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L’économiste Skander Ounaïes n’est plus

16. September 2026 um 16:57

Skander Ounaies, économiste et universitaire de renom, professeur d’économie à l’Université de Carthage, est décédé ce mercredi 16 septembre 2026. Il est reconnu pour ses analyses rigoureuses et ses perspectives éclairées sur des sujets d’importance nationale, telles que la dette, l’inflation, les finances publiques et les décisions en matière de politique économique.

Formation et parcours académique

Il est docteur en sciences économiques, diplôme décerné à la Faculté des sciences économiques de l’Université de la Méditerranée (Aix-Marseille II), avec mention « Très honorable » et félicitations du jury. Il a construit une carrière universitaire longue de plus de trois décennies. Nommé professeur des universités en 1991, il occupe depuis un poste au sein du ministère de l’Enseignement supérieur tunisien, à l’Université de Carthage. Il y assure des responsabilités en matière d’enseignement, de recherche et d’encadrement doctoral. Il entretient des collaborations avec la Faculté des sciences économiques et de gestion de Nabeul (FSEG Nabeul) et avec des entités de recherche en économie.

Expérience internationale et conseil économique

Avant de rejoindre l’université, Skander Ounaies a acquis une expérience significative en tant que conseiller économique auprès du Fonds souverain du Koweït (Kuwait Investment Authority, KIA). Cette fonction lui a permis d’acquérir une expertise approfondie des marchés financiers, de la gestion de portefeuille souverain et des enjeux macroéconomiques globaux. Cette double expertise, académique et pratique, renforce la crédibilité de ses analyses sur la Tunisie et la région.

Skander Ounaies a par ailleurs apporté sa contribution à notre magazine L’Économiste maghrébin, où il a su imposer une voix à la fois critique et pédagogique, de plus en plus écoutée dans le débat public. On retiendra notamment sa participation au « Face à Face » de L’Economiste maghrébin, un espace de débat approfondi consacré à plusieurs sujets d’actualité économique tunisienne.

Dans le cadre du volet économique, il s’était concentré principalement sur deux axes :
– l’analyse de la viabilité de la dette publique et des risques potentiels de surendettement pour la Tunisie ;
– l’évaluation de la soutenabilité de la dette publique et des risques de surendettement.

L’inflation, un sujet d’actualité qui se décline en deux axes :
– ses causes structurelles,
– ses conséquences sociales.

La rédaction de L’Economiste maghrébin adresse ses sincères condoléances à la famille et aux proches du défunt.
Paix à son âme.

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MAC SA organise une conférence sur les enjeux stratégiques de l’IA

16. September 2026 um 16:12

MAC SA organise le 25 septembre 2026 une conférence de haut niveau sur l’IA, avec la participation de trois éminents experts internationaux : Thierry Breton, Philippe Dessertine et Emmanuel Vignon. Cet événement a pour objectif de transcender la dimension technologique de l’IA pour explorer ses répercussions économiques, stratégiques et opérationnelles sur les entreprises et les économies.

Les débats s’articuleront autour de deux axes : la souveraineté et les infrastructures d’une part, et la compétitivité et les talents d’autre part, avec un accent sur la mise en œuvre concrète des stratégies d’IA. Les échanges seront animés par le journaliste Olivier Ravanello.

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Feryel Belhadj: « Ink and Fire, un recueil pour mettre des mots sur les maux »

16. September 2026 um 15:40

À 21 ans, la poétesse Feryel Belhadj publie « Ink and Fire », son premier recueil de poésie, aux éditions Arcadia. Écrit entièrement en anglais entre ses 18 et 21 ans, l’ouvrage vise à exprimer les tourments de la jeunesse et à favoriser le dialogue entre les générations.

Initialement conçu comme un espace d’écriture personnel, le recueil s’est progressivement transformé en un projet de transmission. Feryel Belhadj explique avoir grandi dans un environnement familial majoritairement masculin, où il lui était difficile de trouver des repères pour formuler ses émotions, qu’il s’agisse d’amour, de colère ou de questionnements propres à l’adolescence. Elle a d’abord cherché à partager ses réflexions avec ses jeunes cousines, avant de réaliser que ces difficultés émotionnelles constituaient une expérience partagée par toute une génération.

L’anglais comme choix d’ouverture

Dans un paysage littéraire où la langue d’écriture reste une question centrale, Feryel Belhadj a opté pour l’anglais afin de donner une portée internationale à son travail. Le recueil s’ouvre sur un texte éponyme, Ink and Fire, qui résume sa démarche : l’encre (ink) devient le moyen d’exprimer et de canaliser le feu intérieur (fire) et la colère vécus durant ses jeunes années.

Une réception qui valide l’intention intergénérationnelle

Selon l’auteure, la réception de l’ouvrage a confirmé son intention initiale. Elle indique avoir reçu des retours positifs et encourageants venant tant de jeunes lecteurs que de parents. Elle évoque notamment l’émotion d’une mère ayant lu certains passages du recueil et y retrouvant des sentiments similaires aux siens malgré la différence d’âge, ce qui a contribué à renforcer le dialogue intergénérationnel qu’elle appelait de ses vœux.

