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AssurPilot: superviser, optimiser, réagir en temps réel

15. Juni 2026 um 17:20

Une supervision en temps réel des opérations terrain permet d’identifier immédiatement les écarts par rapport au planning initial. «On ne peut améliorer que ce que l’on mesure», dit l’Américain Peter Drucker, théoricien du management des entreprises.

Dans le paysage assurantiel, les agents enchaînent les missions terrain souvent non structurées, opportunistes et peu coordonnées: relances ponctuelles, démarches de prospection irrégulières. Sans outils adaptés, les superviseurs ne savent pas où ils en sont. Mauvaise supervision vaut mauvais résultats. Tout leur échappe. Imaginons maintenant l’inverse. Dans un environnement bien piloté, la donnée devient un véritable moteur de performance. En mesurant les processus, elle permet de cartographier précisément l’activité et d’orienter les actions d’amélioration de manière continue.

Après plus de 20 ans d’expérience en management des équipes commerciales et des réseaux d’agents, Aïda Bouraoui, cofondatrice et CEO de Scalpilot, diplômée d’un MBA de l’Université Paris Dauphine, constate que le secteur continue d’ignorer un angle mort pourtant stratégique: la supervision terrain. «En réalité, un écart persiste entre les objectifs fixés et les résultats obtenus. Ce décalage ne s’explique pas seulement par la performance individuelle des équipes, mais surtout par l’absence d’un pilotage opérationnel en temps réel. Les commerciaux disposent d’indicateurs, mais rarement d’outils immédiats pour ajuster leurs actions», souligne-t-elle. Et d’enchaîner: «Trois limites reviennent de manière récurrente: un pilotage orienté vers l’historique plutôt que vers l’avenir, une difficulté à transformer la donnée en actions concrètes pour les équipes terrain, et une sous-exploitation du potentiel client, notamment en matière de développement et de multi-équipement».

Dans des marchés où le taux de pénétration de l’assurance reste encore limité, cet enjeu devient central: il ne s’agit plus seulement de vendre davantage, mais de gagner en efficience, en orientant l’effort commercial vers les bons segments. C’est de cette lecture terrain qu’est née Scalpilot, entreprise spécialisée dans la transformation du pilotage commercial dans les services financiers. Son objectif n’est pas d’ajouter un outil de plus à un écosystème déjà saturé, mais de repenser la logique même du pilotage. Et donc de passer d’un suivi des résultats à un pilotage de l’effort commercial.

AssurPilot, l’outil au cœur de cette transformation

Dans cette démarche, AssurPilot est l’outil développé par Scalpilot pour rendre ce nouveau modèle opérationnel. Il répond à trois questions simples: quoi faire, avec qui et comment? La solution structure, en temps réel, le plan de travail quotidien de l’agent en lui indiquant les actions à mener, les cibles à adresser et la manière de procéder. Elle permet ainsi d’uniformiser les pratiques commerciales et de favoriser la montée en compétence du réseau, tout en quantifiant l’impact des actions et en projetant les résultats pour un pilotage anticipé de l’activité. Pensé pour être interopérable et tourné vers le futur, AssurPilot complète les outils en place en introduisant une logique de pilotage par la valeur. Il permet d’analyser chaque client selon son potentiel, son risque et sa contribution, afin d’optimiser l’allocation des efforts commerciaux.

Reconnecter terrain et décision

L’objectif est d’assurer une continuité entre le terrain et le back-office, dans le but de fluidifier la prise de décision. Le pilotage devient alors moins intuitif et plus proactif et surtout plus opérationnel. «Dans le paysage assurantiel tunisien, composé de nombreuses compagnies et réseaux de distribution, la valeur d’une organisation réside dans la profondeur de son portefeuille clients», affirme Aïda Bouraoui. Disponible en version web et mobile, AssurPilot accompagne les assurances dans la structuration et l’optimisation de leurs réseaux. Cela contribue à renforcer la diffusion des produits d’assurance et à favoriser une inclusion financière plus large, répondant ainsi à la responsabilité sociétale portée par les compagnies d’assurance au-delà de leurs enjeux de performance.

De l’ambition à revendre

Les ambitions sont clairement affirmées. D’ici à 5 ans, «voire avant», Scalpilot entend installer une nouvelle lecture du pilotage commercial dans les services financiers en Tunisie comme dans des marchés internationaux. Cette vision repose sur trois leviers qui s’entrecroisent. D’abord, passer d’un pilotage qui constate à un pilotage qui anticipe. Ensuite, décloisonner les métiers (assurance, leasing, microfinance…) pour les penser en silos comme un écosystème connecté. Dans cette continuité, la solution se décline déjà en versions adaptées au leasing et à la microfinance, selon la même logique de pilotage et de création de valeur. Enfin, remettre du sens dans l’action commerciale.

 

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Transport touristique en Tunisie : parc vieillissant et permis bloqués freinent la relance du secteur

15. Juni 2026 um 17:15

Le transport touristique en Tunisie s’impose comme l’un des dossiers les plus sensibles pour les professionnels du secteur. Lors de la réunion tenue le 12 juin 2026 entre le ministère du Tourisme et la Fédération tunisienne des agences de voyages et du tourisme (FTAV), ce segment a été identifié comme un frein opérationnel majeur à la compétitivité des agences et à la qualité de l’offre touristique.

