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Crise de liquidités de la CNAM : le grand «rafistolage» d’un système à bout de souffle

Von: tmps
15. Juli 2026 um 17:28

En cet été 2026, le système de protection sociale en Tunisie traverse une tempête financière d’une gravité inédite qui menace d’ébranler les fondations mêmes de l’accès aux soins pour des millions de citoyens. L’épicentre de cette crise se situe au niveau de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), dont les retards de paiement de plus en plus lourds ont poussé les prestataires de soins du secteur privé au bord de la rupture contractuelle. Pour éviter une suspension catastrophique du système du tiers payant, des accords de dernière minute ont été conclus à l’arraché au début du mois de juillet.

Dans le cadre du tiers payant, les prestataires de soins conventionnés avec la CNAM perçoivent de l’assuré social 30% du montant global des frais de soins. Le reliquat fait l’objet d’un décompte adressé au centre régional ou local de la caisse, afin qu’elle procède au paiement intégral du prestataire de soins dans un délai ne dépassant pas quelques semaines ouvrables à compter de la date de réception du décompte et ce, par virement bancaire ou postal au compte indiqué dans le dossier d’adhésion.

Cependant, loin de marquer la fin de la crise, ces compromis fragiles ne résolvent rien sur le fond. En se contentant de calmer la colère des professionnels de santé à coups de promesses de règlements à court terme, la CNAM et le ministère des Affaires sociales s’adonnent à une pure politique de «rafistolage». Cette gestion à vue de la pénurie de liquidités permet d’éviter temporairement la paralysie des soins, mais elle occulte sciemment l’urgence absolue d’une réforme profonde et structurelle du régime d’assurance maladie et du système des retraites, qui sont plus que jamais interdépendants. 

Un tiers payant sous perfusion et une gestion au jour le jour 

L’alerte est maximale au niveau des syndicats des prestataires de soins privés qui refusent désormais de servir de variables d’ajustement financier. À l’issue d’une réunion cruciale tenue le mercredi 8 juillet 2026, l’Intersyndicale des professions médicales dans le secteur privé a fustigé la dégradation continue d’une situation qu’elle avait déjà dénoncée lors d’une première mise en garde en décembre 2025. Ce collectif regroupe des piliers de la santé libérale en Tunisie tels que le Syndicat tunisien des médecins libéraux (STML), le Syndicat tunisien des médecins dentistes de libre pratique (STMDLP), le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT), le Syndicat tunisien des biologistes privés (STBP) et les chambres syndicales nationales des cliniques privées et des centres d’hémodialyse affiliés à l’UTICA. Tous s’accordent à dire que les retards de remboursement accumulés asphyxient l’équilibre financier des structures sanitaires privées et font peser un risque immédiat sur la continuité des prestations dues aux assurés sociaux.

Face au spectre imminent d’un blocage généralisé du mécanisme du tiers payant, le ministère des Affaires sociales a multiplié les interventions d’urgence pour colmater les brèches. Le 2 juillet 2026, le SPOT a annoncé la poursuite du système du tiers payant dans les pharmacies conventionnées, suite à des engagements de la CNAM de couvrir les mois de mai et juin, tout en promettant d’établir un accord-cadre clair pour les six mois à venir afin de stabiliser la relation contractuelle.

Une dizaine de jours plus tard, le Syndicat tunisien des biologistes privés a emboîté le pas en suspendant sa décision de mettre fin au tiers payant après une réunion de crise avec le ministre des Affaires sociales et les dirigeants de la caisse. Néanmoins, à l’instar de l’ensemble de la profession, les biologistes préviennent que ce sursis reste strictement conditionné au respect rigoureux et ponctuel par la CNAM de ses engagements financiers. Ces suspensions successives des arrêts de travail illustrent la précarité extrême du régime actuel d’assurance maladie.

La CNAM, «banquière forcée» des caisses de retraite en faillite

De son côté, le secteur public de la santé subit tout aussi violemment l’incapacité de la CNAM à honorer ses dettes. Selon les données alarmantes dévoilées le 6 juillet par le secrétaire général du Syndicat des médecins, des pharmaciensdes médecins-dentistes hospitalo-universitaires, la CNAM traîne une ardoise astronomique de 2,2 milliards de dinars de dettes impayées envers les hôpitaux publics. Cette rétention forcée de fonds tarit les budgets des structures hospitalières étatiques, les privant des ressources nécessaires pour renouveler leurs équipements, assurer la maintenance technique indispensable et s’approvisionner régulièrement en consommables médicaux de base. 

Le système sanitaire tunisien dans sa globalité, public comme privé, se retrouve pris en otage par cette crise de liquidités. Le «rafistolage» opéré en urgence auprès des syndicats libéraux n’est qu’une infime digue face à un océan de dettes systémiques, qui fragilise directement le droit constitutionnel des citoyens à la santé.

Pour comprendre les racines de cette pénurie chronique de liquidités, il convient de dépasser les symptômes pour analyser les flux réels de la sécurité sociale tunisienne. Le grand paradoxe de la CNAM réside dans le fait qu’elle n’est pas structurellement déficitaire, si l’on s’en tient au volume théorique des cotisations sociales qui lui sont allouées. Son incapacité à rembourser ses prestataires découle d’un «mécanisme de vases communicants institutionnalisé» et destructeur pour le secteur de la santé.

Les cotisations d’assurance-maladie prélevées à la source sur les salaires des secteurs public et privé sont centralisées, mais elles sont détournées de leur destination initiale. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS) font face à des déficits abyssaux, creusés par le vieillissement de la population, la stagnation de l’emploi formel et le poids écrasant de l’économie informelle. Pour le ministère des Affaires sociales, l’interruption ou le retard du versement des pensions de retraite aux centaines de milliers de seniors tunisiens représenterait une ligne rouge. 

