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États-Unis : vers l’adaptation des marchés financiers aux normes crypto

19. August 2026 um 14:56

La Securities and Exchange Commission (SEC) américaine franchit une nouvelle étape dans l’encadrement des cryptomonnaies. Le régulateur a dévoilé mardi un projet baptisé « Regulation Crypto », destiné à adapter certaines règles des marchés financiers aux particularités des actifs numériques.

Cette initiative intervient alors que le Congrès américain peine toujours à adopter un cadre législatif global pour le secteur.

Des règles plus souples pour les projets crypto

La proposition prévoit plusieurs mécanismes susceptibles de faciliter le financement des entreprises développant des projets liés à la blockchain. Parmi les mesures envisagées figure une exemption pouvant couvrir jusqu’à 5 millions de dollars sur quatre ans, ainsi qu’un plafond annuel de 75 millions de dollars pour certaines émissions.

Les entreprises concernées conserveraient néanmoins des obligations en matière d’informations financières et de communication aux investisseurs.

La SEC envisage également la création d’un « safe harbor ». Ce mécanisme pourrait permettre, sous certaines conditions, à certains actifs numériques d’échapper à la qualification de titres financiers. Une évolution susceptible d’apporter davantage de visibilité aux acteurs du marché.

La SEC tente de combler le vide législatif

Le projet intervient alors que le Clarity Act, qui doit notamment préciser le partage des compétences entre la SEC et la CFTC, reste en attente au Congrès. L’administration Trump encourage ainsi les régulateurs à exploiter leurs pouvoirs actuels pour clarifier les règles applicables aux cryptomonnaies.

Le texte ouvre désormais une phase de consultation publique de 60 jours. Les acteurs du secteur pourront formuler leurs observations avant une éventuelle adoption définitive. Pour les entreprises crypto, l’enjeu est majeur : cette réforme pourrait réduire une partie de l’incertitude réglementaire qui pèse sur leurs activités.

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La Tunisie renforce son excédent alimentaire, mais…

19. August 2026 um 14:55

La balance commerciale alimentaire tunisienne a dégagé un excédent de 1.006,6 millions de dinars (MD) au cours des sept premiers mois de 2026, contre 823,8 MD sur la même période de 2025. Cette amélioration intervient alors que les importations alimentaires continuent d’augmenter, notamment sous l’effet des achats de céréales. Sur la période, les exportations alimentaires ont progressé de 23,4% en valeur, tandis que les importations ont augmenté de 23,6%. Le taux de couverture s’établit ainsi à 121,5% à fin juillet 2026, contre 121,8% un an auparavant.

L’amélioration de la balance alimentaire repose principalement sur la performance de l’huile d’olive, dont les exportations ont augmenté de 43,4%. Cette progression a largement contribué à absorber la hausse de 20,9% des importations de céréales.

Mais la hausse des volumes exportés ne s’est pas accompagnée d’une amélioration des prix. Le prix moyen de l’huile d’olive à l’export est descendu à 12,47 dinars/kg, en baisse de 3% sur un an. Côté approvisionnement, les prix à l’importation ont reculé pour plusieurs céréales : -13,5% pour le blé dur, -6% pour le blé tendre et -3% pour le maïs. L’orge fait exception, avec une hausse de 3,4%.

La performance du secteur alimentaire contraste avec l’évolution de la balance commerciale globale. Le déficit commercial de la Tunisie a atteint 14.957,6 MD à fin juillet 2026, en hausse de 25,7% par rapport aux 11.904,2 MD enregistrés un an plus tôt. Les importations totales ont progressé de 13,7%, à 55.596 MD, tandis que les exportations ont augmenté de 9,9%, à 40.638,4 MD.

Dans ce contexte, les produits alimentaires représentent 8,4% des importations totales du pays, contre 14% des exportations. L’excédent dégagé par le secteur alimentaire a ainsi permis de compenser 6,7% du déficit commercial global au cours des sept premiers mois de l’année.

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Projet de réforme de la sécurité sociale: un chantier à double tranchant pour l’entrepreneuriat

19. August 2026 um 14:32

Le gouvernement a rouvert, mardi 18 août, à La Kasbah, le chantier de la sécurité sociale; une réunion ministérielle présidée par Sarra Zaâfrani Zenzri a validé le lancement immédiat de la rédaction des textes.

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a dressé un état des lieux du système actuel et défendu l’idée d’une architecture à plusieurs niveaux, combinant urgences immédiates et transformations sur le long terme.

Le premier axe de la réforme envisagée concerne l’extension de la couverture aux oubliés du système: travailleurs informels, agriculteurs, pêcheurs, indépendants et actifs des plateformes numériques. Une bonne nouvelle sur le papier, mais qui suppose, pour les entreprises concernées, de nouvelles obligations d’affiliation à anticiper.

Côté retraites, la prudence est de mise: aucun chiffre sur l’âge légal, la durée de cotisation ou le calcul des pensions n’a filtré. L’exécutif préfère avancer par étapes, en s’appuyant sur les travaux techniques déjà menés.

Pour la Santé, l’objectif affiché est de rapprocher caisses sociales et système de soins, tout en donnant un coup d’accélérateur à la production tunisienne de médicaments et de vaccins. S’y ajoute la dématérialisation des dossiers de santé et des supports d’affiliation.

