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Les usages utiles de l’énergie photovoltaïque avec stockage

03. August 2026 um 07:31

Au cours des dernières années, de plus en plus de familles et d’entreprises, et pas seulement dans le domaine du tourisme, choisissent d’investir dans un système photovoltaïque avec stockage. Mais de quoi s’agit-il exactement et dans quels cas ces systèmes peuvent se révéler utiles voire nécessaires en cas de pannes ou de  dysfonctionnements du réseau électrique national ?

Habib Glenza, à Lodz.

En termes simples, c’est un système qui produit non seulement de l’électricité grâce à des panneaux solaires, mais la conserve également dans des batteries dédiées pour être utilisée lorsque le soleil n’est pas présent. Et c’est précisément cette capacité à «stockage du soleil» qui rend cette pratique un allié précieux pour ceux qui recherchent une indépendance énergétique et des économies sur les factures.

Dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie, les coupures de courant imprévues et une attention croissante à la durabilité environnementale, le photovoltaïque avec stockage représente un choix prévoyant et concret. Que ce soit pour une ferme agricole, une entreprise, des frigos industriels, un hôpital ou un véhicule électrique, la possibilité de produire et de gérer l’énergie de manière autonome est un avantage réel et tangible.

Comment fonctionne le système ?

Un système photovoltaïque avec stockage est constitué de panneaux solaires,unonduleur (qui transforme l’énergie de courant continu à alternatif), un système de gestion et, en effet, des batteries. Ces dernières permettent de conserver l’énergie produite en excès pendant la journée, pour l’utiliser le soir ou la nuit lorsque le ciel est couvert notamment en hiver 

Contrairement aux systèmes traditionnels qui injectent dans le réseau l’énergie non autoconsommée, ceux avec stockage misent sur l’autosuffisance : l’énergie produite reste à l’intérieur du système tant qu’elle est nécessaire. Cela réduit considérablement les prélèvements sur le réseau électrique national et garantit une plus grande stabilité des consommations.

Le fonctionnement est plutôt simple et intuitif. Pendant la journée, les panneaux solaires captent l’énergie du soleil et la convertissent en électricité. Cette énergie alimente directement les usagers domestiques ou industriels. Lorsque la production est supérieure aux consommations, le surplus est stocké dans les batteries.

Une fois le soleil couché ou en cas de mauvais temps, le système de stockage entre en jeu : l’énergie conservée est utilisée pour continuer à alimenter le logement ou le bâtiment. Si la batterie se vide, alors l’énergie est prélevée sur le réseau électrique, mais seulement lorsque cela est strictement nécessaire.

Un onduleur hybride gère de manière intelligente tous ces flux, garantissant une efficacité maximale et une priorité à l’autoconsommation.

Les avantages de choisir un système avec stockage

1- Autonomie et indépendance : un des principaux avantages est la possibilité de se rendre (presque) indépendant du réseau. Dans de nombreuses situations, notamment dans des maisons ou bâtiments bien isolés et avec des consommations optimisées, on peut parvenir à couvrir jusqu’à 80 % des besoins énergétiques avec le système photovoltaïque.

2- Économies sur la facture : en réduisant les prélèvements sur le réseau, les coûts des factures diminuent de manière significative. L’économie est tangible dès les premières années et, sur le long terme, rembourse largement l’investissement initial.

3- Continuité du service : en cas de coupure de courant, certains systèmes avec fonction de secours permettent de maintenir actifs les charges essentielles (éclairage, réfrigérateur, climatiseur, modem, etc.) même en l’absence de réseau.

4- Durabilité : utiliser de l’énergie renouvelable réduit l’impact environnemental et contribue à la lutte contre le changement climatique. C’est un pas concret vers un mode de vie plus écologique.

Que doit-on prendre en compte dans le choix des batteries ?

Les batteries sont le cœur du système de stockage. Les plus courantes aujourd’hui sont celles au lithium, appréciées pour leur efficacité, leur longévité et leur compacité. D’autres technologies comme le plomb-gel ou les batteries LFP offrent des alternatives valables selon le contexte.

Un système avec stockage est recommandé lorsque les consommations sont élevées le soir et la nuit, le bâtiment est sujet à des coupures de courant ou lorsque l’on souhaite alimenter une pompe à chaleur ou une borne de recharge pour voitures électriques.

En général, c’est le choix idéal pour ceux qui cherchent à optimiser l’autoconsommation et à réduire leur dépendance au réseau.