Le choix politique de court terme a donc été d’utiliser depuis 2015 les ressources de la CNAM (ses parts légitimes dans les cotisations sociales) pour maintenir à flot la CNSS et la CNRPS, afin qu’elles puissent poursuivre le versement des pensions. En transformant l’assurance maladie en tiroir-caisse forcé des régimes de retraite en faillite, l’État vide la CNAM de ses liquidités courantes, l’empêchant de payer les pharmaciens, les biologistes et les hôpitaux publics.

L’évitement de la réforme ou l’art de repousser l’inévitable

Les autorités compétentes esquivent ainsi, une fois de plus, les réformes de fond indispensables du régime d’assurance-maladie et, par extension, d’un système de retraite structurellement failli. Les accords fragiles avec les prestataires de soins privés agissent comme de simples analgésiques sur un corps social profondément malade, maintenant le système en état de sursis permanent. Ce traitement symptomatique au coup par coup démontre un refus obstiné des autorités de s’attaquer aux causes réelles du mal par de grandes réformes. Pour sortir définitivement de cette impasse, une refonte courageuse s’impose à travers plusieurs leviers majeurs. Il s’agit, en premier lieu, d’instaurer une indépendance financière de la CNAM, grâce à une étanchéité budgétaire stricte et absolue, garantissant que chaque dinar cotisé par les travailleurs pour la santé soit sanctuarisé et exclusivement affecté aux prestations médicales et hospitalières.

Le deuxième chantier consiste à réformer les régimes de retraite. Cela passe nécessairement par une réévaluation des âges légaux de départ à la retraite, un réajustement des taux de contribution, une lutte implacable contre le secteur informel pour élargir l’assiette des cotisants, l’instauration de nouvelles taxes parafiscales sur les comportements à risque et les produits nocifs pour la santé (tabac, alcool, usines polluantes, etc.).

Les récents protocoles d’accord conclus en juillet 2026 pour préserver le mécanisme du tiers payant ne sont, en somme, qu’un cautère sur une jambe de bois. Ils offrent au gouvernement quelques mois de répit, mais laissent les causes profondes de la crise intactes. On ne peut indéfiniment financer les pensions de retraite en «affamant» l’assurance-maladie et en asphyxiant les hôpitaux publics. À force de privilégier le colmatage d’urgence au détriment d’une réingénierie globale du modèle de protection sociale, les décideurs s’exposent à un réveil brutal où le système de solidarité nationale finira par s’effondrer définitivement, laissant les assurés sociaux seuls face aux coûts prohibitifs de la maladie.

Walid KHEFIFI

 

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Les relations tuniso-russes :  70 années de continuité diplomatique à l’épreuve des mutations géopolitiques

Von: tmps
15. Juli 2026 um 16:46

Par Mondher AFI

La célébration du soixante-dixième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la République tunisienne et la Fédération de Russie, État successeur de l’Union des Républiques socialistes soviétiques sur le plan du droit international, constitue une étape significative dans l’évolution des relations bilatérales entre les deux pays. Depuis leur établissement en 1956, ces relations se sont développées dans un environnement international en constante mutation, marqué par la fin de la bipolarité, la recomposition des rapports de puissance et l’émergence de nouvelles configurations géopolitiques.

Malgré ces transformations, la coopération tuniso-russe a conservé une certaine continuité, reposant sur des mécanismes de dialogue politique, des échanges institutionnels réguliers et la recherche de convergences dans plusieurs domaines d’intérêt commun.

Cet anniversaire intervient dans un contexte où la politique étrangère tunisienne est conduite, sous le suivi du Président de la République, Kaïs Saïed, selon des orientations privilégiant la consolidation de la souveraineté nationale, l’élargissement des partenariats internationaux et la diversification des relations extérieures, dans le respect des principes du droit international et de l’égalité souveraine entre les États. Dans cette perspective, les relations avec la Fédération de Russie s’inscrivent dans une approche diplomatique fondée sur l’équilibre des partenariats, la défense des intérêts nationaux et le maintien d’un dialogue ouvert avec l’ensemble des acteurs internationaux, indépendamment des recompositions qui caractérisent le système international contemporain.

L’échange de messages de félicitations entre Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, et Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, s’inscrit dans cette dynamique. Au-delà de sa dimension protocolaire, cet échange traduit la volonté des deux États de préserver un dialogue politique régulier et de poursuivre une coopération fondée sur le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures, l’égalité souveraine et la recherche d’intérêts communs. Il reflète également la continuité d’une relation diplomatique qui, tout en s’adaptant aux évolutions du contexte international, demeure structurée autour d’une approche pragmatique privilégiant la concertation politique et le développement progressif de la coopération bilatérale dans les domaines jugés prioritaires par les deux parties.

Une relation construite dans la durée

Depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques le 11 juillet 1956, la Tunisie et la Russie ont entretenu des liens caractérisés par une remarquable continuité. Si les contextes internationaux ont profondément évolué, la coopération bilatérale a su s’adapter aux changements intervenus avec la fin de la guerre froide, la disparition de l’Union soviétique et l’émergence d’un système international plus complexe.

Contrairement à plusieurs configurations des relations soviéto-arabes durant la guerre froide, largement structurées par les logiques de bipolarisation idéologique, les mécanismes d’alignement stratégique et les dynamiques de compétition entre les deux blocs, les relations entre la Tunisie et l’Union soviétique, puis avec la Fédération de Russie après 1991, se sont progressivement distinguées par une orientation sensiblement différente. Elles se sont construites selon une logique davantage pragmatique, dans laquelle les considérations politiques, économiques et diplomatiques ont généralement prévalu sur les affinités doctrinales ou les solidarités idéologiques.