Tout dépendra des textes à venir

Pour les entreprises, cette réforme peut jouer dans les deux sens: d’un côté, une gouvernance assainie des caisses et une meilleure couverture santé renforcent l’attractivité du salariat formel; de l’autre, l’élargissement des cotisations aux nouvelles formes de travail pourrait alourdir les charges des jeunes structures et des plateformes. Tout dépendra des textes à venir.

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Bourse de Tunis: 2026, l’année pour relancer les introductions en Bourse?

19. August 2026 um 14:11

Après plusieurs années de ralentissement, la Bourse de Tunis identifie en 2026 une fenêtre favorable pour relancer les introductions en Bourse. Liquidités disponibles, baisse des taux et forte progression du Tunindex créent un contexte plus propice au financement des entreprises par le marché.

Le constat de la Bourse de Tunis est clair: le marché tunisien des IPO a besoin d’un nouveau souffle. Entre 2008 et 2025, 41 entreprises ont rejoint la cote, pour un total de 1,451 milliard de dinars levés. Mais depuis 2017, le rythme s’est nettement essoufflé, avec environ une introduction par an en moyenne. Après deux années sans aucune IPO en 2023 et 2024, seule BNA Assurances a fait son entrée en 2025. 

La situation du marché est aujourd’hui différente. Au 4 août 2026, la liquidité en circulation atteignait 29,8 milliards de dinars. Les taux d’intérêt sont également en baisse, tandis que l’inflation s’est établie à 5,1% en juillet.

Surtout, le marché actions affiche une forte dynamique: le Tunindex progressait de 44,92% au 17 août 2026. Les échanges suivent la même tendance, avec 2,532 milliards de dinars de capitaux traités sur les titres de capital sur une année glissante, soit plus du double du niveau enregistré un an auparavant (+105%). Pour la Bourse, ces indicateurs convergent vers un environnement plus favorable au financement par le marché.

L’intérêt de la Bourse ne se limite pas à céder des participations. Sur les 41 IPO réalisées depuis 2008, 49% étaient des opérations de «cash in», c’est-à-dire des émissions destinées à apporter de nouveaux capitaux à l’entreprise. Les opérations mixtes représentent 20%. La Bourse reste donc un levier potentiel pour financer l’expansion, les investissements et la croissance des entreprises tunisiennes. Mais le potentiel reste largement inexploité. Certains secteurs importants de l’économie, notamment les télécoms, l’énergie et les mines, sont encore absents de la cote. La Bourse estime que leur présence pourrait contribuer à élargir le marché et attirer de nouveaux investisseurs.

Relancer les IPO ne dépendra toutefois pas uniquement de la conjoncture. La Bourse pointe plusieurs chantiers: diversifier les secteurs représentés, renforcer la présence des investisseurs institutionnels et redynamiser le marché alternatif, notamment pour les PME. Autre sujet sensible: la suppression en 2025 de l’avantage fiscal accordé aux sociétés qui s’introduisent en Bourse pourrait freiner les futures opérations. La Bourse plaide ainsi pour une adaptation du cadre réglementaire et un réexamen des mécanismes d’incitation à la cotation.

En résumé, le potentiel existe: 41 introductions contre 16 sorties entre 2008 et 2025, soit un solde positif de 25 sociétés. Reste désormais à transformer les conditions favorables de 2026 en nouvelles introductions et, surtout, à faire de la Bourse un outil de financement plus accessible et plus attractif pour les entreprises tunisiennes.

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Rachat de Deoleo par Dcoop: naissance imminente d’un géant espagnol de l’huile d’olive

19. August 2026 um 13:25

Les actions du groupe espagnol Deoleo, propriétaire de marques grand public renommées telles que Bertolli et Carbonell, ont bondi de plus de 20% ce matin sur fond d’intensification de la bataille pour le rachat du premier embouteilleur et distributeur d’huile d’olive au monde.

Ce mouvement boursier intervient alors que, selon plusieurs informations, le groupe coopératif agroalimentaire espagnol Dcoop aurait proposé 470 millions d’euros pour acquérir Deoleo, prenant ainsi la tête d’une course multinationale au rachat qui implique des entreprises italiennes, françaises et australiennes. Selon le journal espagnol El Economista, Dcoop devance les sociétés italiennes Coricelli, Bonifiche Ferraresi et Newlat Food, l’entreprise française Lesieur (groupe Avril) et l’australien Cobram Estate Olive. La vente n’est pas encore finalisée, mais elle serait dans sa phase finale, avec une conclusion initialement attendue en septembre.

Si elle aboutit, cette opération renforcerait le leadership de l’Espagne dans un secteur stratégique en créant un nouveau géant de l’huile d’olive, regroupant un large portefeuille de marques. Cela crée un acteur intégré verticalement, contrôlant la production, le conditionnement et les canaux de distribution internationaux.

Cela ajouterait une nouvelle couche de pression sur le vrac tunisien. La Tunisie exporte encore l’écrasante majorité de son huile d’olive en vrac vers l’Espagne et l’Italie. Face à un méga-acheteur ibérique qui contrôle ses propres approvisionnements, les exportateurs tunisiens risquent d’avoir un pouvoir de négociation réduit. Un géant ibérique surpuissant consolidera ses parts dans la grande distribution européenne, américaine et asiatique, rendant la pénétration des marques tunisiennes plus difficile. Une opération à ne pas sous-estimer.

