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Algérie : Deux enfants meurent après avoir été coincés dans le coffre d’une voiture

09. August 2026 um 12:44

L’Algérie est de nouveau confrontée à un drame impliquant des enfants. Selon des informations relayées dimanche, deux enfants seraient morts après s’être retrouvés coincés avec un troisième dans le coffre arrière d’une voiture, alors qu’ils jouaient à proximité du véhicule.

D’après les premiers éléments rapportés par des médias locaux, les trois enfants seraient entrés dans le coffre d’une voiture appartenant à leur oncle avant que le hayon ne se referme derrière eux. Incapables de sortir, ils seraient restés enfermés pendant plusieurs heures, alors que les recherches se poursuivaient dans leur entourage.

Deux sont décédés

Deux d’entre eux auraient finalement été retrouvés sans vie. Le troisième enfant, qui se trouvait toujours dans le coffre au moment de la découverte, aurait survécu.

Les informations disponibles évoquent une durée d’enfermement d’environ sept heures et des températures élevées qui auraient aggravé les conditions à l’intérieur du véhicule. Ces éléments restent toutefois à confirmer par des sources officielles ou des médias algériens de référence.

Ce nouveau drame intervient alors que le pays avait été profondément secoué, quelques semaines plus tôt, par l’incendie meurtrier survenu dans un établissement de l’enfance assistée à Mohammadia, dans la banlieue d’Alger.

11 morts et 19 blessés, il y quelques semaines

Dans la nuit du 15 au 16 juillet, le sinistre avait fait 11 morts et 19 blessés, selon un bilan communiqué par la Protection civile algérienne. Le président Abdelmadjid Tebboune avait présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Lire aussi : 11 enfants meurent dans l’incendie d’un établissement à Alger, l’émotion gagne le pays

La succession de ces drames impliquant des enfants ravive l’émotion en Algérie et pose, une nouvelle fois, la question de leur protection et de la prévention des accidents domestiques et du quotidien.

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Pénurie d’eau minérale : Après les 40 000 litres de Sousse, 8 832 bouteilles saisies à Nabeul

09. August 2026 um 11:25

La pénurie d’eau minérale qui touche actuellement plusieurs régions de Tunisie continue de révéler des pratiques de stockage et de rétention qui alimentent les tensions sur le marché. Après la découverte de stocks importants à Sousse, de nouvelles quantités ont été saisies à Nabeul, faisant apparaître un phénomène qui dépasse désormais le simple problème d’approvisionnement.

À Sousse, les unités de la sécurité nationale ont découvert vendredi 7 août près de 40 000 litres d’eau minérale dissimulés dans un entrepôt anarchique situé dans la région de La Kalâa Sghira. Cette nouvelle saisie intervient à peine deux jours après la découverte de 23 600 litres d’eau minérale cachés chez deux grossistes de la région de Sousse.

En quelques jours, ce sont donc plus de 63 000 litres d’eau minérale qui ont été retrouvés dans la seule région de Sousse, dans des stocks qui n’étaient pas directement accessibles aux consommateurs alors que la demande reste particulièrement forte.

Le phénomène ne se limite toutefois pas au Sahel. À Nabeul, les équipes de contrôle économique relevant de la direction régionale du Commerce ont saisi, samedi, 8 832 bouteilles d’eau minérale lors d’opérations menées dans la délégation de Mida, avec la participation des unités de la garde municipale.

5 928 bouteilles ont été découvertes dans un dépôt

Parmi ces quantités, 5 928 bouteilles ont été découvertes dans un dépôt destiné à la vente de matériaux de construction. Selon la directrice régionale du Commerce à Nabeul, Sihem Mabrouk, les bouteilles auraient été dissimulées dans le but de provoquer une pénurie artificielle, de favoriser la spéculation et de tirer profit de la situation actuelle.

Les services de contrôle ont engagé les procédures nécessaires pour consigner la valeur financière des produits saisis auprès du Trésor public et dresser un procès-verbal économique à l’encontre du contrevenant pour des faits liés à l’accaparement et à la spéculation.

Ces nouvelles saisies interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Depuis plusieurs jours, l’eau minérale fait l’objet de fortes pressions sur le marché tunisien, avec des difficultés d’approvisionnement signalées dans plusieurs régions et une demande accrue de la part des consommateurs, notamment en raison des fortes températures.

