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Sur les routes : Les mosquées ocres des ksours du sud tunisien

18. September 2026 um 11:10

En visitant les ksours dans le sud-est du pays, j’ai toujours cherché à retrouver les mosquées subreptices qui se cachaient dans ces nids d’aigle.

Car si lorsqu’ils se trouvent dans un village, le ksar ou la kalaa sont flanqués d’une mosquée à la blancheur immaculée qui jaillit dans l’ocre, ceux qui sont perchés sur les hauteurs ne peuvent que celer ne serait-ce qu’un oratoire.

Nid d’aigle à la blancheur immaculée

Cette hypothèse, j’ai pu la vérifier à plusieurs reprises, en découvrant d’incroyables « moussala » dans les arcanes des greniers fortifiés des siècles antérieurs.

J’ai ressenti cette révélation à Ksar Jouamaa, non loin de Beni Khedache, lorsque les hasards du chemin m’avaient mené à passer la nuit dans cet édifice alors totalement délaissé.

Au petit matin, dans ce paysage lunaire, j’ai retrouvé creusé dans le roc, la trace d’un mihrab qui ne pouvait qu’indiquer la présence d’une mosquée.

Des traces parfois imperceptibles

Dès lors, comment ne pas communier avec ce dépouillement virginal, cette foi qui par la puissance suggestive d’une cavité indiquait la « kibla » ?

La même vision, bien des années plus tard, m’a saisi à Ksar Hallouf, non loin de Chenini, lorsque je me suis retrouvé devant la même trace. Presque rupestre, dans une paroi où affleuraient des sédiments immémoriaux, la niche d’un mihrab, au cœur d’une mosquée minuscule.

C’était une simple galerie, si étroite que deux personnes tenaient à peine dans sa largeur. Comme un couloir qui avançait dans les entrailles de la montagne, une grotte hors du temps, pour s’élever dans la prière. Comme un contrepoint chaulé, dont la vive blancheur suggérait la sacralité.

Un dépouillement virginal

Ces mosquées des ksours sont depuis lors, l’un de mes horizons qui se confond avec les grottes d’anachorétes. Ce n’est pas autrement que j’imagine les retraites mystiques de Sidi Belhassen et Sidi Bou Said, en leurs collines.

Sur ces monts pelés de la Dorsale tunisienne, les élans intérieurs, l’immersion dans le sacré, les quêtes intimes sont aussi une recherche d’absolus minéraux.

Ces mosquées des confins me le chuchotent et me le psalmodient. Comme la voix d’un orant incrusté dans une pierre ocre mais translucide. Comme ces « mihrab », boussoles pétrifiées, symboles s’il en est de l’Orient magnétique.

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Ligue 1 : Le Club Africain face au Stade Tunisien pour solder la 3ème journée

17. September 2026 um 11:30

Le Stade Tunisien accueille le Club Africain ce jeudi 17 septembre à 16h00 au complexe Hédi Enneifer du Bardo, dans le cadre du dernier match de rattrapage de la troisième journée de Ligue 1. Un derby qui permettra aux deux équipes de mettre leur calendrier à jour.

Le Club Africain veut poursuivre son sans-faute

Le Club Africain arrive au Bardo avec six points en deux matches. Les Rouge et Blanc ont remporté leurs deux premières rencontres de championnat sur le même score de 1-0, face à l’ES Métlaoui puis à l’ES Hammam-Sousse. Le CA reste également sur une qualification pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions africaine.

Le derby intervient donc dans une séquence dense pour les hommes de Maher Kanzari, avec la nécessité de bien gérer les efforts après le déplacement africain.

Kanzari retrouve le Stade Tunisien

Cette rencontre aura également une dimension particulière pour Maher Kanzari, qui retrouve le Stade Tunisien, son ancien club.

Le technicien clubiste cherchera à maintenir la dynamique de son équipe, qui n’a toujours pas concédé de point depuis son entrée en lice en championnat.

Le Stade Tunisien veut confirmer son redressement

Le Stade Tunisien aborde ce rendez-vous avec un bilan plus contrasté. Après ses deux premiers matches de championnat, les Stadistes comptaient un point, avant de renouer avec la victoire lors de la quatrième journée face à l’ES Hammam-Sousse.

Le coup d’envoi du derby sera donné à 16h00 au complexe Hédi Enneifer du Bardo. La rencontre sera arbitrée par Haythem Trabelsi, avec le Slovène David Smaj à l’assistance vidéo.

La rencontre sera diffusée sur Watania 1 et Al Kass 2.

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L’ingénieur tunisien au cœur de la transformation de l’Afrique

13. September 2026 um 08:30

L’ingénieur tunisien s’impose aujourd’hui comme un moteur clé du développement industriel et économique de l’Afrique. C’est le constat central du forum organisé par le think tank Tunisia Africa Business Council (TABC), samedi 12 septembre 2026 à Tunis, en marge de son assemblée générale ordinaire. L’événement a réuni un parterre d’experts, de décideurs et d’acteurs de terrain autour d’un objectif clair : dépasser la simple prestation technique pour faire de l’ingénierie tunisienne un partenaire stratégique et durable des grandes transitions du continent.

