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Empfangen — 16. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

L’UGTT en crise financière : Des locaux régionaux fermés pour impayés de loyer

16. August 2026 um 15:55

La crise financière que traverse l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) commence désormais à se traduire concrètement dans le fonctionnement de ses structures régionales et locales. Au Kef, la fermeture des locaux des unions locales de Tajerouine et Dahmani, faute de paiement des loyers pendant plusieurs mois, vient illustrer les difficultés auxquelles fait face la centrale syndicale.

Dans un communiqué destiné à l’opinion syndicale, l’Union régionale du travail du Kef a expliqué que la fermeture des deux locaux intervient en raison de plusieurs mois d’impayés. La décision a été prise par le service chargé des locations au sein de l’UGTT.

L’organisation précise toutefois que la mesure ne concerne pas uniquement Tajerouine et Dahmani. Elle s’inscrit dans une démarche plus large touchant les différentes structures locales de l’UGTT installées dans des locaux loués.

L’Union régionale du travail du Kef a notamment remercié les propriétaires des deux locaux pour leur patience et pour avoir accepté de patienter plusieurs mois sans engager de procédures judiciaires ni procéder à une saisie des équipements de l’organisation.

Face à cette situation, les responsables syndicaux du Kef ont appelé les syndicalistes à contribuer à la recherche de solutions permettant de sortir de cette crise et d’en limiter les conséquences sur l’activité syndicale aux niveaux régional et national.

Une crise financière qui ne date pas d’aujourd’hui

La situation au Kef intervient dans un contexte de difficultés financières plus larges au sein de l’UGTT. La principale centrale syndicale tunisienne a vu ses ressources se contracter après la suspension, par le gouvernement, du mécanisme de prélèvement direct des cotisations syndicales sur les salaires.

Ce mécanisme constituait depuis des années une source de financement régulière pour l’organisation. Sa suspension au début de 2026 a privé l’UGTT d’une partie importante de ses recettes automatiques et l’a contrainte à compter davantage sur le paiement volontaire des cotisations par ses adhérents.

Lire aussi : L’UGTT en mode austérité : Coup de frein sur les primes, la voiture du SG mise en vente

Cette décision est intervenue alors que les relations entre le pouvoir exécutif et la centrale syndicale étaient déjà particulièrement tendues. L’UGTT avait vivement contesté la remise en cause du prélèvement direct, présenté par ses dirigeants comme un mécanisme facilitant le financement de l’activité syndicale.

Des mesures d’austérité au niveau national

La nouvelle direction de l’UGTT, issue du congrès extraordinaire de mars 2026 et dirigée par Salah Eddine Salmi, a elle-même reconnu l’ampleur des difficultés financières.

Dès le mois d’avril, le nouveau bureau exécutif national avait décidé de mettre en place une commission composée d’experts et de syndicalistes afin d’élaborer une stratégie destinée à traiter les difficultés financières de l’organisation. Il avait également décidé de suspendre les indemnités accordées aux membres du bureau exécutif national et annoncé la cession du véhicule mis à la disposition du secrétaire général afin de renforcer les ressources de la centrale.

En juillet, l’UGTT a encore renforcé ses mesures de rationalisation des dépenses. Une note adressée aux unions régionales a notamment indiqué que les recettes provenant des cotisations devaient être affectées en priorité au paiement des salaires des employés de l’organisation.

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Réforme de l’éducation : Le Conseil supérieur, dès lundi, dans sa phase opérationnelle

16. August 2026 um 13:02

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement tiendra, lundi 17 août 2026, sa séance inaugurale, marquant le début de la mise en place effective de cette instance appelée à jouer un rôle central dans la réflexion et l’orientation des politiques éducatives en Tunisie.

Cette séance intervient quelques jours après la publication au Journal officiel de la République tunisienne des textes fixant la nouvelle composition de l’instance. L’ordonnance n°203 de 2026, datée du 12 août, a officialisé la nomination de sept membres de la haute instance du Conseil : Tijani Gmati, Youssef Ben Othmane, Chiraz Stambouli, Rim Aribi, Kamel Hneid, Mohamed Habib Alani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak.