Lire aussi : Eau minérale : Nouvelle saisie à Sousse, deux jours après celle des grossistes

La multiplication des stocks découverts dans des entrepôts ou chez des intermédiaires pose ainsi une question centrale : dans quelle mesure la pénurie constatée sur le terrain est-elle uniquement liée aux capacités de production et de distribution, et dans quelle mesure est-elle aggravée par la rétention de marchandises ?

Le phénomène est d’autant plus préoccupant que l’eau constitue un produit de première nécessité. Lorsque des milliers de bouteilles sont soustraites temporairement au circuit normal de distribution, la moindre perturbation de l’approvisionnement peut rapidement se transformer en pénurie locale et pousser les prix à la hausse.

Dizaines de milliers de litres

Entre les stocks de dizaines de milliers de litres découverts à Sousse et les milliers de bouteilles saisies à Nabeul, les opérations de contrôle mettent donc progressivement au jour une autre dimension de la crise : celle des produits disponibles, mais maintenus hors du marché.

Face à cette situation, le renforcement des contrôles sur l’ensemble de la chaîne, de la production à la distribution et à la vente au détail, apparaît comme un enjeu majeur pour éviter que la pénurie ne devienne un terrain favorable à la spéculation.

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Climat : Le renforcement d’El Niño inquiète, la Tunisie concernée

09. August 2026 um 10:41

Le phénomène El Niño devrait rapidement se renforcer au cours des prochains mois et atteindre un niveau potentiellement fort, selon les dernières prévisions de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Un phénomène climatique mondial qui pourrait accentuer les températures élevées et modifier les régimes de précipitations dans plusieurs régions du monde, mais dont les effets sur la Tunisie doivent être interprétés avec prudence.

Dans son dernier bulletin climatique publié le 3 juillet 2026, l’OMM prévoit une évolution rapide vers un épisode de fort El Niño durant la période juillet-septembre. Les modèles utilisés par les principaux centres météorologiques mondiaux tablent sur une anomalie moyenne d’environ 2 °C de la température de surface de la mer dans les principales zones de référence du Pacifique tropical. La tendance devrait rester orientée à la hausse durant l’automne dans l’hémisphère Nord.

L’OMM souligne surtout une conséquence à l’échelle mondiale : une probabilité accrue de températures supérieures aux normales. Pour juillet-septembre, les modèles prévoient ainsi une forte probabilité de températures au-dessus des moyennes sur une grande partie des terres émergées, notamment en Afrique du Nord. La Tunisie se trouve donc bien dans une région susceptible de connaître un contexte thermique plus chaud que la normale.

La Tunisie est-elle directement menacée ?

La réponse est plus nuancée concernant les pluies. El Niño agit à travers des téléconnexions atmosphériques : une anomalie de température dans le Pacifique peut modifier la circulation atmosphérique à plusieurs milliers de kilomètres. Mais son influence n’est pas identique dans toutes les régions et varie notamment selon la saison.

Pour la Méditerranée et l’Afrique du Nord, les travaux scientifiques montrent justement que la relation entre El Niño et les précipitations est complexe. En Tunisie, la variabilité des pluies dépend notamment de la circulation atmosphérique méditerranéenne, de l’oscillation méditerranéenne et de l’oscillation nord-atlantique. Une étude récente consacrée à l’Afrique du Nord estime que l’oscillation méditerranéenne peut expliquer jusqu’à 39 % de la variabilité interannuelle des précipitations dans la région, notamment en Tunisie.

Autrement dit, El Niño ne permet pas, à lui seul, de prédire une saison sèche ou une saison particulièrement pluvieuse en Tunisie.

Les dernières projections de l’OMM montrent toutefois un signal intéressant pour l’Europe : une probabilité accrue de précipitations supérieures aux normales dans le sud du continent durant juillet-septembre, mais avec un niveau de confiance faible à modéré. La Tunisie, située au sud de la Méditerranée, ne peut donc pas être automatiquement assimilée à ce signal européen.

Un risque surtout lié à la chaleur

Pour la Tunisie, le signal le plus clair à ce stade concerne donc les températures. Le renforcement d’El Niño intervient dans un contexte de réchauffement climatique déjà marqué. L’OMM rappelle que le phénomène peut ajouter temporairement de la chaleur au système climatique mondial, amplifiant certains épisodes extrêmes. L’organisation recommande ainsi aux secteurs sensibles au climat — notamment l’agriculture, l’eau, l’énergie et la santé — de renforcer leur préparation et leurs systèmes d’alerte précoce.