Cette spécificité s’explique notamment par la doctrine diplomatique tunisienne, historiquement fondée sur le principe du non-alignement, la diversification des partenariats extérieurs et la préservation d’une autonomie décisionnelle vis-à-vis des grandes puissances. Dans cette perspective, les relations avec Moscou n’ont jamais reposé sur une adhésion à un projet idéologique commun ni sur une volonté d’intégration à une sphère d’influence déterminée. Elles se sont développées à travers une coopération sélective, modulée en fonction des intérêts nationaux respectifs, de l’évolution des rapports de force internationaux et des opportunités offertes par les transformations de l’environnement géopolitique.

L’analyse de cette trajectoire met en évidence une forme de réalisme diplomatique caractérisée par une faible intensité idéologique et une forte capacité d’adaptation aux mutations du système international. Les interactions bilatérales ont ainsi été principalement déterminées par des considérations relatives au développement économique, aux échanges commerciaux, à la coopération scientifique et technique, aux secteurs de l’énergie, de l’enseignement supérieur, du tourisme ainsi qu’à la concertation sur certaines questions internationales d’intérêt commun. Cette dynamique illustre une conception des relations internationales dans laquelle la coopération est moins le produit d’une proximité doctrinale que le résultat d’une convergence ponctuelle d’intérêts stratégiques, économiques et institutionnels.

Dans cette optique, la relation tuniso-russe apparaît comme un exemple d’interaction interétatique fondée sur une rationalité pragmatique plutôt que sur une logique d’alignement idéologique. Sa continuité historique résulte moins de la permanence d’une communauté de valeurs politiques que de la capacité des deux États à préserver des canaux de dialogue, à adapter leurs mécanismes de coopération aux transformations du contexte international et à inscrire leur partenariat dans une approche fonctionnelle privilégiant les bénéfices mutuels, la flexibilité diplomatique et la recherche d’équilibres compatibles avec les priorités nationales de chacun. Cette évolution traduit une forme de coopération durable dont la stabilité repose essentiellement sur la convergence des intérêts objectifs et sur une gestion pragmatique des relations bilatérales, indépendamment des recompositions idéologiques ayant marqué les différentes phases de l’ordre international contemporain.

Le pragmatisme comme fondement du partenariat

L’analyse des relations internationales montre que les politiques étrangères des États sont principalement déterminées par la défense de leurs intérêts nationaux et par leur capacité à s’adapter aux évolutions de l’environnement international. Dans cette perspective, ni la Tunisie ni la Fédération de Russie ne font exception à cette logique. Leurs politiques extérieures s’inscrivent dans une démarche pragmatique où les considérations de sécurité, de développement économique, de stabilité politique et de diversification des partenariats occupent une place centrale. Les relations bilatérales ne relèvent ainsi ni d’une logique idéologique ni d’un système d’alliances exclusives, mais d’une convergence d’intérêts définie en fonction des priorités propres à chacun des deux États.

Les transformations intervenues depuis la fin de la guerre froide ont profondément modifié les équilibres du système international. L’émergence progressive d’un ordre davantage multipolaire, la diversification des pôles de croissance économique, la montée des enjeux énergétiques, alimentaires et technologiques, ainsi que l’intensification des interdépendances économiques ont conduit de nombreux États à adapter leurs stratégies diplomatiques. Dans ce contexte, la Russie a progressivement réorienté sa politique extérieure afin de préserver ses intérêts stratégiques, économiques et sécuritaires, tandis que la Tunisie a poursuivi une politique de diversification de ses partenariats extérieurs visant à renforcer son autonomie diplomatique et à élargir ses marges de coopération avec différents acteurs internationaux.

Les relations tuniso-russes s’inscrivent précisément dans cette dynamique d’adaptation aux nouvelles réalités géopolitiques. Pour la Tunisie, la coopération avec la Russie constitue l’un des instruments de diversification de ses relations extérieures, sans remettre en cause ses autres partenariats traditionnels. Pour la Russie, la Tunisie représente un partenaire stable en Méditerranée et en Afrique du Nord, offrant des perspectives de coopération dans plusieurs secteurs présentant des intérêts réciproques.

 Cette complémentarité favorise le développement de projets communs dans les domaines du commerce, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, de l’énergie, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de la santé, du tourisme, des technologies et des échanges culturels.

Cette relation bilatérale se caractérise ainsi par une approche fonctionnelle fondée sur la recherche d’avantages mutuels plutôt que sur des considérations idéologiques. Son évolution reflète une tendance plus large observée dans les relations internationales contemporaines, où les États privilégient des partenariats flexibles, évolutifs et sectoriels, adaptés aux mutations du système international. Dans cette perspective, la coopération entre la Tunisie et la Russie apparaît comme un partenariat pragmatique, fondé sur le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures, l’équilibre des intérêts et la recherche d’une coopération susceptible de contribuer au développement économique, scientifique et technologique des deux pays. Cette logique confère aux relations tuniso-russes une stabilité relative, tout en leur permettant de s’adapter aux évolutions de l’environnement géopolitique international sans être tributaires des fluctuations conjoncturelles des rapports de puissance.

Les défis d’un environnement international en mutation

L’ordre international connaît aujourd’hui une profonde recomposition, marquée par le retour des rivalités entre grandes puissances, la montée des pôles émergents et l’accélération des transformations économiques et technologiques.

Dans ce contexte, les relations tuniso-russes s’inscrivent dans une dynamique de diversification des partenariats internationaux. Pour la Tunisie, il s’agit de maintenir un dialogue ouvert avec l’ensemble de ses partenaires, tout en préservant son autonomie décisionnelle. Pour la Russie, le développement des relations avec les pays du Sud participe à une stratégie plus large de consolidation de sa présence diplomatique et économique dans différentes régions du monde.

