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Tunisie-Ligue arabe : Nafti réaffirme l’engagement de la Tunisie en faveur de l’action arabe commune

Von: tmps
23. Juli 2026 um 11:53
M. Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, a reçu aujourd’hui, Mercredi 22 juillet 2026, un appel téléphonique de M. Nabil Fahmy, Secrétaire Général de la Ligue des Etats Arabes.
Cet entretien a été l’occasion pour le Secrétaire Général de présenter sa vision et le plan d’action qu’il entend mettre en œuvre pour promouvoir le système d’action arabe commune, de manière à renforcer l’efficacité de la Ligue des Etats Arabes et à élever ses performances face aux défis actuels, répondant ainsi aux aspirations des pays arabes et de leurs peuples en matière de sécurité et de développement global.
Le Secrétaire Général a également exprimé ses sincères remerciements et sa gratitude à la Tunisie pour son soutien et son appui à l’occasion de son élection au poste de Secrétaire Général de la Ligue des Etats Arabes, saluant les positions constantes de la Tunisie dans la défense des causes arabes justes lors des différentes réunions régionales et internationales.
De son côté, le Ministre a confirmé la volonté de la Tunisie de poursuivre la coopération et la coordination avec le Secrétariat Général de la Ligue des Etats Arabes afin de contribuer activement au renforcement de l’action arabe commune et à la modernisation de ses mécanismes, au service des intérêts des pays arabes et en réponse aux aspirations de leurs peuples à consolider les fondements de la sécurité, de la stabilité, du développement et de la prospérité dans la région arabe.
Le Ministre a en outre réaffirmé l’engagement constant de la Tunisie à continuer d’apporter son soutien aux institutions et organisations arabes opérant sur son territoire, et à réunir les conditions adéquates pour leur permettre de s’acquitter au mieux de leurs missions, partant de sa conviction quant à l’importance de leur rôle dans la consolidation de l’action arabe commune au cours des dernières décennies, et au service des intérêts arabes communs dans les divers domaines relevant de leurs compétences, qu’ils soient culturels, éducatifs, scientifiques, technologiques ou sécuritaires.
Les deux parties ont échangé leurs points de vue sur les principaux développements régionaux et internationaux, et ont souligné l’importance de renforcer la solidarité arabe ainsi que d’intensifier la coordination et la concertation pour faire face aux défis et aux risques que connaît la région.
Dans ce cadre, le Ministre a réitéré la position ferme et de principe de la Tunisie en faveur des droits du peuple palestinien, au premier rang desquels figure son droit à l’établissement de son État indépendant et souverain sur l’ensemble du territoire de la Palestine, avec Al-Qods Al-Charif pour capitale.

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Pour mieux gérer les coupures de courant : les panneaux solaires peuvent atténuer l’effet, mais à certaines conditions 

Von: tmps
23. Juli 2026 um 10:15

La question se pose toujours à chaque coupure de courant. L’énergie des panneaux solaires, vous protège-t-elle d’éventuelles coupures de courant ?  Avec ces panneaux, est-il possible d’avoir de l’électricité alors que la STEG en arrête l’exploitation ? 

En ces temps de canicule, le pays est concerné par de possibles délestages pour faire face aux économies d’énergie. C’et quoi un délestage? Il s’agit de la suppression momentanée et volontaire du courant électrique pour un certain nombre de foyers. Le but est d’éviter une éventuelle saturation qui conduirait à un black-out. S’il peut sembler lointain, le spectre d’une panne de courant généralisée n’est pas impossible. Un tel phénomène s’est produit en Tunisie en 2023, et il a été plus évident en 2006, déconnectant 10% des clients sur tout le continent européen. L’Europe a frôlé le black-out !

Du coup, certains pensent à l’usage des panneaux solaires qui pourraient constituer une solution très pratique à ces coupures. Est-ce possible ?

Malgré son caractère inépuisable et gratuit, l’énergie solaire récoltée par les panneaux photovoltaïques et transformée en courant irrigue le réseau électrique. À ce titre, les propriétaires d’installations solaires sont concernés : l’énergie de vos panneaux solaires vous protège-t-elle d’éventuelles coupures de courant ? Une installation photovoltaïque continue-t-elle à fonctionner en cas de coupure de courant ?

La réponse risque de décevoir beaucoup d’usagers des panneaux solaires. En cas de panne générale sur le réseau électrique, si votre installation est composée de panneaux solaires traditionnels, elle se met automatiquement en veille et l’énergie solaire cesse d’être récoltée et injectée. Votre système photovoltaïque se met au point mort. Un système de découplage des onduleurs coupe tout fonctionnement (c’est la loi !), afin de protéger les biens et les personnes. En cas de panne, pas de danger d’électrocution.

Lorsque le courant fonctionne de nouveau sur le réseau, votre système photovoltaïque se remet en marche tout seul, sans nécessiter la moindre manœuvre de votre part. 

Pour résumer, il faut rappeler que l’essor de l’énergie solaire résidentielle en Tunisie repose sur un mécanisme technique éprouvé : l’injection directe sur le réseau de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG). Dans cette configuration, l’électricité générée par les modules photovoltaïques est instantanément déversée dans le réseau public, tandis que le foyer continue de s’approvisionner de manière conventionnelle. La STEG opère ensuite une compensation comptable entre l’énergie injectée et l’énergie soutirée.

Si ce cadre réglementaire a permis de démocratiser l’accès au solaire en valorisant financièrement chaque kilowattheure produit, il repose sur une dépendance technique absolue. L’usager reste tributaire de la stabilité du réseau national, transformant le producteur d’énergie en simple spectateur dès que le système central vacille.

Cette absence de dispositif d’«îlotage» coupe le flux solaire vers l’habitation. Résultat : le ménage équipé se retrouve plongé dans le noir, au même titre que n’importe quel abonné démuni de panneaux. Ce garde-fou technique, indispensable à la stabilité globale, met en exergue les limites intrinsèques d’une transition énergétique pensée uniquement à travers le prisme de la centralisation. N’est-ce pas, STEG ?

Des batteries pour avoir de l’électricité

Toutefois, certaines installations photovoltaïques contiennent une batterie en plus de l’onduleur, ce qui permet alors de stocker de l’énergie. C’est pourquoi, avant tout achat, il convient de bien choisir son installation solaire auprès d’un professionnel.

Les avantages d’une batterie de stockage solaire consistent à renforcer son indépendance énergétique et à produire votre propre énergie photovoltaïque et l’utiliser en différé. Choisir une batterie de stockage, c’est aussi protéger la planète en divisant vos émissions de CO² par 3 : une alternative écolo au vieux groupe électrogène fonctionnant au fioul.

D’autres alternatives à encourager

Le Groupement professionnel des énergies renouvelables a appelé à accélérer la finalisation des cadres technique et réglementaire nécessaires à l’adoption des systèmes de stockage d’électricité à domicile. Cette mesure permettrait aux citoyens et aux entreprises de stocker l’énergie produite par les panneaux solaires, considérant cette orientation comme une étape stratégique pour soutenir l’autoproduction énergétique et renforcer la sécurité énergétique en Tunisie.

Dans un communiqué, le groupement a salué les déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafeh  Bakri, concernant l’orientation vers l’adoption de solutions de stockage d’électricité dans les habitations. Il a appelé l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à accélérer la mise en œuvre de ce système.

Le groupement a précisé que les installations d’autoproduction équipées de batteries de stockage contribueraient à réduire l’impact des coupures électriques, à alléger la pression sur le réseau national, notamment lors des périodes de forte demande, et à améliorer la qualité de l’approvisionnement en électricité.

Il a également appelé à mettre en place des mesures incitatives pour encourager les citoyens à investir dans ces systèmes, notamment à travers la réduction ou l’exonération des droits de douane sur les batteries de stockage et la révision des taxes appliquées aux panneaux solaires.

Kamel ZAIEM

 

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La STEG ouvre la voie au stockage d’énergie pour les installations photovoltaïques résidentielles

Von: tmps
23. Juli 2026 um 09:56

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé mercredi que les clients résidentiels sont désormais officiellement autorisés à installer des batteries de stockage pour les systèmes photovoltaïques raccordés à des onduleurs hybrides.

Dans un communiqué, la STEG a qualifié cette mesure de « stratégique », estimant qu’elle s’inscrit dans le cadre de la promotion des investissements dans les énergies renouvelables, alors que la Tunisie fait face à des températures exceptionnellement élevées et à une forte pression sur le réseau électrique national.

Selon la société, cette décision permettra aux particuliers équipés de panneaux solaires de continuer à alimenter leurs habitations grâce à l’électricité stockée dans leurs batteries, y compris lors des coupures temporaires d’électricité liées aux opérations de délestage du réseau.

La STEG a toutefois appelé les usagers à respecter les exigences techniques prévues, afin de garantir la sécurité de ses agents et techniciens lors des interventions de maintenance sur le réseau, ainsi que la protection des installations domestiques.

L’entreprise a également indiqué avoir mis en ligne, sur son site internet, un guide technique de plus de 140 pages, rédigé en français et destiné au grand public, aux services techniques de la STEG et aux installateurs agréés.

Ce document précise les conditions et les spécifications minimales à respecter pour la conception, l’installation et la maintenance de ces systèmes de stockage d’énergie.

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Saïed : l’État ne tolérera ni les coupures ni les incendies criminels

Von: tmps
23. Juli 2026 um 09:52

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, mercredi, 22 juillet, au palais de Carthage, une réunion sur les coupures prolongées d’eau, d’électricité et les incendies

Y ont été présents, les ministres de l’intérieur, de l’équipement chargé de l’industrie et de l’énergie, de l’agriculture, les PDG de la STEG et de la SONEDE, et le directeur général de la protection civile, selon un communiqué de la présidence de la République.

D’emblée, le chef de l’État a affirmé qu’il suit de près, à toute heure, la situation dans l’ensemble du pays, soulignant que les coupures d’eau et d’électricité, conjuguées aux incendies, constituent des « phénomènes hors normes ». Il a averti que l’État ne restera pas « les bras croisés » face à quiconque cherche à nuire aux citoyens et à attiser les tensions.

Sur les coupures prolongées, le président Saïed a été catégorique. Des interruptions dépassant vingt-quatre heures dans plusieurs régions sont « inacceptables ».