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Un TGV tunisien pour redispatcher l’attractivité économique à l’échelle nationale

19. August 2026 um 13:04

Le dossier du TGV tunisien vient de franchir un nouveau cap concret. La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a mis en concurrence, ce 18 août, les bureaux d’études tunisiens et étrangers susceptibles de prendre en charge les premiers travaux techniques du projet, c’est-à-dire les analyses de faisabilité et les esquisses d’ingénierie qui précèdent tout chantier de cette ampleur.

L’objectif est d’établir une short-list de cabinets aptes à porter un dossier ferroviaire de cette complexité.

Le rendez-vous est fixé au 24 septembre à 11h00 pour remettre les dossiers de candidature au siège de la SNCFT. Passé ce cap, plus aucune candidature ne sera examinée; les plis seront décachetés publiquement dans la foulée, quinze minutes plus tard, devant les soumissionnaires qui souhaitent y assister.

L’initiative n’a rien de surprenant: elle découle directement des arbitrages pris en février dernier, lorsque l’exécutif avait validé le tracé de cette future artère ferroviaire dans le cadre du plan quinquennal 2026-2030. Sur le papier, la ligne doit couvrir toute la longueur du pays, de Bizerte jusqu’à Ben Guerdane, en irriguant au passage les grandes agglomérations, les infrastructures portuaires et les plateformes logistiques.

L’ambition de la SNCFT dépasse le seul territoire national. Côté Algérie, l’axe pourrait rejoindre Annaba en s’appuyant sur la liaison existante entre Tabarka, Nefza, Mateur et Jdeida. Côté libyen, le tracé filerait plutôt vers Ras Jedir en traversant Mareth et Médenine, avec une bretelle jusqu’au port de Zarzis.

Cette phase d’études conditionne le reste du processus, elle déterminera si le projet tient la route sur le plan financier et technique avant tout engagement de travaux.

Un signal pour l’investissement et l’entrepreneuriat

Ce type de chantier structurant génère généralement un premier cercle d’opportunités bien avant la pose des rails: cabinets d’ingénierie, bureaux de conseil et entreprises de BTP se positionnent dès la phase d’études. Plus largement, une colonne vertébrale ferroviaire reliant pôles urbains, ports et zones logistiques peut, sur la durée, redistribuer l’attractivité économique des régions traversées, notamment dans le Sud, historiquement moins connecté.

Ce potentiel reste néanmoins suspendu à deux inconnues: la confirmation d’un financement à la hauteur du projet et le respect du calendrier des études, qui donneront ou non de la crédibilité au chantier aux yeux des investisseurs.

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Dalia Elleuch Sallem entre dans la course au TOYP 2026 de la JCI

19. August 2026 um 12:48

La chercheuse tunisienne Dalia Elleuch Sallem fait partie des candidats au programme Ten Outstanding Young Persons (TOYP) 2026 de la Junior Chamber International (JCI). Elle est présentée par la JCI Sousse dans la catégorie « Academic Leadership and/or Accomplishment », qui distingue les parcours et réalisations académiques remarquables.

La chercheuse a elle-même annoncé le début de cette nouvelle étape sur LinkedIn. Il ne s’agit toutefois pas encore d’une victoire : sa candidature s’inscrit dans le processus de sélection du TOYP, un programme international qui met en avant de jeunes profils ayant un impact dans leur domaine.

Créé en 1983, le TOYP distingue chaque année des jeunes de moins de 40 ans dans plusieurs domaines, allant de l’entrepreneuriat et de l’innovation scientifique au leadership académique, à l’action humanitaire ou encore à l’innovation médicale. À l’échelle internationale, dix lauréats sont finalement retenus parmi les candidatures reçues.

Un nouveau chapitre après plusieurs distinctions internationales

Cette candidature arrive après une série de reconnaissances qui ont marqué le parcours récent de Dalia Elleuch Sallem.

En mars 2026, la chercheuse avait reçu le Rising Star Award du consortium international DISCOURSE, spécialisé dans l’étude de la pensée, du langage et de la communication dans la psychose. Ses travaux portent notamment sur les liens entre langage, cerveau et troubles psychiatriques ou neurologiques, avec des applications potentielles dans l’évaluation clinique, le diagnostic précoce et les stratégies thérapeutiques.

Deux mois plus tard, elle avait également été distinguée à Washington D.C. par un Fellowship Award lors de la Tau Global Conference 2026. La récompense, attribuée par l’Alzheimer’s Association, la Rainwater Charitable Foundation et CurePSP, mettait en avant ses contributions à la recherche sur les maladies neurodégénératives.

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Industrie : entre embellie agroalimentaire et essoufflement de l’amont productif

19. August 2026 um 12:20

Au terme du premier semestre de l’année 2026, l’appareil productif tunisien affiche une évolution positive avec une progression de l’Indice de la Production Industrielle (IPI) de 2,9 % en glissement annuel. Cette orientation favorable se confirme également sur le deuxième trimestre, qui enregistre une hausse de 1,5 % par rapport à la même période de 2025.

L’examen de la trajectoire mensuelle met en évidence un profil cyclique classique, caractérisé par un point bas au mois de mars suivi d’une nette accélération au cours du deuxième trimestre pour atteindre un indice de 96,7 en juin.

