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Le carburant propulse les prix des importations américaines

17. Juni 2026 um 18:29

Les prix des importations américaines ont augmenté plus que prévu en mai, sous l’effet de fortes hausses des prix des carburants et des biens d’équipement, ce qui a entraîné la plus forte augmentation annuelle en près de quatre ans.

Les prix à l’importation ont augmenté de 1,9 % le mois dernier, après une hausse révisée à la hausse de 2,0 % en avril, a annoncé mardi 16 juin le Bureau des statistiques du travail américain. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une augmentation de 1,0 % des prix à l’importation (hors droits de douane), après une hausse de 1,9 % annoncée précédemment pour avril.

Au cours des douze mois précédant mai, les prix à l’importation ont augmenté de 6,7 %. Il s’agit de la plus forte hausse annuelle depuis août 2022, après une augmentation de 4,2 % en avril. La guerre israélo-américaine a fait flamber les prix du pétrole, alimentant les pressions inflationnistes. Washington et Téhéran ont annoncé dimanche être parvenus à un accord sur les modalités d’un cessez-le-feu et de la réouverture du détroit d’Ormuz, même si cet accord reste conditionné à la fin des hostilités au Liban.

L’inflation à la consommation a augmenté à son rythme le plus rapide en trois ans en mai, tandis que les prix à la production ont enregistré leur plus forte hausse en plus de 3 ans, selon les données gouvernementales publiées la semaine dernière. La hausse des pressions inflationnistes et la solidité du marché du travail ont accru les chances d’une hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale, mais les économistes estiment que le seuil d’un nouveau resserrement reste élevé.

Les responsables de la banque centrale américaine devaient entamer mardi une réunion de politique monétaire de deux jours. Les analystes prévoient que la Fed maintiendra son taux directeur inchangé dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %, mais pourrait adopter une politique moins accommodante. Les prix des carburants importés ont augmenté de 12,5 % le mois dernier, après une hausse de 18,6 % en avril. Les biens d’équipement importés ont progressé de 1,3 %. La forte activité d’investissement dans le domaine de l’intelligence artificielle contribue à cette hausse.

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Commerce extérieur : Un déficit qui se creuse, mais des signaux de résilience à l’export

13. April 2026 um 09:46

Le commerce extérieur tunisien a terminé le premier trimestre 2026 sur un déficit de -5232,7 millions de dinars, contre -5049,5 MD un an plus tôt, selon les dernières données de l’Institut National de la Statistique. Malgré cet alourdissement, certains indicateurs montrent une dynamique plus encourageante, notamment du côté des exportations, en progression plus rapide que prévu.

L’énergie reste le principal point noir

Le creusement du déficit provient avant tout de la facture énergétique, qui représente à elle seule -2990,4 MD, soit plus de la moitié du déséquilibre global. Viennent ensuite les matières premières et demi-produits (-1601,4 MD), les biens d’équipement (-977 MD) et les biens de consommation (-462,2 MD).

À l’inverse, l’alimentation dégage un excédent de +798,3 MD, porté notamment par les performances de l’huile d’olive. Le taux de couverture s’améliore légèrement à 75,7%, contre 75,2% à la même période de 2025.

Les exportations tirées par l’huile d’olive et l’industrie

Sur les trois premiers mois de l’année, les exportations ont progressé de 6,1%, atteignant 16.266,8 MD. La hausse est particulièrement marquée dans les industries mécaniques et électriques (+10,6%) ainsi que dans l’agroalimentaire (+16,1%), grâce à l’envolée des ventes d’huile d’olive (1.991,6 MD contre 1.442,3 MD en 2025).

Le secteur énergétique affiche également une progression de +6,2%, soutenue par les produits raffinés. En revanche, les mines, phosphates et dérivés (-20,3%) ainsi que le textile-habillement-cuir (-5%) reculent, ce qui freine la performance globale.

L’Europe confirme son poids stratégique

L’Union européenne reste de loin le premier débouché de la Tunisie, absorbant 71,5% des exportations avec 11.628,1 MD au premier trimestre. Les ventes progressent notamment vers la France (+10,6%), l’Italie (+4%) et l’Allemagne (+3,3%), alors qu’elles reculent vers les Pays-Bas (-15,9%) et la Grèce (-29,8%).

Du côté des pays arabes, la poussée est spectaculaire avec l’Égypte (+52,9%) et l’Arabie saoudite (+80,6%), tandis que les échanges fléchissent avec le Maroc, l’Algérie et la Libye.

Les importations progressent sur tous les fronts

Les importations augmentent de 5,5% à 21.499,5 MD, sous l’effet d’une hausse généralisée de tous les groupes de produits : alimentaire, équipement, énergie, biens de consommation et demi-produits. Hors Europe, la montée des achats en provenance de la Turquie (+6,3%) et surtout de l’Inde (+39,5%) contraste avec le recul des importations depuis la Russie (-61,6%) et la Chine (-7,3%).

Le tableau reste contrasté : la Tunisie continue de subir le poids structurel de l’énergie dans sa balance commerciale, mais la bonne tenue des exportations industrielles et agroalimentaires laisse entrevoir un socle de résilience.

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