Rania Mansour a toujours rêvé de retour aux sources, surtout en matière de distillation.
À Nabeul où elle vit, elle se souvient de ses aïeules qui employaient des techniques ancestrales pour la distillation des roses de Damas, des fleurs de géranium, de néroli ou de bigaradier.
Réalisée dans des alambics, au milieu des volutes de vapeur d’eau, les essences de Rania ont pour elles des siècles de tradition qui s’écoulent dans des flacons.
Pour marquer cet art de faire immémorial, Rania a donné l’appellation « Zemnia » à ses produits qui fleurent bon les terroirs du Cap Bon.
Mieux, résolument dans son siècle, la dame aux alambics a fait certifier bio, toutes ses créations dont les emballages sont iconoclastes et aisément reconnaissables.
Comment ne pas adhérer à la démarche de Rania Mansour qui, subrepticement, nous révèle à nous-mêmes et affirme que les jeunes s’engagent pour préserver nos traditions séculaires ?
Quiconque oserait chasser le naturel sait désormais, grâce à Rania, qu’il reviendra au galop, entre flacons et alambics.
La nécropole beylicale de Tourbet El Bey est un des lieux par excellence de la mémoire husseinite. Désormais ouverte au public après d’importants travaux de restauration, cette nécropole abrite les sépultures de la dynastie ainsi que celles des notables de la cour.
À Tourbet El Bey, il est également possible de retracer la mémoire de nombreuses princesses husseinites à l’image de Lella Jannet, captive d’origine italienne et mère d’Ahmed Bey.
Trois salles du musée sont consacrées à ces princesses qui portaient les prénoms de Saliha, Mahbouba, Hallouma, Kalthoum ou Hannouna et dont la mémoire est perpétuée à Tourbet El Bey.
Comme chaque été, le festival « Miroirs des Arts » est de retour à Kalaa Kebira. Manifestation de proximité, basé sur les compétences de la région, le Miroir des Arts propose une programmation éclectique ainsi que des hommages aux figures de la pensée et de la culture.
La ville de Kalaa Kebira accueillera, du 14 au 22 août 2026, la onzième édition de son Festival d’été « Miroirs des Arts », organisée par l’Association Ichrak pour la Culture et les Arts, avec le soutien de la Délégation régionale des Affaires culturelles de Sousse, sous la direction d’Abdelhakim Belaïd.
Durant neuf jours, le festival proposera une programmation riche mêlant musique, théâtre, cinéma, poésie et rencontres intellectuelles. Les festivités s’ouvriront avec un concert du saxophoniste Seifeddine Maïouf, avant de laisser place, le lendemain, à la représentation de la pièce « Impasse », produite par la compagnie Tragedia de Sfax.
Le 16 août, le public découvrira les traditions chorégraphiques de l’Inde à travers un spectacle de la troupe Gujarat Folk Dance Group, tandis que le 17 août sera consacré au cinéma tunisien avec la projection du film « Sahebek Rajel », réalisé par Kaïs Chkir.
La soirée du 18 août mettra la poésie à l’honneur avec « La Nuit des Vers », animée par la journaliste Aroussia Boumiza. Plusieurs poètes de renom y prendront part, notamment Moncef Mezghanni, Omar Dghrir, Lotfi Methlouthi, Fathi Naceri ainsi que le poète jordanien Mohammad Nour Al-Gharabia. La rencontre sera ponctuée d’intermèdes musicaux interprétés par le musicien irakien Mohammad Zaki Darwich.
Le 20 août, l’Ensemble Al-Machrek de musique arabe de Sousse proposera une soirée musicale entièrement féminine, invitant le public à redécouvrir les grands classiques du répertoire oriental.
Le festival réserve également une place importante à la réflexion et au débat culturel. Le 21 août se tiendra la rencontre « Miroirs du Livre », organisée en partenariat avec l’Association Sciences et Patrimoine. Le lendemain, le Palais municipal de Kalaa Kebira accueillera un colloque scientifique consacré au thème « L’avenir de la langue arabe parmi les langues du monde », présidé par l’écrivaine Amira Ghenim et réunissant plusieurs universitaires et intellectuels, parmi lesquels Walid Zidi, Amina Rmili, Samir Sahimi et Mohamed Kadi.