Toutefois, ce tableau d’ensemble masque de fortes disparités sectorielles et révèle une croissance tirée par un nombre restreint de moteurs conjoncturels plutôt que par une dynamique manufacturière homogène. La performance globale du semestre repose principalement sur la vigueur de trois branches d’activité. En premier lieu, les industries agroalimentaires signent une hausse remarquable de 9,3 % sur les six premiers mois (+2,6 % au deuxième trimestre), portée en grande partie par l’envolée de la branche des huiles et corps gras (+44 % sur le semestre).

Parallèlement, le secteur du raffinage de pétrole enregistre un bond exceptionnel de 123,4 % en glissement semestriel, consécutif à la reprise normale des activités après les arrêts techniques majeurs subis au cours de l’année précédente. Enfin, les industries mécaniques et électriques (IME) confirment leur statut de pilier industriel avec une croissance robuste de 4,0 % sur le semestre et 3,8 % au deuxième trimestre, soutenue par le dynamisme de la fabrication de matériel électrique (9,5 %) et des équipements de communication (9,6 %).

À l’opposé de cette embellie, plusieurs secteurs stratégiques traversent une phase de contraction marquée qui pèse sur l’équilibre productif national. Les industries chimiques accusent un recul significatif de -9,2 % sur le semestre (-6,4 % au second trimestre), directement imputable à l’effondrement de la production des produits chimiques de base (-29,6 %). Cette contre-performance s’articule avec les difficultés persistantes du secteur minier, dont l’activité fléchit de -3,5 % sur le semestre et plonge de -9,9 % au deuxième trimestre, affectée par la baisse d’extraction des minéraux destinés aux engrais.

Dans le même temps, le secteur textile, habillement et cuir demeure sous pression avec un repli de -3,4 % sur le semestre, tandis que les matériaux de construction et céramiques cèdent -4,1 %, traduisant l’atonie persistante de la demande dans le secteur du bâtiment.

L’analyse de ces chiffres met en exergue des enseignements fondamentaux sur la structure de l’économie industrielle tunisienne. Les filières manufacturières intégrées à l’export ou valorisant les campagnes agricoles maintiennent un niveau d’activité soutenu, tandis que l’amont minier, énergétique et chimique continue de faire face à des contraintes structurelles d’exploitation et d’approvisionnement.

La part déterminante jouée par l’effet de base du raffinage et la saisonnalité oléicole indique que la croissance sous-jacente reste modérée. Dès lors, la consolidation de cette reprise nécessitera impérativement la levée des goulots d’étranglement logistiques dans le bassin minier et la relance des investissements industriels afin d’élargir les bases de la valeur ajoutée locale.

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HeyBreezAI lève 2,5 millions de dollars pour industrialiser les agents vocaux IA

19. August 2026 um 11:41

La startup HeyBreezAI vient de boucler un tour de table Seed de 2,5 millions de dollars, mené par Lunara Partners, avec la participation de Jabbar Internet Group et DASH Ventures. La levée, présentée comme sursouscrite, intervient quelques mois seulement après un financement de pré-amorçage de 1,3 million de dollars.

Fondée en 2025 par Karim Malhas, HeyBreezAI développe une infrastructure destinée aux entreprises qui souhaitent déployer des agents vocaux capables de gérer des conversations téléphoniques de manière autonome. Son approche ne se limite pas à faire parler un agent IA : la startup veut prendre en charge toute la chaîne opérationnelle qui permet à ces systèmes de fonctionner à grande échelle.

La plateforme couvre notamment la téléphonie, les rappels, les relances, les intégrations avec les systèmes existants ainsi que les différents workflows déclenchés autour d’une interaction vocale. L’objectif est de permettre aux entreprises d’automatiser des opérations téléphoniques sans devoir construire elles-mêmes toute l’infrastructure technique nécessaire. Le site de HeyBreez présente notamment une architecture combinant orchestration en temps réel, exécution de fonctions, callbacks, coordination de plusieurs agents et intégrations téléphoniques.

Plus d’un million d’appels par mois

Cette nouvelle levée intervient alors que HeyBreez affirme avoir franchi un cap important en matière d’utilisation. Selon les informations communiquées par la startup, sa plateforme traite désormais plus d’un million d’appels par mois, tandis que certains clients atteignent jusqu’à 10 000 appels sortants par jour.

Pour une jeune entreprise créée en 2025, cette traction constitue un signal important : le marché visé n’est plus uniquement celui des démonstrations de voice AI, mais celui des entreprises qui cherchent à intégrer ces technologies dans leurs opérations quotidiennes. Le financement doit justement permettre à HeyBreez de renforcer son infrastructure, d’accélérer le développement de son produit et d’étoffer ses équipes commerciales. La startup prévoit également de poursuivre son expansion sur plusieurs marchés, notamment en Amérique, en Europe, en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient.

Le positionnement de HeyBreez est révélateur d’une évolution du marché de l’IA vocale. La bataille ne se joue plus uniquement sur la capacité d’un modèle à comprendre et à répondre à un interlocuteur. Pour les entreprises, l’enjeu est désormais de faire fonctionner ces agents dans des environnements réels : appeler un client, récupérer une information, déclencher une action, effectuer une relance ou transmettre le résultat à un autre système. C’est précisément sur cette couche opérationnelle que HeyBreez cherche à se positionner. La startup décrit sa technologie comme une infrastructure pour l’IA vocale, plutôt qu’un simple chatbot téléphonique.

