Normale Ansicht

Olfa Hamdi maintenue en détention et renvoyée devant la justice militaire

10. Juni 2026 um 20:03

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté, ce mercredi, la demande de remise en liberté de la présidente du parti de la Troisième République, Olfa Hamdi. Elle restera en détention provisoire et sera jugée par la chambre criminelle du tribunal militaire permanent de Tunis.

La juridiction d’appel a confirmé la poursuite de la procédure judiciaire engagée contre Olfa Hamdi et ordonné son renvoi devant la justice militaire pour être jugée sur le fond de l’affaire.

Interpellation et placement en détention

Olfa Hamdi avait été interpellée le 15 février à l’aéroport international Tunis-Carthage, à la suite d’un avis de recherche émis à la demande de la justice militaire. Elle avait ensuite été placée en détention provisoire dans le cadre de l’enquête en cours.

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté la demande de libération introduite par la défense. Cette décision confirme la poursuite de la détention provisoire de l’ancienne PDG de Tunisair.

Renvoi devant la justice militaire

La juridiction d’appel a également décidé le renvoi de Olfa Hamdi devant la chambre criminelle du tribunal militaire permanent de Tunis, chargée de statuer sur le fond de l’affaire.

Depuis son arrestation, ses avocats ont multiplié les démarches pour obtenir sa libération, estimant que son maintien en détention n’était pas justifié. La procédure judiciaire suit toutefois son cours sans qu’elle l’ait été clarifiée par les autorités judiciaires.

Rappelons qu’avant son arrestation Olfa Hamdi avait multiplié les apparitions publiques très controversées notamment par le biais de ses réseaux sociaux, critiquant la classe politique traditionnelle, mais visant aussi directement le président de la République.

En s’érigeant en cheffe d’un gouvernement “parallèle” et en appelant à une nouvelle République, Olfa Hamdi a joué la provocation au point d’être traitée de populiste par ses détracteurs.

Lire aussi :

L’article Olfa Hamdi maintenue en détention et renvoyée devant la justice militaire est apparu en premier sur webdo.

Samir El Wafi condamné à quatre mois de prison avec sursis pour « insulte via les réseaux sociaux »

10. Juni 2026 um 19:27

La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce mercredi 10 juin 2026, le journaliste Samir El Wafi à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour « insulte à autrui via les réseaux sociaux ».

D’après les informations rapportées, cette condamnation fait suite à une plainte déposée en 2024 par une lycéenne.

Une publication à l’origine de la plainte

L’affaire trouve son origine dans une publication diffusée sur le compte personnel du journaliste, dans laquelle il commentait la tenue vestimentaire portée par la plaignante lors de son épreuve de sport du baccalauréat.

Selon les mêmes sources, la lycéenne et sa famille ont estimé que ces propos constituaient une atteinte publique à leur dignité, ce qui a conduit au dépôt de la plainte.

Le tribunal a prononcé une peine de quatre mois de prison avec sursis à l’encontre du journaliste pour « insulte à autrui via les réseaux sociaux ».

Un habitué des affaires en justice

Depuis plusieurs années, Samir El Wafi est confronté à la justice pour de multiples raisons. Il a été accusé d’escroquerie, de corruption et de blanchiment d’argent dans plusieurs affaires. Arrêté, condamné, libéré, Samir El Wafi a fait plusieurs allers-retours en prison.

Lire aussi :

L’article Samir El Wafi condamné à quatre mois de prison avec sursis pour « insulte via les réseaux sociaux » est apparu en premier sur webdo.

Tunisie–Égypte : 490 millions de dollars d’échanges, mais un déficit de 337 millions

10. Juni 2026 um 18:45

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Égypte ont atteint près de 490 millions de dollars en 2025, en hausse de 12,8% par rapport à l’année précédente. Mais derrière cette progression globale se cache un déséquilibre marqué : la balance commerciale reste largement déficitaire pour la Tunisie, à hauteur d’environ 337 millions de dollars.

Ces chiffres ont été présentés par le président-directeur général du Centre de promotion des exportations (CEPEX), Mourad Ben Hassine, lors d’une rencontre consacrée au rôle du secteur privé dans le développement des marchés en Afrique.

