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Entreprises publiques : Le gouvernement veut mettre fin au « fardeau » sur les finances de l’État

29. Juli 2026 um 13:38

Le gouvernement affiche sa volonté d’accélérer la réforme des entreprises publiques. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a réaffirmé que l’amélioration de la gouvernance de ces établissements constitue une priorité, estimant que la majorité d’entre eux représentent aujourd’hui une lourde charge pour les finances publiques.

Selon le ministre, la plupart des entreprises publiques ne génèrent pas de bénéfices suffisants pour assurer leur autonomie financière et dépendent régulièrement de l’État pour financer leurs engagements et garantir la continuité de leurs activités.

Des entreprises publiques sous pression financière

Les difficultés des entreprises publiques constituent l’un des principaux défis des finances publiques tunisiennes. Plusieurs établissements stratégiques, notamment dans les secteurs de l’énergie, du transport, de l’eau ou encore des phosphates, enregistrent depuis plusieurs années des déficits importants, nécessitant des interventions répétées de l’État sous forme de subventions, de garanties ou de recapitalisations.

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Cette situation pèse directement sur le budget de l’État et limite les marges de manœuvre pour financer d’autres investissements publics.

Dans ce contexte, le gouvernement mise sur une amélioration de la gouvernance, de la performance et de la gestion des entreprises publiques afin de réduire progressivement leur dépendance aux financements publics.

La maîtrise de la dette reste une priorité

Le ministre a également insisté sur la nécessité de contenir l’endettement public. Il a affirmé que l’exécutif demeure déterminé à éviter toute hausse significative du niveau de la dette tout en préservant des indicateurs jugés soutenables afin d’assurer la continuité du financement public.

Intervenant la veille devant les députés de l’Assemblée des représentants du peuple, Samir Abdelhafidh avait indiqué que le taux d’endettement de la Tunisie se situe actuellement entre 81 % et 82 % du produit intérieur brut (PIB), estimant que ce niveau est resté relativement stable au cours des dernières années.

Les données publiées par le ministère des Finances confirment cette tendance. L’encours de la dette publique représentait 82,1 % du PIB à la fin de l’année 2025, contre 84,9 % en 2024 et 84,6 % en 2023, tandis que le déficit budgétaire a été ramené à 5,4 % du PIB en 2025, contre 6,7 % un an auparavant.

Des réformes au cœur de la stratégie économique

Les déclarations du ministre interviennent alors que le gouvernement multiplie les annonces en faveur de la restructuration du secteur public. Ces derniers jours, l’exécutif a notamment évoqué la possibilité de rapprocher certaines entreprises stratégiques, à l’image du Groupe chimique tunisien (GCT) et de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), dans le cadre d’une réforme visant à améliorer leur efficacité opérationnelle.

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La réforme de la gouvernance des entreprises publiques est considérée comme un levier essentiel pour assainir les finances de l’État, renforcer la compétitivité de ces établissements et réduire les risques pesant sur les équilibres budgétaires, dans un contexte où le budget de l’État prévu pour 2026 atteint 79,6 milliards de dinars.

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TotalEnergies Marketing Tunisie renouvelle son partenariat avec le Festival international de Carthage 2026

29. Juli 2026 um 13:09

À l’occasion de la 60e édition du Festival international de Carthage, organisée du 16 juillet au 19 août 2026, TotalEnergies Marketing Tunisie annonce le renouvellement de son partenariat historique avec l’un des plus grands rendez-vous culturels du pays.

Un engagement renouvelé en faveur de la culture

Dans un communiqué, l’entreprise souligne que cette collaboration traduit sa volonté de poursuivre son engagement en faveur de la promotion de la culture et du soutien aux événements qui participent au rayonnement du patrimoine artistique tunisien.

Pendant toute la durée du festival, TotalEnergies Marketing Tunisie accueillera les visiteurs sur son stand installé au sein de l’événement. Les festivaliers pourront y participer à différentes animations et repartir avec de nombreux cadeaux.

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L’entreprise estime que ce partenariat s’inscrit dans sa démarche d’accompagnement des grandes manifestations nationales qui rassemblent les Tunisiens autour des valeurs de partage, de convivialité et de culture.

Une présence économique importante en Tunisie

Filiale du groupe TotalEnergies, TotalEnergies Marketing Tunisie emploie près de 300 collaborateurs et génère plus de 4 000 emplois indirects. L’entreprise dispose de huit sites industriels, d’un réseau d’environ 160 stations-service et de 50 centres QUARTZ dédiés aux services automobiles. Elle indique avoir investi près de 100 millions de dinars au cours des trois dernières années.

Un acteur mondial des services énergétiques

À l’échelle internationale, la branche Marketing & Services de TotalEnergies est présente dans plus de 100 pays. Elle propose une gamme de produits et de services destinés aux particuliers et aux professionnels, couvrant notamment les carburants, les biocarburants, les lubrifiants, les solutions de recharge pour véhicules électriques, le gaz naturel liquéfié pour le transport maritime, le GPL ainsi que les carburants destinés à l’aviation. Chaque jour, plus de six millions de clients fréquentent les quelque 13 000 stations-service du groupe à travers le monde.

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La FIFA sous le feu des critiques : Le projet d’Infantino provoque une fronde mondiale

29. Juli 2026 um 12:33

La FIFA fait face à l’une des plus importantes vagues de contestation de ces dernières années. En cause : un projet de création d’une nouvelle société commerciale, baptisée « FIFA Forward Enterprise », qui ouvrirait jusqu’à 20 % de son capital à des investisseurs privés. Une initiative portée par le président Gianni Infantino et qui suscite une vive opposition au sein du football mondial.

Selon les informations dévoilées ces derniers jours, cette nouvelle entité regrouperait les droits commerciaux des principales compétitions de la FIFA, notamment les Coupes du monde masculine et féminine ainsi que la Coupe du monde des clubs. L’opération valoriserait la société à environ 20 milliards de dollars et permettrait de lever plus de 4 milliards de dollars auprès d’investisseurs privés.

L’UEFA monte au créneau

La réaction la plus virulente est venue de l’UEFA, qui accuse la FIFA d’avoir élaboré ce projet sans consultation préalable des autres acteurs du football.

L’instance européenne dénonce un manque de transparence et estime que cette opération risque de transformer le football en simple actif financier. Plusieurs dirigeants européens parlent même d’une « vente de l’âme du football », estimant que les intérêts des investisseurs pourraient finir par peser sur les décisions sportives.

La fronde dépasse l’Europe

La contestation ne se limite plus à l’Europe. La CONCACAF, qui regroupe les fédérations d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes, a exprimé à son tour sa profonde inquiétude, tout comme la Confédération asiatique (AFC) et la Fédération anglaise (FA).

Toutes reprochent à la FIFA d’avoir présenté un projet d’une telle ampleur sans véritable concertation avec les confédérations et les fédérations nationales. Elles réclament davantage de transparence avant toute décision.