Énergie solaire et mobilité électrique : un duo gagnant

Ceux qui possèdent une voiture électrique peuvent encore plus bénéficier d’un système avec stockage. Recharger le véhicule avec de l’énergie solaire autoproduite permet de réduire les coûts et de diminuer drastiquement les émissions.

Exemples besoins réels de systèmes résidentiels et d’entreprise :
– une famille dans une maison individuelle : 6 kWp, batterie de 10 kWh, couverture de 75 % des consommations annuelles ;

– une exploitation agricole : 12 kWp, batterie modulaire de 20 kWh, autosuffisance pour les machines diurnes ;

– refuge hors réseau : système hybride avec panneaux, batterie et générateur de secours ;

– maison intelligente avec véhicule électrique : recharge programmée en fonction de la production solaire

Ces cas montrent comment chaque installation peut être personnalisée pour répondre à des besoins différents.

Est-il possible de devenir totalement autonome avec du stockage solaire ? Cela est théoriquement possible. Pratiquement, cela dépend de plusieurs facteurs, comme la consommation, le climat, et la capacité de stockage. En général, dans les régions avec peu de soleil en hiver, il est difficile de couvrir 100 % des besoins avec seulement du solaire. Cependant, avec un système photovoltaïque bien dimensionné permet de réduire considérablement la dépendance du réseau et ses coupures aux conséquences graves, en particulier pour les hôtels, les hôpitaux, les frigos industriels et agricoles.

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Batteries solaires en Tunisie : Une fausse solution face à une crise électrique structurelle ?

28. Juli 2026 um 10:29

Alors que la Tunisie traverse une période marquée par des coupures d’électricité répétées en raison de la forte pression exercée sur le réseau durant les pics de consommation estivaux, la question du stockage de l’énergie revient au centre des débats.

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a récemment autorisé l’installation de batteries de stockage pour les systèmes photovoltaïques résidentiels raccordés au réseau basse tension. Cette décision permet désormais aux particuliers équipés de panneaux solaires de conserver une partie de l’électricité produite durant la journée afin de l’utiliser ultérieurement.

Jusqu’à présent, l’absence de cadre technique clair limitait l’intégration de ces solutions dans les installations photovoltaïques connectées au réseau. Cette évolution intervient dans un contexte marqué par une forte demande électrique liée notamment aux températures extrêmes et à l’utilisation massive des climatiseurs.

Une organisation alerte sur les limites du stockage individuel

Dans une publication diffusée sur Facebook, l’Organisation tunisienne des énergies propres a indiqué avoir participé à une séance d’audition au ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, en présence notamment du ministre Salah Zouari, du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique Wael Chouchane, du PDG de la STEG Fayçal Trifa et de responsables de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME).

L’organisation affirme avoir présenté une étude consacrée aux causes des coupures d’électricité ainsi qu’aux solutions envisageables à court et moyen terme pour réduire les risques de perturbations durant les prochaines saisons estivales.

Lire aussi : Tunisie : La CONECT plaide pour le stockage de l’électricité dans les foyers

Selon elle, le système électrique actuel n’est pas encore suffisamment adapté pour intégrer massivement les solutions de stockage. Elle insiste notamment sur la nécessité d’accélérer le déploiement des compteurs intelligents afin de permettre une meilleure gestion de l’énergie stockée et une interaction efficace avec le réseau.

L’organisation a également exprimé des réserves concernant l’octroi de subventions publiques aux batteries de stockage, estimant que leur coût reste élevé et que leur impact sur la stabilité globale du réseau pourrait être limité dans les conditions actuelles.

La STEG mise aussi sur le stockage à grande échelle

L’autorisation des batteries pour les particuliers ne constitue pas la seule évolution dans ce domaine. La STEG travaille également sur des projets de stockage d’énergie par batteries à l’échelle du réseau électrique national.

La compagnie a lancé des projets de systèmes de stockage par batteries (BESS) destinés au réseau électrique, avec notamment un projet annoncé de plusieurs centaines de mégawatts et plusieurs centaines de mégawattheures de capacité de stockage.

Ces dispositifs industriels ont un objectif différent des batteries domestiques : ils doivent permettre d’améliorer la flexibilité du réseau, d’intégrer davantage les énergies renouvelables et de mieux gérer les périodes de forte demande.

Une solution parmi d’autres face aux coupures

L’autorisation des batteries résidentielles pourrait offrir une réponse partielle aux ménages disposant déjà d’installations photovoltaïques, en particulier pour réduire leur dépendance au réseau durant certaines périodes de coupure.