Lotfi Sahli

En ouverture, le président du TABC, Anis Jaziri a retracé le parcours de son organisation. Chiffres à l’appui, le bilan impressionne : 4 500 adhérents, 43 missions déployées dans 37 pays, 9 éditions de la conférence internationale Financing Investment & Trade in Africa (Fita), 25 rencontres B2B/B2G et 103 conventions signées.

Mais M. Jaziri ne souhaite pas en rester là. Tout en reconnaissant les freins actuels — notamment le manque de réseaux structurés et d’accompagnement —, il a dévoilé une feuille de route audacieuse pour le TABC : le lancement d’une banque d’affaires à l’horizon 2029, couplé à une double introduction en bourse de sa holding à Tunis et Abidjan.

De la compétence isolée à l’offre intégrée

Le Doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), Mohsen Gharsi, a apporté un éclairage sans détours sur la situation des compétences nationales. Sur 106 000 ingénieurs inscrits à son organisation, plus de 45 000 exercent à l’étranger. En Afrique subsaharienne, les jeunes diplômés font souvent face à de réels obstacles : absence de soutien public, difficultés à mobiliser des garanties bancaires et trajets complexes faute de lignes aériennes directes.

L’ingénieur tunisien est en passe de devenir un partenaire stratégique et durable des grandes transitions en Afrique.

Animé par Anis Morai, le panel principal a réuni plusieurs figures majeures du secteur — Jamel Ksibi (FNTP), Hassen Zargouni (Sigma Conseil), Sami Driss (Comet), Saïd Drira (Scet) et Mourad Mastouri (Adenit) — pour fixer les conditions du succès collectif :

Faire ses preuves chez soi : M. Ksibi a rappelé que l’aventure continentale repose sur des bases solides. À l’image du chantier emblématique de l’autoroute Hammamet-Enfidha, une entreprise doit d’abord s’imposer sur son marché national avant de prétendre rayonner à l’international.

Miser sur la Data et les solutions intelligentes : Hassen Zargouni a plaidé pour une évolution vers l’ingénierie augmentée. L’Afrique change vite ; exporter des compétences ne suffit plus, il faut proposer des solutions intégrées et guidées par la donnée pour répondre aux défis d’urbanisme, de mobilité et de santé.

S’implanter durablement : s’appuyer sur la simple exportation de marchandises depuis Tunis ne suffit plus pour conquérir le continent. C’est le diagnostic sans appel dressé par M. Driss, fort de son expérience de terrain. Selon lui, les marchés africains privilégient désormais l’ancrage local : ils recherchent des partenaires investis, capables de produire sur place, de créer des emplois pour les ouvriers, techniciens et cadres locaux, et d’assurer le transfert de compétences par la formation Pour illustrer ce virage stratégique, le dirigeant a cité l’exemple révélateur du marché algérien. Lorsque l’Algérie a fermé ses frontières aux importations de matériels roulants, le groupe Comet — déjà implanté localement — s’est retrouvé en position de force, devenant le seul acteur en mesure de répondre immédiatement à la demande nationale. Une démonstration claire qu’en Afrique, la présence industrielle physique sur le terrain constitue le meilleur rempart face aux aléas réglementaires

Allier expérience et humilité : riche d’un ancrage de 45 ans et d’une présence dans 30 pays africains, M. Drira aborde le continent avec l’humilité du pionnier : pour lui, chaque nouveau marché représente à la fois une conquête et une école. Fort de cette maturité de terrain, il souligne la haute estime dont jouit l’ingénieur tunisien à l’échelle internationale. Une réussite continentale qui s’accompagne d’une fidélité intègre envers la patrie, prouvant qu’il est possible de rayonner à travers l’Afrique tout en gardant des racines profondément ancrées en Tunisie.

Former dès l’université : M. Mastouri a mis en avant le rôle primordial de l’Enit (15 000 diplômés). Pour lui, la réussite en Afrique passe par l’ouverture académique et l’accueil des étudiants du continent, bâtissant ainsi dès la formation des réseaux de confiance durables.

Anis Jaziri ne manque pas d’ambition pour le TABC.

Une fois la séance levée pour céder la place aux travaux de l’assemblée élective, M. Jaziri s’est exprimé sur les perspectives d’expansion continentale. Interrogé sur son état d’esprit quant à la poursuite de cette dynamique en Afrique, il s’est montré résolument confiant et serein. Pour le dirigeant, la clé du succès ne doit rien au hasard : elle repose avant tout sur une planification rigoureuse des objectifs stratégiques et sur l’alignement précis des moyens déployés pour les atteindre.

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TRIBUNE | Tunisie. Ce que « Echâab Yurid » veut dire

23. August 2026 um 16:24
Dire que « Echâab Yurid » en arabe (« le peuple veut »), c’est dire que tout le peuple doit « vouloir », chacun à sa manière, sans exclusion. Le pour et le contre. Tous participent du « châab yurid…

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