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Le pétrole : une obsession américaine dévastatrice

30. August 2026 um 09:53

En 1987, Donald Trump, qui n’était alors qu’un homme d’affaires, fut interviewé par une chaine américaine. Il se montra déjà furieux contre l’Iran et totalement déconnecté de la réalité : « La prochaine fois que l’Iran attaque notre pays, il faut mettre la main sur son pétrole et le garder. Ce pays (l’Amérique) a trop souffert des attaques iraniennes. »

En 1987, l’Iran était encore en guerre avec l’Irak que Saddam Hussein déclencha en 1980, juste un an après la révolution khomeyniste qui renversa le régime du Chah. La journaliste qui l’interviewait n’eut pas le réflexe professionnel pour lui demander comment un pays épuisé et exsangue après sept an de guerre pouvait-il attaquer la puissance américaine ?…

Cela fait donc près de quarante ans que, dans son monde imaginaire, Trump entretient son obsession réelle du pétrole iranien en particulier et moyen-oriental en général. Il va sans dire qu’il n’est pas le seul président à en être affecté. Tous ses prédécesseurs, depuis Richard Nixon au moins, l’étaient.

 

Henry Kissinger et le pétrole saoudien

Cette obsession a pris un aspect juridique le 8 juin 1974, jour de la signature du fameux accord américano-saoudien par le Secrétaire d’Etat Henry Kissinger et le prince Fahd, quelques mois après le choc pétrolier de 1973. Cet accord stipule qu’en contrepartie de la protection américaine du Royaume, celui-ci s’engage à vendre son pétrole exclusivement en dollar et à réinvestir une partie de ces pétrodollars dans les bons de Trésor et l’économie des Etats-Unis.

Près d’un quart de siècle plus tard, cette même obsession a pris un aspect agressif et hideux avec l’histoire fallacieuse de George W. Bush sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein. Tout le monde savait qu’il n’en est rien. Pourtant le mensonge s’imposa jusqu’au bout comme alibi pour l’appropriation par la force du pétrole irakien.

Vingt-trois ans plus tard, tous les revenus du pétrole irakien sont toujours versés dans les caisses du Trésor américain. Depuis, les gouvernements successifs irakiens n’ont guère le choix que d’attendre le bon vouloir du Trésor américain de leur transférer de quoi payer les fonctionnaires et gérer les affaires de l’Etat. On imagine les leviers de contrôle et de pressions politiques sur l’Irak que cette absurdité confère à Washington…

 

La paire Cheney-Rumsfeld et le pétrole irakien

Evidemment dans l’esprit de Bush, de son adjoint Cheney et de son secrétaire à la Défense Rumsfeld, après l’accueil à bras ouverts et avec des fleurs des troupes d’occupation par le peuple irakien, ils s’occuperont de l’Iran et mettront la main sur ses grandes réserves pétrolières.

La résistance irakienne qui a transformé « la ballade militaire » américaine en mésaventure sanglante et meurtrière, a non seulement sauvé l’Iran, mais l’a renforcé en lui donnant le temps de préparer sa défense. Car au vu de l’obsession pathologique américaine du pétrole, d’une part, et de la haine enragée d’Israël contre la République islamique qui l’a privé du Chah, son précieux allié, d’autre part, les Iraniens étaient convaincus qu’ils seront attaqués un jour ou l’autre.

Et ce jour arriva en deux étapes. La première, le 12 juin 2025. Une attaque-surprise israélo-américaine destinée à renverser le régime et le remplacer par un autre qui s’accommoderait avec les agresseurs. La réaction de l’Iran avec ses missiles et ses drones dévastateurs a surpris les agresseurs. Au rythme des dévastations qu’infligeait l’Iran à Israël, Tel-Aviv et Haifa auraient subi le sort de Gaza, si Netanyahu n’intervenait pas pour prier Trump de déclarer un cessez-le-feu.

 

Trump et le pétrole vénézuélien et iranien…

La deuxième étape intervint le 28 février 2026. Quelques semaines plus tôt, dans la nuit du 2 au 3 janvier, Trump réussit au Venezuela une opération qui relève plus de la pratique d’un groupe mafieux que de la politique digne d’une grande puissance. Il tira de son lit le président légitime du Venezuela, Nicolas Maduro et sa femme et les ramena aux Etats-Unis pour y être « jugés ».

La vice-présidente, Delcy Rodriguez, menacée de subir le même sort si elle ne s’accommode pas avec les exigences américaines, finit par se plier en validant toutes les demandes de Trump.