Il exige d’y mettre fin immédiatement, imposant deux règles non négociables : informer les citoyens à l’avance et choisir des horaires adaptés si des coupures restent inévitables.

Lors de cette réunion, Le chef de l’État a également rendu hommage aux unités de la protection civile pour leurs interventions rapides et efficaces dans la lutte contre les incendies, menées en coordination avec les structures militaires, sécuritaires et administratives compétentes.

Il a salué le dévouement sans limite dont tous ont fait preuve, animés par le sens du devoir national.

Le président de la République a conclu en réaffirmant que le peuple tunisien, fort de sa conscience, résistera à toute tentative de déstabilisation, quelle qu’en soit la source.

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Tunisie-ONU : Nafti plaide pour un partenariat stratégique renforcé et un financement accru du développement

Von: tmps
23. Juli 2026 um 09:45

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a appelé mercredi à renforcer le partenariat stratégique entre la Tunisie et le système des Nations unies, à l’occasion d’une réunion avec la coordinatrice résidente et les représentants des agences, fonds et programmes onusiens accrédités dans le pays.

Selon un communiqué, le chef de la diplomatie a souligné que la coopération avec l’ONU repose sur des relations historiques fondées sur la confiance, le respect mutuel et l’attachement au multilatéralisme.

Il a insisté sur la finalisation du nouveau cadre de coopération stratégique pour la période 2027-2031, en cohérence avec les priorités du Plan national de développement 2026-2030.

Nafti a plaidé pour un partenariat dépassant le cadre des projets ponctuels, axé sur le renforcement des capacités nationales, le transfert de technologies et l’obtention de résultats concrets.

Il a également appelé à la mise en place de mécanismes innovants de financement du développement, notamment à travers la création d’un pôle commun dédié au financement du développement et de l’investissement.

La coordinatrice résidente de l’ONU, Rana Taha, a salué les relations de coopération avec la Tunisie et réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner le pays dans la mise en œuvre de son plan de développement.

Elle a également exprimé le soutien de l’organisation à la mobilisation de financements internationaux et à l’achèvement des consultations sur le futur cadre de coopération.

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Situation paradoxale dans l’enseignement : les résultats s’améliorent, mais le niveau général reste bas

Von: tmps
23. Juli 2026 um 09:20

Les très bonnes notes sont de plus en plus banalisées dans nos écoles. Les résultats positifs observés chaque année chez nos élèves du primaire et du secondaire reflètent-ils vraiment leur valeur réelle ? Nos élèves sont-ils devenus des génies ? Les enseignants font-ils preuve de largesse en attribuant de bonnes notes ? Y a-t-il un dysfonctionnement au niveau de l’évaluation des élèves ? Sans doute d’autres causes sont-ils à l’origine du malaise éducatif en Tunisie.

Cependant, tout le monde parle du niveau scolaire qui baisse d’une année à l’autre. Pourtant, les chiffres officiels disent que les résultats ne cessent de s’améliorer chez nos élèves, à en juger par les chiffres fournis chaque fin d’année scolaire par le ministère de l’Education. Des élèves qui passent aux niveaux supérieurs avec 18/20 et 19/20 de moyenne et des candidats au bac qui obtiennent des moyennes hors normes. Alors que jadis, il fallait suer sang et eau pour atteindre l’excellence ou même l’optimum. La situation semble tenir du paradoxe. D’une énigme même ! Aussi faut-il chercher les paramètres nécessaires pour expliquer ce phénomène, l’élucider. 

Des résultats scolaires pas toujours fiables 

Les données officielles du ministère de l’Éducation tunisien pour l’année scolaire 2024-2025 montrent des statistiques précises sur les taux de réussite aux différents niveaux scolaires (primaire, collège, lycée). Le taux global de réussite varie selon les cycles scolaires, avec une amélioration progressive observée dans plusieurs régions du pays. Au niveau primaire, on parle, selon les dernières statistiques, de 93,5% de réussite. Au collège (enseignement de base) on compte 79,2% et au niveau de l’enseignement secondaire, on recense 78,8% de réussite. Quant à l’enseignement privé (collèges et lycées réunis), il s’agit de 79,2% de réussite. Ces chiffres nous montrent que le nombre des élèves qui passent à la classe supérieure est en croissance constante, tous cycles confondus. Sans parler des élèves du primaire où les bonnes notes se donnent à la pelle. Or, ces bons résultats ne reflètent pas toujours un bon niveau de nos élèves. 

A quoi est due cette boulimie de bonnes notes ?             

Sur ce point, les idées divergent : il y a ceux qui pensent que les élèves d’aujourd’hui ne sont pas plus bêtes que ceux d’antan et qu’il suffit de voir les taux élevés de réussite enregistrés chaque année dans nos écoles pour conclure que le niveau de nos élèves est dans l’ensemble satisfaisant. Toujours est-il que le système éducatif actuel, avec toutes ses insuffisances et ses faiblesses, est à l’origine de cette boulimie de bons résultats scolaires et cette envie des parents de voir leurs enfants exceller dans leurs études. Conséquence : le niveau réel de l’élève se mesure ainsi à l’aune du seul score réalisé à l’examen. Mais, il faut signaler que d’autres facteurs sont entrés en jeu dans les vingt dernières années. D’abord, la banalisation des 20/20 obtenus aisément par les élèves dans toutes les matières, ensuite le système d’évaluation des enseignants devenus de plus en plus indulgents, généreux, voire complaisants. Ajoutons à cela, le recours de la part de certains élèves à des procédés illicites, notamment la fraude lors des examens, une pratique qui se développe grâce aux technologies modernes, le téléphone portable par exemple. Outre le rachat accordé souvent automatiquement ou arbitrairement aux élèves ayant obtenu 9/20 de moyenne annuelle pour leur permettre d’accéder à la classe supérieure. Enfin et surtout, le recours aux cours particuliers, devenus presqu’une condition sine qua non à tout succès scolaire. Sans compter le gonflement des notes octroyées aux élèves des établissements privés où le taux de réussite a toujours été élevé. A l’école publique comme à l’école privée, les notes sont souvent supérieures aux efforts fournis par les apprenants, ce qui contribue sans doute à la baisse du niveau de nos élèves. Avec tous ces inconvénients dont souffre notre système éducatif, on se targue encore aujourd’hui, au niveau des autorités de tutelle, de dire que notre éducation est en bonne santé.

Un système d’évaluation à réviser 

Pourtant, ni les conditions de travail dans nos écoles ni l’infrastructure précaire et dégradante dont souffre la majorité des établissements scolaires, ne favorisent ces succès scolaires qu’on enregistre chaque année. Aussi peut-on remarquer pendant plus d’une décennie, et surtout depuis la Révolution, une sorte de laisser-aller dans nos établissements scolaires où se multiplient actes de violence entre élèves et contre le corps enseignant ou membres de l’administration, menant à un état chaotique dans pas mal d’établissements scolaires. La conjoncture politique, économique et sociale y était certainement pour quelque chose. Ici, on agresse un(e) enseignant(e), là, on violente un directeur de collège ou de lycée, là encore, des énergumènes font irruption dans l’enceinte de l’école, à mains armées, semant la terreur parmi les élèves et les enseignants ! Une situation on ne peut plus délicate, fâcheuse et embarrassante pour la bonne marche des études et le bon fonctionnement des établissements scolaires, ce qui déteint négativement sur le bon déroulement de la scolarité des élèves et sur leurs résultats. 

Et dire qu’aucune mesure efficace n’a été prise par les autorités compétentes depuis l’organisation de la consultation nationale sur l’éducation en Tunisie (dont les résultats sont restés lettre morte) pour mettre fin à ce chaos sévissant dans la majorité de nos écoles, dans toutes les régions du pays. Dans de telles circonstances et à ce rythme, on va certainement y laisser des plumes. La situation va empirer encore, même si on continue d’octroyer des 20/20 aux copies des élèves et qu’on se retrouve en fin d’année scolaire avec des scores très élevés. Ce n’est là que la partie submergée de l’iceberg : notre système éducatif est en péril, il faut le sauver ! Une Révolution a eu bien lieu dans le pays, cela doit absolument influer sur l’école, l’éducation et la formation des hommes de demain. Des voix s’élèvent partout (parents, enseignants, pédagogues, syndicats…) pour exiger de nouvelles réformes scolaires qui prennent en considération l’équilibre entre formation et résultat, pour redorer l’image du système éducatif tunisien et remettre en valeur le diplôme obtenu par nos élèves.

Hechmi KHALLADI

 

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Plan de développement 2026-2030 : souveraineté économique, restructuration de la dette et défis de la mise en œuvre

Von: tmps
23. Juli 2026 um 08:27

Par Mondher AFI

 Dans les économies en transition, la planification constitue un instrument essentiel de gouvernance. Elle permet de fixer les priorités nationales, de coordonner l’action des institutions et d’orienter les ressources vers les objectifs de développement. Toutefois, la portée d’un plan de développement dépend de plusieurs facteurs : la disponibilité des financements, la capacité administrative, la qualité de la gouvernance et l’efficacité des mécanismes de suivi et d’évaluation.

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a réuni, le 20 juillet au palais de Carthage, la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, ainsi que le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri.

Cette réunion a été consacrée à l’examen de la loi récemment promulguée portant approbation du Plan de développement 2026-2030, appelé à constituer le principal cadre stratégique de l’action publique au cours des cinq prochaines années. Les échanges ont porté sur les conditions de mise en œuvre du plan ainsi que sur les principaux défis économiques et financiers qui l’accompagnent.

La question de la dette publique a constitué l’un des principaux thèmes abordés lors de la réunion présidée par le président de la République, Kaïs Saïed. Les échanges ont porté sur l’évolution de l’endettement au cours des dernières décennies ainsi que sur son impact dans le financement des politiques publiques et du développement économique.

Selon les éléments présentés au cours de la réunion, une partie des emprunts contractés n’aurait pas produit les effets économiques et sociaux escomptés. Cette lecture distingue le volume des ressources mobilisées des résultats effectivement obtenus en matière d’investissement, d’amélioration des infrastructures ou de développement des services publics. Elle renvoie plus largement à la question de l’efficacité de l’utilisation de l’endettement comme instrument de financement de l’action publique.