Un héritage familial marqué par les livres et les langues

Cette appétence pour les mots s’inscrit dans une histoire familiale marquée par la présence des livres et des langues. Élevée au contact d’une mère et de tantes enseignantes de langues qui l’ont baignée très tôt dans le français, l’arabe et l’anglais, la poétesse se souvient avoir manipulé les ouvrages de son grand-père, journaliste, avant même de savoir lire. Si son milieu familial comptait à la fois des profils scientifiques et littéraires, c’est au moyen de la création narrative et de la poésie que la jeune fille, de nature très timide, a trouvé le canal privilégié pour extérioriser ses ressentis.

Tout au long de son parcours, Feryel Belhadj indique avoir bénéficié des conseils et de la bienveillance de ses enseignants, tant en français qu’en anglais. Ces derniers l’ont accompagnée dans l’apprentissage de la langue, la correction stylistique, la maîtrise des métaphores et la structuration de ses textes, l’incitant à poursuivre dans cette voie plutôt que de conserver ses écrits confidentiels. Parmi ses références littéraires majeures, l’auteure cite William Shakespeare pour la langue anglaise, dont les œuvres découvertes auprès de sa mère l’ont particulièrement marquée, ainsi que Victor Hugo pour la littérature française, tout en précisant lire des auteurs d’époques variées.

Après la parution de ce premier ouvrage à l’âge de 21 ans, la poétesse entend poursuivre son travail de création. Tout en réservant le détail de ses projets à venir, Feryel Belhadj indique être engagée dans l’écriture de nouveaux textes et confirme son intention de continuer son parcours en poésie.

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Wood Mackenzie : l’UE pourrait importer 98% de son gaz en 2050 sans nouveaux investissements

16. September 2026 um 14:15

Sans nouveaux investissements dans les gisements gaziers domestiques, l’UE pourrait importer plus de 98% du gaz qu’elle consomme d’ici 2050, selon le rapport « What could domestic gas do for EU energy security ? ». Aujourd’hui, l’Union eupropéenne importe déjà 85% de son gaz ; cette part resterait globalement stable jusqu’au début des années 2030, avant de se dégrader avec le recul norvégien, la pression de la demande domestique en Afrique du Nord et la sortie progressive du gaz russe par gazoduc.

Le gaz naturel liquéfié GNL devient le principal ajustement  dans le mix énergétique européen. Sa part dans l’approvisionnement  passerait d’environ 40% aujourd’hui à 63% en 2050, dont 77% en provenance des États-Unis. L’écart cumulé entre le scénario le plus bas (aucun nouvel investissement) et le scénario le plus haut (réformes fiscales, accélération des permis, exploration réussie) atteint près de 1 000 milliards de mètres cubes (bcm), soit environ trois années de la demande actuelle de gaz de l’UE.

Au delà de ce rapport, la question se pose: qu’en est-il pour la Tunisie?

Provenant de l’Afrique du Nord, qui est la sous-région cruciale, le gaz transporté par pipeline répond déjà à près de 20 % de la demande en gaz de l’Europe. Cinq pays de l’Afrique du Nord, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Égypte, sont directement liés à la question de la sécurité énergétique européenne.

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La Tunisie mise sur la certification Halal pour séduire l’Arabie Saoudite

16. September 2026 um 13:02

La certification halal représente une force motrice pour l’investissement, en particulier à l’export. Ce dynamisme est principalement piloté par l’INNORPI (Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle), qui délivre activement des certificats aux exportateurs tunisiens afin de renforcer leur positionnement sur les marchés régionaux et internationaux, notamment dans le Golfe. Surtout, elle est devenue un levier stratégique pour conquérir les marchés du Golfe et d’Asie, où la demande en produits certifiés ne cesse de croître.

Il convient de noter qu’en 2026, environ 50 entreprises tunisiennes étaient certifiées halal. Un chiffre qui reste toutefois modeste au regard des opportunités offertes par ce marché en forte croissance, selon les données du CEPEX. 

Ainsi ces atouts reconnus sont principalement les dattes et l’huile d’olive.

Pour en revenir à la coopération très récente entre la Tunisie et l’Arabie saoudite, les enjeux sont de taille. A cet égard, notons que les deux pays ont engagé, en septembre, des discussions avancées visant à mettre en place un mécanisme de reconnaissance mutuelle des certificats de conformité halal.

L’objectif est clair : faciliter l’accès des produits tunisiens au marché saoudien, très exigeant en matière de normes halal, et consolider la Tunisie comme fournisseur de confiance dans l’économie halal mondiale.

Les axes de coopération comprennent :

– une harmonisation des approches et des normes techniques entre l’INNORPI et les autorités saoudiennes (SFDA – Saudi Food and Drug Authority) ;

– un échange d’expertises et de formations pour renforcer les capacités tunisiennes en matière d’audit, de traçabilité et de conformité ;

– une reconnaissance mutuelle des certificats, afin de réduire les coûts et les délais pour les exportateurs tunisiens.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération économique tuniso-saoudienne, qui a vu la signature de cinq accords fin 2025, dont un volet sur la reconnaissance mutuelle des certificats de conformité des produits.

Par ailleurs, pour les exportateurs tunisiens, la reconnaissance par l’Arabie saoudite permettrait d’ouvrir de nouveaux marchés jusqu’alors peu accessibles. En outre, elle offrirait une visibilité accrue et une compétitivité renforcée sur des destinations stratégiques du Golfe et d’Asie.

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