Les représentants du secteur alertent d’abord sur l’état du parc de transport touristique, jugé vieillissant et peu adapté aux exigences actuelles du marché. Plusieurs acteurs appellent à la mise en place de mécanismes incitatifs pour accélérer le renouvellement des véhicules, notamment les bus de moyenne capacité, ainsi que les véhicules utilitaires type VAN utilisés pour les circuits touristiques.

Au cœur des revendications figure également la révision des dispositifs fiscaux et douaniers liés à l’importation des véhicules touristiques. Les professionnels estiment que les avantages existants ne répondent plus aux besoins du terrain, en particulier pour les bus de 9 à 30 places et les véhicules tout-terrain utilisés dans les circuits sahariens.

Autre point de blocage : les contraintes administratives liées aux chauffeurs. La FTAV évoque des difficultés persistantes concernant la carte professionnelle des conducteurs, un document jugé essentiel mais dont les procédures d’obtention et de renouvellement restent complexes, ralentissant l’activité des opérateurs.

Le dossier du transport touristique inclut aussi la question des véhicules 4×4 utilisés dans les zones sahariennes. Les professionnels demandent une clarification du cadre régissant ces activités, afin d’assurer une meilleure organisation des circuits tout en sécurisant l’activité des opérateurs.

 

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Le Bitcoin, et les cryptos, pourraient bien changer de statut

15. Juni 2026 um 17:10

Depuis quelques mois, l’actualité sur le Bitcoin se fait de plus en plus rare. Et il y a bien une raison : la crypto monnaie a perdu près de la moitié de sa valeur depuis qu’elle a atteint un record historique au-dessus de 123 000 dollars en juillet 2025. Son comportement historiques, marqué par des périodes de forte volatilité, montre que ceux qui y croient finissent par être récompensés, ce qui fait de cette chute libre un nouveau test pour la patiente des investisseurs.

Cette tendance intervient dans un contexte de faiblesse généralisée de plusieurs actifs, à un moment que les investisseurs réévaluent les risques et l’allocation de leurs trésoreries. Certes, il y a eu des prises de bénéfices. De plus, les anticipations selon lesquelles les taux d’intérêt pourraient rester plus élevés plus longtemps pourraient également rendre les investisseurs plus prudents vis-à-vis des actifs plus risqués. Il ne faut pas aussi oublier que certains investisseurs pourraient transférer leurs capitaux vers d’autres opportunités à fort potentiel de hausse, notamment les investissements liés à l’IA.

Toutefois, la baisse de cette fois incite sérieusement à reconsidérer les raisons pour lesquelles ils détiennent du Bitcoin. C’est un investissement complémentaire aux actifs plus traditionnels. C’est un outil de diversification du moment qu’il n’évolue pas toujours en tandem avec les actions, les obligations ou l’immobilier. Il permet d’améliorer les rendements. Il a la capacité de conserver sa valeur en période d’incertitude économique et de protéger les investisseurs contre l’inflation.

L’épisode actuel de volatilité rend difficile de considérer les crypto-monnaies comme une réserve de valeur fiable. Ils sont même difficiles à valoriser. Les analystes financiers les comparent aux objets de collection. Ils valent ce que les autres sont prêts à payer pour l’obtenir.

 

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À qui s’adresse le nouveau service d’étalonnage industriel lancé par le Cettex?

15. Juni 2026 um 16:43

Le Centre Technique du Textile (Cettex) met en place un service d’étalonnage en Tunisie destiné aux entreprises industrielles, avec un objectif clair : réduire la dépendance aux laboratoires étrangers et améliorer la performance des chaînes de production locales.

Selon le communiqué officielle, cette nouvelle offre permet aux industriels de faire vérifier et ajuster leurs instruments de mesure directement sur le territoire tunisien, sans recours à l’international. Jusqu’ici, ces opérations nécessitaient des envois à l’étranger, entraînant des délais longs, des coûts logistiques élevés et une immobilisation des équipements. Avec ce service, le Cettex introduit un gain opérationnel immédiat pour les entreprises : réduction des délais de traitement, baisse des coûts en devises et meilleure disponibilité des équipements critiques. Le centre a déjà réalisé une première opération concrète avec l’émission d’un rapport d’étalonnage de luxmètres pour une entreprise textile tunisienne. Ce premier test confirme la mise en service effective du dispositif et sa capacité à répondre aux standards industriels.

Au-delà de l’aspect technique, l’enjeu est directement lié à la qualité industrielle. Un instrument mal calibré peut entraîner des erreurs de production, des défauts de fabrication, des pertes de matière ou des non-conformités lors des audits. L’étalonnage régulier devient donc un outil de maîtrise des risques et de sécurisation de la qualité. Le service s’adresse en priorité à l’industrie textile, mais aussi aux secteurs qui dépendent fortement de la précision des mesures, comme l’électronique, les laboratoires d’analyse ou les chaînes de production de haute précision.