Dans le même temps, il a été rappelé que la Tunisie a continué à honorer ses engagements financiers en assurant le remboursement des échéances prévues. Cette précision met en évidence deux dimensions distinctes de la politique d’endettement : d’une part, le respect des obligations contractuelles de l’État vis-à-vis de ses créanciers, d’autre part, l’évaluation de la contribution réelle des emprunts aux objectifs de développement.

Les discussions ont également porté sur l’hypothèse d’une réorientation d’une partie de la dette vers des investissements consacrés à la réhabilitation des infrastructures publiques. Cette orientation s’inscrit dans une réflexion portant sur les modalités de financement du développement et sur les instruments susceptibles d’accroître la capacité d’investissement de l’État tout en limitant les contraintes liées au poids de la dette.

Sur le plan économique, une telle démarche implique toutefois plusieurs conditions. Elle suppose l’existence de mécanismes financiers adaptés, un cadre juridique compatible avec les engagements en vigueur ainsi que, selon les situations, des négociations avec les partenaires et les créanciers concernés. Sa faisabilité dépend également des marges budgétaires disponibles, des conditions des marchés financiers et des dispositifs institutionnels permettant d’assurer le suivi des investissements financés.

Au-delà de l’orientation annoncée, la mise en œuvre d’un tel mécanisme soulève des questions relatives à la sélection des projets prioritaires, à l’évaluation de leur rentabilité économique et sociale, aux modalités de gouvernance ainsi qu’aux procédures de contrôle et de transparence. Ces éléments sont généralement considérés comme des facteurs déterminants pour apprécier la capacité d’une politique de réorientation de la dette à produire des effets durables sur le développement économique et la qualité des services publics.

 

Les conditions institutionnelles de la mise en œuvre

L’adoption d’un plan de développement constitue une première étape dans la conduite de l’action publique. Sa traduction en résultats concrets dépend toutefois de la capacité des institutions à transformer les orientations stratégiques en programmes opérationnels, dotés d’objectifs clairement définis, de ressources identifiées et d’un calendrier d’exécution réaliste.

Dans cette perspective, la réussite d’un plan national ne repose pas uniquement sur la définition des priorités. Elle suppose également l’existence d’une gouvernance fondée sur la planification, l’anticipation et l’évaluation. Les expériences internationales montrent que les stratégies de développement les plus performantes s’appuient sur une articulation permanente entre la décision politique, la programmation administrative, la gestion budgétaire et le suivi des résultats.

La mise en œuvre implique également une répartition explicite des responsabilités entre les différentes institutions de l’État. Cette clarification favorise la cohérence de l’action publique, limite les chevauchements de compétences et facilite la coordination des interventions à chaque étape du cycle des politiques publiques, depuis la conception des projets jusqu’à leur évaluation.

Par ailleurs, la réalisation des objectifs annoncés dépend de plusieurs facteurs complémentaires : la disponibilité des ressources financières, la qualité des capacités administratives, la simplification des procédures, la maîtrise des délais d’exécution et la continuité de l’action publique malgré les contraintes conjoncturelles. À ces éléments s’ajoute la nécessité de disposer de mécanismes réguliers de suivi, d’indicateurs de performance et d’évaluations périodiques permettant de mesurer les écarts entre les objectifs fixés et les résultats effectivement obtenus.

Dans cette approche, la gouvernance ne se réduit pas à une coordination entre institutions. Elle renvoie à un mode de gestion fondé sur la responsabilité, la transparence, l’allocation efficiente des ressources, la capacité d’adaptation aux évolutions économiques et l’amélioration continue des politiques publiques. C’est généralement l’articulation de ces différents facteurs qui détermine, à moyen et à long terme, la capacité d’un plan de développement à produire des effets durables sur la croissance, les infrastructures et les services publics.

Une stratégie inscrite dans la durée

Les orientations retenues pour la période 2026-2030 s’inscrivent dans une démarche de planification à moyen et à long terme, visant à donner une plus grande cohérence à l’action publique. Au-delà de la définition d’objectifs stratégiques, cette approche repose sur la transformation des priorités nationales en programmes opérationnels, accompagnés de mécanismes de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation.

Dans cette perspective, la portée d’un plan de développement ne se mesure pas uniquement à l’ambition des orientations qu’il énonce, mais à sa capacité à produire des résultats observables sur les plans économique, social et territorial. L’efficacité de la planification dépend ainsi de la traduction des projets programmés en réalisations concrètes, susceptibles de générer des effets durables sur la croissance, l’emploi, les infrastructures, les services publics et les conditions de vie de la population.

Le cadre retenu repose également sur une logique de programmation progressive. Les objectifs définis pour l’horizon 2030 sont appelés à être déclinés en étapes successives, permettant d’ajuster les interventions publiques en fonction de l’évolution de la conjoncture économique, des capacités de financement, des contraintes budgétaires et des résultats effectivement obtenus au cours de l’exécution du plan. Cette démarche traduit une conception dynamique de la planification, fondée sur l’adaptation plutôt que sur la rigidité.

Par ailleurs, la conception du plan accorde une place importante à l’identification des besoins exprimés à l’échelle des territoires afin d’intégrer les réalités locales dans la programmation nationale. Une telle approche vise à renforcer la cohérence entre les priorités nationales et les attentes des différentes régions, tout en recherchant une répartition plus équilibrée des investissements publics.

Les objectifs annoncés couvrent plusieurs dimensions complémentaires du développement. Ils portent notamment sur le renforcement du rythme de croissance, l’amélioration du niveau de revenu, la réduction des disparités sociales, la consolidation des équilibres des finances publiques, le développement des ressources propres de l’État, l’amélioration de la performance des institutions publiques, l’accélération de la transformation numérique ainsi que l’intégration progressive de l’activité économique informelle dans les circuits formels.

D’un point de vue analytique, cette approche correspond aux principes contemporains de la planification stratégique, selon lesquels la réussite d’un plan national repose moins sur l’énoncé des objectifs que sur la capacité des institutions à assurer leur exécution, à mesurer périodiquement les résultats obtenus et à adapter les politiques publiques aux évolutions du contexte économique et social.

Enjeux de mise en œuvre et points de vigilance

L’ambition affichée par le Plan de développement 2026-2030 dépasse la seule définition d’orientations stratégiques. Son principal défi réside dans sa capacité à transformer les ressources mobilisées et les projets programmés en réalisations concrètes produisant des effets mesurables sur la croissance, l’emploi, les infrastructures et la qualité des services publics. Dans cette perspective, la question centrale n’est pas uniquement celle du financement, mais celle de l’exécution des politiques publiques.

L’expérience des politiques de développement montre qu’un nombre important de projets publics connaissent des retards, des révisions ou des coûts supplémentaires en raison d’obstacles administratifs, techniques, fonciers ou procéduraux. Ces difficultés réduisent l’efficacité de l’investissement public et retardent les bénéfices attendus pour les populations. Dès lors, la réussite du nouveau plan dépendra moins de l’ampleur des engagements annoncés que de la capacité des institutions à maîtriser l’ensemble du cycle des projets, depuis leur préparation jusqu’à leur achèvement.

Dans cette logique, l’amélioration de la gouvernance des projets constitue un enjeu majeur. La programmation doit être précédée d’études de faisabilité suffisamment approfondies afin d’identifier, avant le lancement des travaux, les contraintes juridiques, financières, techniques, environnementales et foncières susceptibles d’affecter leur exécution. Une planification fondée sur l’anticipation permet généralement de réduire les interruptions de chantier, de limiter les dépassements de coûts et de mieux respecter les délais initialement prévus.

La qualité du pilotage dépend également de la mise en place d’outils permanents de suivi. Les pratiques contemporaines de gestion publique privilégient des dispositifs numériques capables de centraliser les données relatives à l’avancement physique et financier des projets, d’identifier précocement les facteurs de blocage et de fournir des indicateurs permettant une intervention rapide avant que les retards ne deviennent structurels. Cette approche favorise une gestion davantage orientée vers les résultats que vers le seul respect des procédures administratives.

L’efficacité du Plan de développement dépendra largement de la capacité à transformer les ressources financières en réalisations concrètes. Cela suppose une réforme des mécanismes de la commande publique fondée sur la rapidité, la transparence et l’évaluation rigoureuse des capacités des entreprises chargées des projets. Les financements disponibles ne garantissent pas, à eux seuls, la réussite d’une stratégie de développement, ils doivent être accompagnés d’une gouvernance efficace, d’un suivi permanent et d’une évaluation des résultats. Au final, la pertinence du plan sera mesurée par ses effets réels sur les territoires : amélioration des infrastructures, qualité des services publics, réduction des disparités régionales, soutien à l’investissement et création d’emplois. Sa crédibilité dépendra donc de sa traduction effective dans le quotidien des citoyens.

 

 

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Météo : prévisions du jeudi 23 juillet 20

Von: tmps
23. Juli 2026 um 08:13

Le ciel sera couvert ce jeudi par quelques nuages, puis le temps sera partiellement nuageux sur la plupart des régions, avec apparition de cellules orageuses locales accompagnées de quelques pluies sur les hauteurs ouest du centre, l’après-midi.

 Ces précipitations concerneront certaines régions de l’Est, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie(INM).

Vent de secteur Est près des côtes et de secteur ouest dans le reste des régions, faible à modéré puis se renforçant relativement près des côtes nord, au cours de la nuit.

Mer peu agitée à agitée dans le nord.Températures toujours en hausse à l’intérieur du pays et les maximales seront comprises entre 36 et 42 degrés près des côtes et sur les hauteurs et entre 43 et 49 degrés ailleurs, avec vent de sirocco.

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Après les coupures répétées : la Tunisie face au défi du stockage de l’énergie solaire

Von: tmps
22. Juli 2026 um 19:01

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

 

La Tunisie possède une richesse naturelle exceptionnelle : un soleil présent une grande partie de l’année, généreux, abondant et capable de produire une énergie propre. Depuis plusieurs années, l’énergie solaire est présentée comme une réponse aux difficultés énergétiques du pays, à la hausse des coûts de l’électricité et à la nécessité de réduire notre dépendance aux sources d’énergie importées. Cette orientation semble logique, car notre pays dispose d’un potentiel solaire considérable. Pourtant, une question fondamentale demeure souvent oubliée dans les débats publics : que faisons-nous de cette énergie lorsque le soleil disparaît ou lorsque le réseau électrique national rencontre une panne générale ?