Cette convergence ne relève pas d’une logique d’alliance, mais d’une coopération adaptée aux intérêts réciproques et aux évolutions de l’environnement international.

Soixante-dix ans après l’établissement de leurs relations diplomatiques, la Tunisie et la Fédération de Russie disposent d’un cadre de coopération qui a su évoluer au rythme des transformations du système international sans perdre sa cohérence ni sa continuité. Cette relation ne repose ni sur une logique d’alliance stratégique ni sur des affinités idéologiques, mais sur une approche pragmatique fondée sur la convergence d’intérêts, le respect de la souveraineté des États et la recherche d’avantages mutuels. Dans un contexte international marqué par la recomposition des équilibres géopolitiques, la diversification des centres de décision et l’intensification des interdépendances économiques, cette coopération offre encore d’importantes perspectives de développement.

Les perspectives d’évolution des relations tuniso-russes reposent sur l’existence de domaines de coopération susceptibles d’être progressivement consolidés en fonction des priorités de développement des deux pays et de l’évolution du contexte international. Les secteurs de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, de l’énergie, de la santé, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de la transformation numérique, de l’innovation, des investissements et du tourisme offrent des possibilités de coopération qui pourraient être davantage développées dans le cadre de mécanismes institutionnels plus structurés. La concrétisation de ces perspectives demeure toutefois liée à la capacité des deux parties à renforcer le dialogue entre les administrations, les opérateurs économiques, les universités et les centres de recherche, ainsi qu’à améliorer les conditions favorisant les échanges commerciaux, les investissements et la circulation des compétences.

Par ailleurs, la concertation diplomatique entre la Tunisie et la Fédération de Russie au sein des organisations internationales constitue un cadre de dialogue permettant d’échanger sur les principales questions régionales et internationales, dans le respect des principes de la Charte des Nations unies, du droit international et de l’égalité souveraine des États. Dans cette perspective, le soixante-dixième anniversaire des relations diplomatiques illustre la continuité d’un dialogue bilatéral qui privilégie une coopération pragmatique, adaptée aux intérêts des deux pays et aux évolutions du système international, sans logique d’alignement, mais dans une recherche d’équilibre, de réciprocité et de bénéfices mutuels.



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Tennis : Moez Echargui sort dès son premier match au Challenger de Lincoln

Von: tmps
15. Juli 2026 um 12:23

Le joueur de tennis tunisien Moez Echargui, classé 151e mondial, a été éliminé dès le premier tour du tournoi de Lincoln (États-Unis), après sa défaite mardi face à l’Indien Saurish Dakshineswar, 446e mondial, sur le score de 2 manches à 1 (6-4, 6-7, 6-7).

Le tournoi de Lincoln, inscrit au calendrier du Challenger Tour, se dispute sur surface dure et est doté d’une cagnotte de 107 000 dollars.

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Hajj 2027 : coup d’envoi des inscriptions dès le 20 juillet

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15. Juli 2026 um 11:15

Le ministère des Affaires religieuses a annoncé mercredi l’ouverture des inscriptions pour le pèlerinage du Hajj au titre de l’année 1448 de l’Hégire/2027, du 20 juillet au 20 août 2026.

Les candidatures sont ouvertes aux citoyens n’ayant jamais accompli le pèlerinage, qu’il s’agisse d’une première inscription ou d’une nouvelle candidature après une précédente demande non retenue.

Les inscriptions s’effectuent exclusivement en ligne via la plateforme dédiée du ministère.

Les candidats devront ensuite déposer auprès de la délégation régionale des Affaires religieuses dont ils relèvent une copie de leur carte nationale d’identité ainsi que le reçu d’inscription afin de faire vérifier et valider leur dossier.

Le ministère précise également que chaque demandeur doit renseigner une adresse électronique personnelle lors de l’inscription.

Un numéro vert (80 101 863) a été mis en place pour fournir des informations complémentaires aux candidats.

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Le ministre de l’Intérieur en visite sur le terrain pour suivre la lutte contre les incendies de forêt

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15. Juli 2026 um 09:57

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, s’est rendu mardi soir à la salle des opérations centrale de l’Office national de la protection civile afin de suivre les efforts déployés par les unités de la protection civile pour lutter contre les incendies de forêt enregistrés dans plusieurs régions, dans un contexte de forte vague de chaleur.

Selon un communiqué du porte-parole de la Protection civile, le ministre a pris connaissance de l’état de préparation des différentes unités ainsi que des moyens humains et matériels mobilisés pour assurer une intervention rapide et efficace.

Il a également suivi en temps réel l’évolution de la situation sur le terrain, les opérations menées contre les incendies dans plusieurs zones boisées et les mécanismes de coordination entre les différents intervenants.

Khaled Nouri a insisté sur la nécessité de maintenir un niveau maximal de préparation et de renforcer la coordination entre l’ensemble des structures concernées afin de garantir une réponse rapide et efficiente pour protéger les personnes, les biens publics et privés ainsi que le patrimoine forestier et agricole.

Il a également appelé à poursuivre le suivi en continu de l’évolution de la situation et à prendre toutes les mesures préventives et opérationnelles nécessaires.

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Début du mois de Safar : jeudi 16 juillet

Von: tmps
15. Juli 2026 um 09:33

Le mufti de la République tunisienne, Hichem Ben Mahmoud, a annoncé que le jeudi 16 juillet marquera le premier jour du mois de Safar de l’année 1448 de l’Hégire.

Dans un communiqué publié mardi soir par le Dar Al-Ifta, le mufti a précisé que le mercredi 15 juillet correspondra au 30e et dernier jour du mois de Mouharram, la détermination ayant été effectuée sur la base de l’observation du croissant lunaire, avec recours au calcul astronomique à titre indicatif.

