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UE : nouvelle taxe de 3 euros sur les petits colis

24. Juni 2026 um 10:37

Les consommateurs de l’Union européenne à la recherche de bonnes affaires en ligne commenceront à ressentir les effets de la hausse des coûts dès la semaine du 29 juin, avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe ciblant les importations en provenance principalement de Chine. Ce qui constituera un obstacle supplémentaire aux relations commerciales entre les deux économies.

À compter du 1er juillet, une taxe de 3 € sera appliquée aux produits d’une valeur inférieure à 150 €. Une mesure visant à freiner l’afflux de produits bon marché provenant de l’extérieur de l’UE, vendus via des plateformes telles que Shein et Temu.

A noter d’ailleurs que les importations de commerce électronique dans l’UE ont atteint près de 6 milliards d’articles l’an dernier, la Chine représentant environ 90 % des produits d’une valeur inférieure à 150 €, tels que les articles de mode éphémère, les produits de beauté et les appareils électroniques.

Ce droit de douane temporaire reflète, dans une certaine mesure, des préoccupations plus générales concernant le commerce international, touchant à des secteurs aussi variés que les microprocesseurs, les terres rares et les automobiles. Ces importations massives creusent le déficit commercial de l’UE avec la Chine. Tandis que les gouvernements européens s’interrogent sur la capacité des entreprises nationales à survivre face aux industries chinoises fortement subventionnées, relève Bloomberg...

La fin d’une exception

Les vendeurs, les transporteurs ou les transitaires devront s’acquitter des frais supplémentaires et les répercuter sur les acheteurs. Des retards de livraison ne sont pas à exclure. FedEx, par exemple, indique dans un communiqué qu’elle se ferait rembourser ce montant par le client.

Les autorités douanières ont maintenu cette exemption pendant des décennies afin d’alléger les charges administratives et de limiter les coûts pour les consommateurs effectuant des achats en ligne. Cependant, l’essor des importations à bas prix est devenu un enjeu politique, renforçant les tendances protectionnistes en matière de politique commerciale.

L’UE affirme que cette nouvelle mesure n’est pas un acte de protectionnisme, mais vise à instaurer des règles du jeu équitables et à améliorer la sécurité des produits. « Cela a créé une concurrence déloyale, à laquelle les détaillants traditionnels ne peuvent pas faire face », a déclaré la Commission en début de mois.

Ce changement ajoute une couche supplémentaire de bureaucratie pour les agents de conformité douanière, qui ont déjà dû faire face à des bouleversements tels que le Brexit et les droits de douane mondiaux imposés par le président américain, Donald Trump.

Les frais de douane de l’UE sont calculés par produit en fonction de son code douanier. Ainsi, un colis contenant trois t-shirts portant le même code sera taxé à 3 euros. En revanche, si le colis contient un t-shirt et un livre, les frais s’élèveront à 6 euros. Par conséquent, un envoi contenant trois produits portant le même code mais provenant de trois pays différents se verra facturer des frais totaux de 9 euros.

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Tunisie : De lourdes charges retenues contre des influenceurs

16. Mai 2026 um 16:08

Des créateurs de contenus devant la justice. La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a renvoyé 18 accusés, dont plusieurs influenceurs actifs sur TikTok et Instagram, devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, dans une affaire liée à des contenus numériques à caractère sexuel, à l’exploitation et au blanchiment d’argent. Les premières audiences sont prévues pour le mois de juin.

Selon les éléments relayés par Mosaique FM, les prévenus font face à une série de chefs d’accusation particulièrement lourds. Ils sont notamment poursuivis pour production, diffusion et stockage de contenus pornographiques impliquant un enfant ou destinés à des pratiques et insinuations sexuelles, ainsi que pour l’utilisation de systèmes informatiques afin de diffuser des images et vidéos d’agressions sexuelles.

Traite des êtres humains

L’affaire comporte également des accusations liées à la traite des êtres humains, à l’appartenance à une organisation criminelle opérant en Tunisie ou à l’étranger pour recruter des personnes en vue de leur exploitation, ainsi qu’au blanchiment d’argent. Les poursuites s’appuient notamment sur le décret-loi 54 de 2022 et sur la loi de 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.

Cette affaire intervient dans un contexte de durcissement des autorités tunisiennes face aux dépassements de certains créateurs de contenus sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs mois, la Tunisie multiplie les poursuites et les campagnes visant des influenceurs accusés de porter atteinte aux bonnes mœurs, d’exploiter des mineurs, de diffuser des contenus jugés contraires aux valeurs sociales ou encore de tirer des profits financiers de pratiques illégales sur les plateformes numériques.

Au cœur des débats

Les réseaux sociaux, notamment TikTok et Instagram, sont régulièrement au cœur des débats en Tunisie autour des limites de la liberté de création numérique, de la protection des mineurs et de la responsabilité des influenceurs vis-à-vis de leurs audiences, souvent très jeunes.

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