Dans le même mouvement institutionnel, l’ordonnance n°204 de 2026 a chargé l’ancien ministre de l’Éducation Mohamed Ali Boughediri des fonctions de secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Une instance au cœur de la réforme du système éducatif

La création et l’organisation du Conseil s’inscrivent dans le processus de réforme globale du système éducatif tunisien. Le texte portant organisation du Conseil définit notamment sa composition, ses attributions et ses modalités de fonctionnement. L’objectif est de disposer d’une instance institutionnelle dédiée aux grandes orientations en matière d’éducation et d’enseignement.

La mise en place du Conseil intervient également dans un contexte où plusieurs dossiers structurels du secteur restent au centre des débats, notamment la réforme du système éducatif, les conditions de travail des enseignants, l’intégration des enseignants suppléants et la modernisation de l’école tunisienne.

Lire aussi : Conseil supérieur de l’Education : L’ancien ministre Mohamed Ali Boughdiri nommé secrétaire général

En janvier 2025, l’intégration des enseignants et professeurs suppléants avait notamment été présentée par la présidence comme une étape avant une réforme plus globale de l’éducation, dans l’attente de la mise en place effective du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.

Mohamed Ali Boughediri revient au premier plan

La nomination de Mohamed Ali Boughediri constitue l’un des éléments les plus remarqués de cette nouvelle étape. Ancien ministre de l’Éducation, il avait été nommé à la tête du ministère en janvier 2023 et a quitté ses fonctions en avril 2024, lorsque le président de la République a décidé de le remplacer par Salwa Abassi.

Durant son passage au ministère, Boughediri avait notamment été associé aux discussions autour de la réforme du système éducatif, à la consultation nationale sur l’éducation ainsi qu’à plusieurs dossiers liés aux enseignants et aux examens nationaux.

Son retour dans le dispositif institutionnel consacré à la réforme de l’éducation lui confère ainsi une position importante dans la phase de lancement du Conseil : il sera chargé de ses fonctions de secrétaire général tandis que les sept membres nouvellement désignés composent sa haute instance.

Une nouvelle étape après plusieurs années de préparation

La séance inaugurale du 17 août constitue donc une étape importante dans un processus engagé depuis plusieurs années. La Constitution de 2022 avait consacré le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement comme une instance constitutionnelle, avant que son cadre d’organisation ne soit précisé par les textes réglementaires.

Avec la nomination de ses membres et de son secrétaire général, puis la tenue de sa première séance, le Conseil passe désormais de la phase de construction juridique à celle de son fonctionnement effectif.

Les prochaines étapes seront particulièrement suivies, notamment en ce qui concerne les priorités qui seront retenues par la nouvelle instance et la manière dont ses travaux s’articuleront avec les politiques conduites par le ministère de l’Éducation.

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Hôpital La Rabta : 1,8 million de dinars pour moderniser l’immunologie et renforcer les diagnostics spécialisés

16. August 2026 um 11:33

Le service d’immunologie de l’hôpital universitaire La Rabta, à Tunis, vient d’achever une opération complète de rénovation et de modernisation, pour un investissement global proche de 1,8 million de dinars. Mais au-delà du montant consacré à ce projet, c’est surtout le renforcement des capacités de diagnostic immunologique qui devrait changer la prise en charge de certains patients.

Selon les informations communiquées par le ministère de la Santé, environ 800 000 dinars ont été consacrés à la rénovation des locaux et à leur mise à niveau, tandis que près d’un million de dinars ont été mobilisés pour l’acquisition de nouveaux équipements médicaux et de laboratoire.

L’un des principaux équipements introduits est le système Luminex–LABScan 3D, une plateforme de haute technologie permettant d’effectuer des analyses immunologiques spécialisées avec une importante capacité de multiplexage, c’est-à-dire la possibilité d’analyser simultanément plusieurs marqueurs ou réactions immunologiques dans un même échantillon.

Concrètement, qu’est-ce que cette technologie permet ?

L’un des intérêts majeurs du système Luminex–LABScan 3D concerne la détection et l’identification fine des anticorps dirigés contre les antigènes HLA, particulièrement importants dans le domaine de la transplantation.

Ces analyses permettent notamment de rechercher des anticorps anti-HLA, d’identifier leurs spécificités et de suivre leur évolution chez les patients candidats à une greffe ou déjà transplantés. Elles peuvent ainsi contribuer à évaluer le risque de réaction immunologique contre un organe greffé. Des laboratoires spécialisés utilisent précisément les plateformes Luminex/LABScan 3D pour le dépistage et la caractérisation des anticorps anti-HLA.