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Mondial-2026 : De la Fuente : « L’Espagne est la meilleure sélection du monde » après la qualification en finale

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15. Juli 2026 um 08:43

Le sélectionneur de l’Espagne, Luis de la Fuente, a salué la performance de ses joueurs après leur victoire 2-0 contre la France, mardi à Dallas, en demi-finale de la Coupe du monde 2026, affirmant que la Roja était aujourd’hui « la meilleure équipe du monde ».

« C’était l’une des meilleures sélections du monde contre la meilleure équipe du monde », a lancé le technicien espagnol en conférence de presse.

« Nous affrontions l’une des meilleures équipes du monde, mais elle avait en face d’elle la meilleure équipe du monde. Le joueur espagnol est celui qui se comporte le mieux au monde sur le plan de la compétitivité », a insisté le coach espagnol.

Luis de la Fuente s’est ensuite dit toujours impressionné par la progression de son groupe. « Cette équipe ne cesse de me surprendre. Sa marge de progression est infinie. C’était un travail, un processus. L’objectif était d’arriver au moment décisif dans les meilleures conditions possibles. Aujourd’hui, nous sommes à un niveau très élevé dans tous les domaines », a-t-il estimé.

Le sélectionneur espagnol a, dans ce contexte, insisté sur l’importance de la cohésion de son effectif. « Bien choisir ses compagnons de route est essentiel », a-t-il résumé.

Interrogé sur son futur adversaire en finale, entre l’Argentine et l’Angleterre, De la Fuente a assuré ne pas avoir de préférence sportive. « Peu nous importe. J’aimerais que ce soit l’Argentine en raison de l’amitié qui me lie à Lionel Scaloni. Mais le niveau de l’Angleterre est lui aussi très élevé », a-t-il conclu.

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Météo : prévisions du mercredi 15 juillet 2026

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15. Juli 2026 um 07:48

Ciel clair à peu nuageux dans les différentes régions du pays ce mercredi ,selon les prévisions de l’institut national de la météorologie (INM). Vent de secteur nord ouest au nord et au centre, et de secteur ouest au sud faible à modéré. Le vent sera relativement fort près des côtes et les hauteurs l’après-midi. Mer onduleuse aux côtes nord est et calme à peu agitée dans le reste des côtes. Températures en hausse. les maximales varieront entre 34° et 38° dans les régions côtières et sur les hauteurs et entre 38° et 42° dans le reste des régions avec apparition de coups de sirocco

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La libanaise Yasmine Hemdane : une connexion sincère avec le public au festival d’Hammamet

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14. Juli 2026 um 15:44

La jeune chanteuse  libanaise Yasmine Hemdane   a livré une performance émotionnelle   au Festival d’Hammamet. Ses paroles puissantes  et ses messages expriment la douleur  pour les Palestiniens qui luttent jour et nuit pour la libération de leur terre.   elle  a enchanté les mélomanes par sa prestance et son talent d’interprète, capable de maîtriser différentes gammes et styles musicaux.  L’artiste dont la variété du répertoire a suscité l’admiration du public, a créé un univers romantique avec une note mélancolique  où les sentiments et les émotions s’expriment par la puissance des paroles et des notes. Yasmine  a d’entrée de jeu mis la barre haut, très haut. Elle a excellé en chantant avec beaucoup de talent des tubes de son dernier album en date « I remember I forget » :  « Hal », « Mor », « Vows », « Shadia », ou encore « Hon » et « Al Jamilat ».

Capable de monter facilement dans les aigus et d’en redescendre, l’artiste  aux multiples talents a également émerveillé par sa magnifique voix suave, mélodieuse et percutante dont elle a gratifié l’audience.. Pour Yasmine, la chanson est une arme non violente, précieuse et unique, car elle peut traverser les murs et les frontières et s’envoler à des milliers de kilomètres, sans passeport.  Les spectateurs, admiratifs devant cette étoile ont été époustouflés par la prestation inclassable de l’artiste qui joue avec ses cordes vocales de manière déconcertante, sans se poser de limites ou s’imposer une ligne directrice rigide Elle a terminé son concert en apothéose en interprétant « Al Balad » et l’inoubliable « Beirut ». Un moment fort, une énergie partagée, une connexion sincère avec le public

                                 Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua

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Tunisie–France : focus sur le renforcement de la coopération sécuritaire

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14. Juli 2026 um 11:12

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, s’est entretenu lundi par téléphone avec son homologue français, Laurent Nuñez, pour évoquer la coopération bilatérale en matière de sécurité, notamment la lutte contre la criminalité transfrontalière et le trafic de stupéfiants.

Les deux responsables ont passé en revue plusieurs dossiers relevant des compétences de leurs ministères respectifs, avec un accent particulier sur le renforcement de la coordination face aux défis sécuritaires communs, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.

L’entretien a également permis d’examiner les moyens de consolider davantage les relations de coopération entre la Tunisie et la France dans les domaines de compétence des ministères de l’Intérieur, afin de mieux répondre aux enjeux sécuritaires partagés.

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Météo : la vague de chaleur se poursuivra jusqu’à la fin de la semaine

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14. Juli 2026 um 10:27

Des températures élevées sont enregistrées, mardi, notamment dans le nord avec des maximales comprises entre 42 et 47 degrés. Dans le sud et le centre, les températures maximales varieront entre 39 et 43 degrés avec vent de sirocco, à l’exception des côtes est où les maximales oscilleront entre 34 et 38 degrés, a fait savoir l’INM, dans un bulletin de suivi de la situation météorologique.