Bruxelles s’en mêle

La polémique a également gagné les institutions européennes. Le commissaire européen chargé des Sports, Glenn Micallef, a annoncé que la Commission européenne examinerait le projet, mettant en garde contre les risques de conflits d’intérêts, de surcommercialisation du football et de gouvernance insuffisamment transparente.

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Infantino défend son projet

De son côté, Gianni Infantino affirme que cette réforme permettra de générer des ressources inédites au profit du développement du football mondial.

Selon la FIFA, les fédérations membres pourraient recevoir jusqu’à 20 millions de dollars chacune grâce à cette nouvelle structure, en plus d’un renforcement des programmes de financement dans les prochaines années. L’organisation assure également que les investisseurs n’auraient aucun pouvoir sur les décisions sportives ou réglementaires, qui resteraient exclusivement entre les mains de la FIFA.

Une bataille de pouvoir en toile de fond

Au-delà de l’aspect financier, cette controverse ravive les tensions historiques entre la FIFA et l’UEFA. De nombreux observateurs estiment que Gianni Infantino cherche à renforcer le poids économique de la FIFA face à une Europe qui concentre toujours l’essentiel des revenus du football mondial.

Le projet devra encore être approuvé par les associations membres de la FIFA. Mais avant même ce vote, il a déjà provoqué une fracture inédite entre Zurich et plusieurs des principales instances dirigeantes du football international

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Chotrana I : Un prêt espagnol de 25 millions d’euros pour moderniser la plus grande station d’épuration de Tunisie

29. Juli 2026 um 11:23

Le gouvernement espagnol a approuvé l’octroi d’un crédit de 25 millions d’euros destiné à financer la réhabilitation de la station d’épuration de Chotrana I, considérée comme la plus importante du pays. Le projet sera réalisé au profit de l’Office national de l’assainissement (ONAS) et devrait bénéficier directement à près de 900 000 habitants du Grand Tunis.

Cette opération vise à « réhabiliter et moderniser » les équipements existants afin d’améliorer les capacités de traitement des eaux usées, renforcer la qualité des rejets et adapter l’infrastructure aux besoins croissants de la capitale. La station de Choutrana constitue un maillon stratégique du système d’assainissement du Grand Tunis, confronté à une pression démographique et environnementale importante, rapporte Europe Presse.

Une nouvelle étape dans la coopération tuniso-espagnole

Le financement espagnol s’inscrit dans une coopération ancienne entre Tunis et Madrid dans plusieurs secteurs liés aux infrastructures, à l’environnement et au développement durable. L’Espagne intervient notamment à travers ses mécanismes de coopération financière et son soutien aux projets favorisant la transition écologique dans les pays partenaires.

Dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, cette coopération rejoint les priorités tunisiennes liées à la gestion durable des ressources hydriques, dans un contexte marqué par la raréfaction de l’eau, les effets du changement climatique et la nécessité de mieux valoriser les eaux traitées.

La réhabilitation de Choutrana intervient également alors que la Tunisie cherche à renforcer son réseau d’assainissement à travers plusieurs projets avec des bailleurs internationaux, notamment la modernisation des stations existantes et l’amélioration du traitement tertiaire permettant la réutilisation des eaux usées traitées.

Le Japon, un partenaire historique dans l’eau et l’assainissement

Au-delà du financement espagnol, la modernisation du secteur de l’eau en Tunisie bénéficie depuis plusieurs années d’un accompagnement japonais. L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) intervient dans plusieurs projets liés aux ressources hydriques, au dessalement et au traitement des eaux usées.

Lire aussi : Eaux usées : Convention de financement d’une valeur de 276 MD entre la Tunisie et la BAD

Parmi les projets récents figure la construction d’une station d’épuration avancée à Gabès, financée dans le cadre d’une coopération japonaise. Cette infrastructure doit permettre le traitement avancé des eaux usées et leur valorisation pour des usages industriels, contribuant ainsi à préserver les ressources hydriques dans une région confrontée au stress hydrique.

Le Japon a également accompagné la Tunisie dans plusieurs grands projets hydrauliques, notamment la station de dessalement d’eau de mer de Sfax, ainsi que des programmes liés à l’amélioration de l’environnement urbain et des réseaux d’assainissement.

Un enjeu stratégique face au stress hydrique

La réhabilitation de Choutrana dépasse ainsi le simple cadre d’une mise à niveau technique. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à sécuriser la gestion de l’eau en Tunisie, à réduire les impacts environnementaux des rejets urbains et à développer la réutilisation des eaux traitées.

Avec la multiplication des épisodes de sécheresse et la baisse des ressources conventionnelles, les stations d’épuration deviennent des infrastructures stratégiques capables de transformer les eaux usées en ressources exploitables pour l’agriculture, l’industrie ou certains usages urbains.

Le projet de Choutrana illustre également l’importance croissante des partenariats internationaux dans le financement des infrastructures environnementales tunisiennes, avec une implication croissante de l’Europe et de l’Asie dans les secteurs liés à l’eau et à la résilience climatique.

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Coupure d’électricité à la Rabta : Le Centre de maternité nie tout impact sur les nouveau-nés

29. Juli 2026 um 11:06

Le Centre de maternité et de médecine néonatale de Tunis a démenti, mercredi, toute conséquence sanitaire liée à la coupure d’électricité enregistrée le samedi 25 juillet au sein de l’établissement, assurant que la prise en charge des nouveau-nés s’est poursuivie normalement grâce aux dispositifs de secours et à l’intervention rapide des équipes techniques.

Dans un communiqué, l’établissement situé à La Rabta a précisé que la coupure sur le réseau public est survenue à 7h du matin, tout en rejetant les informations faisant état de coupures répétées durant les jours précédents ou suivants.

Un problème au niveau du tableau électrique

Selon le centre, le groupe électrogène de l’établissement s’est déclenché automatiquement dès l’interruption de l’alimentation électrique. Toutefois, un problème au niveau du tableau électrique alimentant le service de médecine néonatale a nécessité une intervention technique urgente menée par les équipes du centre en coordination avec la société chargée de la maintenance.

Le rétablissement de l’alimentation électrique du service concerné a été effectué à 7h40, avant le retour du courant du réseau public à 8h10, précise le communiqué.

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Le centre affirme également que les équipements médicaux indispensables ont continué à fonctionner durant toute la période de coupure grâce à leurs systèmes d’alimentation de secours, garantissant ainsi la continuité des soins pour les nouveau-nés, sans enregistrer de complication médicale ou d’interruption de prise en charge.

Démenti concernant l’appel à des médecins supplémentaires

L’établissement a par ailleurs démenti les informations évoquant le recours à des médecins supplémentaires ou à des résidents en médecine pour assurer une réanimation manuelle des nouveau-nés, estimant que ces affirmations « n’ont aucun fondement ».

Cette mise au point intervient après une publication du président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, Wajih Dhaker, qui avait évoqué une situation d’urgence au service de réanimation néonatale de l’hôpital Wassila Bourguiba à La Rabta, à la suite d’une coupure électrique.