Entre 2024 et 2025, le volume des échanges est passé de 434,5 millions de dollars à près de 490 millions de dollars, confirmant une dynamique haussière des flux commerciaux entre les deux pays.

Une hausse des exportations tunisiennes, mais un poids encore limité

Les exportations tunisiennes vers l’Égypte ont enregistré une progression notable de 53,1%, pour atteindre 76,5 millions de dollars.

Une performance significative, mais qui reste marginale face au volume global des échanges et aux importations tunisiennes en provenance du marché égyptien.

Selon le CEPEX, ces exportations restent fortement concentrées : les composants et équipements électriques, notamment les fils et câbles, ainsi que les produits chimiques représentent près de 70% des ventes tunisiennes vers l’Égypte.

Un déséquilibre structurel toujours massif

Malgré la progression des exportations, la relation commerciale reste déséquilibrée.

Le déficit commercial est estimé à environ 337 millions de dollars en défaveur de la Tunisie, confirmant la forte dépendance du commerce bilatéral aux importations égyptiennes.

Cette situation illustre une structure d’échanges encore peu équilibrée, où la croissance globale ne se traduit pas par une réduction du déséquilibre.

Un potentiel encore loin d’être exploité

Le CEPEX estime que le potentiel d’exportation tunisien non exploité vers l’Égypte s’élève à environ 63,5 millions de dollars.

À terme, les exportations tunisiennes pourraient atteindre près de 140 millions de dollars, contre 76,5 millions actuellement réalisés.

Les opportunités concernent principalement les composants mécaniques et électriques, les industries chimiques et pharmaceutiques, ainsi que certains produits agroalimentaires à forte valeur ajoutée comme l’huile d’olive conditionnée et les dattes transformées.

Des obstacles qui freinent la montée en puissance

Plusieurs contraintes continuent de limiter la progression des exportations tunisiennes vers le marché égyptien.

Parmi elles figurent les barrières non tarifaires, les procédures administratives d’enregistrement des produits, l’absence de liaison maritime directe entraînant des coûts logistiques élevés, ainsi que les difficultés liées aux transferts financiers et à la reconnaissance des certifications techniques.

Dans ce contexte, la hausse des échanges bilatéraux ne suffit pas à corriger un déséquilibre structurel profondément ancré.

Rappelons que le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, et la cheffe du gouvernement tunisien, Sara Zaâfrani Zenzri, avaient annoncé, le 11 septembre 2025 en marge de la 18ᵉ session de la commission mixte tuniso-égyptienne, leur volonté de doubler le volume des échanges commerciaux à un milliard de dollars d’ici deux ans. Mais dans quel sens ?!

Lire aussi :

L’article Tunisie–Égypte : 490 millions de dollars d’échanges, mais un déficit de 337 millions est apparu en premier sur webdo.

Exportations : La Tunisie veut accélérer sa percée sur le marché chinois

10. Juni 2026 um 18:16

Les produits tunisiens pourraient bénéficier d’un accès facilité au marché chinois à la faveur de la décision de Pékin de supprimer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. Cette perspective a été au centre d’une rencontre tenue le 9 juin entre le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et une délégation du Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Le président-directeur général du CEPEX, Mourad Ben Hassine, a reçu une délégation chinoise dans le cadre du renforcement des relations économiques et commerciales entre la Tunisie et la Chine ainsi que du développement des échanges avec la province du Hunan.

Selon le CEPEX, cette visite intervient dans un contexte marqué par une dynamique favorable des relations tuniso-chinoises, notamment sur le plan économique, et vise à soutenir les échanges commerciaux et à élargir les perspectives de coopération entre les entreprises tunisiennes et celles de la province du Hunan, considérée comme l’un des principaux pôles économiques et industriels chinois.

L’exemption douanière au cœur des discussions

Les échanges ont notamment porté sur les retombées attendues de la décision chinoise d’exonérer temporairement de droits de douane certains produits importés depuis plusieurs pays africains, dont la Tunisie.

D’après le CEPEX, cette mesure est de nature à renforcer l’accès des produits tunisiens au marché chinois et à améliorer leur compétitivité. Elle pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises tunisiennes souhaitant exporter vers la Chine, tout en favorisant la diversification des destinations à l’export.