Cette stratégie prend aussi une dimension régionale. En avril 2026, HeyBreez s’est associée à Arabic.AI afin de combiner son infrastructure vocale avec des capacités de compréhension de l’arabe et de ses principaux dialectes. Le partenariat vise notamment les entreprises et les administrations du Moyen-Orient et cible un marché de plus de 400 millions de locuteurs arabophones.

La nouvelle opération confirme surtout l’accélération de HeyBreez. En début d’année, la startup avait annoncé un financement de 1,3 million de dollars en pre-seed, mené par Wamda Capital, avec FENA Holdings et DASH Ventures. Quelques mois plus tard, elle passe donc au Seed avec un financement presque deux fois supérieur. Pour les investisseurs, le pari porte désormais moins sur la démonstration de la technologie que sur sa capacité à devenir une infrastructure utilisée à grande échelle par les entreprises. Pour HeyBreez, le prochain défi sera clair : transformer cette traction commerciale en croissance durable, tout en maintenant la fiabilité nécessaire à des opérations téléphoniques qui peuvent désormais se compter en millions d’appels.

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ChatGPT for Teens pour les 13 – 17 ans : OpenAI renforce le contrôle et la sécurité

19. August 2026 um 11:29

OpenAI a dévoilé mardi « ChatGPT for Teens », une version de son assistant conversationnel pensée pour les jeunes âgés de 13 à 17 ans.

L’objectif affiché est de proposer un accès à l’intelligence artificielle davantage adapté à cette tranche d’âge, en combinant garde-fous spécifiques, outils pédagogiques et supervision parentale.

Un environnement davantage adapté aux mineurs

Dès qu’OpenAI détermine qu’un compte est utilisé par une personne de moins de 18 ans, ou lorsque l’utilisateur déclare avoir entre 13 et 17 ans, celui-ci est automatiquement basculé vers l’expérience destinée aux adolescents.

Plusieurs mesures supplémentaires sont alors appliquées :

• Les contenus concernant le suicide, l’automutilation, la violence ou les troubles alimentaires font l’objet de restrictions accrues.
• Les échanges à caractère romantique ou sexuel sont davantage encadrés.
• Des rappels peuvent inviter les jeunes à interrompre leur session et à adopter une utilisation plus équilibrée du service.
• Le système est conçu pour limiter les comportements susceptibles de favoriser une dépendance affective au chatbot.

OpenAI indique notamment vouloir éviter que ChatGPT se présente comme une personne consciente ou qu’il encourage une relation émotionnelle avec son utilisateur. Une précaution qui intervient alors que l’utilisation des assistants d’IA par les adolescents alimente les débats sur leur sécurité et leurs effets potentiels sur le bien-être psychologique.

Un contrôle parental élargi

Les parents peuvent désormais associer leur compte à celui de leur adolescent et intervenir sur plusieurs paramètres d’utilisation. Ils ont notamment la possibilité de définir des « heures calmes », de limiter certains contenus sensibles ou encore de prévoir des périodes réservées au travail scolaire.

Dans certaines situations considérées comme présentant un risque important, OpenAI peut également transmettre une alerte au parent associé. Cette fonctionnalité est toutefois encadrée : les parents ne peuvent pas consulter les conversations, l’historique ou suivre en direct l’activité de leur adolescent.

L’IA au service de l’apprentissage

OpenAI entend également faire de ChatGPT un outil d’apprentissage plus actif. Le mode étude privilégie ainsi le raisonnement et l’accompagnement de l’élève, plutôt que la simple fourniture d’une solution. Des fonctionnalités telles que les quiz, les rappels liés aux devoirs ou les supports visuels viennent compléter cette approche.

Avec ChatGPT for Teens, OpenAI tente donc de répondre à une problématique devenue centrale pour les acteurs de l’IA : permettre aux adolescents de profiter des capacités de ces outils tout en renforçant les dispositifs destinés à les protéger.

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Manzah, Radès : une nouvelle responsable pour piloter les grands projets sportifs

19. August 2026 um 10:25

Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat vient de désigner , ingénieure générale, à la tête de l’unité de gestion par objectifs chargée du suivi de plusieurs grands projets d’infrastructures sportives dans le Grand Tunis.

La nomination, actée par une décision du ministre de l’Équipement et de l’Habitat datée du 10 août 2026 et publiée au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) le 18 août, concerne notamment les projets d’aménagement du complexe sportif d’El Menzah et du stade olympique de Radès.

Nadia Mazni aura ainsi la responsabilité de l’unité chargée de la réalisation des projets d’aménagement du stade olympique d’El Menzah, de la piscine olympique d’El Menzah et du Palais des sports d’El Menzah, ainsi que de l’aménagement du stade olympique de Radès.

Cette nomination intervient alors que ces infrastructures figurent parmi les équipements sportifs majeurs du pays et nécessitent des opérations de rénovation et de mise à niveau importantes. Le nouveau dispositif place donc sous une même unité le pilotage de plusieurs projets stratégiques pour les infrastructures sportives nationales. Sur le plan administratif, la décision précise que Nadia Mazni bénéficiera des indemnités et avantages liés au poste de directeur d’administration centrale, conformément à l’article 5 du décret n°742 de 2023, daté du 1er décembre 2023.

Au-delà de la nomination, l’enjeu sera surtout celui de l’exécution : coordination des travaux, suivi des projets et respect des délais devront désormais traduire cette nouvelle organisation en résultats concrets sur le terrain.