De nombreux analystes sont d’avis que « la performance » de Trump contre le régime de Maduro l’a fortement encouragé à revenir à la charge contre l’Iran, convaincu qu’il était de pouvoir dupliquer dans ce pays en trois jours ce qu’il a réussi au Venezuela en une nuit…

Six mois plus tard, Trump se débat toujours dans le piège qu’il s’est tendu lui-même avec l’aide de son ami Netanyahu. Il ne demande plus rien à l’Iran qu’une seule et unique chose : revenir à l’état d’avant-guerre, c’est-à-dire au 27 février 2026 quand 130 navires et pétroliers traversaient quotidiennement le détroit d’Hormuz.

 

… le » détroit d’Amérique » alias détroit d’Ormuz

Quarante ans après avoir préconisé, en tant que simple citoyen-entrepreneur, l’appropriation par son pays du pétrole iranien, Trump, devenu président, a tenté de le faire. Le résultat est dévastateur pour lui personnellement, pour son pays et pour l’économie mondiale.

Mais Trump n’est pas homme à accepter la défaite. Il la nie en se réfugiant dans son monde imaginaire, répétant inlassablement que lui, Trump, a détruit toutes les capacités militaires de l’Iran, que le détroit d’Ormuz qui s’appelle désormais « détroit d’Amérique » est ouvert, et que des dizaines de millions de barils transitent sous protection américain !

Alors que le monde va à vau-l’eau à cause de son incompétence et de son ineptie, Trump s’amuse à renommer des rivières et des détroits et publier un classement des 47 présidents américains, lui évidemment à la première place avant Abraham Lincoln et George Washington, et à la dernière place Barack Obama et Joe Biden…

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USA-Canada: ces mots qui tuent !

29. August 2026 um 11:21

Donald Trump persiste et signe. En plein bras de fer commercial avec le Canada, le président américain signe un décret rebaptisant le lac Ontario « lac d’Amérique ». Si cette décision est symbolique, elle n’en heurte pas moins profondément les sensibilités canadiennes. 

 

La proximité géographique peut-elle se transformer en une véritable malédiction ? « On ne choisit pas ses voisins », lançait, avec un fatalisme teinté d’ironie, feu Hédi Nouira, Premier ministre tunisien sous Habib Bourguiba, face aux provocations à répétition et aux crises diplomatiques que le turbulent Mouammar Kadhafi infligeait à la Tunisie au début des années 1980. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, aurait sans doute pu méditer cette vieille maxime après une nouvelle initiative de Donald Trump, lequel a décidé de rebaptiser le lac situé à la frontière américano-canadienne. Une décision qui s’inscrit dans une série de gestes symboliques et de provocations diplomatiques du président américain, dont le décret signé le 20 janvier 2025, jour de son retour à la Maison-Blanche, ordonnant de remplacer officiellement le nom de « golfe du Mexique » par celui de « golfe d’Amérique ».

« A un dollar près »

Cette nouvelle offensive du président états-unien contre le Canada, qu’il accuse de « dépouiller » les Etats-Unis, risque de doucher l’espoir, exprimé jeudi 27 août par Ottawa, d’une reprise des discussions commerciales. « Les Canadiens nous ont très mal traités. Ce sont des gens méchants », a déclaré le président américain.

Les deux pays, pour l’heure, se rendent coup pour coup en matière de taxes douanières. Le Canada a riposté à de nouveaux droits de douane américains entrés en vigueur samedi avec une série de surtaxes visant certains produits, après la rupture de négociations commerciales entre les deux pays. Ces mesures seront effectives le 8 septembre.

Mais attention. Un décret présidentiel de ce type n’a d’autorité qu’à l’intérieur des Etats-Unis et n’engage ni les autres pays ni les organismes internationaux. En effet, après le décret similaire signé par Donald Trump en janvier 2025 renommant le golfe du Mexique, l’agence de presse américaine Associated Press avait refusé d’adopter cette nouvelle appellation dans ses dépêches, ce qui lui avait valu d’être temporairement exclue d’événements à la Maison Blanche – une décision jugée anticonstitutionnelle par la justice américaine en avril 2025.

Provocation gratuite

Ainsi, dans son nouveau « trip » consistant à redessiner les cartes du monde au gré de ses lubies, et alors même qu’il mène une guerre commerciale contre son voisin du nord, Donald Trump a … ordonné, selon ses propres termes, de changer « immédiatement » le nom du lac Ontario en « lac d’Amérique ».