Les participants ont également souligné l’importance de cette évolution pour le développement des échanges commerciaux entre les deux pays.

Un accord pour structurer la coopération

La rencontre a aussi permis d’examiner plusieurs pistes de collaboration dans les domaines de la promotion commerciale, de l’organisation de missions économiques, des rencontres professionnelles ainsi que de l’échange d’informations et d’expertises liées au commerce extérieur et à l’investissement.

Les travaux se sont conclus par la signature d’un mémorandum d’entente entre le CEPEX et le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Selon les deux parties, cet accord vise à mettre en place un cadre permanent de coordination et de coopération, notamment en matière d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques dans les domaines d’intérêt commun.

Miser sur un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs

Le CEPEX souligne que la Chine constitue la deuxième économie mondiale et l’un des principaux partenaires commerciaux à l’échelle internationale. Le pays représente également un marché de consommation de plus de 1,4 milliard d’habitants.

La province du Hunan, qui compte plus de 65 millions d’habitants, est pour sa part présentée comme un important pôle économique et industriel offrant des perspectives pour les produits tunisiens à valeur ajoutée.

Selon le Centre, cette initiative devrait contribuer à renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur le marché chinois et à développer de nouvelles opportunités en matière d’exportation, d’investissement et de partenariat économique.

Bien que les échanges avec la Chine soient en croissance, ils demeurent encore loin de ce qu’ils pourraient être si une plus grande variété de produits tunisiens accédaient au marché chinois.

Selon les données du CEPEX, les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine ont atteint environ 9,2 milliards de dinars en 2024, soit une progression d’environ 8% par rapport à 2023.

Cependant, malgré cette progression, les exportations tunisiennes vers la Chine ne représentent qu’une part très limitée du total des échanges commerciaux tuniso-chinois, laissant apparaitre un fort potentiel encore inexploré.

Lire aussi :

L’article Exportations : La Tunisie veut accélérer sa percée sur le marché chinois est apparu en premier sur webdo.

États-Unis-Iran : l’ONU craint une escalade vers une guerre totale, l’AIEA exige un accès complet aux sites nucléaires

10. Juni 2026 um 16:13

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde, mercredi 10 juin 2026, contre le risque d’un retour à une « guerre totale » au Moyen-Orient, alors que l’Iran et les États-Unis ont à nouveau échangé des tirs et que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté une résolution renforçant la pression...

L’article États-Unis-Iran : l’ONU craint une escalade vers une guerre totale, l’AIEA exige un accès complet aux sites nucléaires est apparu en premier sur Business News.

Tunisie : Comment la crise d’Ormuz perturbe la production du complexe chimique Mdhila 1

10. Juni 2026 um 14:42

Les unités industrielles relevant du Groupe Chimique Tunisien à Mdhila 1 sont à l’arrêt depuis le mois dernier, en raison d’une pénurie de vapeur industrielle, un intrant essentiel au fonctionnement des installations, selon une source informée citée par Mosaïque FM.

Cette vapeur, produite en amont et indispensable à plusieurs étapes du procédé industriel, intervient notamment dans le fonctionnement des unités de production d’acide sulfurique et d’acide phosphorique. Ces deux produits constituent des maillons centraux dans la fabrication du tripolyphosphate de calcium, un dérivé stratégique de la filière phosphatière tunisienne.

Selon la même source, cette rupture d’approvisionnement ne serait pas liée à un dysfonctionnement interne du site, mais résulterait d’un faisceau de facteurs externes. Parmi eux, des perturbations sur les marchés internationaux de l’énergie et des intrants industriels, elles-mêmes aggravées par les tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, un point névralgique du commerce mondial des hydrocarbures et produits dérivés.

À cela s’ajouteraient des défaillances de certains fournisseurs dans l’exécution de leurs engagements contractuels, entraînant une chute progressive des stocks disponibles jusqu’à l’arrêt complet des installations.