Cette journée sera également marquée par un hommage rendu au professeur de droit constitutionnel Sadok Belaïd, en présence des membres de sa famille, en reconnaissance de son parcours académique et de sa contribution à la pensée juridique tunisienne.
La clôture du festival sera assurée par un concert de la chanteuse Aya Daghnouj, sur la scène en plein air de la Maison de la Culture de Kalaa Kebira.
En parallèle, un salon collectif des arts plastiques se tiendra durant toute la durée du festival dans le hall de la Maison de la Culture. Il réunira les artistes Samir Ben Alia, Sonia Khalifa, Lotfi Ben Salah, Firas Ben Alia, Najib Bougcha et Firas Abed, offrant au public un parcours artistique qui complète la richesse de cette onzième édition.
Non loin de la cascade de Tamerza, un petit souk accueille les visiteurs. On y propose des objets en guise de souvenirs, des tapis et aussi du thé bien fumant que Mohamed se fait un plaisir de servir.
Avec une théière et plusieurs gobelets, revêtu d’une tunique légère, Mohamed hèle les passants et se fait un plaisir de convaincre ceux sceptiques, qui ne croiraient pas en les vertus tonifiantes de sa potion.
Tout au long de la journée, dans la noria des touristes, Mohamed propose ses services et du bec de sa théière, de longs filets verts ont tout d’une invitation à sacrifier au plaisir du thé.
Solitaire, sur les marges de la ville de Tozeur, Antar règne sur un monde minéral dont l’argile est la clé de voûte.
Dans son modeste atelier, il pétrit la glaise, la modèle puis la laisse sécher sous le soleil. À force de travail et de patience, il rassemblera en quelques jours, la fournée de briques qui alimentera son four rustique.
Après la cuisson, les briques encore chaudes seront débarassées de la suie et des cendres puis attendront leur acquéreur. Elles iront ensuite orner les façades de la ville et voyageront aussi vers plusieurs zones touristiques.
Antar perpétue des techniques ancestrales qui remontent aussi loin que les fours de potiers de la Carthage punique. Ses mains domptent à la fois l’argile et la mémoire des siècles. Artisan dans l’âme, il continue son effort et contribue à donner aux maisons des palmeraies du Djerid leur cachet unique.
Après avoir quitté le Stade Tunisien pour de nouveaux horizons avec le Paris Saint-Germain, le jeune Khalil Ayari se trouve au seuil d’une nouvelle page de sa carrière.
En effet, le PSG vient d’opérer un prêt de l’international tunisien Khalil Ayari à l’USL Dunkerque, en Ligue 2 française, pour une saison, sans option d’achat.
Est-ce une chance pour le joueur ? Oui, assurément car ce prêt lui offrira plus de temps de jeu et la possibilité de s’aguerrir. En tout état de cause, ce passage sous les couleurs de Dunkerque permettra à Ayari de se bonifier au lieu de moisir sur le banc des remplaçants de l’équipe parisienne.
Le compositeur et producteur DJ Rabor a choisi de lancer son nouvel album en Tunisie. C’est le 9 août au Golden Carthage de Gammarth que l’album Elevation sera présenté au public.
Cette performance live de DJ Rabor intervient la veille du lancement de son nouvel album sur les plateformes digitales.
Cette nouvelle œuvre conjugue le mélodique à l’électronique pour un voyage musical inédit.
Basé à Montréal, DJ Rabor est architecte de formation et transpose dans sa musique la logique des structures. Il est également à l’origine de l’événement DJ Rabor Cardio Run à Montréal.
Plusieurs litiges financiers plombent la trésorerie de l’Étoile Sportive du Sahel. Devant cette situation, Karim Akrout, président du comité directeur de l’ESS est monté au créneau.
Dans une publication sur le compte Facebook du club phare de la ville de Sousse et de la région du Sahel, Karim Akrout a appelé les supporters à se mobiliser afin de récolter la somme de 1,5 millions de dinars.
De quoi augurer d’une » latkha » mettant à contribution le public étoiliste.
Pour mémoire, cette somme est nécessaire pour résoudre les litiges financiers avant le 10 août. L’Étoile Sportive du Sahel doit s’acquitter de ce montant pour ne pas risquer d’être disqualifiée des compétitions de la nouvelle saison.
Comme chaque été, les zaouias du Grand Tunis sont très actives et se préparent pour les traditionnelles Kharja ( procession ).