Selon cette publication, des médecins auraient été appelés en renfort pour assurer la ventilation des nourrissons, tandis qu’une mobilisation aurait été engagée pour sécuriser la situation, avec notamment des contacts avec d’autres services de néonatologie en vue d’un éventuel transfert de patients.

Wajih Dhaker avait toutefois précisé qu’aucun décès n’avait été enregistré à la suite de cet incident.

Se référer aux sources officielles

Le Centre de maternité et de médecine néonatale a appelé, de son côté, à se référer aux sources officielles pour obtenir les informations relatives au fonctionnement de l’établissement, mettant en garde contre la diffusion de données inexactes susceptibles de provoquer une inquiétude injustifiée auprès des familles.

L’établissement a également indiqué qu’il se réserve le droit d’engager les démarches légales nécessaires pour protéger son image ainsi que celle des patients face à toute information jugée trompeuse.

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Bourse de Tunis : Nouveau coup d’arrêt ce mercredi matin après une chute brutale du TUNINDEX

29. Juli 2026 um 09:54

Mise à jour – 29 juillet à 13h35 :
Après ce nouveau décrochage à l’ouverture, la tendance s’est finalement totalement inversée au cours de la séance. Le TUNINDEX a clôturé en hausse de 1,31 %, à 19.999,20 points, porté notamment par le rebond des valeurs bancaires. Lire notre article : Bourse de Tunis : Après le décrochage du matin, le TUNINDEX clôture en hausse

https://www.webdo.tn/fr/actualite/national/bourse-de-tunis-apres-le-decrochage-du-matin-le-tunindex-cloture-en-hausse/401843/

La Bourse de Tunis a de nouveau suspendu ses cotations ce mercredi matin pendant une heure, après une chute brutale du TUNINDEX dès l’ouverture de la séance. Pour la deuxième journée consécutive, le mécanisme automatique de protection du marché a été déclenché face à une forte pression vendeuse.

Selon les informations publiées par le site spécialisé Ilboursa, l’indice phare de la place tunisienne a reculé de 3,16 % dans les premiers échanges mercredi, provoquant l’arrêt temporaire des transactions. Cette situation intervient après une première suspension enregistrée mardi, lorsque le TUNINDEX avait perdu 3,47 % en cours de séance.

Cette succession d’interruptions illustre la nervosité grandissante des investisseurs et un mouvement de ventes important sur le marché actions tunisien.

Le décret n°2026-148 au cœur des inquiétudes

Parmi les facteurs évoqués pour expliquer cette correction figure le décret n°2026-148, publié au Journal officiel le 24 juillet 2026. Ce texte impose aux banques tunisiennes de consacrer chaque année au moins 8 % de leurs bénéfices nets au financement de crédits d’honneur accordés sans intérêts et sans garanties.

Cette nouvelle obligation a modifié les anticipations des investisseurs, particulièrement concernant les valeurs bancaires, qui représentent une part importante de la capitalisation de la Bourse de Tunis.

Lire aussi : Une suspension rare, que s’est-il passé à la Bourse de Tunis ?

Les opérateurs craignent que cette mesure réduise la capacité des banques à distribuer des dividendes à leurs actionnaires, en diminuant une partie des bénéfices susceptibles d’être redistribués. Ils redoutent également une augmentation du risque financier pour les établissements concernés, notamment en cas de difficultés de remboursement des crédits accordés.

Une éventuelle hausse des besoins en provisions pourrait, selon les investisseurs, peser davantage sur la rentabilité future des banques et influencer leur valorisation en Bourse.

La règle des 8 % : un signal réglementaire qui change les perspectives

Le décret des 8 % intervient dans un contexte où le secteur bancaire occupe une place centrale dans la dynamique du marché tunisien. Les valeurs bancaires ayant largement contribué aux performances récentes de la Bourse, toute évolution susceptible d’affecter leurs résultats est immédiatement suivie par les investisseurs.

La réaction du marché traduit ainsi moins une conséquence immédiate de l’application du décret qu’une révision des anticipations concernant les bénéfices futurs des banques et leur capacité à maintenir leurs performances.

Une correction sous surveillance

Après ces deux séances marquées par des suspensions exceptionnelles, les acteurs du marché restent attentifs à l’évolution du TUNINDEX et au comportement des principales valeurs cotées.

La question centrale pour les investisseurs est désormais de déterminer si cette baisse correspond à une correction temporaire après une période de hausse importante ou si elle traduit une inquiétude plus durable liée aux nouvelles contraintes pesant sur certains secteurs, notamment bancaire.

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Incendies en Tunisie : 12 000 hectares de forêts ravagés depuis le début de l’été

29. Juli 2026 um 09:04

Les incendies enregistrés durant cette saison estivale ont causé d’importants dégâts dans les massifs forestiers tunisiens, avec près de 12 000 hectares de forêts détruits, selon les données communiquées par la Direction générale des forêts.

Le sous-directeur de la protection des forêts à la Direction générale des forêts, Arbi Rebai, a indiqué que les services concernés ont enregistré environ 1 000 interventions pour lutter contre les incendies, dont une centaine durant les quinze derniers jours.

Invité sur les ondes de la Radio nationale, le responsable a précisé que jusqu’au 10 juillet, près de 900 incendies avaient été recensés. La majorité de ces départs de feu ont concerné des cultures céréalières et n’ont pas entraîné de pertes importantes en termes de superficies forestières.

Une aggravation après le 10 juillet

Selon Rebai, la situation s’est toutefois fortement dégradée après le 10 juillet, avec des incendies ayant touché plusieurs zones forestières et provoqué la destruction de près de 12 000 hectares de couvert forestier.

Le responsable a insisté sur la nécessité de mieux organiser l’aménagement des espaces agricoles situés à proximité ou à l’intérieur des zones forestières. Il a notamment alerté sur la présence de certaines exploitations agricoles implantées dans des périmètres forestiers, une configuration qui facilite la propagation rapide des flammes.

Lire aussi : Incendies en Tunisie : Après l’Italie et l’Algérie, l’Égypte propose son aide

La séparation entre les terres agricoles et les forêts constitue, selon lui, un élément essentiel dans la prévention des incendies, particulièrement durant les périodes de forte chaleur et de sécheresse.

Des risques accrus en période estivale

Chaque été, les forêts tunisiennes sont confrontées à une hausse du risque d’incendies en raison des températures élevées, de la sécheresse et des vents favorisant la propagation des flammes. Les autorités forestières rappellent régulièrement l’importance de la vigilance, notamment dans les zones rurales et agricoles.

Les incendies représentent un enjeu majeur pour les écosystèmes forestiers du pays, qui jouent un rôle important dans la protection des sols, la biodiversité et l’équilibre environnemental. La réduction des départs de feu et l’amélioration de la prévention restent ainsi au cœur des mesures de protection annoncées par les services spécialisés.