 

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La CCI Sfax conduira une mission d’affaire au BATIMAT 2026 – Paris

15. Juni 2026 um 14:51

La Chambre de commerce et d’industrie de Sfax (CCIS) organise une mission d’affaires à l’occasion du Salon international du bâtiment « BATIMAT 2026 », prévu du 28 septembre au 1er octobre 2026 au Parc des Expositions de Paris. Cette initiative est menée en partenariat avec la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) et Promosalons.

Selon la CCIS, cette édition de BATIMAT sera marquée par l’intégration des salons Equipbaie et Metalexpo sous l’appellation « Equipbaie/Métalexpo Renodays by Batimat ». L’événement s’articulera autour de quatre pavillons consacrés aux principaux segments de la filière du bâtiment et de la construction.

L’événement réunira des professionnels du secteur autour des dernières innovations, des nouvelles solutions techniques et des tendances du marché. Il offrira également aux entreprises participantes l’occasion de nouer des contacts avec de potentiels partenaires, d’élargir leur réseau professionnel et d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires à l’international.

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Les États-Unis imposent la suspension de Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic. Voici pourquoi

15. Juni 2026 um 12:19

Un ordre du gouvernement américain vient de forcer la désactivation immédiate des modèles Fable 5 et Mythos 5, développés par Anthropic. Et ce, parce qu’il y a des tensions autour de la sécurité nationale et des risques de contournement des systèmes de protection des IA.

Selon un communiqué publié le 12 juin 2026 par l’entreprise, une directive de contrôle des exportations a été émise par les autorités américaines. Elle impose la suspension de tout accès à ces modèles pour toute personne étrangère, y compris les employés non américains de la société, qu’ils se trouvent aux États-Unis ou à l’étranger. Face à cette obligation légale, Anthropic indique devoir désactiver entièrement Fable 5 et Mythos 5 pour l’ensemble de ses clients. Les autres modèles de la société ne sont pas concernés par cette mesure.

La notification gouvernementale, reçue à 17h21 (heure de l’Est), n’a pas détaillé les raisons précises liées à la sécurité nationale. D’après l’interprétation d’Anthropic, les autorités auraient identifié une méthode permettant de contourner les protections de Fable 5, un phénomène connu dans le domaine sous le nom de “jailbreak”. Cette technique aurait permis de révéler certaines vulnérabilités déjà connues, jugées mineures par l’entreprise et également détectables par d’autres modèles publics.

Dans son communiqué, Anthropic défend toutefois la solidité des garde-fous intégrés à Fable 5. L’entreprise affirme avoir mis en place des protections renforcées visant à limiter les usages sensibles, notamment en cybersécurité. Avant le lancement, le modèle aurait été soumis à des milliers d’heures de tests et d’audits réalisés avec des partenaires publics et privés, dont des organismes de sécurité américains et britanniques. Ces évaluations n’auraient pas permis d’identifier de “jailbreak universel”, capable de contourner largement les protections du système.

L’entreprise reconnaît cependant qu’une résistance parfaite à ces contournements n’existe pas aujourd’hui dans l’industrie de l’IA. Elle revendique une stratégie dite de “défense en profondeur”, combinant limitation des abus, détection des comportements suspects et surveillance continue. Anthropic souligne également que les risques observés seraient comparables à ceux d’autres modèles déjà déployés sur le marché.

Dans l’immédiat, la société affirme se conformer à la décision réglementaire tout en contestant son interprétation. Elle indique travailler à rétablir l’accès à ses services dans les meilleurs délais.

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Faux PV de contravention en Tunisie: une arnaque par SMS qui piège les automobilistes et vise leurs données bancaires

15. Juni 2026 um 11:50

Une nouvelle vague de SMS frauduleux imitant des avis d’infraction au code de la route circule actuellement en Tunisie, dans une opération de phishing particulièrement construite. Le message, qui se présente comme une notification officielle de contravention, affirme qu’une infraction routière a été enregistrée et invite la victime à régler rapidement une amende en ligne via un lien.

Le scénario repose sur une mécanique simple: créer un sentiment d’urgence. Le SMS mentionne un prétendu numéro de dossier, évoque une infraction détectée par un système de surveillance automatisé et impose un délai très court pour éviter des pénalités financières. Dans certains cas, des montants et des pourcentages de retard sont même ajoutés pour renforcer la pression psychologique et pousser à une réaction immédiate.

En réalité, aucune administration tunisienne n’a confirmé l’envoi de ce type de notification par SMS. Aucun organisme officiel ne procède au recouvrement d’amendes de cette manière, encore moins via des liens envoyés depuis des numéros inconnus ou étrangers. Donc, il est bon de rappeler que les communications officielles passent par des canaux sécurisés et des domaines institutionnels clairement identifiés, notamment en “.gov.tn”. Tout message demandant un paiement immédiat via un lien externe doit donc être considéré comme suspect.

Le piège se trouve précisément dans ce lien. Il redirige vers un site qui imite l’apparence d’un portail de paiement officiel, où l’utilisateur est invité à saisir ses informations personnelles et bancaires. Une fois ces données entrées, elles peuvent être exploitées pour des opérations de fraude et de vol de fonds. 