D’après l’institut, cette chaleur remarquable se poursuivra jusqu’à la fin de la semaine sur la plupart des régions, avec un écart de 7 à 12 degrés par rapport aux moyennes de la période. Les températures maximales seront comprises entre 43 et 47 avec vent de sirocco. Dans les régions côtières, les températures maximales varieront entre 36 et 41 degrés.

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Raoued : les secours maîtrisent rapidement un incendie

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14. Juli 2026 um 09:41

Les équipes de la protection civile ont maîtrisé lundi soir un incendie qui s’était déclaré sur les hauteurs de Djebel Echaref, dans la région de Jaafar (délégation de Raoued), dans le gouvernorat de l’Ariana, en périphérie de Tunis, selon les autorités locales.

Le délégué de Raoued, Dhia El Hak Labidi, a indiqué à l’agence TAP que le sinistre n’avait touché qu’une superficie limitée, soulignant qu’une intervention rapide des secours avait permis d’empêcher la propagation des flammes à une zone beaucoup plus étendue.

Les causes de l’incendie n’ont pas été précisées.

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Santé : l’identifiant national séduit déjà plus de 9 000 patients

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14. Juli 2026 um 08:57

La Tunisie poursuit le déploiement de son identifiant national de santé, avec plus de 9.000 patients enregistrés en quelques semaines, a annoncé lundi la direction régionale de la Santé de Tunis.

Réunie lundi, la commission de veille chargée de l’identité des patients a évalué l’état d’avancement du projet en présence de médecins, de responsables administratifs, de représentants du Centre informatique du ministère de la Santé et de spécialistes en intelligence artificielle.

Selon la même source, les participants ont salué les progrès réalisés grâce à la coordination entre les différents intervenants, estimant que le nombre de patients déjà enregistrés témoigne du succès de cette première phase.

La réunion a également permis de définir les prochaines étapes du projet, notamment le recours à l’intelligence artificielle afin de réduire les cas de doublons dans les enregistrements et d’améliorer la fiabilité ainsi que la qualité des bases de données sanitaires.

L’objectif est de mettre en place une identité numérique de santé unique pour chaque patient.

À l’issue de ses travaux, la commission a approuvé un plan d’action qui sera mis en œuvre à titre pilote à l’hôpital universitaire La Rabta, avant une généralisation progressive à l’ensemble des établissements hospitaliers du pays, dans le cadre de la modernisation du système d’identité sanitaire numérique.

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Mondial 2026 : les demi-finales à l’affiche

Von: tmps
14. Juli 2026 um 08:36

Programme demi-finales de la Coupe du monde 2026 de football, prévues mardi et mercredi (heure tunisienne) :

– Mardi 14 juillet

Stade AT&T, Dallas :

20h00 : France – Espagne

– Mercredi 15 juillet

Stade d’Atlanta :

20h00 : Argentine – Angleterre

– Samedi 18 juillet

Stade Hard Rock, Miami :

22h00 : match pour la 3e place

– Dimanche 19 juillet

Stade MetLife, New Jersey :

22h00 : finale

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Météo : prévisions du mardi 14 juillet 2026

Von: tmps
14. Juli 2026 um 08:19

Ciel clair à peu nuageux dans les différentes régions du pays ce mardi ,selon les prévisions de l’institut national de la météorologie (INM). Vent de secteur nord ouest au nord et au centre, et de secteur ouest au sud faible à modéré. Le vent sera relativement fort près des côtes et les hauteurs l’après-midi. Mer onduleuse aux côtes nord est et calme à peu agitée dans le reste des côtes. Températures en hausse. les maximales varieront entre 34° et 38° dans les régions côtières et sur les hauteurs et entre 38° et 42° dans le reste des régions avec apparition de coups de sirocco

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Vers l’interdiction des sacs plastiques : entre impératif écologique et défis économiques

Von: tmps
13. Juli 2026 um 20:01

La lutte contre la pollution plastique pourrait bientôt franchir un tournant décisif en Tunisie. Vingt-cinq députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont déposé une proposition de loi visant à interdire progressivement puis définitivement les sacs plastiques à usage unique et à promouvoir leur remplacement par des alternatives réutilisables ou biodégradables.

 

Composé de 23 articles répartis en sept chapitres, ce texte ne se limite pas à une simple interdiction de produits plastiques. Il propose une véritable réforme du cadre juridique de la gestion des emballages et des déchets, dans une perspective de protection de l’environnement, de préservation de la santé publique et d’accompagnement de la transition vers une économie circulaire.

À travers cette initiative, les députés souhaitent inscrire la Tunisie dans une dynamique internationale de réduction des déchets plastiques, alors que la pollution générée par les emballages à usage unique constitue aujourd’hui l’un des principaux défis environnementaux auxquels sont confrontés de nombreux pays.

Depuis plusieurs années, les sacs plastiques figurent parmi les déchets les plus visibles dans les espaces publics, les zones agricoles, les cours d’eau et le littoral tunisien. Leur durée de décomposition, qui peut atteindre plusieurs centaines d’années, contribue à la dégradation durable des écosystèmes. Ils représentent également une menace pour la biodiversité, notamment pour les espèces marines qui les ingèrent ou s’y retrouvent piégées. À cette pollution environnementale s’ajoutent des préoccupations croissantes liées à la santé publique. Sous l’effet de la chaleur, de l’humidité ou du vieillissement, certains plastiques libèrent des substances susceptibles de contaminer les sols, les eaux ou les chaînes alimentaires.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la nouvelle initiative parlementaire, dont l’objectif est de réduire progressivement la production et la consommation des sacs plastiques à usage unique.