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Silver économie: la Tunisie cible les séniors européens

19. August 2026 um 10:06

Jardins, piscines, chambres donnant sur la mer, personnel soignant francophone: la Tunisie voit fleurir un nouveau type d’établissements, à mi-chemin entre l’hébergement médicalisé classique et la résidence de standing; l’ambition est de convaincre des retraités venus d’Europe de s’y installer.

Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir, Djerba et Sfax concentrent l’essentiel de cette offre naissante, avec des tarifs qui oscillent entre 1 200 et 4 000 euros par mois selon le niveau de dépendance du résident.

Le calcul est d’abord financier! En France, les Ehpads privés facturent fréquemment plus de 3 000 euros mensuels, la note grimpe encore dans les grandes agglomérations, et l’Italie n’est pas en reste sur ce terrain.

Néanmoins, réduire l’attrait tunisien à une simple question de prix serait trompeur: coûts salariaux plus bas, ensoleillement, proximité avec le continent européen et présence de soignants francophones jouent tout autant.

Nuance importante cependant: contrairement aux structures tunisiennes, l’Ehpad français relève d’un cadre médico-social strictement encadré par la loi, avec une partie des frais de soins couverte par l’Assurance maladie, les deux modèles ne se valent donc pas sur tous les points.

Le vieillissement démographique tunisien pousse également ce marché: selon le recensement 2024, les 60 ans et plus représentaient 16,9% de la population, contre 11,7% dix ans plus tôt. L’Institut national de la statistique, de son côté, avance un chiffre proche de 17%, avec une projection à 20% d’ici à 2030. Aucun décompte officiel ne permet pour l’instant de savoir combien d’établissements existent réellement, ou combien de résidents viennent de l’étranger.

Un relais pour l’investissement et l’entrepreneuriat

À la croisée des chemins, entre le tourisme, la santé et la silver économie, ce segment ouvre une piste concrète pour les opérateurs privés tunisiens. Son avenir se jouera moins sur les tarifs affichés que sur la capacité des établissements à prouver, dans la durée, la qualité réelle des soins.

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Prosol Elec 2026: pourquoi l’ANME demande-t-elle aux entreprises de finaliser les démarches? 

19. August 2026 um 08:47

Les programmes Prosol Elec et Prosol Elec Économique avancent vers leur mise en œuvre pour 2026. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) vient de demander aux entreprises retenues dans le cadre de ces deux programmes de finaliser leurs contrats.

Les entreprises concernées doivent récupérer leurs contrats auprès de l’ANME, puis procéder à leur signature et à leur enregistrement. Les dossiers peuvent être déposés au siège de l’agence à Tunis ou dans ses bureaux régionaux à Sfax et Sousse. Cette étape concerne donc directement les entreprises qui vont intervenir dans l’installation des équipements photovoltaïques chez les ménages. Elle permet de passer de la sélection des entreprises à la phase concrète de réalisation des installations prévues pour 2026. Le dispositif repose sur deux programmes aux publics différents. Le Prosol Elec concerne les ménages qui souhaitent produire leur propre électricité à partir de panneaux solaires, tout en restant raccordés au réseau basse tension. Le Prosol Elec Économique vise, lui, les logements à faibles revenus, à savoir une consommation annuelle comprise entre 1 200 et 1 800 kWh. Dans ce cadre, le programme prévoit une subvention de 1 500 dinars par installation et un crédit bancaire à 3% sur 10 ans. Et ce, par prélèvement sur la facture de la Steg. L’objectif est de lever l’un des principaux obstacles au développement du solaire résidentiel: le coût initial de l’équipement.

Mais le dispositif ne vise pas uniquement à aider les ménages. Il cherche aussi à créer un marché pour les entreprises. En soutenant la demande, l’État donne davantage de visibilité aux installateurs, mais aussi aux fournisseurs d’équipements, aux techniciens et aux sociétés de maintenance. L’expérience de Prosol dans le solaire thermique montre déjà cet effet. Selon l’ANME, le programme a contribué à la création de 750 emplois directs et plus de 5 000 emplois indirects. Pour le photovoltaïque, le marché a également déjà pris de l’ampleur. L’ANME indique que Prosol Elec avait permis l’installation d’environ 300 MW pour près de 90 000 familles.

Par ailleurs, la contractualisation des entreprises constitue une étape nécessaire. Cette nouvelle étape intervient alors que la Tunisie cherche à développer les énergies renouvelables et à réduire sa dépendance aux énergies fossiles pour produire son électricité. Le solaire photovoltaïque destiné à l’autoconsommation fait partie des solutions retenues pour y parvenir. 

 

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FTAV: six nouvelles commissions pour structurer les grands chantiers du tourisme tunisien

19. August 2026 um 08:22

La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) a dévoilé les noms des professionnels élus à la présidence de six de ses commissions spécialisées. Ces nominations viennent achever la constitution de ces structures au sein de la fédération.

Nouha Kzedri prend la présidence du Comité Durabilité, tandis que Haifa Chtioui est nommée à la tête de la Commission Chasse & Pêche. Du côté des activités touristiques et des transports, Ali Fraj préside désormais la Commission Tourisme Médical, Adnane Frafar la Commission Transport Terrestre et Faouzi Bouguila la Commission Transport Maritime. Enfin, Moez Hattour prend la tête de la Commission Outgoing.