Les signaux d’alerte sont pourtant nombreux. L’utilisation de numéros étrangers, des domaines internet non officiels, ou encore des formulations administratives approximatives sont autant d’indices révélateurs d’une tentative d’escroquerie. Dans certains cas, les fraudeurs vont jusqu’à demander de répondre au SMS pour “activer” le lien, une technique destinée à contourner les filtres anti-spam des téléphones.

Cette campagne de faux avis de contraventions s’inscrit dans un phénomène beaucoup plus large. Ces derniers jours, plusieurs formes d’arnaques numériques ont été signalées en Tunisie, allant du phishing bancaire aux faux conseillers qui contactent les victimes pour obtenir des codes de validation ou des informations sensibles. Selon la dernière alerte, l’Agence nationale de cybersécurité met en garde contre la multiplication de ces tentatives d’hameçonnage qui ciblent directement les données personnelles et bancaires des citoyens. Les autorités rappellent que les institutions officielles ne demandent jamais de mots de passe, de codes bancaires ou de paiements urgents via des messages non sécurisés. La Poste tunisienne a également alerté récemment sur des tentatives de piratage visant les cartes de paiement et les informations sensibles des utilisateurs, confirmant l’ampleur du phénomène.

Dans ce contexte, les recommandations restent inchangées: ne jamais cliquer sur un lien reçu par SMS sans vérification, ne jamais saisir ses données bancaires sur un site non officiel et supprimer immédiatement tout message suspect. Derrière ces faux avis de contraventions routières, c’est une stratégie d’escroquerie numérique bien organisée qui se déploie, exploitant la confiance et la rapidité de réaction des utilisateurs.

 

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Tunisie: l’énergie plombe la balance commerciale tandis que l’huile d’olive limite les dégâts. Détails de l’INS

15. Juni 2026 um 11:32

Sur les cinq premiers mois de 2026, les échanges extérieurs de la Tunisie dessinent un déséquilibre qui s’accentue. Le déficit commercial atteint 10 415,6 MDT, contre 8 365,7 MDT un an plus tôt à la même période, selon les données publiées par l’INS. Autrement dit, la facture des importations continue de croître plus vite que les recettes d’exportation, creusant l’écart entre les deux flux.

Les exportations progressent de 5% pour s’établir à 28 169,8 MDT, mais cette hausse reste insuffisante face à l’augmentation plus rapide des importations (+9,6%), qui atteignent 38 585,4 MDT. Dans ce contexte, le taux de couverture recule à 73%, contre 76,2% l’année précédente, signe d’un commerce extérieur moins équilibré.

L’énergie reste le principal point de tension. Le déficit du secteur s’alourdit à 5 826,2 MDT, sous l’effet d’une hausse marquée des importations énergétiques (+35,1%). Les exportations de produits raffinés, bien qu’en amélioration à 636,9 MDT, ne compensent pas la dynamique globale. Cette pression énergétique continue de peser sur les équilibres extérieurs.

À l’inverse, l’agroalimentaire joue un rôle d’amortisseur. Le secteur dégage un excédent de 943,4 MDT, porté surtout par l’huile d’olive, dont les recettes grimpent à 3 047,8 MDT contre 2 117,3 MDT un an plus tôt. Une performance qui confirme le poids de cette filière dans les exportations tunisiennes.

Selon les branches, les trajectoires divergent nettement. Les industries mécaniques et électriques avancent encore, avec des exportations en hausse de 6,1%. Mais d’autres reculent fortement. Les mines, phosphates et dérivés chutent de 31,8%, tandis que le textile, l’habillement et le cuir perdent 6,2%. Du côté des importations, la hausse est large et diffuse; énergie bien sûr, mais aussi produits alimentaires (+20,1%), biens d’équipement (+4,1%) et biens de consommation (+5,9%).

La structure géographique des échanges reste globalement stable, avec une forte dépendance vis-à-vis de l’Europe, qui absorbe 71,5% des exportations tunisiennes. Les ventes progressent vers la France (+6,7%) et l’Italie (+3,5%), mais ralentissent vers l’Allemagne et les Pays-Bas.

Dans le monde arabe, les exportations s’envolent vers l’Égypte (+110%) et l’Arabie saoudite (+59,9%), tandis qu’elles reculent avec plusieurs partenaires du Maghreb, notamment le Maroc, l’Algérie et la Libye.

Hors Europe, les importations évoluent différemment selon les partenaires. Elles augmentent depuis la Turquie et l’Inde, mais reculent en provenance de la Russie et de la Chine. Une recomposition discrète des flux, qui confirme une chose: la structure des échanges tunisiens reste sous tension, sans véritable point d’équilibre stabilisé.