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Coupures d’électricité : L’UTAP hausse le ton contre la STEG après les pertes agricoles

29. Juli 2026 um 07:48

Les coupures répétées d’électricité et d’eau qui ont accompagné la vague de chaleur estivale provoquent une nouvelle tension entre les professionnels du secteur agricole et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) a directement mis en cause l’opérateur public, estimant que les interruptions prolongées de l’approvisionnement énergétique ont causé des pertes matérielles importantes aux agriculteurs.

Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion de son bureau exécutif élargi, présidé par Moez Ben Zaghdane, l’organisation agricole a affirmé que les délestages intervenus durant les périodes de fortes températures ont entraîné la détérioration de grandes quantités de produits agricoles, notamment des légumes, des fruits, des volailles ainsi que des produits de la pêche.

Un préjudice économique pour les exploitants

Pour l’UTAP, ces pertes ne constituent pas uniquement un préjudice économique pour les exploitants concernés, mais pourraient également avoir des conséquences sur l’approvisionnement régulier du marché en produits alimentaires dans les prochaines semaines.

Face à cette situation, l’organisation appelle le gouvernement à intervenir rapidement afin d’évaluer les dégâts et de mettre en place des mécanismes de réparation au profit des agriculteurs touchés. Une demande qui place la question de la responsabilité des coupures électriques au centre du débat, alors que la Tunisie connaît une forte pression sur son système énergétique durant la période estivale.

Hausse exceptionnelle de la demande en électricité

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par une hausse exceptionnelle de la demande en électricité, liée notamment aux températures élevées qui poussent les ménages et les entreprises à intensifier l’utilisation des équipements de refroidissement. Les perturbations du réseau électrique ont affecté plusieurs secteurs économiques, mais l’agriculture figure parmi les activités les plus vulnérables en raison de sa dépendance aux systèmes d’irrigation, de conservation et d’élevage.

Au-delà de la crise énergétique, l’UTAP a également demandé l’ouverture d’une évaluation technique et scientifique approfondie de la campagne céréalière 2025-2026 afin d’identifier les causes de la baisse des rendements et de la faiblesse de la production, malgré des précipitations jugées importantes.

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L’organisation agricole appelle par ailleurs à anticiper la prochaine saison des semis 2026-2027, en assurant à temps la disponibilité des intrants agricoles afin de limiter le recours aux importations et de renforcer la sécurité alimentaire nationale.

Renforcer leur coordination avec la Pharmacie centrale

Sur le volet sanitaire, l’UTAP a enfin exhorté les services vétérinaires à renforcer leur coordination avec la Pharmacie centrale pour garantir l’approvisionnement en vaccins et médicaments nécessaires à la protection du cheptel contre les maladies.

La montée au créneau de l’UTAP intervient alors que la gestion de la crise électrique fait l’objet de critiques croissantes de la part de plusieurs secteurs économiques, qui réclament davantage de solutions structurelles pour réduire l’impact des coupures sur l’activité nationale.

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Une suspension rare, que s’est-il passé à la Bourse de Tunis ?

29. Juli 2026 um 07:35

La séance du mardi 28 juillet 2026 a été marquée par un événement rare à la Bourse de Tunis. En milieu de journée, les échanges ont été interrompus après que le Tunindex, principal indice de la place boursière tunisienne, a enregistré une baisse supérieure à 3 %.

Cette suspension, décidée automatiquement en application du règlement de la Bourse, a suscité des interrogations chez les investisseurs et le grand public. S’agit-il d’un krach boursier ? Pourquoi la cotation a-t-elle été arrêtée ? Quels sont les mécanismes prévus dans ce type de situation ?

Une baisse de plus de 3 % déclenche automatiquement une interruption

Dans un communiqué publié mardi, la Bourse de Tunis a annoncé avoir activé le mécanisme d’interruption de la cotation après que le Tunindex a franchi le seuil réglementaire de baisse de 3 %. Cette mesure est prévue par l’article 3.7 du Règlement de parquet de la Bourse.

Concrètement, dès que l’indice de référence recule de plus de 3 % au cours d’une séance, les transactions sont automatiquement suspendues pendant une heure. Durant cette période, les investisseurs ont la possibilité d’annuler les ordres déjà enregistrés afin de réévaluer leur stratégie face à la volatilité du marché.

Un « coupe-circuit » destiné à éviter la panique

Ce dispositif, connu sous le nom de « coupe-circuit » (circuit breaker), est utilisé sur de nombreuses places financières dans le monde.

Son objectif n’est pas de soutenir artificiellement les cours, mais d’éviter qu’un mouvement de panique ne provoque une succession de ventes précipitées, amplifiant la chute des marchés.

La réglementation tunisienne prévoit deux niveaux d’intervention : une suspension d’une heure lorsque le Tunindex perd plus de 3 % ; une interruption de la séance pour le reste de la journée si la baisse atteint 5 %, le dernier cours coté devenant alors le cours de clôture officiel.

Dans le cas de la séance du 28 juillet, seul le premier niveau a été activé.

Pourquoi les marchés ont-ils brusquement corrigé ?

À ce stade, la Bourse de Tunis n’a communiqué aucune explication officielle sur les facteurs ayant provoqué cette baisse brutale. Plusieurs observateurs estiment toutefois que cette correction intervient après une période de forte hausse du marché tunisien.

Lire aussi : Bourse de Tunis : les « Banques » et les « Matériaux de construction », c’est du béton !

Depuis le début de l’année 2026, le Tunindex avait enchaîné les records historiques, porté notamment par les bonnes performances des valeurs bancaires, financières et industrielles. Cette progression exceptionnelle a conduit de nombreux investisseurs à réaliser des prises de bénéfices, un phénomène classique après plusieurs mois de hausse continue.

La séance de lundi avait déjà donné un premier signal de ralentissement avec un recul sensible de l’indice, avant que les ventes ne s’accélèrent mardi jusqu’au déclenchement du coupe-circuit.

D’autres estiment que c’est la situation politique et sociale que traverse le pays qui a engendré cette suspension brusque, mais une source auprès de la Bourse tunisienne a démenti ces informations.

Une correction ne signifie pas forcément un krach

La baisse enregistrée mardi ne signifie pas nécessairement que le marché tunisien est entré dans une crise financière.

Les marchés boursiers connaissent régulièrement des phases de correction après des périodes de forte progression. Ces ajustements permettent souvent aux investisseurs de réévaluer les valorisations des entreprises et de repositionner leurs portefeuilles.

L’activation du coupe-circuit ne constitue donc pas en elle-même un signal de crise systémique. Elle traduit avant tout un niveau de volatilité suffisamment important pour justifier une interruption temporaire des échanges afin de préserver le bon fonctionnement du marché.

Un signal de danger ?

Pour sa part, l’économiste Ridha Chkoundali considère cette évolution comme un « signal de danger ». Selon lui, la forte progression enregistrée récemment par la Bourse de Tunis ne reflète pas nécessairement une amélioration profonde des performances de l’économie productive, mais s’explique en grande partie par les résultats exceptionnels réalisés par le secteur bancaire.