Produire de l’électricité solaire est une avancée importante, mais produire seulement au moment où le soleil brille ne suffit pas à répondre aux exigences d’une société moderne. Les citoyens ont besoin d’électricité le jour comme la nuit, en été comme en hiver, pendant les périodes normales comme lors des situations exceptionnelles. L’énergie solaire offre une production variable, alors que la consommation électrique exige une disponibilité permanente. C’est précisément à ce niveau que le stockage devient un enjeu majeur.

La Tunisie a longtemps considéré la question énergétique sous l’angle de la production. Il fallait produire davantage pour accompagner le développement économique et répondre à une demande croissante. Aujourd’hui, cette vision doit évoluer. Il ne suffit plus d’installer des panneaux solaires dans différentes régions du pays. Il faut également penser à la manière de conserver cette énergie afin de pouvoir l’utiliser lorsque les besoins deviennent plus importants ou lorsque la production naturelle diminue.

Une panne générale d’électricité révèle brutalement les limites d’un système qui dépend uniquement de la production instantanée. Les hôpitaux, les entreprises, les commerces, les administrations et les foyers sont alors confrontés aux conséquences d’une interruption qui peut perturber profondément la vie quotidienne. Le soleil tunisien peut produire une grande quantité d’électricité pendant la journée, mais sans moyens efficaces de stockage, une partie de cette énergie ne peut pas être utilisée au moment où elle serait la plus utile.

 

Le stockage, la clé oubliée de la révolution solaire

Le stockage de l’électricité représente aujourd’hui l’un des grands défis de la transition énergétique mondiale. Les batteries modernes permettent de conserver l’énergie produite pendant les heures d’ensoleillement et de la restituer lorsque la production solaire baisse. Elles jouent ainsi un rôle essentiel dans l’équilibre entre l’offre et la demande.

Dans un pays comme la Tunisie, le développement des batteries pourrait changer profondément notre rapport à l’énergie. Une centrale solaire équipée d’un système de stockage pourrait continuer à fournir de l’électricité après le coucher du soleil. Un bâtiment public pourrait disposer d’une réserve énergétique en cas de coupure. Une exploitation agricole pourrait mieux gérer ses besoins sans dépendre totalement des fluctuations du réseau.

Cependant, il faut éviter de présenter les batteries comme une solution simple et immédiate. Leur coût reste élevé, particulièrement pour les installations de grande capacité. Leur fabrication nécessite des matériaux spécifiques et pose des questions environnementales. Leur remplacement après plusieurs années représente également une contrainte économique. La solution ne consiste donc pas à installer des batteries partout sans réflexion, mais à développer une stratégie intelligente adaptée aux moyens du pays.

La Tunisie doit également explorer d’autres formes de stockage, comme les stations de transfert d’énergie par pompage, certaines technologies thermiques ou encore les systèmes hybrides associant plusieurs sources d’énergie. La diversité des solutions permettra de réduire la dépendance à une seule technologie et d’adapter les choix aux réalités géographiques et économiques nationales.

Le débat sur l’énergie ne doit pas être limité aux spécialistes. Il concerne directement chaque citoyen. Derrière les questions techniques de capacité, de puissance et de rendement, il y a une réalité quotidienne : pouvoir conserver une énergie produite localement afin d’éviter une interruption brutale du service électrique.

 

Une nouvelle vision pour l’indépendance énergétique tunisienne

La Tunisie ne manque ni de soleil ni de compétences humaines. Ce qui manque encore, c’est une vision globale qui associe production, stockage, consommation et innovation. Le développement du solaire doit être accompagné par une modernisation du réseau électrique afin de rendre celui-ci plus flexible et plus capable d’intégrer les nouvelles sources d’énergie.

L’avenir énergétique ne sera probablement pas construit uniquement autour de grandes centrales éloignées des villes. Il reposera aussi sur une multiplication des installations locales : maisons équipées de panneaux solaires, entreprises produisant une partie de leur propre électricité, bâtiments publics capables de fonctionner avec une autonomie partielle. Cette évolution pourrait transformer les consommateurs traditionnels en acteurs de la production énergétique.

Mais pour réussir cette transformation, il faudra dépasser plusieurs obstacles. Le premier concerne le financement. Les équipements solaires avec batteries représentent encore un investissement important pour de nombreux Tunisiens. Des mécanismes d’accompagnement financier pourraient permettre à davantage de familles et d’entreprises d’accéder à ces technologies.

Le deuxième obstacle concerne l’information. Beaucoup de citoyens connaissent l’existence des panneaux solaires, mais ignorent encore les possibilités offertes par le stockage. Une meilleure sensibilisation permettrait de mieux comprendre les avantages et les limites de ces systèmes.

Le troisième défi concerne la formation. Les nouvelles technologies énergétiques nécessitent des ingénieurs, des techniciens et des chercheurs capables de concevoir, installer et entretenir ces équipements. Investir dans la formation est donc aussi important qu’investir dans les infrastructures.

Il faut également éviter une erreur fréquente : croire que l’énergie solaire permettra à elle seule de résoudre toutes nos difficultés. Le solaire est une partie de la solution, mais il doit être intégré dans une politique énergétique plus large comprenant l’efficacité énergétique, la réduction du gaspillage et une meilleure organisation de la consommation.

 

L’autonomie énergétique commence aussi au niveau des citoyens

La question du stockage ne concerne pas seulement les grandes décisions nationales. Elle concerne aussi les particuliers. Dans plusieurs pays, les installations solaires domestiques accompagnées de batteries permettent aux familles de mieux gérer leur consommation et de disposer d’une réserve en cas de problème sur le réseau.

En Tunisie, cette approche pourrait progressivement se développer. Les maisons individuelles, les écoles, les petites entreprises et certaines structures publiques pourraient devenir des espaces de production et de stockage énergétique. Une école équipée de panneaux solaires pourrait réduire ses dépenses et continuer certaines activités essentielles lors d’une coupure. Une ferme agricole pourrait sécuriser son alimentation électrique pour ses équipements indispensables.

Cette évolution demande cependant une politique claire. Il ne suffit pas d’encourager l’achat de panneaux solaires. Il faut créer un environnement favorable au stockage, avec des normes adaptées, des dispositifs financiers accessibles et une réglementation capable d’accompagner les changements.

L’énergie de demain sera probablement plus proche des citoyens. Elle ne viendra pas uniquement de grandes installations centralisées, mais aussi d’un réseau composé de nombreux producteurs locaux. Cette organisation rendra le système plus résistant et permettra une meilleure utilisation des ressources disponibles.

Le soleil tunisien est une richesse nationale. Mais une richesse naturelle n’a de valeur que si elle est transformée en bénéfice concret pour la population. Produire de l’électricité lorsque le soleil brille est une première étape. Être capable de conserver cette énergie pour les moments difficiles représente l’étape décisive.

 

Construire aujourd’hui l’énergie de demain

La Tunisie se trouve devant un choix stratégique. Elle peut continuer à développer l’énergie solaire sans résoudre entièrement la question de la disponibilité électrique, ou elle peut franchir une nouvelle étape en plaçant le stockage au cœur de sa politique énergétique.

Les pannes générales nous rappellent une réalité simple : une énergie que l’on ne peut pas utiliser au moment nécessaire reste une énergie partiellement exploitée. Le véritable progrès ne consiste pas seulement à produire davantage, mais à maîtriser cette production et à la rendre disponible lorsque la société en a besoin.

Le défi est important, mais il est à la portée du pays. La Tunisie possède le soleil, des espaces adaptés, des compétences et une population capable d’accompagner cette évolution. Ce qui est nécessaire aujourd’hui, c’est une volonté politique durable et une vision dépassant les solutions immédiates.

Le stockage de l’électricité solaire n’est pas seulement une question technique. C’est une question de souveraineté, de sécurité et de préparation de l’avenir. En apprenant à conserver l’énergie que la nature nous offre chaque jour, nous pourrons transformer une simple ressource solaire en véritable force nationale.

Le soleil tunisien est déjà là. Le défi n’est plus de le trouver, mais de savoir garder son énergie pour les jours où nous en avons le plus besoin.

 

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Céréales : plus de 10,5 millions de quintaux collectés à mi-juillet

Von: tmps
22. Juli 2026 um 11:40

Les quantités des céréales collectées au niveau national ont atteint, jusqu’au 19 juillet 2026, environ 10,50 millions de quintaux, a indiqué l’Office des céréales dans un communiqué publié mardi.

Ces quantités sont réparties entre 9,9 millions de quintaux de céréales destinées à la consommation (soit 94 % du total des quantités collectées), 623 mille quintaux de semences certifiées brutes (soit 6 %), collectés auprès des sociétés de production de semences.

« Actuellement l’avancement de l’opération de la moisson a dépassé les 90% à l’échelle nationale dans les différentes zones de production et la collecte se poursuit dans les centres », a souligné l’Office des céréales  @S’agissant  du classement  par gouvernorat des selon des céréales  collectées, à la date de19 juillet, le gouvernorat de Béja arrive en tête avec  2,35 millions de quintaux (22,39 %), suivis des gouvernorats de Bizerte avec 1,50 million de quintaux (14,26 %),  de Siliana, avec 1,44 million de quintaux (13,77 %), du Kef  avec 1,41 million de quintaux (13,40 %) et de Jendouba avec 1,05 million de quintaux (9,96 %).

Les quantités collectées dans le reste des gouvernorats sont inférieures à 1 million de quintaux, variant entre 663 mille quintaux (gouvernorat de Zaghouan) et 60 quintaux (gouvernorat de Mahdia)

S’agissant des quantités de céréales évacuées jusqu’au 19 juillet 2026, elles ont atteint environ 4,5 millions de quintaux. Elles ont été acheminées vers les unités de l’Office des céréales ou vendues  aux minoteries .

« Ce chiffre reflète l’efficacité du programme d’évacuation adopté depuis le début de la saison, en plus des capacités de stockage supplémentaires louées, ainsi que la contribution du parc de transport terrestre et ferroviaire », selon  l’Office des céréales.