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La BT à vos côtés à bord des ferries CTN, de Marseille et Gênes jusqu’à la Tunisie

15. Juni 2026 um 10:58

Dans le cadre de sa stratégie de proximité et d’engagement envers les Tunisiens Résidents à l’Étranger (TRE), la Banque de Tunisie innove en allant littéralement à leur rencontre… en mer. En effet, elle participera aux traversées maritimes organisées avec la CTN à destination et en provenance de Marseille et de Gênes* durant la saison estivale 2026 (du 16 juin au 31 juillet 2026), une initiative visant à renforcer
les liens avec cette clientèle privilégiée.
Écoute et proximité : la BT toujours plus proche, même en mer

Consciente de l’importance de la diaspora tunisienne dans le développement économique du pays, la Banque de Tunisie souhaite se rapprocher davantage de cette communauté en lui offrant un accueil personnalisé dès son embarquement vers la Tunisie. Une équipe dédiée sera présente à bord pour informer, conseiller et proposer des solutions bancaires adaptées aux besoins spécifiques des TRE.
Des offres exceptionnelles à découvrir à bord
À cette occasion, des préouvertures de comptes seront possibles sur place, avec un accompagnement sur mesure. Nos compatriotes pourront également découvrir le Pack “AZIZ FI BLEDI”, une offre exclusive spécialement conçue pour les Tunisiens résidant à l’étranger, combinant services bancaires, facilités
d’accès et avantages tarifaires.
Des promotions exceptionnelles seront proposées pendant toute la durée de l’opération, incluant notamment la gratuité des frais du pack ainsi que celle des virements reçus depuis l’étranger.
Grand jeu concours au programme
Afin de rendre l’expérience encore plus conviviale et festive, la Banque de Tunisie prévoit la distribution de cadeaux ainsi que l’organisation d’un grand jeu « Offre Traversée 2026 – Pack Aziz Fi Bledi », permettant aux heureux gagnants de remporter des livrets d’épargne alimentés d’un montant attractif.
Pour participer, il suffit de s’approcher des collaborateurs BT présents sur les navires ou de se rendre au stand BT installé sur place.
Une stratégie digitale tournée vers l’avenir
La BT consolide ainsi sa position en tant que banque de référence des TRE, une banque innovante qui place le digital au cœur de sa stratégie, à travers notamment la mise en place de demandes de crédit en ligne et l’ouverture de comptes à distance pour les TRE.

(*) 12 traversées en Juin et juillet 2026 à bord du « Tanit » et de « Carthage » : 6 traversées en aller-retour
Marseille et 6 traversées en aller- retour Gênes.
(**) Gratuité des frais du pack pendant une année.
(***) Jeu sans obligation d’achat dont le Règlement est déposé chez le notaire maître OKBA EL HECHMI,
sis au 47 Avenue Farhat Hached, Tunis.

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Faux site bancaire: les Tunisiens peuvent “se faire avoir”

15. Juni 2026 um 10:11

Les arnaques en ligne sont de plus en plus fréquentes et surtout de plus en plus difficiles à repérer.

Aujourd’hui, les fraudeurs utilisent des méthodes variées pour tromper les internautes, comme de faux sites qui ressemblent beaucoup à ceux des banques ou d’autres services connus, afin de récupérer des informations personnelles ou bancaires. Parmi ces techniques, le phishing (hameçonnage) reste l’une des plus utilisées. Il s’agit de pousser les utilisateurs à cliquer sur de faux liens ou à remplir de faux formulaires pour voler leurs données. Selon le rapport Data Breach Investigations Report (DBIR) publié chaque année par Verizon, une part importante des incidents de sécurité recensés au niveau mondial est liée à l’ingénierie sociale, en particulier les techniques de phishing qui reposent sur la duplication de sites web légitimes et l’envoi de liens frauduleux aux utilisateurs.

En Tunisie, des tentatives similaires ont déjà été signalées par les autorités de cybersécurité. L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) a alerté sur la circulation d’un site internet frauduleux usurpant l’identité de plusieurs établissements financiers.

Le site en question reproduit l’interface de plateformes officielles afin de tromper les internautes et de les inciter à notifier des informations sensibles.

L’ANCS appelle les utilisateurs à éviter toute interaction avec ce type de pages et à ne jamais communiquer de données personnelles, bancaires ou de mots de passe en dehors des canaux officiels. Elle recommande également de vérifier systématiquement l’adresse des sites avant toute opération en ligne.

Les autorités rappellent par ailleurs que les liens reçus par e-mail, SMS ou réseaux sociaux peuvent constituer une porte d’entrée privilégiée pour les tentatives de fraude, en particulier lorsqu’ils proviennent de sources non vérifiées.

Dans un environnement numérique de plus en plus exposé, les experts soulignent que la vigilance des utilisateurs reste un élément central de la prévention contre les cyberattaques, aux côtés des dispositifs techniques de protection.

Comment repérer un faux site bancaire?

Les faux sites bancaires sont souvent très proches des sites officiels, mais certains détails permettent de les identifier rapidement.

D’abord, il faut vérifier l’adresse du site (URL). Les sites frauduleux utilisent souvent des noms légèrement modifiés, des fautes d’orthographe ou des extensions inhabituelles. Une banque officielle utilise généralement un domaine simple et cohérent. D’ailleurs, Google explique que la vérification de l’URL est l’un des moyens les plus efficaces pour détecter un site frauduleux. Ensuite, il est important d’observer la qualité générale du site. Les pages frauduleuses contiennent parfois des erreurs de traduction, un design approximatif ou des éléments qui ne fonctionnent pas correctement. À l’inverse, les sites bancaires officiels sont généralement bien structurés et sécurisés. Enfin, un site bancaire fiable ne demande jamais de communiquer des informations sensibles (mot de passe, code de carte ou code reçu par SMS) via des formulaires non sécurisés ou des pop-ups suspects.