Il met notamment en avant le risque d’un phénomène d’éviction : en mobilisant une part importante des ressources financières disponibles à travers l’émission de bons du Trésor destinés au financement du déficit public, l’État capte une partie des liquidités qui pourraient être orientées vers le financement des entreprises privées et de l’investissement productif.

L’économiste nuance toutefois son analyse en rappelant que la rentabilité des banques ne repose pas uniquement sur leur exposition aux titres publics. Elle provient également de leurs activités traditionnelles, notamment les marges d’intérêts et les commissions. Néanmoins, une dépendance croissante aux revenus liés au risque souverain pourrait, selon lui, constituer un facteur de fragilité pour l’équilibre financier global à moyen terme.

La reprise des échanges ce mercredi

À l’issue de cette interruption, la Bourse de Tunis a indiqué que la cotation reprendrait normalement à partir du mercredi 29 juillet, conformément aux procédures prévues par le règlement.

L’attention des investisseurs se porte désormais sur l’évolution des prochaines séances. Elles permettront de déterminer si la baisse de mardi correspond à une simple correction technique après plusieurs mois de hausse, ou si elle marque le début d’une phase plus durable de repli du marché tunisien.

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Vers une fusion entre le Groupe chimique tunisien et la CPG ? L’État prépare une refonte de la filière phosphate

29. Juli 2026 um 07:15

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a indiqué qu’une fusion entre la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et le Groupe chimique tunisien (GCT) était envisagée dans le cadre d’une vision de réforme déjà amorcée par la nomination d’un président-directeur général commun aux deux entreprises publiques.

Cette déclaration a été faite mardi devant l’Assemblée des représentants du peuple, lors de l’examen d’un accord de prêt de 110 millions d’euros accordé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), accompagné d’une subvention de 7 millions d’euros destinée à financer des investissements au profit de la CPG.

Une gouvernance déjà unifiée

Le processus de rapprochement entre les deux sociétés a été engagé avec la publication du décret n°79 du 1er juin 2026, qui a nommé Omar Bouzouada à la tête de la CPG et du GCT. Cette gouvernance unifiée est perçue comme la première étape d’une intégration plus poussée de l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction du phosphate jusqu’à sa transformation industrielle.

Sans confirmer officiellement une fusion juridique, le ministre a laissé entendre que cette option faisait partie des scénarios étudiés pour améliorer l’efficacité et la compétitivité du secteur.

Un secteur stratégique qui a perdu de son poids

Lors de son intervention, Samir Abdelhafidh a réaffirmé que le phosphate demeure un secteur souverain pour la Tunisie et que le choix politique du gouvernement est de préserver les entreprises publiques tout en relançant leur activité.

Le ministre a rappelé l’ampleur du recul enregistré depuis 2011. Alors que le phosphate représentait auparavant environ 4 % du produit intérieur brut et entre 9 % et 12 % des exportations tunisiennes, sa contribution est aujourd’hui tombée à seulement 0,5 % du PIB et près de 3 % des exportations. Cette chute est attribuée à une combinaison de perturbations sociales, de difficultés logistiques, d’un sous-investissement prolongé et d’une baisse des capacités de production.

Une relance fondée sur les investissements

La restructuration de la filière s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation. Le prêt de 110 millions d’euros de la BERD financera notamment le renouvellement des équipements miniers, l’acquisition de nouveaux matériels d’exploitation ainsi que la mise en place d’installations de filtration permettant de réutiliser jusqu’à 90 % des eaux industrielles utilisées dans les opérations minières. Les autorités estiment également que ces investissements pourraient accroître la capacité d’extraction d’environ 30 %.

Lire aussi : Tunisie : Le phosphate vise 9,4 millions de tonnes en 2035, après une décennie de panne

Parallèlement, le GCT bénéficie d’un financement distinct de 120 millions de dollars destiné à sécuriser son approvisionnement en phosphate et à moderniser ses installations industrielles, portant à près de 230 millions d’euros et de dollars les financements internationaux récemment mobilisés pour la filière.

Un plan de relance à long terme

Au-delà des financements en cours, les responsables de la CPG et du GCT ont présenté en juin une stratégie intégrée visant à porter la production de phosphate marchand à 9,4 millions de tonnes à l’horizon 2035 grâce à un programme d’investissements évalué à 2,7 milliards de dinars. Cette feuille de route prévoit une meilleure coordination entre l’extraction, le transport et la transformation afin de restaurer la compétitivité internationale du phosphate tunisien.

Cette ambition s’inscrit également dans les objectifs du plan national de développement 2026-2030, qui fait de la relance du phosphate l’un des leviers de la croissance économique et des exportations.

La possible fusion entre la CPG et le GCT constituerait ainsi un tournant majeur dans l’organisation de l’une des principales filières industrielles du pays, avec l’objectif affiché de retrouver progressivement le rôle moteur qu’elle occupait autrefois dans l’économie tunisienne.

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Kaïs Saïed accuse le « sionisme mondial » de chercher à déstabiliser les États

28. Juli 2026 um 15:09

Le président de la République Kaïs Saïed, a eu mardi 28 juillet un entretien téléphonique avec son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, consacré aux relations bilatérales entre Tunis et Le Caire ainsi qu’aux évolutions régionales.

Selon un communiqué de la présidence tunisienne, les deux dirigeants ont évoqué « les relations historiques solides » entre les deux pays et leur volonté de renforcer la coopération dans différents domaines. La situation générale dans la région a également occupé une place importante dans les discussions, dans un contexte marqué par la poursuite de la guerre à Gaza et les tensions au Moyen-Orient.

Lors de cet échange, Kaïs Saïed a réaffirmé que « la sécurité de l’Égypte fait partie de la sécurité nationale arabe », estimant que l’unité des positions arabes permettrait de relever les défis actuels.

Le président tunisien a également consacré une partie de son intervention à une critique de la mouvance sioniste. Il a déclaré que « le mouvement sioniste mondial » avait, selon lui, œuvré depuis le XIXe siècle à « affaiblir la nation » et chercherait aujourd’hui à provoquer des crises internes dans les États.

Lire aussi : Coupures de plus de 24 heures : Kaïs Saïed convoque la STEG, la SONEDE et plusieurs ministres

Cette référence au sionisme s’inscrit dans une ligne régulièrement exprimée par Kaïs Saïed, qui associe la question palestinienne à une critique plus large de l’ordre international actuel. Le chef de l’État tunisien a affirmé que les peuples étaient en train de se mobiliser contre un « système mondial injuste » et a appelé à l’émergence d’un « nouvel ordre humain ».

La question palestinienne au cœur des échanges

Les deux présidents ont également abordé la situation à Gaza. Kaïs Saïed a dénoncé ce qu’il a qualifié de « guerre d’extermination » visant le peuple palestinien, affirmant que « le droit du peuple palestinien ne disparaîtra ni par le temps ni par l’usage des armes les plus destructrices ».