Lire aussi : Tunisie : Généralisé avant fin 2026, à quoi servira l’identifiant santé unique?

Dans le contexte de la transplantation, cette capacité est particulièrement importante. L’identification des anticorps spécifiques d’un donneur, appelés DSA (donor-specific antibodies), peut aider les équipes médicales à évaluer le risque de rejet médié par les anticorps et à assurer un suivi plus précis après la greffe.

La technologie peut également être utilisée pour certains travaux de typage HLA, notamment avec des tests reposant sur des microparticules codées et des techniques de biologie moléculaire. Des applications de LABScan 3D ont ainsi été documentées pour le typage HLA à haute résolution.

Un enjeu important pour les patients transplantés

Pour un patient inscrit sur une liste de transplantation, la caractérisation du profil immunologique est déterminante. La présence d’anticorps anti-HLA peut réduire le nombre de donneurs compatibles et compliquer la recherche d’un organe adapté.

Le suivi régulier de ces anticorps après transplantation permet également de détecter des modifications du profil immunologique du patient et d’aider les équipes à apprécier le risque de complications immunologiques.

La modernisation du laboratoire de La Rabta pourrait donc permettre de renforcer localement cette expertise et de réduire, selon l’organisation du parcours de soins, le recours à des capacités d’analyse extérieures pour certains examens spécialisés.

Un laboratoire appelé à jouer un rôle de référence

Le ministère de la Santé présente cette modernisation comme un moyen de renforcer le rôle de La Rabta en tant que structure de référence dans le domaine de l’immunologie. Le projet porte ainsi à la fois sur l’environnement de travail et sur le plateau technique, avec l’objectif d’améliorer la précision des analyses et les capacités diagnostiques du service.

L’enjeu des 1,8 million de dinars investis ne se limite donc pas à la rénovation d’un service hospitalier. Avec l’introduction d’équipements capables d’effectuer des analyses immunologiques complexes et à haut débit, La Rabta se dote d’un outil particulièrement important pour la transplantation, l’immunologie spécialisée et le suivi de patients présentant des profils immunologiques complexes.

Il faudra toutefois distinguer les capacités techniques de la plateforme des examens effectivement disponibles pour les patients : le type précis d’analyses proposées, leur fréquence et les indications cliniques dépendront des réactifs, des protocoles validés et de l’organisation du laboratoire.

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Tunisie : Croissance en hause, chômage en baisse mais 58 200 actifs occupés disparaissent

16. August 2026 um 10:32

La croissance économique tunisienne a accéléré au deuxième trimestre 2026, avec une progression de 1,4 % du PIB par rapport au premier trimestre. Pourtant, cette amélioration ne s’est pas traduite par une hausse de l’emploi. Selon les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique (INS), le nombre de personnes occupées a au contraire reculé de 58 200 en trois mois.

Ce décalage entre la reprise de l’activité économique et l’évolution du marché du travail constitue l’un des principaux enseignements des données publiées le 15 août 2026.

Un PIB en hausse, mais moins d’occupés

D’après l’INS, le PIB en volume, corrigé des variations saisonnières, a progressé de 1,4 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au premier trimestre. Sur un an, la croissance s’établit à 2,3 %.

Dans le même temps, le nombre de personnes occupées est passé de 3,6263 millions au premier trimestre à 3,5681 millions au deuxième trimestre, soit une diminution de 58 200 personnes.

Il convient toutefois de distinguer une baisse statistique du nombre d’occupés d’une destruction nette de 58 200 emplois au sens strict. Les chiffres de l’INS mesurent l’évolution de la population occupée entre deux enquêtes. Ils montrent néanmoins une contraction significative de l’emploi sur la période.

Le secteur des services demeure le principal employeur, avec 49,9 % des personnes occupées, devant les industries manufacturières (20,4 %), l’agriculture et la pêche (16,3 %) et les industries non manufacturières (13,5 %).

Le chômage baisse… parce que la population active se contracte

À première vue, les chiffres du chômage semblent plus favorables. Le taux de chômage est passé de 15 % au premier trimestre à 14,9 % au deuxième trimestre 2026. Le nombre de chômeurs a également diminué de 19 300, passant de 641 700 à 622 400.