Mais les spécialistes soulignent que le stockage individuel ne peut pas, à lui seul, résoudre une crise électrique structurelle. La sécurisation de l’approvisionnement nécessite également le renforcement des capacités de production, la modernisation du réseau, l’amélioration de la gestion de la demande et l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables.

La crise actuelle a ainsi relancé le débat sur le modèle énergétique tunisien : faut-il privilégier des solutions individuelles permettant aux consommateurs de gagner en autonomie, ou investir davantage dans des infrastructures collectives capables de répondre aux besoins de l’ensemble du pays ?

Dans ce contexte, les batteries apparaissent comme un outil supplémentaire, mais leur efficacité dépendra largement de leur intégration dans une stratégie énergétique globale.

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Batteries solaires : La décision de la STEG nécessite encore des clarifications avant sa mise en œuvre

24. Juli 2026 um 11:27

L’intégration des systèmes de stockage dans les installations solaires photovoltaïques pourrait constituer une nouvelle réponse aux tensions que connaît le réseau électrique tunisien. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé pour la première fois l’autorisation, pour les clients résidentiels, d’installer des batteries de stockage associées à des onduleurs hybrides. Une décision saluée par l’expert international en énergie Ezzeddine Khalfallah, qui estime toutefois que plusieurs précisions restent nécessaires pour permettre une application efficace de cette mesure.

Stocker le surplus solaire pour mieux gérer la consommation

Selon Ezzeddine Khalfallah, cette décision représente une évolution importante dans la gestion de l’énergie produite par les particuliers. Jusqu’à présent, le surplus d’électricité généré par les installations photovoltaïques était principalement injecté dans le réseau, alors que les batteries permettent désormais de conserver cette énergie pour une utilisation ultérieure.

Le principe est de stocker l’électricité produite pendant les périodes de forte production solaire, notamment durant la journée, afin de pouvoir l’utiliser lorsque la demande augmente ou lorsque la production photovoltaïque diminue, notamment en soirée.

Lire aussi : Coupures d’électricité : La STEG encadre enfin les batteries de stockage

Cette flexibilité permettrait aux consommateurs de mieux maîtriser leur consommation et pourrait également contribuer à réduire la pression exercée sur le réseau durant les périodes de pointe.

Un dispositif qui aurait pu limiter la pression durant la crise actuelle

Pour l’expert en énergie, l’adoption de cette solution avant la vague de chaleur actuelle aurait pu apporter un soutien supplémentaire au système électrique national.

Alors que la Tunisie a connu des pics historiques de consommation liés à l’utilisation massive des climatiseurs, le stockage domestique aurait pu permettre à certains consommateurs de réduire leur dépendance directe au réseau durant les heures critiques.

Les batteries pourraient ainsi devenir un outil complémentaire pour accompagner le développement des énergies renouvelables et limiter les tensions lors des périodes de forte demande.

Lire aussi : Batteries domestiques : La Tunisie accélère sa réflexion pour stocker l’électricité solaire et limiter les coupures

Des clarifications nécessaires avant la généralisation

Malgré l’importance de cette avancée, Ezzeddine Khalfallah a estimé, sur les ondes de Mosaique fm, que la décision de la STEG doit encore être accompagnée d’un cadre précis pour garantir son efficacité.

Plusieurs points doivent notamment être clarifiés, comme la capacité maximale de stockage autorisée, les conditions techniques d’installation, les modalités d’utilisation de l’électricité stockée en cas de coupure et les règles de raccordement avec le réseau.

L’expert souligne également la nécessité de définir la durée pendant laquelle un ménage pourrait être alimenté par ses batteries en fonction de la puissance disponible et de ses besoins énergétiques.

Lire aussi : Batteries au lithium : La Tunisie attire un nouvel investissement chinois

Le coût des batteries, un enjeu majeur pour les ménages

Au-delà des aspects techniques, la question économique reste déterminante. Le développement du stockage nécessite la disponibilité des équipements sur le marché, notamment les batteries et les onduleurs hybrides capables de convertir le courant continu produit par les panneaux solaires en courant alternatif utilisable dans les habitations.

Ezzeddine Khalfallah appelle ainsi à étudier des mécanismes facilitant l’accès des ménages à ces équipements, notamment à travers des solutions de financement ou des facilités liées aux factures de la STEG sachant qu’en Tunisie, une batterie lithium d’environ 4,8 kWh est affichée autour de 6270 DT TTC. Une solution résidentielle complète coûtera davantage après l’ajout de l’onduleur hybride, des protections, du câblage et de la pose.