La Tunisie maintient depuis le début du conflit une position très critique envers Israël, dénonçant les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza et appelant à un cessez-le-feu ainsi qu’à la protection des civils palestiniens.

Le dossier libyen évoqué

L’entretien a aussi porté sur la Libye. Les deux parties ont réaffirmé leur attachement à une solution politique « libyenne », rejetant toute issue imposée de l’extérieur. Kaïs Saïed a estimé que le peuple libyen, attaché à l’unité territoriale de son pays, était capable de parvenir à une solution acceptable.

Enfin, le président tunisien a renouvelé son invitation à Abdel Fattah Al-Sissi pour effectuer une visite officielle en Tunisie, dont la date devra être fixée prochainement.

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Enseignement supérieur : Le ministère publie la liste des établissements agréés et alerte contre les fausses annonces

28. Juli 2026 um 14:30

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a appelé les étudiants, les parents et les médias à la vigilance face aux publicités et annonces relatives aux établissements privés d’enseignement supérieur en Tunisie.

Dans un communiqué publié mardi 28 juillet 2026, le ministère a indiqué que la seule source officielle d’information concernant l’enseignement supérieur privé est le ministère lui-même, à travers son site internet, ses structures administratives et ses pages officielles.

Cette mise en garde concerne notamment les établissements privés proposant des formations dans le domaine de l’ingénierie ainsi que dans les différentes spécialités universitaires. Le ministère a précisé que la liste des institutions privées autorisées et les parcours de formation agréés doivent obligatoirement être vérifiés auprès des sources officielles.

Des annonces jugées trompeuses

Le département de l’Enseignement supérieur a averti contre la multiplication d’annonces publicitaires pouvant induire les futurs étudiants en erreur, notamment lors des périodes d’inscription universitaire.

Le ministère a souligné qu’il ne saurait être tenu responsable des inscriptions effectuées dans des établissements ne figurant pas sur la liste officielle des institutions privées autorisées.

Cette démarche vise à protéger les étudiants contre des formations non reconnues ou ne répondant pas aux normes d’accréditation en vigueur, qui pourraient avoir des conséquences sur la reconnaissance des diplômes obtenus.

Une liste officielle des établissements agréés

Dans son communiqué, le ministère a également publié la liste actualisée des établissements privés d’enseignement supérieur autorisés à assurer des formations dans le domaine de l’ingénierie.

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Les candidats souhaitant intégrer une université privée sont ainsi invités à consulter les informations disponibles sur les plateformes officielles avant toute démarche d’inscription ou de paiement de frais universitaires.

Le ministère rappelle que la reconnaissance officielle d’un établissement et de ses formations constitue une condition essentielle pour garantir la validité du parcours académique et professionnel des diplômés.

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Électricité : Le gouvernement étudie une feuille de route pour renforcer la stabilité du réseau l’été prochain

28. Juli 2026 um 13:07

Une étude consacrée aux causes des coupures d’électricité et aux solutions permettant d’améliorer la stabilité du réseau électrique tunisien a été présentée lors d’une séance de travail au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Le document met notamment l’accent sur le déploiement des compteurs intelligents comme préalable indispensable à une intégration efficace des systèmes de stockage par batteries, tout en estimant que leur subvention ne constitue pas, à ce stade, une solution économiquement pertinente.

La réunion s’est tenue sous la présidence du ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, en présence du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane. Y ont également participé le président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Fayçal Trifa, le directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaâ Bakkari, le directeur de la Transition énergétique au ministère, Abdelhamid Khalfallah, ainsi que plusieurs cadres du secteur.

Une analyse des causes des coupures

Selon les éléments présentés lors de cette séance, l’étude dresse un diagnostic des facteurs ayant contribué aux interruptions de courant observées ces dernières semaines, dans un contexte marqué par une forte hausse de la consommation électrique liée aux vagues de chaleur.

Les auteurs de l’étude estiment que l’architecture actuelle du réseau électrique tunisien ne permet pas encore d’intégrer efficacement des solutions de stockage d’énergie à grande échelle. Dans ces conditions, le recours aux batteries ne pourrait produire tous les effets attendus sur la stabilité du réseau sans une modernisation préalable des infrastructures.

Les compteurs intelligents jugés prioritaires

L’étude insiste sur la nécessité d’accélérer le déploiement des compteurs intelligents sur le réseau national. Selon ses auteurs, cette technologie constitue une étape indispensable pour permettre une gestion plus fine de la consommation et favoriser, à terme, l’intégration des batteries de stockage dans des conditions optimales.

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Les participants ont estimé que ces équipements permettraient de mieux équilibrer l’offre et la demande d’électricité, tout en réduisant les risques de surcharge susceptibles de provoquer des coupures.

Des réserves sur les subventions aux batteries

Le document comporte également une analyse économique des solutions de stockage. Celle-ci conclut que le coût actuel des batteries demeure élevé et que leur impact sur la stabilité globale du réseau reste limité dans la configuration actuelle.

Pour cette raison, l’organisation ayant présenté cette étude estime qu’il n’est pas opportun, à ce stade, de mettre en place un dispositif de subventions destiné à encourager l’acquisition de systèmes de stockage par batteries.

Un débat relancé par la crise électrique

Cette réflexion intervient alors que la Tunisie fait face à une pression sans précédent sur son système électrique. Durant l’été 2026, les épisodes de chaleur extrême ont entraîné une consommation record, dépassant les 6.000 MW lors des périodes de pointe, mettant à rude épreuve les capacités de production et de transport de la STEG.

Ces dernières semaines, plusieurs coupures de courant ont été enregistrées dans différentes régions du pays. La STEG a, à plusieurs reprises, appelé les consommateurs à rationaliser leur consommation, notamment pendant les heures de forte demande, afin de limiter la pression sur le réseau.

Le débat autour des batteries de stockage s’est intensifié ces derniers mois, certains experts y voyant une solution complémentaire pour améliorer la résilience du système électrique. Toutefois, l’étude présentée au ministère considère que la priorité doit être accordée à la modernisation du réseau, notamment à travers la généralisation des compteurs intelligents, avant d’envisager un soutien financier massif aux solutions de stockage.

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Électricité en Tunisie : Un déficit de 1.500 MW en heure de pointe

28. Juli 2026 um 12:46

La Tunisie fait face à une pression croissante sur son réseau électrique. Alors que les températures élevées font exploser la demande en électricité, le président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher Ktari, a estimé que le pays accuse un déficit de production d’environ 1.500 mégawatts (MW) aux heures de forte consommation.

Invité ce mardi sur Jawhara FM, le député a indiqué que la consommation électrique atteint désormais près de 6.000 MW lors des pics estivaux, alors que la capacité de production nationale de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) ne dépasse pas 4.500 MW. Cet écart de 1.500 MW constitue, selon lui, le principal défi énergétique auquel le pays est confronté.

