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One Health | Congrès international à Sousse sur la santé et l’environnement

29. Oktober 2026 um 10:23

Ouverte mercredi 28 octobre 2026 à Sousse, au centre-est de la Tunisie, la 5e conférence internationale One Health («Une seule santé »), consacrée aux liens entre les crises environnementales et la santé humaine, animale et des écosystèmes, se poursuivra jusqu’au 30 octobre, avec la participation d’environ 200 personnes issues de 17 pays (dont, aux côtés de la Tunisie, l’Italie, les États-Unis, la France, l’Espagne, le Portugal, le Maroc, l’Algérie, l’Ouganda, le Nigeria, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud), aussi bien en présentiel qu’à distance. 

Chercheurs, universitaires,  professionnels de santé, experts en environnement et représentants de la société civile, ils aborderont, entre autres sujets, les conséquences de la perte de biodiversité, de la pollution et du changement climatique sur l’être humain.

La conférence, mise sous le thème «Des crises environnementales à l’écologie intégrale», est organisée conjointement par les universités de Sousse et de Monastir, sous l’égide des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et de la Santé.

Le programme traite des répercussions, en matière de santé publique, de la perte de biodiversité, de la pollution et du changement climatique, en mettant un accent particulier sur les interactions entre les polluants environnementaux et l’émergence de nouvelles maladies.

Une session est également consacrée au projet de recherche international CoSTA — mené en collaboration avec les universités italiennes de Palerme et de Messine — qui porte sur les polluants et les pathologies qui y sont associées.

Parmi les résultats annoncés lors de la conférence figure la création de la One Health World Association, dont le siège officiel sera établi en Italie. La présidence a été confiée à la professeure italienne Margherita Ferrante, tandis que le coordinateur de la conférence, le chercheur tunisien Mohamed Banni, a été nommé vice-président. L’organisation réunira des représentants des Amériques, de l’Europe et de l’Afrique ; elle aura pour mission de promouvoir l’approche «One Health» (Une seule santé) au sein des instances scientifiques internationales, avec une représentation officielle auprès des Nations unies. L’approche «One Health» reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, la santé animale et l’intégrité des écosystèmes, et favorise la collaboration entre les disciplines et les institutions afin de faire face aux risques sanitaires et environnementaux.

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La Goulette 2026 : combien rapportent réellement les croisières

210.000 croisiéristes ont accosté au port de la Goulette depuis le début de l’année 2026. Un chiffre qui confirme l’attractivité de l’escale.

Ils sont visibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Dès qu’ils jettent l’ancre, c’est toute une ruche qui se met en place. Au port de la Goulette, chaque arrivée de navire s’accompagne d’une dynamique intense où s’activent guides, bus, taxis, commerçants et autres opérateurs.

Deux acteurs majeurs

Actuellement, le port enregistre deux escales régulières par semaine, opérées notamment par les compagnies Costa Croisières et MSC Croisières, représentant environ 9 000 passagers hebdomadaires. Des négociations sont par ailleurs en cours pour l’ajout de deux escales régulières supplémentaires par semaine.

Cette tendance s’inscrit dans une progression plus large du trafic : le nombre de passagers est ainsi passé d’environ 56 000 en 2022 à une projection de près de 500 000 d’ici là fin 2026.

Recettes en devises

« Sur la base d’une hypothèse prudente — 80 % des passagers débarquant avec une dépense moyenne de 50 euros par personne — les recettes générées atteindraient près de 360 000 euros par semaine, soit plus de 18 millions d’euros par an en devises », commente Sami Debbiche, directeur général de Goulette Shipping Cruise (GSC), la société qui gère le village touristique et le port des croisières de la Goulette.

À ces montants, s’ajoutent d’autres sources de revenus, notamment les taxes passagers, les frais de stationnement des navires et les services portuaires. Autant de flux financiers qui profitent à la fois à l’autorité portuaire et au terminal de croisière, renforçant ainsi l’apport global de cette activité à l’économie nationale, souligne encore le responsable.

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Les estimations pour l’année 2026 portent sur 500.000 croisiéristes débarquant au terminal Goulette Shipping Cruises.

Stratégie promotionnelle

Au-delà des chiffres, les autorités multiplient les initiatives pour consolider cette dynamique. La direction du terminal de croisière de La Goulette mène, en coordination avec les acteurs institutionnels — dont le ministère du Tourisme — une stratégie active de promotion de la destination. Celle-ci repose notamment sur des contacts directs avec les compagnies internationales et une présence régulière dans les salons professionnels dédiés au secteur.

Lors d’une rencontre tenue le 25 mars 2026, le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, a échangé avec des responsables du secteur, dont Silvio Loiodice, directeur des croisières chez Costa.

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De droite à gauche: Sofiene Tekaya (ministre du Tourisme), Slim Ben Jabballah (réceptif des compagnies MSC et Costa) et Silvio Loiodice, directeur des croisières chez Costa.

Ce dernier a confirmé l’intérêt croissant pour la Tunisie dans les itinéraires maritimes, indiquant qu’en moyenne 6 600 passagers arrivent par escale, dont près de 90 % participent à des excursions vers des sites culturels et touristiques, avec une attention particulière portée aux produits de l’artisanat local.

Perspectives 2027

Dans cette perspective, la compagnie prévoit d’intensifier sa programmation vers la Tunisie à partir de 2027, invoquant notamment la stabilité sécuritaire du pays et la diversité de son offre touristique. Les autorités tunisiennes considèrent désormais le tourisme de croisière comme un levier stratégique de diversification.

L’objectif affiché est double : renforcer l’attractivité des ports, améliorer leur capacité d’accueil et hisser la qualité des services, tout en valorisant une offre culturelle à forte valeur ajoutée.

Dans ce contexte, la montée en puissance des escales à La Goulette apparaît comme l’un des indicateurs les plus tangibles du repositionnement progressif de la Tunisie sur la carte des grandes destinations méditerranéennes de croisière.

©Destination Tunisie

 

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