 

Un calendrier progressif d’interdiction

La proposition de loi prévoit un calendrier de mise en œuvre destiné à permettre aux opérateurs économiques de s’adapter aux nouvelles exigences. Dès l’entrée en vigueur du texte, les commerces ne pourront plus distribuer de sacs plastiques à usage unique aux caisses, qu’ils soient fournis gratuitement ou vendus aux consommateurs. Les fabricants, importateurs et distributeurs bénéficieront ensuite d’une période transitoire de douze mois à compter de la publication de la loi au Journal officiel de la République tunisienne afin de mettre un terme à la production, à l’importation et à la commercialisation de ces sacs. Cette période d’adaptation concernera également les emballages plastiques utilisés pour les produits alimentaires ou les produits vendus en vrac. L’objectif recherché est de permettre une transition progressive sans provoquer de rupture brutale pour les entreprises concernées.

 

Des normes techniques particulièrement exigeantes

Afin d’éviter que l’interdiction ne soit contournée par la mise sur le marché de produits de substitution de faible qualité, la proposition de loi fixe des critères techniques précis. Les sacs réutilisables devront notamment présenter une épaisseur minimale de cinquante microns, supporter une charge d’au moins dix kilogrammes et pouvoir être utilisés au minimum vingt fois. Ils devront également être fabriqués à partir de matériaux exempts de substances dangereuses pour la santé ou l’environnement. Quant aux sacs biodégradables, ils devront répondre à des exigences encore plus strictes. Le texte prévoit qu’ils devront se décomposer à hauteur de 90% dans un délai maximal de six mois dans des conditions industrielles ou de douze mois dans un environnement domestique, sans produire de microplastiques. Ils devront en outre contenir une proportion minimale de matières premières biosourcées. Ces dispositions témoignent de la volonté des auteurs du projet de privilégier des alternatives véritablement respectueuses de l’environnement plutôt que des solutions simplement présentées comme «écologiques».

 

Accompagner les entreprises vers la transition

Conscients des conséquences économiques que pourrait entraîner une telle réforme, les initiateurs du projet prévoient un dispositif d’accompagnement destiné aux industriels. L’objectif consiste à permettre aux entreprises concernées de convertir progressivement leurs unités de production vers la fabrication de produits réutilisables ou biodégradables. À cette fin, le projet recommande la mise en place d’un programme national de soutien reposant sur plusieurs mécanismes : aides financières, prêts bonifiés, avantages fiscaux et encouragement de l’innovation dans les matériaux écologiques. L’enjeu est double : préserver les emplois existants tout en favorisant l’émergence d’une nouvelle filière industrielle tournée vers les technologies vertes. Cette mutation pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement et renforcer la compétitivité des entreprises tunisiennes sur les marchés internationaux, où les normes environnementales deviennent de plus en plus exigeantes.

 

La consécration du principe de la responsabilité élargie du producteur

L’un des apports majeurs du texte réside dans l’introduction du principe de la responsabilité élargie du producteur (REP). Déjà largement appliqué dans plusieurs législations étrangères, ce mécanisme repose sur un principe simple : le producteur ne doit plus être responsable uniquement de la fabrication de son produit, mais également de son impact environnemental jusqu’à son élimination. Les entreprises devront ainsi contribuer au financement de la collecte, du recyclage et du traitement des déchets issus de leurs produits. Cette approche vise à responsabiliser davantage les acteurs économiques et à encourager l’écoconception des emballages dès leur fabrication. Elle constitue également l’un des fondements de l’économie circulaire, qui privilégie la réduction des déchets, le recyclage et la réutilisation des ressources.

 

Un dispositif répressif et particulièrement dissuasif

Le projet de loi prévoit un arsenal de sanctions destiné à assurer le respect des nouvelles obligations. Les contrevenants s’exposeraient à des amendes comprises entre 5.000 et 50.000 dinars, auxquelles pourraient s’ajouter la saisie des produits interdits. En cas de récidive, les sanctions financières seraient doublées et pourraient être assorties d’une fermeture temporaire, voire définitive, de l’établissement concerné. Plus encore, le texte introduit des sanctions pénales. La production, l’importation ou la commercialisation illégale de sacs plastiques interdits pourraient être punies d’une peine d’emprisonnement allant de six mois à deux ans. Le recours à des peines privatives de liberté témoigne de la volonté des auteurs du projet de faire de la protection de l’environnement une véritable priorité de politique pénale.

 

Une réforme qui dépasse la seule question des sacs plastiques

Au-delà de l’interdiction des sacs plastiques, cette proposition de loi traduit une évolution plus profonde de la politique environnementale tunisienne. Elle s’inscrit dans un mouvement international visant à réduire les déchets plastiques, à protéger les ressources naturelles et à favoriser une consommation plus responsable. Sa réussite dépendra toutefois de plusieurs facteurs. L’efficacité des contrôles, la capacité des industriels à adapter leurs activités, la disponibilité d’alternatives accessibles aux consommateurs et la sensibilisation du grand public seront déterminantes. Il faudra également veiller à préserver l’équilibre entre les impératifs environnementaux et les réalités économiques des entreprises, notamment des petites et moyennes industries qui devront financer leur transition.

En définitive, cette initiative parlementaire pourrait constituer une étape importante dans la modernisation du droit tunisien de l’environnement. Si elle est adoptée, elle ne se limitera pas à supprimer un produit de consommation courante. Elle marquera surtout l’affirmation d’un nouveau modèle de développement fondé sur la protection des ressources naturelles, la responsabilisation des acteurs économiques et l’intégration progressive des principes de l’économie circulaire dans les politiques publiques. Dans un contexte où les enjeux climatiques et environnementaux occupent une place croissante dans les stratégies nationales de développement, cette réforme pourrait ouvrir la voie à une refonte plus globale de la législation environnementale tunisienne.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Comment faire face à la canicule en toute sécurité ?