Et d’ajouter que le transfert des quantités d’orge sélectionnées se poursuit, afin de consolider le stock destiné à la semence.

Par ailleurs, afin de préserver les céréales collectées contre les éventuelles précipitations localement anprévues mardi après-midi dans les régions du Nord et du Centre, l’Office des céréales appelle les collecteurs à prendre les précautions nécessaires pour protéger leurs stocks dans les centres de collecte. Il appelle également les transporteurs à prendre les mesures nécessaires, notamment en utilisant des bâches de protection, afin de garantir la salubrité des quantités transportées.

 

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Mercato : Mohamed Amine Tougaï tourne la page de l’Espérance de Tunis

Von: tmps
22. Juli 2026 um 11:19

L’Espérance sportive de Tunis a annoncé mardi le départ du défenseur international algérien Mohamed Amine Tougaï, en lui rendant un vibrant hommage à travers un communiqué publié sur sa page officielle. « L’Espérance adresse ses plus sincères remerciements et sa profonde gratitude à son joueur Mohamed Amine Tougaï, en reconnaissance de tout ce qu’il a apporté durant les saisons où il a défendu les couleurs de notre club ».

Tougaï (26 ans) avait rejoint l’Espérance en 2020 en provenance du NA Husseïn-Dey. Il s’est depuis imposé comme l’un des cadres de la défense espérantiste, disputant 176 rencontres toutes compétitions confondues pour un bilan de 13 buts.

Durant son passage à l’EST, l’international algérien a remporté cinq titres de champion de Tunisie, deux Coupes de Tunisie et trois Supercoupes de Tunisie. « Tougaï a été un exemple de professionnalisme, faisant preuve d’un grand esprit de sacrifice, de discipline, d’engagement et d’un attachement sincère au maillot de l’Espérance sportive de Tunis. Il a contribué à de nombreux succès et réalisations, inscrivant ainsi son nom dans la mémoire des supporters du club », précise la même source. Et de conclure : « Tout en appréciant tout ce qu’il a apporté à l’équipe, l’Espérance sportive de Tunis lui souhaite beaucoup de succès pour la suite de sa carrière et espère le voir poursuivre sur la voie de la réussite lors de ses prochaines étapes.

 » Le défenseur central algérien devrait s’engager dans les prochains jours avec le club libyen d’Al-Ahly Tripoli, après avoir été convoité au Qatar et par le triple champion d’Algérie, le MC Alger. Tougaï, dont le contrat avec l’EST courait jusqu’en 2027, faisait partie des 26 joueurs retenus pour la Coupe du monde 2026 avec la sélection algérienne, mais sans pour autant jouer la moindre minute.

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Mondial 2026 : la FIFA écarte tout soupçon de manipulation de matchs

Von: tmps
22. Juli 2026 um 10:48

Le groupe de travail de la FIFA sur l’intégrité n’a détecté  » aucune activité suspecte en matière de paris, ni aucun indice relevant de la manipulation » lors des 104 matchs de la Coupe du monde 2026, a annoncé mardi l’instance dirigeante du football mondial.

Créé pour prévenir et détecter les menaces liées à la manipulation des rencontres, le groupe de travail a surveillé en temps réel les marchés des paris et l’action sur le terrain tout au long de la compétition.  » Le groupe de travail de la FIFA sur l’intégrité a fourni, lors de cette Coupe du Monde 2026, un cadre solide pour le partage de renseignements, l’évaluation des problèmes potentiels et la coordination d’une réponse rapide », a déclaré Liam Rich, responsable intégrité senior à la FIFA.

L’instance dirigeante du football mondial a centralisé les rapports de surveillance des paris, ainsi que les autres données pertinentes et les signalements reçus, avant de les analyser et de les partager avec les membres du groupe de travail conformément aux procédures établies.

Cette structure collaborative réunissait notamment des représentants des six confédérations continentales, des fédérations américaine, canadienne et mexicaine, du FBI, d’Interpol, de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, du Conseil de l’Europe, ainsi que plusieurs organisations spécialisées dans l’intégrité sportive et la surveillance des paris.

La FIFA a assuré qu’elle poursuivrait cette coopération afin de prévenir les menaces potentielles lors de ses prochaines compétitions, notamment les tournois de jeunes prévus plus tard en 2026 et la Coupe du monde féminine 2027. L’instance entend également continuer à renforcer sa stratégie d’intégrité en collaboration avec les confédérations, les associations membres et les autres acteurs engagés dans la lutte contre la manipulation des

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Éclipse solaire du 12 août 2026 : un spectacle rare visible en Tunisie

Von: tmps
22. Juli 2026 um 10:35

L’Europe sera traversée, le mercredi 12 août 2026, par une éclipse totale de Soleil, une première depuis 1999, tandis qu’en Tunisie, le phénomène sera visible sous la forme d’une éclipse partielle, avec une occultation de près de 60% du disque solaire à son maximum, quelques minutes avant le coucher du Soleil.

Dans un bulletin détaillé publié mardi, l’Institut national de la météorologie (INM) indique que la bande de totalité, large d’environ 290 km, correspondant à la zone où le disque solaire est entièrement occulté par la Lune, s’étendra du nord vers le sud, traversant trois continents (l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Europe) ainsi que deux océans, l’océan Arctique et l’océan Atlantique.

Le phénomène débutera à l’aube dans les régions polaires du nord de la Sibérie, au niveau de la péninsule de Taïmyr, avant de franchir l’océan Arctique et le Groenland, où l’ombre lunaire balaiera les vastes étendues glaciaires de l’est de l’île au cours de l’après-midi.

La trajectoire de l’éclipse se poursuivra ensuite à l’ouest de l’Islande, englobant notamment la capitale Reykjavik, avant d’atteindre son point culminant au large des côtes islandaises, dans l’Atlantique, où la totalité durera 2 minutes et 18 secondes.

Selon l’INM, l’ombre de la Lune effleurera également une infime portion du territoire portugais, dans l’extrême nord-est du pays, aux environs de Bragance, pendant seulement quelques secondes.

Le phénomène s’achèvera au-dessus de la péninsule Ibérique, la bande de totalité traversant le nord et l’est de l’Espagne, notamment la Galice, les Asturies, la Cantabrie, la Castille-et-León, l’Aragon, la Catalogne et la Communauté valencienne, avant de quitter le continent au niveau des îles Baléares, notamment Ibiza et Majorque.

En Tunisie, l’éclipse partielle interviendra quelques minutes avant le coucher du Soleil, alors que l’astre sera très bas sur l’horizon occidental.

L’occultation la plus importante sera observée dans l’extrême nord-ouest du pays, avec 59% du disque solaire masqué à Tabarka, contre 46% dans la région de Tunis, les valeurs variant selon les localités.

L’Institut prévoit également un coucher de Soleil alors que celui-ci sera encore partiellement éclipsé, offrant un spectacle visuel rare, le disque solaire, teinté des couleurs du crépuscule, apparaîtra sous la forme d’un croissant lumineux avant de disparaître derrière l’horizon.

À cet effet, l’INM recommande de ne jamais observer directement le Soleil sans protection adaptée et préconise l’utilisation exclusive de lunettes certifiées conformes à la norme ISO 12312-2.

Pour bénéficier des meilleures conditions d’observation, l’Institut conseille de privilégier un site dégagé orienté vers l’ouest, exempt de tout obstacle naturel ou urbain.

Selon les prévisions, le phénomène débutera entre 18h40 et 18h46, en fonction des régions, tandis que la phase maximale de l’éclipse interviendra quelques instants avant le coucher du Soleil, entre 19h02 et 19h15.

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Canicule et coupures d’électricité : sécuriser l’alimentation électrique, un enjeu de santé publique

Von: tmps
22. Juli 2026 um 10:15

La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la Tunisie depuis plusieurs jours, met à rude épreuve les infrastructures nationales. Dans plusieurs régions du pays, les températures ont dépassé les 49°C, entraînant une consommation d’électricité sans précédent. Face à cette situation, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a été contrainte de procéder à des coupures de courant tournantes afin d’éviter un effondrement généralisé du réseau électrique national.

Sur le plan technique, cette décision peut se comprendre. Les gestionnaires du réseau sont confrontés à une demande qui atteint des niveaux historiques sous l’effet de l’utilisation massive des climatiseurs, des systèmes de réfrigération et des équipements électriques indispensables durant cette période de canicule. Dans un tel contexte, les délestages programmés constituent parfois le seul moyen d’éviter un black-out national dont les conséquences seraient encore plus graves. Mais si ces coupures peuvent se justifier au regard des impératifs de sécurité du réseau, leurs conséquences humaines soulèvent une tout autre question. Car derrière les chiffres de la consommation électrique se trouvent des vies humaines menacées. Une coupure de courant peut provoquer l’arrêt d’un appareil d’assistance respiratoire et aboutir même au décès de son utilisateur. Les coupures d’électricité ne représentent pas uniquement un désagrément pour les ménages ou une gêne passagère pour les activités économiques. Pour certains malades, elles constituent une menace directe pour la vie.

Contraintes techniques et protection des personnes

Ainsi, plusieurs patients auraient été victimes de situations difficiles, nécessitant des interventions d’urgence ou leur transfert vers des établissements hospitaliers afin de rétablir une assistance respiratoire. Ces événements posent une question fondamentale : comment, en 2026, des personnes dont la survie dépend d’un appareil électrique peuvent-elles encore être exposées à un tel risque ? Cette interrogation dépasse largement la seule responsabilité de la STEG.

Le véritable problème réside dans l’absence d’un dispositif national coordonné destiné à protéger les personnes dépendantes d’équipements médicaux électriques. Dans de nombreux pays, les opérateurs d’électricité disposent de registres recensant les patients sous assistance respiratoire ou nécessitant des équipements vitaux. Lorsqu’une coupure programmée est envisagée, ces personnes sont identifiées afin que des solutions particulières soient mises en place. En Tunisie, un tel système demeure encore insuffisamment développé. Il est pourtant possible de concilier les contraintes techniques du réseau électrique avec la protection des personnes les plus vulnérables.