Mais cette baisse doit être interprétée à la lumière de l’évolution de la population active.

Celle-ci a reculé de 77 500 personnes en trois mois, passant de 4,268 millions à 4,1905 millions. Le taux d’activité a également diminué de 1,2 point, pour atteindre 44,7 %, contre 45,9 % au trimestre précédent.

Autrement dit, la légère amélioration du taux de chômage ne correspond pas à une dynamique de création d’emplois. Elle intervient dans un contexte où le nombre de personnes présentes sur le marché du travail diminue fortement.

Le chômage des diplômés repart à la hausse

Autre signal préoccupant : la situation des diplômés de l’enseignement supérieur s’est nettement dégradée. Le taux de chômage de cette catégorie est passé de 24,2 % au premier trimestre à 26,6 % au deuxième trimestre 2026, soit une hausse de 2,4 points en trois mois.

La situation est encore plus difficile chez les femmes diplômées de l’enseignement supérieur. Leur taux de chômage atteint 35,6 %, contre 14,2 % chez les hommes diplômés.

Lire aussi : Kaïs Saïed : Les indicateurs économiques s’améliorent, mais les Tunisiens n’en ressentent pas les effets

Cette évolution contraste avec celle du chômage global : si le taux général baisse légèrement, celui des diplômés augmente, révélant une persistance des difficultés d’insertion des jeunes et des personnes hautement qualifiées.

Chez les 15-24 ans, le taux de chômage a en revanche reculé, passant de 37,5 % à 35,4 %. Il reste néanmoins élevé, avec 34,6 % chez les jeunes hommes et 37,1 % chez les jeunes femmes.

Une reprise économique qui ne bénéficie pas encore au marché du travail

Les données du deuxième trimestre mettent ainsi en évidence un paradoxe : la Tunisie enregistre une accélération de son activité économique entre avril et juin, mais cette amélioration coïncide avec une baisse du nombre de personnes occupées et une contraction de la population active.

La baisse de 0,1 point du taux de chômage ne doit donc pas être lue isolément. Elle intervient alors que 77 500 personnes sortent de la population active et que le nombre d’occupés diminue de 58 200.

La situation des diplômés constitue par ailleurs un autre indicateur de fragilité, avec un taux de chômage supérieur à un quart de cette population et un niveau qui dépasse 35 % chez les femmes diplômées.

Les prochains trimestres permettront de déterminer si la progression du PIB se transforme effectivement en créations d’emplois ou si le décalage entre croissance économique et marché du travail persiste.

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Après la chaleur, les pluies gagnent plusieurs régions tunisiennes

16. August 2026 um 10:11

La situation météorologique reste instable en Tunisie, avec des précipitations enregistrées au cours des dernières heures dans plusieurs régions du pays, dans le prolongement de l’épisode orageux observé depuis samedi.

Selon les données publiées par l’Institut national de la météorologie (INM), des quantités de pluie ont été relevées durant les 24 heures comprises entre samedi 15 août à 07h00 et dimanche 16 août 2026 à 07h00.

Passage de cellules orageuses

Cette situation intervient alors que l’INM avait annoncé le passage de cellules orageuses accompagnées de pluies parfois fortes dans plusieurs régions, avec un risque localement important notamment dans les zones de l’Ouest du Nord et du Centre avant une extension vers certaines régions orientales.

Les gouvernorats du Centre-Ouest, notamment Kasserine, figuraient parmi les zones susceptibles d’enregistrer les précipitations les plus importantes. Les prévisions faisaient état de cumuls généralement compris entre 20 et 40 millimètres, pouvant atteindre localement 60 millimètres, notamment dans la région de Kasserine et dans le Sahel.

Ces zones toujours concernées

Le Nord-Ouest et les zones montagneuses restent également concernés par cette situation instable, avec un développement de cellules orageuses pouvant générer des averses localement intenses.

L’INM maintient par ailleurs une vigilance météorologique pour dimanche 16 août, faisant état de cellules orageuses locales accompagnées de pluies et, par endroits, de phénomènes météorologiques plus intenses.

Lire aussi : Météo : Orages, fortes pluies et vents violents attendus dans plusieurs régions

Cette évolution intervient après un mois de juillet marqué par une chaleur exceptionnelle en Tunisie : selon l’INM, la température moyenne nationale avait atteint 31,7 °C, soit 3,4 °C au-dessus de la moyenne de référence.

