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Gouvernance : Yassine Ben Abdallah nommé DGA de Pâtes Warda

03. September 2026 um 18:42

Le groupe agroalimentaire La Rose Blanche muscle l’exécutif de sa filiale emblématique Pâtes Warda en y nommant Yassine Ben Abdallah au poste de directeur général adjoint.

Expert reconnu en gestion de crise, transformation d’entreprises et efficience opérationnelle, Yassine Ben Abdallah affiche un CV solide :

  • Redressement & Industrie : ex-pilote du redressement d’Hamila Stoneware et ancien cadre dirigeant du Groupe Zouari (automobile & supply chain).
  • Tourisme & Services : ancien patron du pôle hôtellerie d’Alliance Groupe (Le Palace Gammarth, Golden Tulip) et fondateur du cabinet Baylencia Consulting.

L’enjeu de cette nomination : Dans un secteur agroalimentaire sous tension, l’arrivée de ce spécialiste du management de transition vise à renforcer l’excellence industrielle et l’agilité logistique du géant tunisien de la pâte alimentaire et du couscous.

Bon vent à M. Yassine Ben Abdallah !

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Aram Belhadj : Si les détériorations des services publics se poursuivent, l’État s’effondrera réellement

03. September 2026 um 18:16

La qualité de l’eau du robinet n’est, pour Aram Belhadj, que la partie visible d’un problème beaucoup plus profond : la dégradation progressive des services publics et, plus largement, le recul de la Tunisie « à tous les niveaux ».

Dans un post publié ce jeudi 3 septembre 2026, l’économiste alerte sur une situation qu’il juge « de plus en plus préoccupante », évoquant « des difficultés économiques, sociales, politiques, financières, sanitaires et même sportives ».

Il rappelle à ce propos que l’« effondrement de l’État » figurait déjà parmi les principaux risques identifiés pour la Tunisie dans l’Executive Opinion Survey du Forum de Davos en 2022. Pour lui, la détérioration des services publics pourrait, si elle se poursuit, conduire à un désordre généralisé et fragiliser ainsi les institutions.

Heureusement que Aram Belhadj ne considère pas ce scénario comme une fatalité. La Tunisie dispose encore des atouts nécessaires pour rejoindre le groupe des pays émergents, dit-il en substance. À une condition toutefois : une véritable « révolution des mentalités », notamment chez les dirigeants et les responsables publics.

 

Lire également : TRIBUNE – UGTT-Avocats-LTDH : tirer la sonnette d’alarme sans faire sonner la sirène

 

Son avertissement est sans ambiguïté : « Si les dérives que nous vivons se poursuivent et s’il n’y a pas de révolution des mentalités, particulièrement chez nos dirigeants et nos responsables, l’État s’effondrera réellement ».

Un constat alarmant, qui transforme un problème aussi concret que celui de l’eau potable en une question beaucoup plus large : jusqu’où la Tunisie peut-elle continuer à se dégrader sans mettre en péril ses institutions et sa stabilité ?

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Le résultat net de la BNA Bank progresse de 14 %

03. September 2026 um 15:59

La Banque Nationale Agricole (BNA) a clôturé le premier semestre 2026 avec un résultat net de 156,3 millions de dinars (MDT). Il correspond à une progression de 14 % par rapport à la même période de 2025.

Quant au PNB de la banque publique, il affiche une croissance de 4,3 % au 30 juin 2026, à 560,1 MDT, soutenue par la nette hausse des revenus du portefeuille d’investissement de la BNA.

De son côté, le résultat d’exploitation a enregistré 4,8 % de progression à 242 MDT.

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ISSOT 2026 : Tozeur mise sur le tourisme saharien

03. September 2026 um 14:58

Une réunion s’est tenue mercredi 2 septembre à Tunis, sous la présidence du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya. Elle avait pour objet les préparatifs du Salon international du tourisme saharien et oasien (ISSOT), prévu à Tozeur. Elle s’est déroulée en présence du gouverneur de Tozeur, Chahine Zeribi, et de représentants des établissements concernés par le tourisme saharien.