Une nouvelle provocation qui, comme souvent avec le président américain, ne s’est pas limitée au texte du décret. Dans une mise en scène où la provocation rivalise avec le mauvais goût, Trump a fait installer dans le Bureau ovale une carte affichant le nouveau nom de cette étendue d’eau, l’un des Grands Lacs d’Amérique du Nord. Et, histoire de bien faire passer le message, le très controversé « lac d’Amérique » y apparaissait en grosses lettres rouges. Difficile de faire plus théâtral et plus provocateur à l’égard du voisin canadien.

Et d’enfoncer le clou, le décret publié par la Maison-Blanche affirme que « les États-Unis sont le premier protecteur des Grands Lacs ». Le texte va jusqu’à souligner que Washington « revendique la plus grande partie du volume du lac », au motif que ses zones les plus profondes se trouvent du côté américain.

Une formulation pour le moins provocatrice lorsqu’on sait que le lac Ontario est une étendue d’eau transfrontalière, gérée conjointement par les États-Unis et le Canada. Derrière ce changement de nom hautement symbolique se dessine ainsi une nouvelle démonstration de la méthode Trump, soit  transformer jusqu’aux toponymes en instruments de puissance et de rapport de force.

Une leçon d’histoire

Réaction immédiate de l’altier Premier ministre canadien, l’homme qui a su dire non à son puissant voisin : « Nous savons que les États-Unis sont en train de changer. Leurs relations commerciales, leur politique étrangère, leurs monuments nationaux, leurs hydronymes » mais « les Canadiennes et les Canadiens savent aussi qu’il faut appeler les choses par leur nom, et ce lac se nomme Lac Ontario, aujourd’hui et pour toujours », a-t-il écrit en français sur son compte X.

Et de rappeler implacablement  qu’« Ontario », également le nom d’une province canadienne, venait d’un mot huron, « Ontari’io », qui signifie « le lac est beau, le lac est grand ». Ce nom remonte « à plus de 400 ans, bien avant la Confédération canadienne et la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique ».

Pour sa part, le grand chef du pays wendat, Pierre Picard, s’est dit indigné et choqué par la décision de Donald Trump, qu’il accuse de « tenter d’effacer notre histoire ». « Je veux lui dire (au président américain, NDLR) qu’il est inacceptable pour nous, en tant que pays, d’avoir un président capable d’effacer notre histoire, notre culture et notre identité. Je ne pense pas que quiconque soit en mesure de faire changer d’avis Trump, mais pour nous, il est important que, en tant que grand chef, je fasse entendre notre voix aux États-Unis et que je leur fasse savoir que nous sommes profondément mécontents de cette décision », a-t-il martelé.

M. Picard a ajouté qu’il espérait que les entreprises de cartographie ne se plieraient pas au changement de nom unilatéral imposé par le président américain et que Mark Carney lui avait indiqué que le Canada ne le ferait pas non plus.

Pour rappel, les Wendats occupaient une partie de la vallée du Saint-Laurent jusqu’aux Grands Lacs, cette région étant riche en routes commerciales tant avant qu’après le contact avec les Européens. Ils ont baptisé le lac « Ontari : io ».

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Taxées, sollicitées, détestées : le drôle de destin des banques en Tunisie

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29. Juni 2026 um 15:59

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27. Juni 2026 um 16:00

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26. Juni 2026 um 09:43

Les représentants de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et les élus au Conseil national des régions et districts auront-ils le délai suffisant pour examiner les documents du projet de Plan de développement 2026-2030 ? Car, le ministère de l’Économie et de la Planification n’y est pas allé avec le dos de la cuillère mais à...

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À 70 ans, l’armée tunisienne continue de décevoir les complotistes

24. Juni 2026 um 15:59

En Tunisie, il existe un énorme déficit de confiance que l’on peut attribuer à des dizaines de raisons culturelles, historiques et autres. Donc, tous ceux qui ont besoin d’alimenter leur crédit vont le chercher dans une institution : l’armée nationale. Depuis des décennies, chaque crise politique, chaque conflit institutionnel et chaque période de tension voit apparaître...

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Orientation : les chômeurs de demain se préparent aujourd’hui

22. Juni 2026 um 15:59

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Mondial 2026 : bienvenue aux États-Unis, laissez votre dignité à la frontière

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Mourad Zeghidi : la faim comme seul tribunal

09. Juni 2026 um 16:00

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La répression atteint les enfants

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