Ces six nominations couvrent plusieurs domaines stratégiques pour les agences de voyages: diversification de l’offre, durabilité, tourisme médical, mobilité et marchés internationaux. La FTAV indique que cette nouvelle organisation doit permettre de mieux représenter les différents métiers du secteur et de porter leurs enjeux au sein de la fédération.

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Banques: la BCT revoit un dispositif de financement datant de 1987

19. August 2026 um 08:20

La Banque centrale de Tunisie (BCT) revoit les règles qui encadrent le financement bancaire des cultures céréalières. Publiée mardi 18 août 2026 au Journal officiel de la République tunisienne (Jort), la circulaire n°2026-7 actualise un dispositif qui remonte à 1987. Son principal changement porte sur les montants de référence retenus par les banques pour financer plusieurs cultures.

Pour les céréales, le nouveau barème introduit surtout une différenciation selon les conditions de production. Pour le blé dur, le blé tendre et les légumineuses, le financement de référence atteint 1 415 dinars par hectare en zone 1 pour les cultures en sec, contre 1 175 dinars en zone 2. Lorsque la culture est irriguée, le plafond passe à 1 930 dinars par hectare.

La différence est également visible pour l’orge. Selon l’agence TAP, le plafond s’établit à 940 dinars par hectare en zone 1, 890 dinars en zone 2 et 350 dinars en zone 3. Pour les cultures fourragères, les références sont fixées à 1 030 dinars par hectare en hiver et à 1 260 dinars en été.

Ces écarts montrent que la BCT ne retient plus une logique uniforme pour l’ensemble des exploitations. Le niveau de financement dépend désormais davantage de la culture concernée et de ses conditions de production. Pour certaines céréales, le recours à l’irrigation conduit ainsi à un plafond supérieur à celui appliqué aux cultures en sec.

Mais ces montants ne doivent pas être interprétés comme des crédits automatiquement accordés aux agriculteurs. C’est un point central de la nouvelle circulaire. La BCT demande aux banques d’adapter le montant du crédit à la taille de l’exploitation, aux dépenses prévues et aux rendements enregistrés lors des campagnes précédentes.

En pratique, le barème constitue donc un cadre de référence pour l’intervention bancaire. Le montant réellement accordé reste lié à la situation de chaque exploitation. Un agriculteur qui se situe sous un plafond donné ne bénéficiera pas nécessairement de la totalité de l’enveloppe correspondant à son hectare.

Cette approche fait également intervenir la question du risque agricole dans la décision de crédit. En demandant aux banques de tenir compte des rendements des dernières campagnes, la BCT introduit dans l’évaluation du financement un élément directement lié aux performances de l’exploitation. La superficie et les dépenses à engager complètent cette appréciation.

La révision intervient par ailleurs sur un dispositif ancien. La circulaire de 2026 vient modifier les dispositions établies par la BCT en décembre 1987 sur l’octroi, le contrôle et le refinancement des crédits agricoles. L’enjeu est donc moins la création d’un nouveau mécanisme que l’actualisation des références utilisées par les banques pour accompagner certaines campagnes.

Reste toutefois une question. Ces nouveaux plafonds correspondent-ils réellement aux besoins de financement des exploitations aujourd’hui? La circulaire fixe les montants auxquels les banques peuvent se référer, mais elle ne permet pas, à elle seule, de mesurer si ces niveaux couvrent effectivement les coûts engagés par les producteurs.

C’est notamment sur ce point que se jouera la portée concrète de la mesure. L’actualisation du barème peut faciliter l’adaptation du crédit aux différentes situations agricoles, mais son effet dépendra aussi de l’accès effectif des exploitants au financement et des conditions dans lesquelles les banques appliqueront ces nouvelles références.

La publication de cette circulaire ouvre ainsi un nouveau cadre pour le financement bancaire des céréales et de certaines cultures saisonnières. Pour en mesurer l’impact réel, il faudra désormais confronter les plafonds fixés par la BCT aux coûts de production et aux besoins de financement des agriculteurs.

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Finance internationale : les flux financiers entre Riyad et Abou Dhabi se compliquent

18. August 2026 um 15:02

L’Arabie saoudite renforce discrètement le contrôle des transferts financiers à destination des Émirats arabes unis, dans un contexte marqué par une concurrence croissante entre les deux puissances économiques du Golfe. Ce repositionnement, qui n’a pas fait l’objet d’une annonce publique, commence déjà à compliquer certaines opérations entre les deux marchés.

Les transferts depuis des comptes saoudiens vers les Émirats font, dans ce cadre, l’objet de vérifications supplémentaires de la part des services de conformité. Certains paiements peuvent être retardés de plusieurs semaines, voire retournés par les banques.

La Banque centrale saoudienne exige, ainsi, des établissements financiers une vigilance accrue face aux risques de blanchiment, de financement du terrorisme et d’autres infractions financières. Riyad n’a toutefois pas officiellement classé les Émirats parmi les juridictions à haut risque.

Un enjeu pour les entreprises

Pour les entreprises présentes dans les deux pays, ces restrictions peuvent peser sur la trésorerie, les règlements fournisseurs et les échanges commerciaux. Elles interviennent alors que les relations entre Riyad et Abou Dhabi se tendent, notamment sur le plan énergétique et économique.