Selon les recommandations de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) et de Google Safety Center, ces trois vérifications simples permettent déjà d’identifier la majorité des tentatives de phishing en quelques minutes seulement.

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Les Suisses optent pour la stabilité et rejettent le plafond migratoire

15. Juni 2026 um 09:44

La Suisse, l’un des pays les plus riches d’Europe, a connu hier l’un des votes les plus importants et controversés, comparé même au Brexit de 2016. Portée par le parti conservateur de droite, l’Union démocratique du centre, la proposition stipulait que la population ne devait pas dépasser 10 millions d’ici à 2050. En cas de dépassement pendant deux ans consécutifs, le pays devait mettre fin à la libre circulation avec l’UE. Il y a des craintes que l’immigration pèse sur les services publics et fait augmenter les loyers.

Pour rappel, ce n’est pas la première action de ce parti politique en la matière. En 2014, il a réussi sa tentative et les Suisses ont accepté l’instauration de contingents pour limiter l’immigration. La Suisse compte déjà 9,1 millions d’habitants et sa croissance démographique est plus rapide que celle de l’UE environnante. Les étrangers représentent près de 28% de la population totale, et les projections officielles estiment que celle-ci atteindra 10 millions d’ici le début des années 2040. La proposition a été rejetée, envoyant un signal que la majorité des Suisses privilégient la stabilité économique et les liens avec l’Union européenne. Bien évidemment, un plafonnement de la population aurait limité l’accès aux travailleurs étrangers, ce qui nuirait à l’économie et tendrait les relations avec Bruxelles. La demande qui émane de l’UE est essentielle pour le pays, dont les exportations totales ont dépassé 310 milliards d’euros en 2025. Après la décision des États-Unis d’appliquer une surtaxe forfaitaire de 10% sur l’ensemble des importations helvétiques, les relations économiques avec l’espace commun sont plus que jamais cruciales.

 

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Un demi-million de migrants pourraient sortir de la clandestinité dans ce pays européen

15. Juni 2026 um 09:19

L’Espagne a officiellement lancé un vaste programme de régularisation destiné à environ 500 000 migrants en situation irrégulière. La mesure, approuvée par le gouvernement du premier ministre Pedro Sánchez, vise à accorder un statut légal à des centaines de milliers de personnes vivant déjà sur le territoire espagnol sans titre de séjour.

Cette décision tranche avec la tendance observée dans plusieurs pays européens, où les politiques migratoires se sont durcies ces dernières années. Le gouvernement espagnol défend au contraire une approche fondée sur l’intégration et les besoins économiques du pays.

Cette régularisation répond à plusieurs enjeux. L’Espagne fait face à un vieillissement de sa population et à des besoins croissants de main-d’œuvre dans des secteurs comme le tourisme, les services, la construction ou encore l’agriculture. Selon les autorités, de nombreux migrants vivent déjà et travaillent dans le pays, souvent dans l’économie informelle. Le gouvernement estime que leur intégration dans l’économie formelle permettra d’améliorer les recettes fiscales, de répondre aux besoins du marché du travail et de renforcer la cohésion sociale. Qui peut bénéficier de la mesure ? Les candidats doivent notamment prouver qu’ils résidaient en Espagne avant le 1er janvier 2026, justifier d’une présence continue dans le pays et ne pas avoir de casier judiciaire. Les demandes sont traitées par les services de l’immigration relevant du ministère espagnol des Migrations. Les permis accordés sont valables un an et permettent de travailler légalement sur l’ensemble du territoire espagnol. Ils peuvent ensuite être renouvelés sous certaines conditions.

Une mesure qui suscite le débat…

L’annonce a été saluée par de nombreuses organisations de défense des migrants, des associations et plusieurs acteurs économiques qui y voient une réponse pragmatique aux besoins du pays. Plus de 700 000 signatures citoyennes avaient été recueillies en faveur d’une régularisation exceptionnelle. À l’inverse, les partis conservateurs et d’extrême droite dénoncent une mesure susceptible, selon eux, d’encourager l’immigration irrégulière. Ils accusent le gouvernement de créer un «appel d’air» migratoire et envisagent différentes actions politiques et juridiques contre le dispositif. Il convient de noter que contrairement à certaines affirmations relayées sur les réseaux sociaux, cette régularisation ne donne pas automatiquement accès au marché du travail des autres pays de l’Union européenne. Les bénéficiaires obtiennent un droit de résidence et de travail en Espagne uniquement. Ils peuvent voyager temporairement dans l’espace Schengen, mais ne disposent pas d’un permis de travail valable dans le reste de l’Union européenne.

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La Tunisienne Lamia Ouanes Besbes élue vice-présidente de la Société de réanimation de langue française

15. Juni 2026 um 08:52

Source: ministère de la Santé

 

La docteure Lamia Ouanes Besbes, cheffe du service de réanimation médicale à l’hôpital universitaire Fattouma-Bourguiba de Monastir, a été élue vice-présidente de la Société de réanimation de langue française (SRLF), a annoncé le ministère de la Santé.