Von: tmps
13. Juli 2026 um 10:14

Face aux fortes chaleurs, adoptez les bons réflexes. Retrouvez toutes les conduites à tenir pour

se protéger, garder son logement au frais, en cas de danger lors d’un épisode de canicule.
On définit la canicule comme une période pendant laquelle on connaît un niveau de très fortes
chaleurs le jour et la nuit durant au moins trois jours consécutifs.

Quels sont les risques d’une canicule / d’un épisode de fortes chaleurs ?

Tout le monde n’est pas en capacité de tolérer ces conditions météorologiques extrêmes.

Il faut que les corps parviennent à s’habituer à ces températures importantes et réussissent

à faire face aux conditions météorologiques (humidité, absence de vent, pollution atmosphérique)

qui les accompagnent souvent.

Suivre en direct les prévisions météorologiques 

Pour les personnes les plus fragiles (personnes âgées, femmes enceintes,

bébés ou personnes en situation de handicap), l’exposition à des températures extérieures élevées,

pendant une période prolongée, sans période de fraîcheur suffisante pour permettre à l’organisme

de récupérer, est susceptible d’entraîner de graves complications.

  • Forte fatigue,
  • Accidents graves et même mortels, comme la déshydratation ou le coup de chaleur,
    Les nourrissons, les jeunes enfants et les adultes (notamment les travailleurs exposés à la chaleur)
  • s’exposent au risque de la déshydratation car ils transpirent beaucoup pour maintenir leur corps
  • à la bonne température.
  • Apparition de pathologies liées à la chaleur, aggravation de pathologies préexistantes
  • ou hyperthermie.

Plusieurs signaux peuvent être identifiés et doivent vous interpeller

  • Modification du comportement habituel, grande faiblesse, grande fatigue,
  • difficulté inhabituelle à se déplacer.
  • Maux de tête, étourdissements, vertiges, troubles de la conscience, voire convulsions.
  • Nausées, vomissements, diarrhée, soif.
  • Crampes musculaires.
    • Température corporelle élevée (supérieure à 38,5°C).
    • Agitation nocturne inhabituelle.

    En cas de vigilance rouge et de canicule extrême, toutes les populations sont concernées même

    en bonne santé.

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Grève des taxis et des louages : la Fédération générale du transport invite ses adhérents à poursuivre leur activité

Von: tmps
13. Juli 2026 um 08:37

La Fédération générale du transport de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé dimanche ses adhérents exerçant dans le secteur du transport public non régulier à ne pas participer à la grève générale prévue lundi, tandis que les représentants patronaux maintiennent leur mot d’ordre de cessation d’activité.

Dans un communiqué, la fédération syndicale a estimé que « la défense des droits et des acquis des travailleurs » passe par « l’unité de l’organisation syndicale », le respect des décisions de ses structures et un « engagement dans une action syndicale responsable ».

Elle a également exhorté les autorités à assurer la protection de ses adhérents contre toute forme de harcèlement ou d’agression liée à leur appartenance syndicale, affirmant qu’elle apportera un soutien juridique et syndical à toute personne victime d’abus.

La grève générale, annoncée par les professionnels du transport public non régulier, doit se tenir lundi de 05h00 à 21h00 dans l’ensemble des gouvernorats. Elle concerne les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les véhicules de louage ainsi que le transport rural.

De son côté, le premier vice-président de la Fédération nationale du transport de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Moez Sellami, a déclaré dimanche à l’agence TAP que le mouvement était « irréversible » tant que le ministère du Transport n’aura pas appliqué ses engagements, notamment en matière de révision des tarifs.

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Accidents de la route : une augmentation de plus de 10 % des décès depuis janvier

Von: tmps
13. Juli 2026 um 08:20

Le nombre de personnes tuées dans les accidents de la route en Tunisie a augmenté de 10,28% depuis le début de l’année, malgré une baisse du nombre total d’accidents, selon des statistiques publiées dimanche par l’Observatoire national de la sécurité routière.

Au total, 665 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation entre le 1er janvier et le 11 juillet 2026, contre 603 durant la même période de 2025.

En revanche, le nombre d’accidents a reculé de 19,08%, passant de 2.951 à 2.388 sur un an.

Le nombre de blessés a également diminué de 18,69%, avec 3.119 blessés recensés jusqu’au 11 juillet, contre 3.836 un an auparavant.

L’inattention demeure la principale cause des accidents, à l’origine de 28,48% des sinistres, devant l’excès de vitesse, responsable de 339 accidents, soit 22,57% du total.

S’agissant des accidents mortels, la vitesse excessive reste le premier facteur de décès, avec 257 morts et 751 blessés. L’inattention a, quant à elle, provoqué 98 décès et 776 blessés.

L’Observatoire précise que les données publiées, arrêtées au 11 juillet 2026, sont provisoires et font l’objet d’une mise à jour quotidienne en fonction des informations transmises par les sources officielles.

Il souligne également que le classement géographique des accidents et de leurs victimes repose uniquement sur le nombre de cas enregistrés, s

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Météo : prévisions du lundi 13 juillet 2026

Von: tmps
13. Juli 2026 um 08:04

Ciel clair à peu nuageux dans les différentes régions du pays ce samedi ,selon les prévisions de l’institut national de la météorologie (INM). Vent de secteur nord ouest au nord et au centre, et de secteur ouest au sud faible à modéré. Le vent sera relativement fort près des côtes et les hauteurs l’après-midi. Mer onduleuse aux côtes nord est et calme à peu agitée dans le reste des côtes. Températures en hausse. les maximales varieront entre 34° et 38° dans les régions côtières et sur les hauteurs et entre 38° et 42° dans le reste des régions avec apparition de coups de sirocco.

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