Les précipitations observées ces dernières heures apportent ainsi une parenthèse inhabituelle en cette période estivale, mais leur caractère orageux appelle à la prudence, notamment dans les zones où les pluies peuvent être fortes en peu de temps.

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Passeport, CIN, permis… à distance : Ce que prépare le gouvernement

16. August 2026 um 10:01

Le gouvernement entend accélérer la transformation numérique de l’administration, avec plusieurs projets destinés à permettre aux citoyens d’effectuer davantage de démarches à distance, notamment pour le renouvellement du passeport, de la carte d’identité nationale et du permis de conduire.

La question de l’avancement de ces projets était au centre d’un Conseil ministériel restreint tenu samedi 15 août 2026 au Palais du gouvernement à la Kasbah, sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri.

Parmi les services déjà lancés figure notamment le renouvellement à distance du passeport au profit des Tunisiens résidant à l’étranger. Le gouvernement travaille également à la généralisation de ce service, afin d’élargir progressivement l’accès au renouvellement du passeport en ligne.

D’autres démarches devraient suivre. Le Conseil a notamment fait état de l’avancement du projet permettant de demander à distance le renouvellement de la carte d’identité nationale, ainsi que du projet de renouvellement du permis de conduire à distance.

Plus de 40 services administratifs depuis une seule application

Le gouvernement a également annoncé le lancement prochain de l’application mobile « Khadamet », qui devrait être accessible au public dans les prochains jours.

Cette application permettra d’accéder à plus de 40 services administratifs à travers l’identité numérique. Elle intégrera également des moyens de paiement électronique, notamment par cartes bancaires et postales ainsi que via les portefeuilles électroniques.

Cette évolution s’inscrit dans la volonté de réduire les déplacements des citoyens vers les administrations et de simplifier les procédures administratives.

Le gouvernement indique par ailleurs que 114 projets de transformation numérique sont actuellement en cours de réalisation, certains ayant déjà dépassé les 90% d’avancement.

Parmi ces projets figurent notamment la demande à distance du certificat de résidence, le paiement électronique des taxes municipales, l’échange électronique des actes d’état civil entre les consulats à l’étranger et les municipalités, ainsi que le registre national des diplômes universitaires.

Vers une administration davantage numérisée

Au cours du Conseil, plusieurs projets déjà achevés durant le premier semestre 2026 ont également été présentés. Il s’agit notamment de la plateforme nationale de l’investisseur, de la numérisation des transactions du Registre national des entreprises et de la plateforme unique des services administratifs.

Le programme prévoit également le développement de « l’hôpital numérique », la mise en place de services numériques dans différents secteurs ainsi que le déploiement de 34 maisons de services numériques réparties dans 21 gouvernorats.

Lire aussi : Services publics : 34 maisons de services numériques achevées dans 21 gouvernorats

Le gouvernement mise également sur le développement des infrastructures nécessaires à cette transformation, avec la généralisation de la fibre optique, l’amélioration de la couverture des zones encore non desservies et le renforcement de la connectivité internationale à Internet via les câbles sous-marins.

La Tunisie prévoit par ailleurs de renforcer l’utilisation des portefeuilles électroniques et du paiement numérique, notamment pour les petits achats, le stationnement et certains services de transport.

Intelligence artificielle : une stratégie nationale 2026-2030

Le Conseil ministériel a également examiné les grandes orientations de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle pour la période 2026-2030.

Présentée par le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, cette stratégie vise à accompagner l’utilisation de l’intelligence artificielle tout en mettant l’accent sur la protection des données personnelles, des droits constitutionnels et de la souveraineté numérique.

La cheffe du gouvernement a, dans ce contexte, insisté sur la nécessité d’anticiper les risques liés aux nouvelles technologies et de garantir un espace numérique sécurisé.

L’objectif affiché par le gouvernement dépasse ainsi la simple dématérialisation des procédures. Il s’agit, selon la présidence du gouvernement, de repenser les parcours administratifs, d’améliorer leur efficacité et de construire progressivement une administration numérique davantage centrée sur les besoins du citoyen.