La STEG a déjà annoncé des interruptions

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions sur le réseau électrique tunisien. Ces derniers jours, la STEG a déjà annoncé des interruptions programmées de l’alimentation électrique dans plusieurs régions afin de réaliser des interventions techniques, tandis que les autorités ont multiplié les appels à rationaliser la consommation durant les heures de pointe. La vague de chaleur exceptionnelle enregistrée cet été a également poussé la demande à des niveaux records.

Un déficit lié au manque de planification

Selon Maher Ktari, cette situation est le résultat d’un déficit de planification et du retard pris dans plusieurs projets structurants.

Il a notamment évoqué l’abandon, en 2018, du projet de centrale électrique de Skhira, qui devait renforcer significativement les capacités nationales de production, au profit d’une orientation vers le développement de l’énergie photovoltaïque. Toutefois, plusieurs projets solaires ont, selon lui, connu des retards ou des difficultés de réalisation.

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Le député a également rappelé qu’une nouvelle centrale thermique ne peut être construite en quelques mois, précisant qu’un tel projet nécessite généralement entre deux et trois ans avant sa mise en service.

Les investissements dans le solaire confrontés à plusieurs obstacles

Maher Ktari estime que le développement des énergies renouvelables demeure indispensable, mais se heurte aujourd’hui à plusieurs contraintes.

Il cite notamment les difficultés de financement des projets, le niveau élevé des taux d’intérêt ainsi que les obstacles rencontrés par les investisseurs. Il appelle ainsi à la mise en place de conditions de financement préférentielles afin d’encourager les investissements dans le secteur.

Le président de la Commission des finances a toutefois souligné l’avancement du chantier de la centrale photovoltaïque de Kairouan, d’une capacité de 100 MW, réalisé par des compétences tunisiennes et dont le taux d’exécution dépasserait désormais 40 %.

Des centrales électriques flottantes comme solution temporaire

Face à l’urgence, Maher Ktari propose une solution déjà utilisée dans plusieurs pays : le recours à des navires-centrales capables de produire de l’électricité.

Selon lui, la location de centrales flottantes pouvant fournir jusqu’à 400 MW permettrait de réduire temporairement le déficit de production et de sécuriser l’alimentation électrique durant les périodes de forte consommation, en attendant la mise en service de nouvelles infrastructures.

Cette proposition intervient alors que la question de la sécurité énergétique est devenue l’un des principaux défis économiques du pays. La hausse continue de la demande, le vieillissement d’une partie des infrastructures de production et les retards enregistrés dans plusieurs projets énergétiques accentuent la pression sur la STEG, qui cherche parallèlement à accélérer le développement des énergies renouvelables pour diversifier le mix énergétique tunisien.

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Le prix de l’or recule en Tunisie : Voici les nouveaux prix

28. Juli 2026 um 12:17

Après avoir atteint des niveaux historiques ces derniers mois, le prix de l’or connaît un net repli sur le marché tunisien. Le gramme d’or se négocie désormais entre 370 et 380 dinars, contre près de 500 dinars au plus fort de la hausse, selon le président de la Chambre nationale des commerçants de bijoux, Hatem Ben Youssef.

Intervenant mardi 28 juillet 2026 sur les ondes de Mosaïque FM, Hatem Ben Youssef a estimé que le métal précieux était redevenu « accessible », après plusieurs mois marqués par une flambée exceptionnelle des prix qui avait fortement freiné les achats de bijoux et d’objets en or.

Le responsable professionnel a également indiqué que le prix de l’or vendu « au poids » ou issu de bijoux d’occasion (« casse ») se situe actuellement autour de 260 dinars le gramme. Ce tarif varie toutefois selon la pureté du métal, son état et la qualité du bijou.

Une hausse spectaculaire depuis fin 2024

Selon Hatem Ben Youssef, le gramme d’or s’échangeait entre 260 et 300 dinars à la fin de l’année 2024. Les cours ont ensuite connu une progression rapide, portée par les tensions géopolitiques et l’envolée des prix sur les marchés internationaux, jusqu’à atteindre un sommet d’environ 500 dinars le gramme.

Lire aussi : Or : Le gramme s’approche des 500 dinars sur le marché tunisien

Cette hausse s’était répercutée directement sur le marché tunisien, où les bijoutiers avaient constaté un ralentissement de la demande, de nombreux consommateurs reportant leurs achats en raison du coût élevé des bijoux.

Les marchés mondiaux restent déterminants

Les prix de l’or en Tunisie sont étroitement liés aux cours internationaux, eux-mêmes influencés par les crises géopolitiques, les politiques monétaires des grandes banques centrales et les mouvements des investisseurs vers les actifs considérés comme des valeurs refuges.

Selon Hatem Ben Youssef, la guerre entre la Russie et l’Ukraine a constitué l’un des principaux facteurs ayant alimenté la flambée des prix ces dernières années. À l’inverse, il estime que le conflit entre les États-Unis et l’Iran a contribué à la récente baisse des cours, dans un contexte de réajustement des marchés.

Malgré ce recul, le prix du gramme demeure sensiblement supérieur aux niveaux observés il y a deux ans, ce qui témoigne d’un marché encore marqué par une forte volatilité et dépendant de l’évolution de la conjoncture internationale.

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Tunisie : La figue de Barbarie se fait rare cet été, une récolte amputée jusqu’à 70%

28. Juli 2026 um 11:31

La figue de Barbarie, fruit emblématique de l’été tunisien, se fait particulièrement rare cette saison sur les marchés. Cette baisse de disponibilité s’explique par un recul important de la production, conséquence des dégâts causés par la cochenille carmin, mais aussi par les conditions climatiques extrêmes qui ont fragilisé les plantations.

Selon le président de l’Union locale de l’agriculture et de la pêche (UTAP) de Bouargoub, Sami Houeidi, les pertes enregistrées sur la récolte de figues de Barbarie atteignent près de 70 %. Dans une déclaration à Mosaïque FM, il a indiqué que, malgré le recul de la propagation de la cochenille carmin dans plusieurs zones, ses effets continuent de peser sur la production.

À cette menace phytosanitaire se sont ajoutées les fortes températures estivales, notamment les épisodes de chergui, ainsi que le manque d’eau, qui ont davantage affaibli les cultures et réduit les rendements.

Les agriculteurs tentent de limiter les pertes

Face à cette situation, les agriculteurs ont multiplié les efforts pour sauver une partie des plantations et préserver la prochaine saison. Sami Houeidi a souligné les efforts consentis par les producteurs de Bouargoub pour réduire l’impact des conditions difficiles, malgré la succession des contraintes climatiques et sanitaires.

Lire aussi : À Zelfen, le bastion de la figue de Barbarie menacé par la cochenille

Concernant la variété « hindi amless », attendue sur les marchés à partir du mois de septembre, la baisse de production devrait être moins importante. Les estimations font état d’un recul d’environ 20 % de la récolte.

