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Industrialisation en Afrique : Le Maroc 1er, la Tunisie confirme sa 4e place selon la BAD

28. Mai 2026 um 09:05

Le Maroc est devenu la première puissance industrielle d’Afrique selon l’Indice d’industrialisation en Afrique 2025 publié par la Banque africaine de développement. La Tunisie, déjà quatrième dans la précédente édition, conserve son rang dans le haut du classement continental, derrière le Maroc, l’Afrique du Sud et l’Égypte.

Présenté lors des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville, ce classement évalue le développement industriel de 54 pays africains sur la période 2010-2024. Il prend notamment en compte la diversification économique, les exportations manufacturières, les infrastructures, le financement et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Selon la BAD, 41 pays africains ont amélioré leur score d’industrialisation entre 2010 et 2024, tandis que la performance industrielle moyenne du continent a progressé de 6 %. Mais l’Afrique reste marginale dans l’industrie mondiale, avec moins de 2 % de la production manufacturière et 1,4 % des exportations manufacturières mondiales.

Le Maroc détrône l’Afrique du Sud

Ce rapport marque un tournant dans la hiérarchie industrielle du continent. L’Afrique du Sud, longtemps installée en tête de l’indice, cède désormais son rang au Maroc, porté par l’essor de secteurs comme l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables et des exportations industrielles fortement orientées vers l’Europe.

L’Afrique du Nord confirme ainsi son poids dans l’industrialisation du continent. Quatre des cinq premières places reviennent à des pays du Maghreb ou d’Afrique du Nord, l’Afrique du Sud étant le seul pays subsaharien à figurer dans ce peloton de tête.

La Tunisie confirme son rang

Pour la Tunisie, l’information principale est moins une progression qu’une confirmation. Déjà classée quatrième dans la précédente édition de l’indice, qui couvrait la période 2010-2019, elle conserve son rang dans le nouveau classement 2025, élargi à la période 2010-2024. Dans le détail, la Tunisie obtient un score de 0,7760 en 2024, contre 0,8415 pour le Maroc et 0,8396 pour l’Afrique du Sud, ce qui illustre un classement resserré en tête mais encore dominé par les deux premiers.

Ce maintien confirme la résilience d’un tissu industriel diversifié, malgré les difficultés économiques, les tensions budgétaires et le ralentissement de l’investissement observés ces dernières années. Le pays conserve des positions solides dans les industries mécaniques et électriques, les composants automobiles, le textile technique, ainsi que certaines activités pharmaceutiques et électroniques.

Lire aussi: La Tunisie, 4ème pays le plus industrialisé d’Afrique ! (2023)

Un rang solide, des défis toujours ouverts

Le rapport souligne aussi le poids croissant de l’Afrique du Nord, qui a attiré 56 % des investissements industriels africains recensés par le baromètre associé à l’indice, entre 2020 et 2025, principalement autour du Maroc et de l’Égypte.

Ce positionnement favorable ne masque pas plusieurs fragilités. La Tunisie reste confrontée à des difficultés liées à la compétitivité, à la logistique, au financement industriel et à la montée en gamme technologique.

Contrairement au Maroc, qui a multiplié les investissements dans les grands écosystèmes industriels et les infrastructures portuaires et automobiles, la Tunisie peine encore à attirer des projets industriels de très grande taille susceptibles de transformer profondément sa structure économique.

Le classement de la BAD met ainsi en lumière un paradoxe tunisien : le pays conserve une base industrielle reconnue à l’échelle africaine, mais cherche encore le modèle capable d’accélérer sa modernisation et sa capacité d’innovation dans un contexte mondial de reconfiguration des chaînes de production.

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Cap sur le Maroc des pâtisseries : Découvrons les cousins de nos gâteaux !

08. März 2026 um 09:43

Si nos pâtisseries proposent différents gâteaux inspirés de la Forêt noire bavaroise, de la tradition ottomane ou de nombreuses préparations françaises, on y trouve rarement des références aux différents pays du Maghreb.

Pourtant, les gâteaux de nos voisins mériteraient d’être mieux connus et peuvent se prévaloir de proximités et de saveurs qui sont loin d’être surprenantes.

Le hasards m’a mis face à face avec un délicieux assortiment de gâteaux marocains. Et, je n’aurai pas besoin de vous faire un dessin pour avouer que j’ai plongé dans ces saveurs proches mais paradoxalement méconnues en Tunisie.

Au bout de mes pâtisseries marocaines, je me demande comment ces spécialités ne sont-elles pas présentes chez certains de nos artisans. Les gourmets n’en feraient d’ailleurs qu’une bouchée!

De nombreuses spécialités

Une découverte sublime, je m’empresse de vous le dire! Il est vrai que certains gâteaux du Maroc sont tout aussi connus chez nous. Toutefois, hormis les makroudh et baklawas que nos deux pays ont en partage, il existe de nombreuses spécialités marocaines dont nous ignorons à peu près tout.