La plus suivie de ces processions est celle qui se déroulera à Sidi Bou Saïd. Cette kharja aura lieu le dimanche 16 août et se poursuivra lundi 17 août et mardi 18 août.
En outre, le 12 septembre, la zaouia de Sidi Bou Saïd accueillera la Nuit d’Awled Sidi Belhassen qui clôturera le cycle des processions et manifestations soufies de l’été.
C’est une forte vague d’indignation qui a vu le jour après la construction d’un édifice noir et d’aspect métallique à l’entrée de rue de Bizerte, dans les souks de la capitale de l’île de Djerba.
Les uns parlent de » pollution visuelle » et d’autres d’atteinte » à l’identité esthétique du centre historique « .
Qu’en est-il vraiment ? S’il est évident que ce bâtiment qui suscite la colère jure avec l’harmonie des souks, il reste à comprendre pourquoi les autorités ont-elles agréé cette architecture digne d’un ovni.
Par ailleurs, l’île de Djerba compte plusieurs éléments inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco et il est surprenant d’y voir – surtout dans le centre historique – pareil édifice. Nous y reviendrons.
Soul et jazz seront à l’honneur avec Mario Biondi le 2 août au festival international de Hammamet.
Ce musicien est l’une des voix les plus emblématiques du circuit soul et jazz européen. Mario Biondi ouvrira la Semaine de la musique italienne avec un concert inspiré de l’album » Handful of Soul » , une balise essentielle dans la carrière internationale de ce musicien.
Celles et ceux qui fréquentent les marchés aux poissons ont remarqué que le prix du poulpe est passé de 50 dinars 26 dinars. Est-ce une aubaine ou bien faut-il craindre un danger sanitaire ?
À cause des délestages qui ont défrayé la chronique des dernières semaines, plusieurs produits ont été décongelés par défaut de courant électrique.
Le risque existe que certains produits se retrouvent sur les marchés via des circuits opaques ou bien que d’autres produits soient recongelés.
La baisse spectaculaire des prix du poulpe pourrait s’expliquer de la sorte.
De toutes les manières, les services compétents veillent au grain mais il reste important en cette période précise de se fournir sur les marchés dûment contrôlés pour éviter toute possibilité de » recyclage » douteux.
Comme chaque année, la Kharja de Sidi Bou Saïd est très attendue aussi bien par les disciples de la zaouia que par le grand public et aussi les touristes.
Cette procession qui prend son essor dans les rues principales de Sidi Bou Saïd aura lieu samedi 12 septembre.
Un rendez-vous important qui devrait rassembler autour de Sidi Bou Saïd, le saint personnage qui a donné à la colline mystique son auréole.
Comme chaque année, avec le soutien de l’ambassade d’Autriche, l’Orchestre du Bal de l’Opéra de Vienne est de retour en Tunisie pour participer au festival international de musique symphonique d’El Djem.
Cet ensemble viennois sera sur scène le samedi 1er août et retrouvera l’ambiance exceptionnelle de l’amphithéâtre d’El Djem.
Rendez-vous est pris pour une soirée exceptionnelle au rythme des chefs-d’œuvre de Johann Strauss, Franz Lehár, Emmerich Kálmán et bien d’autres.
Du Beau Danube bleu à la légendaire Marche de Radetzky, chaque œuvre vous transportera au cœur de la tradition viennoise, entre valses, polkas et grands airs d’opérette.
Présente avec l’ensemble Stowarzyszenie Orkiestra Dęta Świeciee, la Pologne a apporté des couleurs européennes à l’édition 2026 du Carnaval d’Aoussou.
Une formation de majorettes, des danseuses et des musiciens ont contribué à animer le traditionnel défilé et ont été très applaudis par le public.
Notons que le Chef de Mission, M. Andrzej Stolarek, a assisté à la prestation de Stowarzyszenie Orkiestra Dęta Świecie lors du défilé.
Enfin, les commentaires du public constataient la qualité de la performance de l’ensemble chorégraphique : « Quel plaisir de voir ces jeunes artistes polonais participer à l’un des événements culturels les plus emblématiques de Tunisie ! Par leur énergie, leur talent et leur passion, ils ont contribué à faire rayonner l’amitié entre la Pologne et la Tunisie à travers la musique ».