La région de Bouargoub, dans le gouvernorat de Nabeul, figure parmi les principales zones productrices de cette variété, avec une production annuelle qui avoisine les 10 000 tonnes. Les superficies consacrées à cette culture atteignent environ 850 hectares, auxquelles s’ajoutent de nouvelles plantations entrées récemment en production.

Un secteur stratégique menacé par les aléas climatiques

La Tunisie compte parmi les pays producteurs de figues de Barbarie, également appelées « hindi » ou « Sultan el Ghella ». La région de Kasserine, notamment la délégation de Thala, est particulièrement connue pour cette culture qui représente une source importante de revenus pour de nombreux agriculteurs.

Ces dernières années, la filière a toutefois été confrontée à plusieurs défis, notamment l’apparition de la cochenille carmin, un insecte ravageur qui s’attaque aux raquettes du cactus, ainsi qu’aux effets du changement climatique marqués par la hausse des températures et la raréfaction des ressources hydriques.

Alors que la demande reste forte pour ce fruit très apprécié des Tunisiens durant la période estivale, la baisse de l’offre pourrait entraîner une hausse des prix et affecter les revenus des producteurs, dans un contexte déjà marqué par les difficultés rencontrées par plusieurs filières agricoles.

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Batteries solaires en Tunisie : Une fausse solution face à une crise électrique structurelle ?

28. Juli 2026 um 10:29

Alors que la Tunisie traverse une période marquée par des coupures d’électricité répétées en raison de la forte pression exercée sur le réseau durant les pics de consommation estivaux, la question du stockage de l’énergie revient au centre des débats.

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a récemment autorisé l’installation de batteries de stockage pour les systèmes photovoltaïques résidentiels raccordés au réseau basse tension. Cette décision permet désormais aux particuliers équipés de panneaux solaires de conserver une partie de l’électricité produite durant la journée afin de l’utiliser ultérieurement.

Jusqu’à présent, l’absence de cadre technique clair limitait l’intégration de ces solutions dans les installations photovoltaïques connectées au réseau. Cette évolution intervient dans un contexte marqué par une forte demande électrique liée notamment aux températures extrêmes et à l’utilisation massive des climatiseurs.

Une organisation alerte sur les limites du stockage individuel

Dans une publication diffusée sur Facebook, l’Organisation tunisienne des énergies propres a indiqué avoir participé à une séance d’audition au ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, en présence notamment du ministre Salah Zouari, du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique Wael Chouchane, du PDG de la STEG Fayçal Trifa et de responsables de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

L’organisation affirme avoir présenté une étude consacrée aux causes des coupures d’électricité ainsi qu’aux solutions envisageables à court et moyen terme pour réduire les risques de perturbations durant les prochaines saisons estivales.

Lire aussi : Tunisie : La CONECT plaide pour le stockage de l’électricité dans les foyers

Selon elle, le système électrique actuel n’est pas encore suffisamment adapté pour intégrer massivement les solutions de stockage. Elle insiste notamment sur la nécessité d’accélérer le déploiement des compteurs intelligents afin de permettre une meilleure gestion de l’énergie stockée et une interaction efficace avec le réseau.

L’organisation a également exprimé des réserves concernant l’octroi de subventions publiques aux batteries de stockage, estimant que leur coût reste élevé et que leur impact sur la stabilité globale du réseau pourrait être limité dans les conditions actuelles.

La STEG mise aussi sur le stockage à grande échelle

L’autorisation des batteries pour les particuliers ne constitue pas la seule évolution dans ce domaine. La STEG travaille également sur des projets de stockage d’énergie par batteries à l’échelle du réseau électrique national.

La compagnie a lancé des projets de systèmes de stockage par batteries (BESS) destinés au réseau électrique, avec notamment un projet annoncé de plusieurs centaines de mégawatts et plusieurs centaines de mégawattheures de capacité de stockage.

Ces dispositifs industriels ont un objectif différent des batteries domestiques : ils doivent permettre d’améliorer la flexibilité du réseau, d’intégrer davantage les énergies renouvelables et de mieux gérer les périodes de forte demande.

Une solution parmi d’autres face aux coupures

L’autorisation des batteries résidentielles pourrait offrir une réponse partielle aux ménages disposant déjà d’installations photovoltaïques, en particulier pour réduire leur dépendance au réseau durant certaines périodes de coupure.

Mais les spécialistes soulignent que le stockage individuel ne peut pas, à lui seul, résoudre une crise électrique structurelle. La sécurisation de l’approvisionnement nécessite également le renforcement des capacités de production, la modernisation du réseau, l’amélioration de la gestion de la demande et l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables.

La crise actuelle a ainsi relancé le débat sur le modèle énergétique tunisien : faut-il privilégier des solutions individuelles permettant aux consommateurs de gagner en autonomie, ou investir davantage dans des infrastructures collectives capables de répondre aux besoins de l’ensemble du pays ?

Dans ce contexte, les batteries apparaissent comme un outil supplémentaire, mais leur efficacité dépendra largement de leur intégration dans une stratégie énergétique globale.

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Corruption financière : Le styliste de Leïla Ben Ali devant la justice tunisienne en octobre

28. Juli 2026 um 09:57

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près du tribunal de première instance de Tunis examinera, le 13 octobre 2026, une nouvelle affaire impliquant le créateur de mode personnel de l’ancienne première dame Leïla Ben Ali.

Selon les éléments du dossier, l’affaire concerne des accusations liées à l’exploitation présumée de l’influence et de la proximité du prévenu avec Leïla Trabelsi Ben Ali, dont il était le styliste attitré, afin d’obtenir des avantages et des gains financiers considérés comme indus.

Relation avec l’entourage présidentiel

Le chargé général du contentieux de l’État a déjà déposé ses demandes civiles dans cette affaire, dans laquelle la justice examine les conditions dans lesquelles le prévenu aurait bénéficié de sa relation avec l’entourage présidentiel sous l’ancien régime.

Ce dossier intervient alors que le même accusé a déjà fait l’objet d’une condamnation judiciaire. La justice tunisienne avait prononcé à son encontre une peine de six ans de prison ainsi qu’une amende dépassant les 4 millions de dinars.

Une autre affaire portant sur l’obtention de crédits

Cette condamnation concernait une autre affaire portant sur l’obtention de crédits et de facilités bancaires dans des conditions jugées irrégulières, notamment à travers des pratiques de favoritisme et sans garanties suffisantes, pour financer la création d’une chaîne de magasins dans la capitale.

Lire aussi : Le styliste de Leïla Ben Ali rattrapé par la justice tunisienne

Les affaires impliquant des proches de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse Leïla Trabelsi restent parmi les dossiers emblématiques de la période post-révolution, plusieurs procédures judiciaires ayant été engagées autour de soupçons d’enrichissement illicite, de corruption et d’abus d’influence.

La nouvelle audience prévue en octobre devra permettre à la juridiction spécialisée de poursuivre l’examen des faits reprochés et des demandes civiles présentées au nom de l’État tunisien.

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