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Empfangen — 15. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Après Djerba, les peines alternatives s’étendent à Gafsa

15. August 2026 um 15:39

Après une première expérience mise en lumière à Djerba, le recours aux peines alternatives se concrétise également à Gafsa, avec la mise en œuvre d’une peine de travail d’intérêt général au sein d’un établissement hospitalier.

Dans le cadre de l’activation de la convention de partenariat entre le Bureau d’accompagnement de Gafsa et la Direction régionale de la santé, une personne condamnée à une peine de travail au profit de la collectivité a été affectée à l’hôpital universitaire Houssine Bouzid de Gafsa afin d’y effectuer les heures de travail qui lui ont été imposées par la justice.

Opérations de nettoyage et d’entretien

Selon les informations rapportées par Jawhara FM dans la région, cette présence au sein de l’établissement hospitalier vise notamment à contribuer aux opérations de nettoyage, à l’entretien de l’environnement ainsi qu’aux travaux de jardinage.

Au-delà de l’exécution de la sanction, le dispositif poursuit un objectif de réinsertion sociale. Le travail d’intérêt général permet en effet au condamné d’exécuter sa peine dans un cadre utile à la collectivité, tout en favorisant son maintien dans son environnement social et professionnel plutôt que son incarcération.

Cette démarche intervient alors que les peines alternatives font progressivement l’objet d’expériences concrètes dans plusieurs régions tunisiennes. À Djerba, une initiative similaire avait récemment retenu l’attention, avec la mise en œuvre de peines alternatives dans le cadre d’actions au service de la collectivité.

Lire aussi : Peines alternatives : A Djerba, des condamnés nettoient les plages

Exécution des peines en Tunisie

Ces expériences illustrent une évolution de l’approche de l’exécution des peines en Tunisie, en privilégiant, dans les cas prévus par la loi, des mécanismes qui combinent sanction, responsabilité et réinsertion.

L’expérience de Gafsa vient ainsi s’inscrire dans cette dynamique, en associant l’exécution d’une décision judiciaire aux besoins concrets d’un établissement public, notamment dans les domaines de l’entretien et de la préservation de l’environnement hospitalier.

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Hammamet, première destination touristique : Les déchets s’accumulent en pleine haute saison

15. August 2026 um 15:09

Alors que Hammamet accueille actuellement un important afflux de touristes et de vacanciers, plusieurs quartiers et artères de la ville font face, ces derniers jours, à une accumulation préoccupante des déchets ménagers.

Des tas d’ordures se sont formés dans différents secteurs de la ville, donnant lieu à une situation particulièrement visible en pleine haute saison touristique. Cette accumulation intervient au moment où Hammamet connaît l’une de ses périodes de plus forte fréquentation de l’année, faisant craindre des conséquences aussi bien environnementales qu’esthétiques sur l’image de la destination.

La situation suscite l’inquiétude et l’exaspération des habitants, mais également des visiteurs confrontés à la présence de déchets dans plusieurs espaces de la ville.

Une situation préoccupante pour une destination touristique majeure

Le problème prend une dimension particulière à Hammamet, considérée comme l’une des principales destinations touristiques de Tunisie. La ville accueille chaque été un nombre important de visiteurs tunisiens et étrangers, notamment dans sa zone touristique et ses différents espaces balnéaires.

La présence prolongée de déchets dans les rues et les quartiers constitue ainsi non seulement une question de salubrité publique, mais également un enjeu pour l’attractivité touristique de la ville.

Au-delà de l’impact visuel, l’accumulation des ordures en période de fortes chaleurs peut également favoriser les mauvaises odeurs et attirer des insectes et autres nuisibles, accentuant les préoccupations sanitaires et environnementales.

La Ligue des droits de l’Homme demande des explications

Face à cette situation, la section de Hammamet de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme a publié un communiqué dans lequel elle fait part de sa vive inquiétude concernant la dégradation de la situation.

L’organisation dénonce notamment l’absence, à ce stade, d’explications officielles concernant les raisons de cette perturbation dans la collecte des déchets.

Elle regrette également l’absence d’un programme clairement annoncé ou de mesures urgentes destinées à remédier à la situation.