C’est le cas de la « chebbakia » qui accompagne le mois de Ramadan. Préparé avec de la semoule et du sésame, ce gâteau est un délice dont la fleur d’oranger et quelques épices relèvent le goût. Un régal!

Contrairement à notre « ghraiba », celle du Maroc désigne des macarons aux amandes et aux grains de sésame. Là encore, ce sont de succulentes bouchées qui donnent leur pleine mesure dans nos palais. Incontournable!

« Kaab el Ghzel », autrement dit les cornes de gazelle, ressemblent à de petits croissants où se conjugueraient les effluves de l’eau de fleur d’oranger et les textures de la pâte d’amande. Irrésistible!

Continuons cet inventaire gourmand avec la « mhancha », un gâteau à base de pâte feuilletée fourrée aux amandes et nappée de miel. Un nectar!

Décidément, ces pâtisseries ne laissent pas indifférent et incitent à la découverte. Le plus sérieusement du monde, je voudrais suggérer une dégustation qui puisse nous ouvrir ces nouveaux horizons et étancher notre soif de savoir.

Bien sûr, pareille initiative permettrait de découvrir certaines saveurs en partage, comme celles du « bachkitou » et des « feqqas » qui sont les cousins marocains de nos gâteaux secs.

Mieux connaître les « baghrir »

Une occasion aussi de mieux connaître les « baghrir » qui ressemblent à s’y méprendre à nos « ghraiefs ». De même, les « sfenj » du Maroc sont en tous points similaires à ceux de Tunisie, héritage andalou oblige.

Saveurs voisines, il est vrai! Pourtant, cette proximité est riche de mille différences minuscules qui introduisent à des goûts subtils et surprenants.

Cap sur le Maroc des pâtisseries et ses spécialités les plus emblématiques. Avec en prime, cet art consommé qu’ont nos voisins pour présenter des plateaux gourmands qu’on dirait tout droit sortis d’un palais des Mille et une nuits!

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Crise Espagne–États-Unis : A Rabat, une satisfaction discrète ?

Alors que la crise diplomatique entre l’Espagne et les Etats-Unis alimente un vif débat dans la presse espagnole, le regard se tourne de plus en plus vers Rabat. Dans plusieurs éditoriaux publiés ces derniers jours, certains commentateurs évoquent le rôle croissant du Maroc dans les équilibres stratégiques de la région.

A Rabat, aucune déclaration officielle n’est venue commenter la crise. Mais derrière ce silence diplomatique, certains observateurs estiment que les tensions entre Madrid et Washington pourraient illustrer une évolution géopolitique perceptible depuis plusieurs mois.

Le Maroc au cœur des débats espagnols

Dans la presse espagnole, la crise diplomatique provoquée par le refus du gouvernement de Pedro Sánchez d’autoriser l’utilisation des bases de Naval Station Rota et de Morón Air Base pour des opérations américaines contre l’Iran a rapidement pris une dimension stratégique.

Dans un éditorial publié par le quotidien ABC, des sources militaires citées par le journal évoquent le risque qu’une rupture avec Washington affaiblisse la position de Madrid face à Rabat. Le texte mentionne notamment la possibilité d’une « Marche verte du XXIe siècle », en référence à la stratégie utilisée par Hassan II lors de la Green March de 1975.

Sur les ondes de Cadena COPE, le journaliste Ángel Expósito a également affirmé que « le Maroc, principal partenaire de Washington et de Tel-Aviv, se réjouit » de la situation créée par la tension entre Madrid et les États-Unis.

Dans une tribune publiée par El Mundo, l’éditorialiste Federico Jiménez Losantos a pour sa part estimé que « nos ennemis stratégiques au sud de l’axe Baléares-Gibraltar-Canaries sont le Maroc », affirmant que l’Espagne pourrait se retrouver isolée en cas de crise majeure.

Ces prises de position illustrent la place que le Maroc occupe désormais dans le débat stratégique espagnol.

Un partenaire stratégique renforcé

La montée en puissance diplomatique du Maroc repose sur une série de partenariats consolidés ces dernières années. Depuis les accords d’Abrahamde 2020, Rabat a renforcé ses relations avec les Etats-Unis et avec Israël.

Sur le plan militaire, plusieurs accords de coopération ont été signés entre Rabat et Tel-Aviv depuis 2021, portant notamment sur le renseignement, la cybersécurité et l’industrie de défense. Israël a notamment fourni au Maroc des systèmes de défense avancés comme le Barak MX, ainsi que des drones et des technologies de surveillance.

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Les deux pays coopèrent également dans les domaines de l’innovation technologique, de l’agriculture et de la cybersécurité.

Avec les États-Unis, Rabat participe régulièrement aux manœuvres militaires African Lion, l’un des plus importants exercices militaires organisés sur le continent africain, impliquant chaque année des milliers de soldats américains et marocains.