Cette élection place une spécialiste tunisienne à la tête de l’une des principales sociétés savantes de référence dans le domaine de la réanimation et des soins intensifs dans l’espace francophone. La SRLF rassemble plus de 3 000 professionnels de la réanimation et des soins critiques issus de plusieurs pays francophones et joue un rôle majeur dans la promotion de la recherche scientifique, de la formation médicale continue et de l’amélioration des pratiques cliniques.

Réagissant à cette distinction, la Dr Lamia Ouanes Besbes a affirmé que la confiance accordée par les membres de la société constitue à la fois un honneur et une responsabilité. Elle a souligné que ce mandat représente une motivation supplémentaire pour poursuivre son engagement en faveur de la recherche, de la formation, de l’innovation et de l’amélioration de la qualité des soins.

Pour le ministère de la Santé, cette élection constitue une reconnaissance internationale des compétences médicales tunisiennes. Elle témoigne de la capacité des experts tunisiens à s’imposer au sein des instances scientifiques de premier plan et à contribuer à l’évolution des pratiques médicales dans leur spécialité.

Au-delà du parcours individuel de la praticienne, cette nomination met en lumière le rayonnement de la médecine tunisienne sur la scène internationale. Elle confirme également la place qu’occupe l’école médicale tunisienne dans la formation de compétences reconnues à l’échelle régionale et internationale, malgré les défis auxquels fait face le secteur de la santé.

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“L’IA n’est ni une menace ni une solution miracle. C’est un puissant levier”

15. Juni 2026 um 08:51

À l’heure où l’intelligence artificielle redessine les métiers, bouscule les organisations et rebat les cartes de la prise de décision, une question s’impose: comment former les talents de demain dans un monde en constante mutation? Amina BouzguendaZeghal, directrice générale du Campus tunisien de l’Université Paris-Dauphine-PSL, décrypte les grands bouleversements à l’œuvre sur le marché de l’emploi et explique la manière dont Dauphine Tunis anticipe déjà ces transformations. Entre intégration de l’IA dans les cursus, évolution des compétences attendues et rôle stratégique de l’université, elle livre une vision claire: faire de Dauphine Tunis un acteur régional de référence dans la formation et l’apprentissage intelligent pour les métiers de demain. Interview.

L’intelligence artificielle transforme aujourd’hui de nombreux métiers. Comment Dauphine Tunis prépare-t-elle ses étudiants à cette révolution?

Le rôle d’une université aujourd’hui ne se limite plus à transmettre des connaissances académiques. Nous devons préparer les étudiants à évoluer dans un environnement professionnel en transformation permanente, où les compétences techniques doivent être accompagnées d’agilité, d’esprit critique et de capacité d’adaptation. L’IA est un enjeu transversal qui impacte tous les secteurs: finance, audit, conseil, ressources humaines ou encore systèmes d’information. Notre responsabilité est donc de préparer les étudiants à comprendre ces transformations et à utiliser ces technologies de manière pertinente, critique et responsable. À Dauphine Tunis, nous avons déjà intégré l’IA dans plusieurs formations, non seulement comme outil technologique, mais aussi comme sujet stratégique, éthique et organisationnel. Si nous avons pu le faire aussi tôt, c’est que nous bénéficions à la fois d’une démarche connectée au monde économique qui nous a fait sentir très tôt les besoins des entreprises et de l’expertise académique de l’Université Paris Dauphine-PSL, institution reconnue pour l’excellence de sa recherche en matière d’IA et de data science. Grâce à cette assise académique, nos programmes évoluent régulièrement pour intégrer les nouvelles réalités des entreprises: data, IA, cybersécurité, gouvernance des organisations sont des enseignements transversaux à tous les programmes de formation à Dauphine, en licence, en master ou au sein de l’offre de formation continue.

Comment cette adaptation se traduit-elle concrètement dans les formations proposées?

L’adaptation à l’IA se traduit très concrètement dans nos formations, à travers la création de programmes qui répondent directement aux nouvelles attentes du marché et aux transformations des métiers. Nous avons lancé la Licence MIA – Mathématiques et Intelligence Artificielle – qui permet aux étudiants de développer une double compétence très recherchée aujourd’hui, à l’intersection des mathématiques, de la data et de l’IA. Cette formation prépare les étudiants à comprendre ces technologies tout en développant de solides capacités analytiques. Nous proposons également le Master AIDA, dédié à l’Intelligence Artificielle, à la Data et à l’Analyse avancée. Ce programme vise à former des profils capables d’exploiter les données, de maîtriser les outils d’IA et d’accompagner les organisations dans leur transformation digitale. Les étudiants y abordent aussi bien les aspects techniques que les enjeux stratégiques, éthiques et organisationnels liés à l’IA. Enfin, nous avons totalement remodelé notre Master Ingénierie actuarielle, un programme certifié par la Society of Actuaries, l’une des principales organisations professionnelles d’actuaires au monde. L’intelligence artificielle y occupe désormais une place majeure. Cette évolution répond aux profondes transformations du métier d’actuaire, déjà fortement impacté par l’essor de l’IA, de la data et des outils prédictifs. Nos étudiants développent ainsi des compétences à la fois en actuariat, en modélisation, en analyse de données et en IA appliquée au risque et à la décision. Les diplômés de ces deux masters figurent aujourd’hui parmi les profils les plus recherchés du marché pour leur haut niveau d’expertise. Le taux d’employabilité de ces programmes, comme celui de nombreux cursus proposés à Dauphine, est d’ailleurs proche de 100%. Au-delà de ces programmes spécialisés, nous intégrons l’IA dans plusieurs formations en finance, audit, marketing ou systèmes d’information. À titre d’exemple, notre Licence en Sciences d’organisation et Management comprend également un Brevet en IA. L’objectif n’est pas seulement de former des experts techniques, mais aussi des professionnels capables de comprendre l’impact de l’IA sur les organisations, de dialoguer avec les équipes métiers et techniques, et d’utiliser ces outils de manière responsable et pertinente.

