contrôle des réseaux sociaux dans ses procédures de sélection et de contrôle des visas. L’administration Trump affirme vouloir identifier plus rapidement les personnes susceptibles de violer les lois américaines ou de représenter une menace pour la sécurité nationale.

Un signal pour les candidats à l’immigration

Au-delà des chiffres, les plus de 175 000 révocations illustrent un changement de philosophie : l’administration Trump entend considérer le visa non comme un acquis durable, mais comme un privilège pouvant être retiré lorsque les autorités estiment que ses conditions ont été violées.

Cette politique pourrait avoir des effets indirects importants en Afrique du Nord, notamment sur les personnes qui envisagent les États-Unis pour leurs études, leurs affaires, le tourisme ou l’installation familiale. Pour la Tunisie, déjà concernée par plusieurs mesures américaines de contrôle migratoire en 2026, l’évolution américaine constitue donc un nouveau facteur de vigilance pour les futurs demandeurs de visas.

Le département d’État avait annoncé en janvier avoir déjà annulé plus de 100 000 visas. Le passage à plus de 175 000 en août témoigne ainsi de l’ampleur prise par la politique de contrôle migratoire de la seconde administration Trump.

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Libye : Assassinat d’un général, un coup dur pour Haftar

11. August 2026 um 07:03

Le général Fawzi al-Mansouri, directeur de l’administration des renseignements militaires relevant du commandement général des forces de l’Est libyen, a été tué lundi soir à Benghazi dans l’explosion d’un engin visant son véhicule, rapportent plusieurs médias libyens.

Selon le quotidien libyen Al-Wasat, l’explosion s’est produite dans le secteur d’al-Hawari, à proximité de la mosquée Aïcha. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre un véhicule en feu sur une route secondaire, présenté comme celui du général al-Mansouri. Les autorités n’avaient initialement fourni que peu de détails sur les circonstances de l’attaque.

L’information a ensuite été confirmée par les autorités de l’Est libyen ainsi que par le commandement général, qui a annoncé la mort du responsable du renseignement militaire. Plusieurs médias arabes ont également rapporté l’assassinat.

Un proche du dispositif militaire de Khalifa Haftar

Fawzi al-Mansouri occupait une fonction particulièrement sensible au sein de l’appareil militaire de l’Est. Il dirigeait les renseignements militaires du camp du « commandement général », dirigé par le maréchal Khalifa Haftar.

Son parcours montre une proximité ancienne et directe avec les forces de Haftar. En 2019, il était notamment commandant de l’axe d’Aïn Zara, au sud de Tripoli, lors de l’offensive menée par les forces de Haftar contre la capitale. Des archives médiatiques le présentent alors explicitement comme un commandant des forces relevant de Haftar.

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En août 2021, Khalifa Haftar l’avait nommé commandant de la région militaire de Sebha. Al-Mansouri avait auparavant commandé les opérations dans les secteurs d’Aïn Zara et de Wadi al-Rabi, au sud de Tripoli.

Il était encore cité en mai 2026 parmi les principaux responsables militaires réunis à Benghazi autour du chef d’état-major Khaled Haftar. Il occupait alors officiellement le poste de directeur de l’administration des renseignements militaires.

De quel « clan » était-il ?

Fawzi al-Mansouri appartenait au régime de Khalifa Haftar et faisait partie de la chaîne de commandement des forces de l’Est libyen.

En revanche, il faut être prudent avec la notion de « clan ». Les sources consultées ne permettent pas d’établir de manière suffisamment fiable une appartenance tribale précise de Fawzi al-Mansouri. Son nom de famille, « al-Mansouri », ne suffit pas à déterminer sa tribu.

Ce qui est documenté, en revanche, est son appartenance au dispositif militaire de Haftar : il a commandé plusieurs secteurs stratégiques pour les forces de l’Est avant de prendre la direction des renseignements militaires.

L’assassinat d’un responsable occupant une telle position pourrait donc avoir des implications importantes pour l’appareil sécuritaire de l’Est libyen. À ce stade, toutefois, aucune source officielle ne permet d’attribuer l’attaque à un groupe ou à une faction déterminée.

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