Lire aussi : Nettoyage des plages : Près de 6 000 m³ de déchets collectés en Tunisie depuis le début de l’été

Pour les habitants et les professionnels du tourisme, l’enjeu est d’autant plus important que la période estivale représente un moment crucial pour l’activité économique locale. Une dégradation durable de l’environnement urbain risque de nuire à l’image d’une ville dont l’activité repose en grande partie sur le tourisme.

L’absence d’explications alimente les inquiétudes

À ce stade, les causes précises de cette perturbation de la collecte des déchets ne sont pas officiellement établies dans les éléments disponibles.

L’absence de communication détaillée des autorités compétentes contribue toutefois à alimenter les interrogations des habitants et des visiteurs sur la durée de cette situation et sur les mesures envisagées pour y mettre fin.

La question est désormais de savoir si les services concernés mettront rapidement en place un dispositif exceptionnel afin de rétablir la collecte et d’éviter que l’accumulation des déchets ne se prolonge durant les semaines restantes de la haute saison.

Pour Hammamet, ville vitrine du tourisme tunisien, la gestion des déchets constitue ainsi un enjeu qui dépasse la seule propreté urbaine : elle touche directement à l’image de la destination et à la qualité de l’accueil réservé aux visiteurs en pleine saison touristique.

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3 000 km² en Méditerranée : La Tunisie et la Libye relancent un projet pétrolier stratégique

15. August 2026 um 14:33

La coopération énergétique entre la Tunisie et la Libye se concrétise davantage. La société mixte tuniso-libyenne Joint Oil a actualisé le calendrier de son appel d’offres international destiné à attirer des partenaires pour l’exploration du bloc offshore « Joint Oil » et le développement de la découverte de Zarat.

Selon les informations publiées le 12 août par Energy-Pedia, sur la base des éléments communiqués par Joint Oil et son conseiller stratégique Moyes & Co, la nouvelle procédure sera officiellement ouverte le 7 septembre 2026 et restera ouverte jusqu’au 31 décembre 2026. Les offres devront être déposées au plus tard le 8 janvier 2027. Les entreprises retenues devraient être informées le 26 février 2027, tandis que les attributions formelles sont attendues d’ici le 30 avril 2027.

Cette actualisation est importante, puisque le calendrier communiqué au printemps prévoyait initialement une ouverture le 1er août 2026 et une clôture à la fin novembre ou au début décembre. Le nouveau calendrier repousse donc le lancement effectif de la procédure au mois de septembre.

Deux opportunités pétro-gazières mises sur le marché

L’opération porte en réalité sur deux volets distincts. Le premier concerne l’exploration du « Joint Oil Block », un périmètre offshore d’environ 3 000 km² situé dans le bassin Gabès-Tripoli. Joint Oil cherche un partenaire capable de poursuivre l’exploration afin d’identifier de nouveaux gisements, prospects et structures géologiques, dans le cadre d’un accord de partage de l’exploration et de la production (EPSA).

Le bloc se situe à des profondeurs d’eau comprises entre 80 et 120 mètres et bénéficie d’un important volume de données sismiques, avec environ 6 500 kilomètres de données 2D et 1 900 km² de données 3D. Plusieurs forages ont également déjà été réalisés dans le périmètre.

Le deuxième volet concerne la découverte de Zarat et vise cette fois son développement en tant que ressource pétrolière et gazière unifiée. Le dossier prévoit notamment un Development and Production Sharing Agreement (DPSA), un accord d’unitisation ainsi que des accords relatifs à l’exploitation et aux services.

Le site de Joint Oil indique que la découverte de Zarat couvre la zone de Zarat North ainsi qu’une partie du Joint Oil Block. Le projet dispose notamment de données sismiques 2D et 3D, de plusieurs puits d’exploration et de données de réservoir permettant de préparer différents scénarios de développement.

Un projet à la frontière maritime tuniso-libyenne

L’intérêt de cette opération tient également à sa dimension transfrontalière. Joint Oil est une société commune créée en 1988 et associant l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et OLA Energy Holdings, liée à la Libyan Investment Authority. Elle intervient dans les ressources en hydrocarbures de la zone offshore située entre les deux pays.

La zone proposée aux investisseurs se trouve dans le bassin Gabès-Tripoli, dans le prolongement géologique du bassin de Sabratha-Gabès. Elle est entourée de plusieurs champs pétroliers et gaziers déjà exploités ou connus, notamment El Bouri, El Jurf et Bahr Essalam côté libyen, ainsi que Hasdrubal, Ashtart, Miskar et Didon côté tunisien.