Lire aussi : Tunisie : « El Niño » annonce un été plus long et plus chaud

Cette situation est particulièrement importante pour la Tunisie, où les ressources en eau et l’agriculture sont déjà fortement exposées à la variabilité climatique.

Pourquoi les prochains mois seront décisifs

El Niño atteint généralement son intensité maximale entre novembre et février. Les prochains mois seront donc déterminants pour mesurer son intensification et surtout pour mieux identifier ses conséquences régionales.

En juin, l’OMM estimait déjà à 80 % la probabilité de voir El Niño se développer entre juin et août 2026, avec des probabilités proches de 90 % pour la poursuite du phénomène durant les mois suivants. Les modèles envisageaient alors un épisode au moins modéré, avec la possibilité qu’il devienne fort.

Les prévisions de juillet ont confirmé cette tendance, avec un scénario de développement rapide vers un El Niño fort et une moyenne saisonnière proche de 2 °C dans la zone Niño 3.4 pour juillet-septembre.

Pour la Tunisie, il serait donc prématuré de parler d’une « sécheresse El Niño » ou, à l’inverse, d’annoncer des pluies exceptionnelles. Le signal le plus solide actuellement est celui d’un risque de températures supérieures aux normales, tandis que l’évolution des précipitations devra être suivie à l’échelle méditerranéenne et nationale au fil des prochains bulletins.

El Niño constitue ainsi un facteur supplémentaire à surveiller, mais il ne doit pas être considéré comme l’unique explication des conditions météorologiques que connaîtra la Tunisie durant l’été et l’automne 2026.

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Eau minérale : L’ODC fustige les hausses de prix et dénonce les profiteurs de la pénurie

09. August 2026 um 10:24

La pénurie d’eau minérale en bouteille continue de susciter des inquiétudes en Tunisie. Face aux difficultés d’approvisionnement signalées dans plusieurs régions et à la hausse des prix constatée par certains consommateurs, l’Organisation de défense du consommateur (ODC) monte au créneau.

La vice-présidente de l’ODC, Thouraya Tebassi, a indiqué que l’organisation avait reçu plusieurs plaintes de citoyens concernant la faible disponibilité de l’eau minérale dans les commerces, parallèlement à une augmentation de ses prix.

Pas de prétexte à des augmentations

Elle a dénoncé l’exploitation de cette situation par des spéculateurs et des intermédiaires, estimant que la crise d’approvisionnement ne doit pas servir de prétexte à des augmentations injustifiées pour les consommateurs.

L’ODC appelle ainsi les citoyens à privilégier les points de vente organisés et légaux, mais également à vérifier les prix affichés et pratiqués. En cas de hausse jugée abusive, les consommateurs sont invités à signaler les faits à l’ODC ou aux services de contrôle économique.

Lire aussi : Eau minérale : Quand certains profitent de la pénurie pour augmenter les prix

Cette réaction intervient alors que le marché connaît depuis plusieurs jours des tensions sur la disponibilité de l’eau en bouteille, dans un contexte estival marqué par une forte demande.

Pas de hausse à la production

De son côté, le président de la Chambre syndicale des producteurs de boissons non alcoolisées, Lassad Mezah, avait précédemment démenti toute augmentation des prix de l’eau minérale au niveau de la production.

Selon lui, les éventuelles hausses observées sur le marché ne seraient donc pas imputables aux producteurs, ce qui renforce les interrogations sur les marges pratiquées par certains distributeurs et détaillants.

Pour Thouraya Tebassi, la situation devrait toutefois s’améliorer prochainement. Elle a assuré que le problème de disponibilité de l’eau minérale devrait être résorbé « bientôt ».

En attendant, l’ODC appelle à la vigilance : dans un contexte de pénurie, la hausse des prix ne doit pas devenir une nouvelle charge pour les ménages.

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Recrutement massif à la TRANSTU : Entre chômage et masse salariale, le difficile équilibre tunisien

09. August 2026 um 10:05

La Société des transports de Tunis (TRANSTU) s’apprête à lancer une nouvelle campagne de recrutement. Au total, 580 agents seront recrutés à travers un concours externe sur dossiers, accompagné d’épreuves. Une opération qui intervient alors que la question des recrutements publics reste particulièrement sensible en Tunisie, entre maîtrise des dépenses de l’État, chômage des diplômés et nécessité de maintenir des services publics fonctionnels.