Equipements électrogènes

Plusieurs structures sanitaires du pays ont fini par réagir face à la multiplication des coupures de courant qui menacent la vie des patients sous oxygène à domicile. Dans diverses délégations du pays, des hôpitaux locaux ont annoncé être prêts à accueillir en urgence les malades dépendantes de concentrateurs d’oxygène dès lors qu’une interruption de courant les empêche d’utiliser leur matériel chez eux. Ces établissements invitent les patients concernés, ou leurs proches, à contacter sans délai le service des urgences en cas de besoin, afin de garantir une prise en charge rapide et sécurisée.

Les établissements hospitaliers constituent également un maillon essentiel de cette chaîne de sécurité. La plupart des hôpitaux disposent certes de groupes électrogènes destinés à assurer la continuité des soins en cas de panne, mais les événements récents montrent que ces dispositifs ne couvrent pas toujours l’ensemble des besoins ou ne permettent pas une alimentation instantanée de tous les équipements vitaux. Au-delà des groupes électrogènes classiques, les progrès technologiques offrent aujourd’hui des solutions beaucoup plus performantes. Les alimentations électriques sans interruption (UPS), capables de prendre immédiatement le relais sans la moindre coupure, sont désormais utilisées dans la plupart des services hospitaliers modernes. Elles permettent de maintenir en fonctionnement les respirateurs, les moniteurs, les équipements de réanimation ou les appareils d’assistance respiratoire durant les quelques secondes nécessaires au démarrage des groupes électrogènes. Les batteries médicales autonomes, les concentrateurs d’oxygène équipés d’accumulateurs de longue durée ou encore les systèmes hybrides associant batteries et panneaux photovoltaïques représentent également des solutions fiables pour garantir une continuité des soins. Le coût de ces équipements demeure évidemment important. Mais il doit être comparé au prix inestimable d’une vie humaine.

Registre national des personnes dépendantes d’équipements électriques

Les patients soignés à domicile constituent une autre catégorie particulièrement exposée. De plus en plus de personnes souffrant d’insuffisance respiratoire chronique vivent aujourd’hui chez elles grâce à des concentrateurs d’oxygène fonctionnant exclusivement à l’électricité. Ces malades ne disposent généralement d’aucune alimentation de secours. Lorsqu’une panne survient durant plusieurs heures, leur état peut rapidement devenir critique. Cette réalité impose la mise en place d’une véritable stratégie nationale. Les autorités sanitaires pourraient, en collaboration avec la STEG, créer un registre national des personnes dépendantes d’équipements médicaux électriques.

Chaque patient concerné pourrait bénéficier d’un dispositif de secours adapté à sa situation : batterie autonome, groupe électrogène individuel, bouteilles d’oxygène de réserve ou hébergement temporaire dans un établissement de santé lors des périodes de délestage prolongé.

Une meilleure coordination entre les services de santé, la Protection civile, les collectivités locales et les distributeurs d’électricité permettrait également d’intervenir beaucoup plus rapidement en cas de panne.

La communication constitue également un élément essentiel

Les coupures programmées devraient être annoncées suffisamment à l’avance afin que les familles puissent prendre les dispositions nécessaires. Une application mobile, des SMS ciblés ou des appels automatisés pourraient informer les patients concernés avant toute interruption de l’alimentation électrique. Ces outils existent déjà dans plusieurs pays. Le changement climatique rend ces questions encore plus urgentes. Les épisodes de chaleur extrême devraient devenir plus fréquents au cours des prochaines années. Les besoins en climatisation continueront d’augmenter, accentuant la pression sur le réseau électrique national. Cette nouvelle réalité impose de repenser simultanément la politique énergétique et la politique sanitaire.

Modernisation des réseaux et protection des personnes fragiles

Le renforcement des capacités de production électrique, l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables, la modernisation des réseaux de transport et de distribution ainsi que le développement des systèmes de stockage de l’électricité constituent autant de priorités pour renforcer la résilience du pays. Mais ces investissements devront s’accompagner d’une réflexion tout aussi ambitieuse sur la protection des personnes les plus fragiles. Car une infrastructure énergétique moderne ne se mesure pas uniquement à sa capacité de produire davantage d’électricité. Elle se juge également à sa capacité de protéger les citoyens lorsque surviennent des situations exceptionnelles. Les drames de Médenine ne doivent donc pas être considérés comme de simples faits divers liés à une canicule exceptionnelle. Ils constituent un signal d’alerte adressé à l’ensemble des pouvoirs publics. La Tunisie dispose aujourd’hui des compétences médicales, techniques et technologiques nécessaires pour éviter que de tels événements ne se reproduisent.

Solidarité nationale et droit à la vie

Il appartient désormais aux différents intervenants, ministère de la Santé, ministère de l’Industrie, STEG, Protection civile, collectivités locales et établissements hospitaliers, de bâtir un véritable dispositif national de prévention. Car si les coupures d’électricité peuvent parfois être inévitables pour préserver l’équilibre du réseau, aucune personne ne devrait perdre la vie faute d’alimentation électrique de secours. La protection des patients les plus vulnérables ne relève pas seulement d’une obligation technique, elle constitue un impératif de santé publique, un devoir de solidarité nationale et l’une des expressions les plus concrètes du droit fondamental à la vie.

À travers ses visites de terrain, le Président de la République Kaïs Saïed ne fait que réaffirmer que les réformes institutionnelles ne sauraient rester au stade des intentions, mais doivent produire des effets tangibles sur le quotidien des citoyens, dans le cadre de sa vision d’un État plus performant, plus responsable et davantage au service de l’intérêt général.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Incendies de forêt :  pourquoi le risque s’intensifie chaque été ?

Von: tmps
22. Juli 2026 um 09:30

Chaque été, le même scénario se répète dans plusieurs régions du pays. Avec la hausse des températures, les vents chauds et l’assèchement progressif de la végétation, les incendies de forêt refont leur apparition, mobilisant d’importants moyens humains et matériels pour tenter de limiter les dégâts. Depuis le début de la saison estivale, plusieurs départs de feu ont été enregistrés dans différents gouvernorats, rappelant la vulnérabilité du patrimoine forestier national durant cette période de l’année. Face à ce phénomène récurrent, les autorités multiplient les opérations de surveillance et les campagnes de sensibilisation. Mais au-delà des interventions d’urgence, une question demeure : pourquoi les incendies semblent-ils devenir un défi de plus en plus important chaque été ?

Les forêts en Tunisie couvrent près d’un million d’hectares et constituent un patrimoine naturel essentiel. Elles jouent un rôle majeur dans la préservation de la biodiversité, la protection des sols contre l’érosion, la régulation du climat local et le développement de nombreuses activités économiques, notamment dans les zones rurales. Pourtant, cet équilibre devient particulièrement fragile dès l’arrivée des fortes chaleurs, lorsque plusieurs facteurs se combinent pour favoriser la propagation des flammes.

Une nature plus vulnérable sous l’effet des fortes chaleurs

L’été réunit les conditions idéales pour le déclenchement et la propagation des incendies. Les températures élevées, la baisse du taux d’humidité, les vents parfois soutenus et l’assèchement de la végétation transforment les herbes, les broussailles et les feuilles mortes en un combustible particulièrement inflammable. Dans ces conditions, une simple étincelle peut suffire à provoquer un départ de feu qui se propage rapidement sur plusieurs hectares. Les épisodes de sirocco aggravent encore davantage la situation. L’air chaud et sec accélère le dessèchement de la végétation, tandis que le vent favorise la progression des flammes en les poussant vers de nouvelles zones. Plus les températures restent élevées pendant plusieurs jours, plus le risque augmente, obligeant les services spécialisés à maintenir un niveau élevé de vigilance. Les reliefs montagneux de certaines régions compliquent également les opérations de lutte contre les incendies. Les zones forestières de Jendouba, Béja, Le Kef, Siliana, Zaghouan ou encore Kasserine présentent parfois un accès difficile pour les équipes terrestres. Lorsque le feu progresse rapidement sous l’effet du vent, chaque minute devient déterminante pour éviter qu’il ne gagne de nouvelles superficies.

L’activité humaine reste à l’origine de nombreux départs de feu

Si les conditions météorologiques expliquent la rapidité avec laquelle un incendie peut se propager, elles ne sont pas toujours à l’origine de son déclenchement. Dans de nombreux cas, le facteur humain demeure déterminant. Les autorités rappellent régulièrement qu’une grande partie des incendies pourrait être évitée grâce à des comportements plus responsables.

Un mégot de cigarette jeté depuis un véhicule, un feu de camp mal éteint, le brûlage de déchets végétaux, des travaux agricoles réalisés sans précaution ou encore des étincelles produites par certaines machines peuvent suffire à provoquer un incendie. Pendant l’été, lorsque la végétation est particulièrement sèche, ces gestes prennent une dimension beaucoup plus dangereuse. Les promenades en forêt, les pique-niques et les activités de loisirs augmentent également la fréquentation des espaces naturels durant la saison estivale. Si la majorité des visiteurs respecte les règles de sécurité, quelques imprudences peuvent avoir des conséquences importantes sur des milliers d’hectares de végétation. Les autorités insistent donc sur le respect des consignes, notamment l’interdiction d’allumer un feu dans les zones forestières lorsque le risque est élevé. La prévention reste ainsi le moyen le plus efficace de limiter les départs de feu. Une fois qu’un incendie s’est déclaré dans un massif forestier fortement desséché, son évolution devient souvent difficile à maîtriser, même avec des moyens importants.

Une mobilisation renforcée pour protéger les forêts

Chaque année, les autorités mettent en place un dispositif spécifique à l’approche de l’été afin de réduire les risques et d’intervenir rapidement en cas d’incendie. La Direction générale des forêts, la Protection civile, les forces de sécurité et les autorités régionales travaillent en coordination pour assurer une surveillance renforcée des zones les plus sensibles. Des patrouilles sont déployées dans plusieurs massifs forestiers, tandis que des postes de veille sont activés durant toute la période estivale. Les moyens d’intervention sont également renforcés afin de permettre une réaction rapide dès les premiers départs de feu. L’objectif est d’agir le plus tôt possible, avant que les flammes ne prennent de l’ampleur et ne deviennent plus difficiles à contenir. Les campagnes de sensibilisation occupent elles aussi une place importante dans cette stratégie. Chaque été, les autorités rappellent aux citoyens les gestes à éviter en forêt et les invitent à signaler immédiatement tout départ de fumée ou toute situation suspecte. Cette collaboration avec la population constitue un élément essentiel de la prévention, car une intervention précoce peut éviter la destruction de vastes superficies.