Il estime que l’implication du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et du Fonds de transition énergétique sera essentielle pour assurer la réussite de cette nouvelle orientation.

Le stockage, un pilier de la transition énergétique

Pour l’expert, le succès de cette initiative dépendra de la capacité des différents acteurs à mettre en place un cadre clair, accessible et économiquement viable.

La généralisation progressive des batteries de stockage pourrait permettre à la Tunisie de mieux valoriser son potentiel solaire, de renforcer la stabilité du réseau électrique et de réduire la pression lors des périodes de forte consommation.

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Stockage de l’électricité : La solution de la STEG coûte 20 mille dinars… qui peut se l’offrir ?

23. Juli 2026 um 10:33

Face à la crise électrique qui secoue la Tunisie, le stockage de l’énergie solaire est présenté comme l’une des pistes permettant de soulager le réseau national. Mais derrière cette solution technologique se cache une réalité économique qui pose une question centrale : combien de Tunisiens peuvent réellement financer une telle installation ?

Le président du groupement professionnel des énergies renouvelables relevant de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), Moez Aziza, a indiqué que le coût d’une station solaire destinée à produire et stocker de l’électricité pour un foyer avec une capacité de 3 kilowatts atteint environ 20 mille dinars.

Des frais considérables

Selon lui, l’installation solaire seule revient actuellement à près de 10 mille dinars. L’ajout des batteries nécessaires au stockage double pratiquement la facture pour atteindre environ 20 mille dinars. Une somme qui représente plusieurs mois de revenus pour une grande partie des ménages tunisiens.

Cette annonce intervient alors que la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), confrontée à des pics historiques de consommation et à des épisodes de délestage, a insisté ces derniers jours sur la nécessité de réduire la demande et d’encourager les solutions alternatives. Le stockage domestique a ainsi été évoqué comme une réponse permettant aux citoyens de produire leur propre électricité et de limiter leur dépendance au réseau.

Mais dans le contexte économique actuel, cette orientation soulève une interrogation majeure : peut-on réellement demander aux Tunisiens de financer individuellement une partie de la transition énergétique alors que beaucoup subissent déjà une pression importante sur leur pouvoir d’achat ?

Un obstacle majeur

La présentation du stockage comme une réponse immédiate à la crise donne l’impression d’une solution accessible à tous, alors qu’elle reste pour l’instant réservée à une catégorie de ménages disposant d’une capacité financière importante et surtout d’une installation photovoltaïque. Le coût de l’investissement constitue un obstacle majeur, d’autant plus que près de 50% du prix d’installation serait lié aux taxes et aux charges, selon Moez Aziza, qui appelle justement à une réduction des fiscalités appliquées à ces équipements.

Lire aussi : Coupures d’électricité : La STEG encadre enfin les batteries de stockage

Même les batteries, élément clé du dispositif, représentent à elles seules un investissement conséquent. Une batterie d’une capacité de 5 kilowatts coûte entre 4 et 5 mille dinars et permettrait de couvrir seulement deux à trois heures de consommation, selon le responsable du groupement professionnel des énergies renouvelables.

Pas une réponse immédiate et généralisée

Autrement dit, le stockage peut constituer une solution technique intéressante pour accompagner la transition énergétique, mais il ne peut pas être présenté comme une réponse immédiate et généralisée à la crise actuelle. Pour une majorité de Tunisiens, confrontés à la hausse des prix et aux difficultés économiques, investir 20 mille dinars pour sécuriser leur alimentation électrique reste hors de portée.

La question n’est donc pas seulement technologique, mais sociale : comment faire du stockage une véritable politique nationale et non une solution individuelle réservée aux ménages les plus aisés ? La transition énergétique nécessite certes des investissements privés, mais elle suppose aussi des mécanismes publics d’accompagnement, des aides ciblées et une stratégie permettant d’éviter que la facture de la crise électrique ne soit transférée directement aux citoyens.

Alors que les coupures ont rappelé la fragilité du système électrique tunisien, le débat ne porte plus uniquement sur la capacité à produire de l’énergie, mais aussi sur la capacité des citoyens à accéder aux solutions proposées. Présenter le stockage comme une réponse miracle sans expliquer son coût réel risque de créer un décalage entre les annonces institutionnelles et la réalité quotidienne des ménages.

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