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Inde – UE : dernière ligne droite pour le libre-échange ?

26. Januar 2026 um 12:05

Le président du Conseil européen, Antonio Costa, est arrivé dimanche 25 janvier en Inde pour la conclusion d’un accord de libre-échange entre le pays et l’UE.

Antonio Costa et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sont les invités d’honneur des célébrations de la fête de la République qui se tiennent lundi 26 janvier 2026 à New Delhi, à la veille d’un sommet UE-Inde, mardi 27 janvier, au cours duquel ils espèrent conclure l’accord, décrit comme « la mère de tous les accords ».

« Ce sommet sera l’occasion de renforcer le partenariat stratégique UE-Inde et d’intensifier la coopération dans des domaines d’action clés », a annoncé le Conseil de l’UE via X.

A souligner que l’Inde, pays le plus peuplé du monde (1,451 milliard d’habitants, chiffre de 2024), devrait devenir la quatrième économie mondiale cette année, selon les projections du Fonds monétaire international.

L’UE y voit un marché important pour l’avenir. Tandis que New Delhi considère Bruxelles comme une source importante de technologies et d’investissements, dont elle a cruellement besoin pour accélérer la modernisation de ses infrastructures et créer des millions de nouveaux emplois.

« Nous sommes à l’aube d’un accord commercial historique », a déclaré Ursula von der Leyen cette semaine. Les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint 120 milliards d’euros en 2024. Soit une hausse de près de 90 % au cours de la dernière décennie, selon les données de l’UE. Auxquels s’ajoutent 60 milliards d’euros pour les services.

La conclusion de cet accord constitue une victoire importante pour l’UE et l’Inde. Ces deux pays cherchant tous deux à ouvrir de nouveaux marchés face aux droits de douane américains et aux contrôles chinois à l’exportation.

Les négociations se poursuivent néanmoins, les discussions portant sur certains points difficiles, notamment l’impact de la taxe carbone aux frontières de l’UE sur les importations d’acier. Ainsi que sur les normes de sécurité et de qualité dans les secteurs pharmaceutique et automobile. C’est ce que révèlent des sources proches des négociations.

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L’UTICA relance l’idée d’un accord global de libre-échange entre la Tunisie et l’Algérie

12. Dezember 2025 um 09:46

En ouvrant le Forum économique tuniso-algérien, le président de l’UTICA, Samir Majoul, a plaidé pour la conclusion d’un accord global de libre-échange entre la Tunisie et l’Algérie, visant à supprimer barrières douanières et obstacles non tarifaires. Il a appelé à un cadre économique intégré favorisant la circulation des capitaux, des entreprises et des compétences entre les deux pays.

Appel pour un marché commun tuniso-algérien

Devant les représentants des milieux économiques des deux pays, Majoul a proposé un accord permettant aux investisseurs tunisiens et algériens de s’implanter « librement » dans tous les secteurs, d’accéder indistinctement au financement bancaire, et de bénéficier de droits élargis de circulation, de résidence, de propriété et d’investissement.

Il a estimé que la création d’un espace économique commun permettrait de lever les blocages persistants et de donner une impulsion nouvelle à la coopération bilatérale.

Les secteurs stratégiques au cœur de la relance

Le président de l’UTICA a insisté sur la nécessité de privilégier les secteurs à forte valeur ajoutée : agriculture et pêche, industrie agroalimentaire, pharmaceutique, santé, énergie, énergies renouvelables, cybersécurité, économie du savoir.

Il a également mentionné des filières traditionnelles qui pourraient bénéficier d’un effort commun – travaux publics, composants automobiles, textile et habillement, textile technique, accessoires textiles, cuir, chaussure – ainsi que le tourisme, l’environnement, les transports et la logistique.

Majoul a par ailleurs plaidé pour une libéralisation intégrale des monnaies et des transactions économiques et touristiques, fondée sur un taux de change unifié approuvé par les banques centrales. Il a aussi proposé de structurer un partenariat tripartite Tunisie–Algérie–Afrique pour étendre la présence économique commune sur le continent.

Selon Majoul, les rencontres bilatérales précédentes ont permis d’identifier de nombreuses pistes de coopération, mais les résultats restent « en deçà des ambitions ». Il a appelé à explorer de nouveaux champs de collaboration en capitalisant sur les avantages comparatifs des deux économies et sur la confiance entre les secteurs privés tunisien et algérien.

L’automobile, priorité stratégique pour Alger

Prenant la parole, le président du Conseil algérien du renouveau économique (CREA), Kamel Moula, a insisté sur l’importance de renforcer la coopération dans l’industrie automobile, où la Tunisie demeure un acteur majeur.

Il a rappelé que plus de 155 entreprises tunisiennes opèrent dans cette filière, générant des dizaines de milliers d’emplois, grâce à un investissement continu dans l’innovation et l’adaptation aux exigences du marché international.

Moula a plaidé pour une modernisation des PME algériennes, l’adoption de normes internationales et la mise en place de plateformes de partenariat reliant les fabricants des deux pays.

Il a évoqué une feuille de route commune portée par l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles, la Bourse de partenariat, les entreprises algériennes, avec l’appui de l’UTICA et du CREA.

Vers un pôle industriel et touristique commun

Le responsable algérien a souligné que la mutualisation des efforts dans la sous-traitance pourrait faire émerger un pôle industriel tuniso-algérien, créateur d’emplois et moteur de transfert de compétences.

Sur le plan touristique, il a exprimé la volonté de l’Algérie de s’appuyer sur l’expertise tunisienne pour développer un secteur capable d’attirer davantage de flux régionaux. L’échange d’expériences et la formation professionnelle constituent, selon lui, une base solide pour bâtir un partenariat stratégique.

Moula a conclu en rappelant que cette dynamique s’inscrit dans la feuille de route élaborée conjointement par le CREA et l’UTICA, visant à unir ressources et compétences des deux pays. L’objectif commun : hisser le partenariat tuniso-algérien vers plus d’intégration économique, de compétitivité et de prospérité partagée.

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