Sur le plan économique, les relations entre Washington et Rabat s’appuient également sur un accord de libre-échange en vigueur depuis 2006 et sur des investissements américains dans plusieurs secteurs stratégiques.

Une évolution perceptible depuis juin 2025

Pour certains observateurs, les inquiétudes exprimées aujourd’hui dans la presse espagnole ne sont pas totalement nouvelles.

Le 27 juin 2025, Webdo soulignait déjà cette dynamique dans un article intitulé « Tensions États-Unis – Espagne : Rabat saisit l’opportunité diplomatique », qui analysait le rapprochement stratégique entre le Maroc et Washington dans un contexte de frictions intermittentes entre Madrid et certains partenaires occidentaux.

Dans les médias marocains, la crise est généralement abordée avec prudence. Le site Morocco World News souligne notamment que le Maroc ne cherche pas à remplacer l’Espagne comme base alternative pour les États-Unis, rappelant que les spéculations apparues dans certains médias espagnols reflètent surtout les inquiétudes politiques internes à Madrid.

D’autres médias, comme Bladi.net, évoquent également l’hypothèse d’un rôle accru du Maroc dans la stratégie américaine, tout en rappelant que les bases espagnoles de Naval Station Rota et de Morón Air Base restent des infrastructures militaires majeures difficilement remplaçables à court terme.

Sur les réseaux sociaux marocains, plusieurs commentaires ont également interprété les débats apparus dans les médias espagnols comme le signe de l’influence croissante du Maroc dans les équilibres régionaux.

Si ces réactions relèvent davantage de l’opinion publique que de la diplomatie officielle, elles illustrent néanmoins un sentiment de confiance croissant quant au rôle régional du Maroc.

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A Rabat toutefois, la ligne officielle reste inchangée. Sous l’autorité du roi Mohammed VI, la diplomatie marocaine privilégie la prudence lorsqu’un différend oppose deux partenaires occidentaux majeurs.

Mais derrière cette discrétion diplomatique, la crise actuelle entre Madrid et Washington semble confirmer qu’un nouvel équilibre stratégique est progressivement en train de se dessiner autour du détroit de Gibraltar.

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Le Maroc absorbe près d’un quart des dattes tunisiennes exportées

03. März 2026 um 10:42

En seulement cinq mois de la campagne 2024-2025 (octobre-février), 22,8% des dattes tunisiennes exportées ont été destinées au Maroc, loin devant l’Italie (9,9%) et la France (6,9%), selon les données officielles de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

Ce positionnement place le Royaume en tête des importateurs individuels, confirmant une dynamique qui dépasse la simple conjoncture.

Une tendance confirmée sur plusieurs campagnes

La place du Maroc ne constitue pas une surprise ponctuelle. Au terme de la campagne complète 2022-2023, le Royaume représentait déjà 17,7% des volumes exportés (22 900 tonnes), se classant premier parmi les destinations.

En début de campagne 2025-2026 (octobre-janvier), le Maroc demeure en tête avec 16,8% des quantités exportées, soit près de 13 000 tonnes sur un total de 77 000 tonnes écoulées à l’international.

La répétition de ces niveaux sur plusieurs saisons confirme une position structurelle plutôt qu’accidentelle.

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Pourquoi le Maroc importe malgré sa production locale

Le Maroc est lui-même un producteur important de dattes, avec une production annuelle oscillant généralement entre 100 000 et 150 000 tonnes, concentrée notamment dans les régions oasiennes du sud-est. Il est particulièrement réputé pour la variété Majhoul, positionnée sur un segment premium.

La Tunisie, de son côté, domine le marché de la Deglet Ennour, variété qui représente plus de 85% de ses exportations et constitue le cœur de sa compétitivité internationale.

Cette différence de spécialisation explique en grande partie la stabilité des flux commerciaux entre les deux pays. Il ne s’agit pas d’une dépendance, mais d’une complémentarité variétale : le marché marocain absorbe la Deglet Ennour tunisienne pour répondre à une demande intérieure soutenue, notamment lors des pics saisonniers, tout en poursuivant ses propres exportations de Majhoul.

Une filière tunisienne fortement tournée vers l’export

La production tunisienne de dattes pour la campagne 2025-2026 est estimée à 404 000 tonnes, en hausse par rapport à la saison précédente. Sur ce volume, environ 120 000 à 140 000 tonnes sont destinées à l’exportation, plaçant la Tunisie parmi les principaux acteurs mondiaux.

Sur la période octobre-janvier, 77 000 tonnes ont déjà été exportées, générant plus de 500 millions de dinars de recettes, avec un prix moyen de 6,50 dinars le kilogramme.

Si l’Union européenne demeure le premier bloc d’exportation tunisien, le Maroc apparaît régulièrement comme le premier client pris isolément, illustrant l’importance stratégique des échanges agricoles intramaghrébins.ne pour sa part le marché de la Deglet Ennour. Cette spécialisation différenciée explique en grande partie la stabilité des échanges commerciaux entre les deux pays.

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