Au-delà de l’urgence estivale, la protection des forêts s’inscrit dans une réflexion plus large sur les effets du changement climatique. Les épisodes de chaleur intense deviennent plus fréquents et plus longs, augmentant les périodes durant lesquelles les espaces forestiers restent exposés à un risque élevé d’incendie. Cette évolution oblige les services compétents à adapter progressivement leurs méthodes de surveillance et leurs moyens d’intervention. La préservation du patrimoine forestier tunisien représente aujourd’hui un enjeu environnemental, économique et social. Les forêts constituent une richesse naturelle précieuse, mais aussi une source de revenus pour de nombreuses populations vivant à proximité de ces espaces. Chaque incendie entraîne non seulement la destruction de la végétation, mais affecte également la faune, les sols et les équilibres écologiques, dont la reconstitution peut nécessiter plusieurs années.

À mesure que les étés deviennent plus chauds, la lutte contre les incendies ne peut plus reposer uniquement sur les interventions des secours. Elle passe aussi par une vigilance quotidienne, une meilleure sensibilisation du public et un respect strict des règles de sécurité dans les espaces forestiers. Car si les conditions climatiques favorisent la propagation des flammes, de nombreux incendies pourraient encore être évités grâce à des gestes simples. Préserver les forêts est une responsabilité collective qui dépasse la seule saison estivale et engage chacun dans la protection d’un patrimoine naturel indispensable aux générations futures.

Leila SELMI

 

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Football : Guillermo Ochoa tire sa révérence après avoir disputé six Coupes du monde

Von: tmps
22. Juli 2026 um 08:55

Le gardien mexicain Guillermo « Memo » Ochoa, qui vient de participer à sa sixième Coupe du monde, un record qu’il détient conjointement avec le Portugais Ronaldo et l’Argentin Messi, a annoncé mardi à 41 ans mettre un terme à sa carrière.

Contrairement à Ronaldo et Messi qui ont participé à toutes les rencontres avec leurs sélections lors du Mondial de juin-juillet, Ochoa n’est rentré qu’en toute fin de rencontre, lors du dernier match de poule sans enjeu du Mexique, déjà qualifié, à la 78e minute contre la République Tchèque (2-0) pour être célébré dans le stade Aztèque de Mexico.

Déjà en 2010 en Afrique du Sud, il avait été retenu pour le Mondial mais n’avait disputé aucune rencontre de la compétition. Il termine sa carrière avec 154e sélection avec « El Tri ».

« J’ai tout donné, dans mes clubs et en sélection, et aujourd’hui je rends mes gants », a déclaré Ochoa dans un message sur les réseaux sociaux, mettant un terme à une carrière étalée dans neuf clubs et sept pays. Le natif de Guadalajara, international depuis 2005, qui évoluait au club chypriote de l’AEL Limassol, a commencé sa carrière au Mexique en 2004 et est passé par la France (Ajaccio), l’Espagne, la Belgique, l’Italie et le Portugal.

Réputé pour sa solidité sur sa ligne grâce à ses parades réflexes foudroyantes, Ochoa est devenu célèbre lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil, où il a réalisé un match resté dans les mémoires contre le pays-hôte en phase de poules (0-0). En 2018, il renforce encore sa légende avec un nouveau tour de force contre l’Allemagne, qui s’incline face au Mexique (1-0).

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Eau, patrimoine et gouvernance publique :  vers une lecture stratégique de l’action de l’État 

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22. Juli 2026 um 08:26

Par Mondher AFI

Le 18 juillet 2026, le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu au complexe hydraulique de Ghedir El Golla, relevant de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), avant de poursuivre sa visite dans la région de Qantara Bizerte, au sein de la délégation de Kalaat El Andalous. Cette visite s’inscrit dans un contexte marqué par l’intensification des enjeux liés à la sécurité hydrique, à la préservation des infrastructures stratégiques et à la gestion durable des ressources naturelles.

Au-delà de sa portée institutionnelle, elle met en lumière les défis structurels auxquels la Tunisie demeure confrontée en matière de mobilisation, de sécurisation et de gouvernance de l’eau, de protection du patrimoine hydraulique national et de modernisation des équipements indispensables à la continuité du service public. Elle renvoie également aux impératifs de résilience face aux effets du changement climatique, à l’accroissement des pressions sur les ressources disponibles et à la nécessité d’une planification intégrée conciliant sécurité hydrique, développement territorial et souveraineté nationale.

L’eau ne constitue plus uniquement une ressource naturelle indispensable à la satisfaction des besoins fondamentaux des populations. Elle est devenue un déterminant majeur de la souveraineté des États, de la sécurité nationale, de la compétitivité économique, de la cohésion territoriale et de la stabilité sociale. Dans un contexte international marqué par l’intensification des effets du changement climatique, la croissance démographique, l’urbanisation accélérée et l’augmentation continue des besoins agricoles, industriels et énergétiques, la maîtrise des ressources hydriques s’impose désormais comme une composante essentielle des politiques publiques et de la planification stratégique. La capacité d’un État à sécuriser durablement ses ressources en eau conditionne de plus en plus son autonomie de décision, sa résilience face aux crises et la pérennité de son modèle de développement.

Pour les pays soumis à un stress hydrique structurel, la gestion de l’eau ne peut plus être réduite à une succession de mesures destinées à répondre aux situations de pénurie. Elle suppose une gouvernance anticipative fondée sur une vision de long terme intégrant les dimensions environnementales, économiques, sociales, technologiques et institutionnelles. Cette approche implique une meilleure connaissance des ressources disponibles, une planification rigoureuse des investissements, une modernisation permanente des infrastructures, une rationalisation des usages, une diversification des sources d’approvisionnement ainsi qu’une mobilisation des innovations scientifiques permettant d’améliorer l’efficacité de la gestion hydraulique.

En Tunisie, les tensions observées depuis plusieurs années autour de la disponibilité de l’eau dépassent largement les seules conséquences des épisodes de sécheresse ou de l’élévation des températures. Si la diminution des précipitations, la succession des années déficitaires, l’augmentation de l’évaporation et l’irrégularité croissante des régimes pluviométriques exercent une pression réelle sur les ressources disponibles, ces facteurs naturels ne suffisent pas, à eux seuls, à expliquer l’ampleur des difficultés auxquelles le pays est confronté.

 

L’eau, un enjeu stratégique

De nombreux travaux soulignent que la crise actuelle résulte également de facteurs structurels accumulés sur plusieurs décennies. Les choix d’aménagement du territoire, l’orientation de certaines politiques agricoles vers des productions fortement consommatrices d’eau, l’exploitation croissante des nappes souterraines, le vieillissement des réseaux de transport et de distribution, les pertes importantes enregistrées au sein des infrastructures hydrauliques, les retards dans les opérations de maintenance, l’envasement progressif de plusieurs barrages ainsi que l’insuffisance des investissements consacrés aux nouvelles technologies de mobilisation et de valorisation des ressources non conventionnelles ont progressivement réduit les marges de sécurité hydraulique du pays.

À ces contraintes s’ajoutent des défis institutionnels liés à la fragmentation des responsabilités, à la complexité des mécanismes de coordination entre les différents acteurs publics, à la faiblesse des systèmes de suivi et d’évaluation ainsi qu’à l’absence d’une gouvernance intégrée permettant d’articuler efficacement les politiques de l’eau, de l’agriculture, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et du développement régional. Dans ces conditions, la gestion de l’eau tend à s’inscrire davantage dans une logique de réaction face aux urgences que dans une stratégie fondée sur l’anticipation, la prévention et la résilience.

Les interruptions récurrentes de l’approvisionnement, les difficultés rencontrées dans plusieurs régions ainsi que les tensions croissantes entre les différents usages de l’eau ne constituent donc pas uniquement des dysfonctionnements techniques ou des conséquences conjoncturelles des aléas climatiques. Elles révèlent les limites d’un modèle de gouvernance confronté à des transformations profondes de son environnement naturel, économique et démographique. La crise hydrique apparaît ainsi comme le symptôme d’un déséquilibre plus global entre les ressources disponibles, les modes de consommation, les capacités d’investissement et les mécanismes de pilotage des politiques publiques.

Dans cette perspective, la question de l’eau dépasse désormais le champ des infrastructures hydrauliques pour devenir un enjeu transversal de politique publique. Elle engage simultanément la sécurité alimentaire, la santé publique, le développement industriel, la protection des écosystèmes, la justice territoriale et la souveraineté nationale. La réponse à ces défis ne repose pas uniquement sur l’accroissement des capacités de stockage ou la réalisation de nouveaux ouvrages, mais sur la construction d’un modèle de gouvernance capable d’intégrer les impératifs de durabilité, d’efficacité économique, d’équité sociale et de résilience climatique dans une vision stratégique cohérente et de long terme.

 

La gouvernance des infrastructures : entre responsabilité et coordination

La visite des installations de Ghedir El Golla met en évidence une question essentielle : la qualité d’une infrastructure dépend autant de sa conception que de son mode de gouvernance.

Les réseaux hydrauliques reposent sur une coordination permanente entre les différents niveaux de décision, les opérateurs techniques, les collectivités territoriales et les autorités publiques. Toute défaillance dans cette chaîne peut produire des conséquences importantes sur la continuité du service public.

Au milieu de cette visite, le Président Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents intervenants et sur la responsabilité des responsables en cas de manquements constatés. Cette position renvoie à un principe classique de la gouvernance publique : l’efficacité d’une politique dépend autant de la qualité des décisions que de leur mise en œuvre effective.

La visite du chantier de protection contre les inondations de l’oued Medjerda met en évidence que les politiques de l’eau ne peuvent être envisagées sous le seul angle de la gestion des pénuries. Les transformations climatiques se traduisent par une alternance plus marquée entre sécheresses prolongées et épisodes pluvieux de forte intensité, exposant les territoires à des risques hydrologiques de plus en plus complexes. Dans ce contexte, les ouvrages hydrauliques doivent être intégrés dans une stratégie globale associant prévention des inondations, amélioration des capacités de stockage, recharge des nappes phréatiques, valorisation des eaux pluviales et protection des espaces vulnérables. Cette approche repose sur une planification territoriale capable d’articuler adaptation climatique, gestion des risques et développement durable.