L’IA va-t-elle remplacer certains métiers ou, au contraire, créer de nouvelles opportunités?

Comme toute grande révolution technologique, l’IA transforme les métiers plus qu’elle ne les supprime totalement. Certaines tâches répétitives seront automatisées, mais de nouveaux besoins émergent: analyse de données, gouvernance de l’IA, cybersécurité, audit des algorithmes, pilotage stratégique ou encore accompagnement du changement. Les entreprises auront besoin de profils capables de comprendre les outils d’IA tout en gardant une forte capacité d’analyse, de créativité et de prise de décision humaine. C’est pourquoi nous formons des étudiants capables d’utiliser l’IA comme un levier de performance et d’innovation.

 

Selon vous, quelles compétences liées à l’IA seront les plus recherchées dans les prochaines années?

Au-delà des compétences purement techniques, les entreprises rechercheront des profils capables de comprendre les usages de la data et de l’IA, d’interpréter et exploiter les résultats produits par les outils intelligents, d’intégrer les enjeux éthiques, réglementaires et sécuritaires et, enfin, de dialoguer entre métiers, directions et équipes techniques. La capacité à combiner expertise métier et compréhension des technologies sera un avantage majeur sur le marché de l’emploi; un avantage que les profils diplômés de Dauphine ont déjà.

 

L’IA modifie-t-elle également la manière d’enseigner à l’université?

Oui, profondément. L’université doit aujourd’hui apprendre aux étudiants non seulement à accéder à l’information, mais surtout à l’analyser, la vérifier, la contextualiser et développer un esprit critique. L’IA devient également un outil pédagogique permettant de personnaliser certains apprentissages, d’explorer des cas pratiques ou de développer des simulations. Mais il est essentiel de rappeler que l’IA ne remplace ni la réflexion humaine, ni la capacité de jugement, ni la créativité. La vision de notre Université est aujourd’hui celle d’un acteur académique régional de référence, engagé dans une dynamique d’excellence pédagogique à l’ère de l’IA. Notre ambition est d’intégrer des dispositifs et environnements d’apprentissage innovants, intelligents, capables de répondre aux nouvelles attentes des générations étudiantes tout en mobilisant les avancées de l’IA pour transformer les modes de transmission, d’appropriation et de valorisation des connaissances.

 

Peut-on encore se différencier professionnellement à l’ère de l’IA?

Absolument, et peut-être plus que jamais. Les compétences humaines deviennent encore plus stratégiques: créativité, leadership, communication, intelligence émotionnelle, capacité à résoudre des problèmes complexes et à prendre des décisions dans des contextes incertains. L’enjeu pour les étudiants n’est pas de concurrencer l’IA, mais de savoir travailler avec elle intelligemment. C’est cette complémentarité entre excellence académique, compétences humaines et maîtrise des technologies que nous cherchons à développer à Dauphine Tunis.

 

À l’heure des acteurs majeurs de l’IA comme Palantir Technologies ou OpenAI, et de leurs algorithmes tels que Gotham et Foundry, faut-il considérer l’IA comme une menace ou comme une opportunité pour les organisations et les managers?

L’intelligence artificielle ne doit pas être abordée sous l’angle de la peur, mais comme une transformation structurelle profonde des organisations et des métiers. Des acteurs comme Palantir Technologies ou OpenAI illustrent bien l’ampleur des avancées actuelles en matière d’algorithmes, d’analyse de données et de prise de décision augmentée. Mais l’enjeu n’est pas de savoir si l’IA est une menace ou une opportunité: elle est déjà une réalité. La véritable question est celle de la capacité des organisations à l’intégrer de manière stratégique, éthique et maîtrisée. Pour les managers, l’IA doit être envisagée comme un outil d’aide à la décision, d’optimisation des processus et d’amélioration de la performance. Elle automatise certaines tâches, mais elle renforce surtout le besoin de compétences humaines fortes: esprit critique, compréhension des enjeux, capacité d’arbitrage et leadership. Dans ce contexte, le rôle des universités est essentiel. À Dauphine Tunis, nous formons des étudiants capables de comprendre ces technologies, de dialoguer avec les experts techniques et de piloter leur intégration dans les organisations. Cela passe par des formations en data, en systèmes d’information et en intelligence artificielle, mais aussi par le développement d’une véritable culture de la responsabilité et du discernement. L’IA n’est donc ni une menace ni une solution miracle. C’est un levier puissant, dont la valeur dépend entièrement de la manière dont les organisations choisissent de l’utiliser.

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