Les participants ont insisté sur la nécessité d’accélérer la finalisation du programme de cet événement qui aura lieu à Tozeur. Il est considéré comme une opportunité majeure pour promouvoir à grande échelle le tourisme saharien et oasien tunisien.

La réunion a également été l’occasion de réaffirmer l’importance de renforcer les liaisons aériennes entre l’aéroport de Tozeur-Nefta et plusieurs aéroports européens. Les participants ont par ailleurs dressé un état des lieux des investissements touristiques dans le gouvernorat de Tozeur. Lequel a enregistré une croissance notable. Et ce, notamment grâce à l’inauguration de deux nouvelles unités touristiques qui renforceront la capacité d’hébergement et l’attractivité de la région.

Enfin, les préparatifs pour le lancement de la deuxième tranche des travaux d’aménagement du site d’Ong Jmal ont été passés en revue. Cette phase prévoit notamment la création d’espaces d’exposition destinés aux artisans, l’embellissement de la place ainsi que l’installation de panneaux de signalisation.

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Le MCC 2027 confirme l’éligibilité de la Tunisie et de toute l’Afrique du Nord

03. September 2026 um 08:01

Le Millennium Challenge Corporation (MCC) a publié le 31 août 2026 son premier rapport pour l’exercice fiscal 2027 destiné au Congrès américain. Bonne nouvelle pour la Tunisie, en ce sens qu’elle figure dans la colonne « sans réserve » parmi les 91 pays candidats à un « Compact », ce financement américain conditionné à des réformes de gouvernance. On y trouve également les cinq autres pays d’Afrique du Nord, à savoir l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Maroc et la Mauritanie. Ce qui fait de cette zone la seule sous-région du continent où aucun pays n’est frappé d’exclusion.

Il faut noter que pour être candidat, un pays doit afficher un revenu national brut par habitant inférieur à 8 105 dollars (environ 4 082 $ USD pour la Tunisie, selon les données de fin 2025) et ne pas être légalement inéligible à l’aide américaine.

Mais attention : candidature ne vaut pas sélection. Le Conseil d’administration du MCC devra encore évaluer les performances de la Tunisie et de ses voisins en matière de gouvernance démocratique, de liberté économique et d’investissement dans le capital humain avant d’envisager la signature d’un Compact.

 

Lire aussi: Tunisie – USA : le conseil d’administration de la MCC approuve le programme Compact Tunisia

 

Le reste du continent, plus fracturé

Ailleurs en Afrique, le tableau est nettement plus contrasté. Trois pays du Sahel, en l’occurrence le Burkina Faso, le Mali et le Niger, sont purement exclus en raison de la restriction sur les coups d’État militaires (section 7008 de la loi de finances). Le Soudan subit la même sanction. Le Zimbabwe reste banni tant que Washington n’aura pas constaté un rétablissement de l’État de droit et des droits de propriété. Le Tchad, le Soudan du Sud et l’Érythrée sont écartés pour leur classement « Tier 3 » sur la traite des personnes ou leur bilan en matière de droits humains.

Entre ces deux extrêmes, la Guinée-Bissau et Madagascar occupent une zone grise : classés candidats, mais sous réserve explicite que cela soit « jugé conforme à la loi », signe d’une éligibilité encore incertaine.

 

Un outil de soft power évolutif

Le MCC, agence indépendante créée en 2004 pour financer des projets de croissance dans les pays en développement (Ped), fonctionne comme un baromètre annuel de la gouvernance mondiale. Le rapport prévient d’ailleurs que rien n’est figé : un pays candidat aujourd’hui pourrait être exclu demain si sa situation se dégrade et inversement.

Pour la Tunisie et ses voisins maghrébins, l’enjeu est désormais de transformer cette éligibilité de principe en Compact effectif, en démontrant lors des prochaines évaluations un engagement suffisant en faveur de la gouvernance et des réformes économiques attendues par Washington.

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