La restauration du pont historique de Qantara Bizerte, édifié en 1608, s’inscrit dans une problématique complémentaire liée à la préservation du patrimoine. Les monuments historiques ne constituent pas uniquement des témoins du passé, ils représentent des ressources culturelles, sociales et économiques contribuant à l’identité des territoires, à leur attractivité et à leur développement. Leur conservation exige une politique publique fondée sur l’entretien régulier, l’expertise scientifique, la protection juridique et la coordination entre les institutions nationales et les collectivités territoriales, afin d’assurer la transmission de ce patrimoine tout en l’intégrant aux dynamiques contemporaines de développement local.

 

Vers une nouvelle culture de la gouvernance publique

Les tensions récurrentes observées autour de l’accès à l’eau mettent en évidence le caractère multidimensionnel de la question hydraulique. Elles montrent que les difficultés rencontrées ne peuvent être interprétées comme la simple conséquence d’insuffisances techniques ou de contraintes climatiques conjoncturelles. La raréfaction progressive des ressources disponibles, l’évolution des besoins des différents secteurs économiques, les disparités territoriales dans l’accès aux services publics ainsi que les effets du changement climatique confèrent à la gestion de l’eau une dimension stratégique qui dépasse largement le cadre de l’ingénierie hydraulique.

Dans cette perspective, les défis actuels invitent à une réflexion plus globale sur les mécanismes de gouvernance, les modes de planification et les capacités institutionnelles mobilisés dans la gestion des ressources naturelles. La question ne se limite plus à accroître les capacités de stockage ou à renforcer les réseaux de distribution, elle renvoie également à la nécessité de développer des dispositifs de pilotage capables d’articuler les politiques de l’eau avec celles de l’agriculture, de l’énergie, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et du développement régional. L’efficacité des réponses publiques dépend en grande partie de cette capacité à dépasser les approches sectorielles au profit d’une vision intégrée prenant en compte les interactions complexes entre les différentes dimensions du développement.

Les mobilisations citoyennes liées aux difficultés d’accès à l’eau révèlent des attentes qui dépassent la seule continuité du service public. Elles mettent en lumière les enjeux d’équité territoriale, de qualité de la gouvernance et de confiance institutionnelle.

L’évolution de la situation hydraulique en Tunisie dépendra moins de la mise en œuvre de réponses ponctuelles aux épisodes de pénurie que de la capacité des politiques publiques à s’inscrire dans une approche stratégique, intégrée et prospective. Une telle orientation suppose d’articuler l’adaptation au changement climatique, la modernisation des infrastructures hydrauliques, l’amélioration de l’efficience des réseaux de distribution, la rationalisation des usages agricoles, le développement des ressources en eau non conventionnelles, le recours aux innovations technologiques ainsi que le renforcement des mécanismes de gouvernance et de coordination institutionnelle.

Dans cette perspective, l’enjeu dépasse la seule gestion opérationnelle des crises hydriques. Il concerne la capacité des institutions à anticiper les évolutions environnementales, démographiques, économiques et territoriales susceptibles de modifier durablement l’équilibre entre l’offre et la demande en eau. Cette anticipation implique le développement d’outils de planification, de systèmes d’information fiables, d’une évaluation régulière des politiques publiques et d’une gouvernance fondée sur la coordination entre les différents secteurs concernés.

À mesure que les ressources hydriques deviennent plus limitées et que leur répartition fait l’objet de tensions croissantes, la gestion de l’eau tend à s’imposer comme une question transversale mobilisant des enjeux de sécurité alimentaire, de développement économique, d’aménagement du territoire, de protection des écosystèmes et de cohésion sociale. Dans ce contexte, les choix relatifs à la politique de l’eau ne relèvent pas uniquement de considérations techniques ou administratives, ils constituent un domaine stratégique dont les orientations influencent, à moyen et à long terme, les trajectoires de développement et les capacités de résilience de l’État face aux transformations climatiques et environnementales.



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Météo : prévisions du mardi 22 juillet 2026

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22. Juli 2026 um 08:13

Quelques nuages sur la plupart des régions ce mercredi, devenant plus denses, l’après-midi, sur les régions ouest du nord et du centre avec apparition de cellules orageuses locales accompagnées de quelques pluies.

Vent de secteur nord sur le nord, de secteur est sur le centre et de secteur ouest sur le sud, faible à modéré et devenant plus fort sous orages.

Mer moutonneuse dans le nord et peu agitée sur le reste des côtes.

Températures en légère baisse dans le nord, la région du sahel et les hauteurs et restent élevées dans le reste des régions, avec des maximales comprises entre 38 et 42 degrés près des côtes et les hauteurs et entre 43 et 49 degrés ailleurs, avec vent de sirocco.

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Mostra de Venise 2026 : le film tunisien « The H@llow Man » en lice à la Semaine de la critique

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21. Juli 2026 um 11:25

Le film tunisien de science-fiction « The H@llow Man », réalisé par Kamel Laaridhi, a été sélectionné en compétition officielle de la 41ème Semaine internationale de la Critique (Settimana Internazionale della Critica), section parallèle de la 83ème Mostra de Venise, qui se tiendra du  2 au 12 septembre 2026.

Cette sélection, indique le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), constitue une distinction majeure pour le cinéma tunisien, puisque le film figure parmi les sept premiers longs métrages retenus en compétition cette année. Il sera présenté en première mondiale à Venise le 9 septembre 2026.

La présence tunisienne sera également marquée par la participation de la cinéaste Kaouther Ben Hania, désignée membre du Jury international de la Compétition officielle de la 83ème édition du Festival international du film de Venise, présidée par la réalisatrice américaine Maggie Gyllenhaal, aux côtés de plusieurs figures du cinéma international.

Par ailleurs, le projet de long métrage « Balaa » (Plague), du réalisateur tunisien Youssef Chebbi, a été retenu au programme Final Cut in Venice, consacré à l’accompagnement des films africains et arabes en phase de postproduction.

« The H@llow Man », produit par Inside Production explore la mémoire, les émotions et ce qu’on voudrait parfois oublier. Entre réalité et cauchemar, le film transporte le spectateur dans une Tunisie de 2059 où une biochip contrôle les souvenirs et efface les émotions. Le film suit Taha, qui, au cours d’une séance d’hypnose en cachette, entreprend un voyage hallucinatoire le confrontant à un épisode tragique de son passé et à des questions sur la mémoire et les émotions.

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Protection sociale et télétravail : vers une réforme du cadre juridique

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21. Juli 2026 um 10:38

« Un programme de restructuration des régimes de sécurité sociale et de refonte du système de protection sociale en Tunisie sera mis en place afin de mieux répondre aux besoins des citoyens tout en garantissant la pérennité des caisses sociales », a fait savoir lundi, le ministre des affaires sociales, Issam Lahmar.

S’exprimant à l’ouverture de la 8e Conférence arabe sur les retraites et les assurances sociales, organisée à Tunis, le ministre a indiqué qu’une nouvelle vision de réforme du système de sécurité sociale sera prochainement présentée.

Il a souligné que cette réforme reposera sur les besoins réels des citoyens et non sur de simples considérations comptables visant un rééquilibrage financier à court terme.

Selon lui, l’objectif est de bâtir un système fondé sur la justice sociale, capable d’assurer la viabilité des régimes de retraite et de protection sociale face aux défis démographiques croissants.

Le ministre a également annoncé l’achèvement imminent de deux projets de loi relatifs au télétravail dans le secteur privé et au travail via les plateformes numériques.

Ces textes, a-t-il dit, visent à adapter le cadre législatif aux nouvelles formes d’emploi, à soutenir l’activité économique et à renforcer la protection sociale des travailleurs concernés.

Issam Lahmar a, en outre, souligné la nécessité d’élargir progressivement la couverture sociale, en accordant la priorité aux catégories les plus vulnérables, puis en intégrant les autres groupes de population.

Il a également plaidé pour l’extension de la protection sociale aux travailleurs du secteur informel et aux personnes exerçant de nouvelles formes d’activité, parallèlement à l’amélioration du recouvrement des cotisations sociales et au renforcement des mécanismes de contrôle contre l’évasion sociale.

Il a estimé que l’intégration des travailleurs de l’économie informelle représente un changement de paradigme vers une approche universelle de la protection sociale fondée sur les droits, nécessitant des cadres juridiques adaptés à la diversité des activités économiques.

De son côté, le directeur exécutif de l’organisation « Mena Money », Ibrahim Khalil Ibrahim, a souligné que la conférence constitue une plateforme d’échange d’expériences et de bonnes pratiques entre les pays arabes en matière de retraite et de sécurité sociale.

Il a relevé que les systèmes arabes, comme ceux de nombreux pays, font face à des défis liés au financement outre le déficit de certaines caisses.

Pour sa part, le président du Bureau exécutif de l’Association arabe de la sécurité sociale, Mohamed Karaki, a estimé que la révolution numérique, les transformations qu’elle a engendrées sur les marchés du travail arabes, ainsi que les évolutions démographiques, économiques et sociales et les chocs imprévus, imposent aux institutions de sécurité sociale et d’assurance de revoir leurs modes de fonctionnement et d’adopter de nouvelles approches garantissant leur capacité à relever ces défis et à assurer leur pérennité.

Il a enfin souligné que la sécurité sociale ne peut être garantie qu’à travers des institutions modernes, performantes et capables de s’adapter aux mutations économiques, sociales et technologiques.

Selon lui, l’investissement dans la modernisation de ces institutions et le renforcement de leur gouvernance constituent les principaux leviers de durabilité des systèmes de sécurité sociale dans les pays arabes.

Organisée sur trois jours, la conférence réunit des responsables des ministères des Affaires sociales, des organismes de retraite des secteurs public et privé, des directeurs généraux de compagnies et institutions d’assurance, ainsi que des experts et représentants de plusieurs pays arabes.

Les travaux de la conférence devraient déboucher sur des recommandations destinées à appuyer les programmes nationaux de réforme et à renforcer la durabilité des systèmes de sécurité sociale dans le monde arabe.

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