Vulnérabilité structurelle de la chaîne de valeur phosphatière

Cette interruption relance la question de la vulnérabilité structurelle de la chaîne de valeur phosphatière en Tunisie. Le secteur dépend en effet d’une coordination étroite entre extraction, transformation chimique et logistique industrielle, où la moindre rupture d’un intrant énergétique peut provoquer un effet domino sur l’ensemble du cycle de production.

Lire aussi : Tunisie : Un projet de prêt arabe pour relancer le rail du phosphate

L’arrêt de Mdhila 1 intervient dans un contexte où la filière phosphatière cherche encore à stabiliser ses niveaux de production et à regagner en compétitivité sur les marchés internationaux. Il met surtout en lumière une fragilité souvent sous-estimée : celle de la dépendance à des flux énergétiques et industriels mondialisés, exposés à des chocs géopolitiques éloignés des sites de production.

L’enjeu dépasse ainsi le seul site industriel. Il pose la question de la résilience énergétique et industrielle du modèle de transformation des phosphates en Tunisie, à l’heure où la sécurité des approvisionnements devient un facteur aussi déterminant que la disponibilité de la ressource elle-même.

L’article Tunisie : Comment la crise d’Ormuz perturbe la production du complexe chimique Mdhila 1 est apparu en premier sur webdo.

100 000 arbres : Les scouts tunisiens se lancent dans une bataille verte

10. Juni 2026 um 13:32

Alors que les incendies de forêt, les vagues de chaleur et l’avancée de la désertification inquiètent de plus en plus en Tunisie, les scouts passent à l’action. L’Organisation des scouts tunisiens a annoncé le lancement de son nouveau projet environnemental « Nous plantons l’avenir », avec un objectif ambitieux : planter 100 000 arbres sur plus de 100 hectares à travers l’ensemble des gouvernorats du pays.

Derrière cette campagne de reboisement, c’est une véritable mobilisation citoyenne qui se dessine. Le projet, qui s’étalera sur 18 mois grâce à un financement de l’Agence allemande de coopération et de l’Union européenne, ne se limite pas à la plantation d’arbres. Il vise aussi à former une nouvelle génération de jeunes engagés dans la protection des forêts et de l’environnement.

Plantations prévues dans plusieurs régions du pays

Le premier axe du programme porte sur le reboisement, avec des opérations de plantation prévues dans plusieurs régions du pays. L’objectif affiché est de contribuer à la lutte contre la désertification et à la préservation des espaces forestiers, particulièrement fragilisés ces dernières années par les incendies et les effets du changement climatique.

Le deuxième volet du projet concerne la formation de 50 responsables scouts qui deviendront des « ambassadeurs de la protection des forêts ». Ces jeunes auront pour mission de sensibiliser les citoyens aux enjeux environnementaux et d’encadrer les différentes initiatives locales liées à la protection de la nature.

Enfin, le troisième axe repose sur la sensibilisation du grand public. Plus de 100 campagnes sont prévues dans les zones urbaines ainsi que dans les établissements scolaires afin de promouvoir une culture écologique auprès des jeunes générations.

Repositionner le mouvement comme un acteur de terrain

À travers cette initiative, les scouts tunisiens cherchent également à repositionner le mouvement comme un acteur de terrain dans les grands défis contemporains. Longtemps associés aux activités éducatives et sociales, les scouts investissent désormais le front environnemental, dans un contexte où la Tunisie fait face à une pression climatique croissante.

Lire aussi : Tunisie : Programme de reboisement lancé le long des autoroute

Le projet s’inscrit d’ailleurs dans le cadre des stratégies nationales de lutte contre la désertification et les changements climatiques, tout en misant sur l’implication directe des jeunes et des communautés locales.

Des campagnes similaires

La Tunisie a déjà connu plusieurs campagnes de reboisement d’ampleur ces dernières années, mais l’initiative des scouts se distingue par sa dimension nationale et surtout par son volet éducatif destiné aux jeunes.

Parmi les campagnes les plus marquantes figure celle menée par l’association Soli & Green avec le mouvement Tounes Clean-Up. En 2021, ces organisations avaient réussi à planter 60 000 arbres en seulement deux semaines dans la région de Siliana, sur une superficie d’environ 30 hectares.

L’article 100 000 arbres : Les scouts tunisiens se lancent dans une bataille verte est apparu en premier sur webdo.

❌