La TRANSTU prévoit notamment le recrutement de 336 conducteurs-receveurs de bus, 158 agents qualifiés, 18 agents techniques, 5 ingénieurs, 6 techniciens supérieurs, 37 agents de nettoyage et 20 agents de gardiennage.

Les inscriptions seront ouvertes exclusivement en ligne sur le site de la société du 12 août au 8 septembre 2026.

580 postes, mais surtout des besoins opérationnels

Au-delà du nombre de recrutements, leur répartition est révélatrice : la grande majorité des postes concerne directement l’exploitation du réseau. Les 336 postes de conducteurs-receveurs représentent à eux seuls plus de la moitié des recrutements annoncés.

Ce choix traduit une réalité propre aux entreprises de transport public : certaines fonctions ne peuvent pas être simplement supprimées ou remplacées par la numérisation. Il faut des conducteurs pour faire circuler les bus, des agents techniques pour assurer la maintenance et du personnel pour garantir la sécurité et la propreté des infrastructures.

La question n’est donc pas uniquement de savoir combien l’État et les entreprises publiques recrutent, mais aussi où elles recrutent et pour quels besoins.

La masse salariale, un poids considérable pour les finances publiques

Cette question doit toutefois être replacée dans le contexte plus large des finances publiques tunisiennes.

Selon les données du ministère des Finances, les rémunérations publiques ont atteint 23,276 milliards de dinars en 2025, contre 22,268 milliards en 2024. Pour 2026, les dépenses salariales de la fonction publique sont prévues à environ 25,267 milliards de dinars, soit une progression de 3,6 % par rapport à 2025.

Lire aussi : TGM : Annoncées en 2017, les 18 nouvelles rames ont enfin leur contrat

La masse salariale devrait ainsi représenter environ 13,4 % du PIB en 2026, contre 14,1 % prévus en 2025 et 13,9 % enregistrés en 2024.

Ces chiffres expliquent pourquoi chaque nouvelle campagne de recrutement est observée avec attention. Dans un contexte budgétaire contraint, l’enjeu consiste à éviter que les recrutements ne deviennent une simple augmentation mécanique des effectifs, tout en empêchant les départs à la retraite et les suppressions de postes de provoquer une dégradation des services.

Recruter moins, mais recruter là où c’est nécessaire ?

Le débat sur l’emploi public ne peut donc pas se limiter à l’opposition entre « recruter » et « ne pas recruter ».

L’État tunisien doit simultanément maîtriser une masse salariale qui dépasse désormais 25 milliards de dinars et répondre à des besoins croissants dans plusieurs secteurs : transport, santé, éducation, sécurité, maintenance des infrastructures ou encore métiers techniques.

Le budget de l’État pour 2026 s’élève à 79,624 milliards de dinars. Dans ce cadre, chaque recrutement représente une dépense durable, puisque le salaire n’est pas une dépense ponctuelle mais un engagement budgétaire qui s’inscrit dans le temps.

Mais l’absence de recrutement peut également avoir un coût : lignes de transport supprimées, délais plus importants, infrastructures moins bien entretenues ou services publics fonctionnant avec des effectifs insuffisants.

L’enjeu : faire correspondre l’emploi aux besoins

La campagne de la TRANSTU illustre ainsi une problématique plus large de l’employabilité dans le secteur public tunisien.

L’objectif ne devrait pas nécessairement être de réduire uniformément les effectifs, mais de mieux faire correspondre les recrutements aux besoins réels. Cela suppose d’identifier les métiers en tension, d’anticiper les départs à la retraite, de mesurer la charge de travail et d’évaluer régulièrement l’efficacité des services rendus.

Lire aussi : Tunisie : La masse salariale représente 50% des charges budgétaires !

Pour les candidats, les 580 postes représentent une opportunité d’insertion professionnelle dans un marché de l’emploi difficile. Pour l’entreprise et, plus largement, pour les finances publiques, ils constituent en revanche un engagement qu’il faut pouvoir justifier par des besoins opérationnels clairement identifiés.

Le véritable défi est donc moins celui du nombre brut de fonctionnaires que celui de la composition des effectifs : une fonction publique trop importante dans certains domaines et insuffisante dans d’autres peut à la fois coûter cher et produire des services de qualité insuffisante.

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