Cette proximité avec des infrastructures existantes constitue l’un des arguments avancés pour attirer des investisseurs : elle pourrait faciliter les opérations offshore, le traitement des hydrocarbures et leur acheminement vers les infrastructures d’exportation.

Lire aussi : Pétrole et gaz : La production nationale poursuit son repli

Une relance après une première tentative en 2023

Le lancement actuel n’est pas une première. Une précédente procédure avait été engagée en 2023 pour cette zone, mais elle n’avait pas permis d’attirer suffisamment d’investisseurs. Le Middle East Economic Survey (MEES) avait déjà fait état, en décembre 2023, d’une tentative de commercialisation de ces actifs offshore. En mai 2026, la publication spécialisée indiquait que Joint Oil relançait la procédure dans un contexte jugé plus favorable à l’investissement énergétique régional.

La relance intervient donc après plusieurs années durant lesquelles le développement de ces ressources n’a pas abouti à l’arrivée d’un partenaire industriel ou financier suffisamment solide.

Pourquoi ce projet est stratégique pour la Tunisie

L’enjeu est particulièrement important pour la Tunisie, dont la production nationale d’hydrocarbures reste sous pression et dont la dépendance aux importations énergétiques pèse sur la balance commerciale.

Le développement de nouvelles ressources offshore pourrait, s’il aboutit à une production commerciale, contribuer à renforcer l’offre nationale de pétrole et de gaz. Mais il serait prématuré d’en déduire un impact immédiat sur la production ou sur les importations tunisiennes : aucun partenaire n’a encore été sélectionné et aucune décision finale d’investissement n’a été annoncée.

Il faut également distinguer deux étapes : l’exploration du Joint Oil Block, qui comporte un risque géologique inhérent à toute activité d’exploration, et le développement de Zarat, qui correspond à une découverte déjà documentée mais qui nécessite encore un schéma industriel et financier permettant son exploitation commerciale.

Un contexte énergétique libyen également favorable à l’exploration

La démarche intervient alors que la Libye cherche elle aussi à accroître ses investissements dans l’exploration pétrolière. En juin 2026, la National Oil Corporation (NOC) libyenne avait annoncé la signature d’accords définitifs avec plusieurs compagnies internationales ayant remporté la dernière procédure d’appel d’offres du pays, mettant fin à une longue période sans nouvelles entrées internationales dans certains projets d’exploration.

Le contexte n’est toutefois pas sans risques. La Libye reste confrontée à des problèmes de sécurité et à une forte instabilité politique. Début août, des attaques de drones avaient notamment visé le complexe pétrolier de Zawiya, même si la raffinerie elle-même n’avait pas été endommagée.

Pour les investisseurs, le dossier tuniso-libyen présente donc à la fois l’attrait d’un potentiel géologique important et les risques liés à l’environnement régional.

Les prochaines échéances

La prochaine étape sera désormais l’ouverture officielle de la procédure le 7 septembre 2026. Joint Oil prévoit par ailleurs de présenter l’opportunité aux investisseurs lors du London Mediterranean, Middle East & Africa Scout Group (MMEA), le 9 septembre, puis au World Energy Summit à Londres les 29 et 30 septembre 2026.

Le processus devrait ensuite suivre le calendrier suivant :

  • 7 septembre 2026 : ouverture du nouvel appel d’offres ;
  • 31 décembre 2026 : fin de la procédure ;
  • 8 janvier 2027 : date limite de remise des offres ;
  • 26 février 2027 : annonce des soumissionnaires retenus ;
  • 30 avril 2027 au plus tard : attribution formelle des contrats.

À retenir

Il ne s’agit donc pas encore de l’annonce d’un nouveau gisement ni de la signature d’un contrat avec une compagnie pétrolière. La nouveauté est le lancement prochain d’une procédure internationale destinée à sélectionner des partenaires pour deux opérations : l’exploration du Joint Oil Block et le développement de Zarat.

L’enjeu dépasse ainsi la seule recherche de pétrole : pour la Tunisie et la Libye, le dossier constitue un test important de leur capacité à valoriser conjointement une zone offshore transfrontalière, à attirer des capitaux internationaux et à transformer des ressources géologiques identifiées en production énergétique.

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