Malgré cette évolution, une rupture entre les deux économies paraît peu probable compte tenu de leur interdépendance. Le durcissement des contrôles constitue néanmoins un nouveau signal de la rivalité croissante pour devenir le principal centre d’affaires du Golfe.

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Elle ne vient pas de l’IA, mais Google DeepMind lui confie son avenir…

18. August 2026 um 14:38

Lila Ibrahim n’est ni chercheuse en intelligence artificielle ni ingénieure spécialisée dans les modèles d’IA. Pourtant, Google DeepMind lui a confié un poste inédit : Chief AI Readiness Officer. Son parcours révèle une autre façon d’accéder aux plus hauts niveaux du secteur technologique.

Le paradoxe est frappant : Lila Ibrahim dirige aujourd’hui une fonction stratégique consacrée à la préparation du monde à l’intelligence artificielle, alors qu’elle n’a pas de formation formelle en IA. Lorsqu’elle rejoint DeepMind en 2018, elle arrive d’ailleurs avec un profil davantage orienté vers les opérations, la stratégie et le management que vers la recherche.

En 2026, Google DeepMind crée pour elle le poste de Chief AI Readiness Officer. Sa mission dépasse le développement technologique : elle travaille avec les gouvernements, les responsables politiques et les acteurs de l’éducation pour les aider à se préparer aux effets de systèmes d’IA de plus en plus performants. Le parcours d’Ibrahim commence loin des laboratoires de la Silicon Valley. À 14 ans, elle passe ses étés dans les champs de maïs de l’Indiana, où elle effectue un travail agricole pénible payé un peu plus d’un dollar de l’heure. Elle grandit dans une famille immigrée aux moyens modestes, avec des parents qui construisent leur carrière aux États-Unis.

Mais son premier avantage professionnel ne sera pas une expertise technique en IA. Ce sera sa capacité de travail. Cette discipline la conduit jusqu’à Purdue University, où elle étudie l’ingénierie électrique. Elle travaille même dans un laboratoire sur l’ADN de drosophiles alors qu’elle est encore au lycée. Son parcours universitaire la mène ensuite vers Intel.

Ibrahim passe près de deux décennies chez Intel, dans des fonctions techniques, commerciales et managériales. Elle finit par devenir Chief of Staff du CEO Craig Barrett, au moment où elle doit notamment gérer des responsabilités considérables tout en élevant des jumelles. Après Intel, elle passe par le capital-risque puis rejoint Coursera, où elle occupe plusieurs fonctions dirigeantes. Le fil conducteur n’est donc pas l’intelligence artificielle. C’est la capacité à comprendre la technologie et à faire fonctionner les organisations qui l’utilisent.

C’est précisément ce profil qui intéresse DeepMind lorsqu’elle rejoint le laboratoire en 2018 comme première Chief Operating Officer. À ce moment-là, elle n’est pas une spécialiste de la recherche en IA. Son rôle consiste plutôt à construire et structurer l’organisation autour de ses scientifiques et de ses ambitions technologiques.

Le nouveau poste d’Ibrahim traduit une évolution importante dans les besoins des entreprises technologiques. À mesure que l’IA sort des laboratoires pour entrer dans les entreprises, les écoles et les administrations, la question n’est plus seulement de savoir comment construire les meilleurs modèles. Il faut aussi savoir comment préparer les organisations à leur utilisation et à leurs conséquences., C’est précisément sur ce terrain que son expérience devient pertinente. Google DeepMind la charge notamment de travailler sur les enjeux liés à la préparation des institutions et de la société à des IA plus puissantes. Google l’identifie désormais officiellement comme Chief AI Readiness Officer dans ses travaux consacrés à l’impact de l’IA sur l’éducation.

 

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Paiements électroniques : la Tunisie, un terrain de plus en plus fertile pour la fintech

18. August 2026 um 14:33

Trois indicateurs, une même tendance : les Tunisiens paient de moins en moins en liquide. Le rapport de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) sur les paiements en chiffres en Tunisie, couvrant le premier semestre 2026, confirme cette dynamique, portée à la fois par le commerce en ligne et les paiements de proximité.

Toutes catégories confondues ; cartes, mobile, e-commerce, la BCT dénombre 85,4 millions de transactions électroniques sur les six premiers mois de l’année, pour une valeur cumulée de 15,425 milliards de dinars. Un an plus tôt, ces mêmes indicateurs plafonnaient à 77,7 millions d’opérations ; l’écart traduit des hausses respectives de 9,8 % en volume et de 11,2 % en valeur.

L’e-paiement se distingue, dans ce cadre, par sa dynamique : les transactions grimpent à 10,3 millions, en hausse de 22,1 % sur un an, pour un montant de 771,4 MTD (+28,1 %). Le réseau marchand suit le mouvement, avec 1 456 sites actifs, soit 19,7 % de plus par rapport à fin 2025.

Le TPE, moteur du paiement de proximité

Du côté des paiements de proximité, le volume s’établit à 25,3 millions d’opérations et le montant traité à 3,064 milliards de dinars, avec des croissances respectives de 18,8 % et 16,6 %. Le parc de terminaux progresse plus lentement ; 45 600 TPE, +5,7 %, ce qui traduit une intensification de l’usage des équipements existants plutôt qu’un simple effet de déploiement.

Cartes, wallets et distributeurs suivent le mouvement

La BCT recense par ailleurs 6,151 millions de cartes bancaires en circulation et 3 427 distributeurs automatiques de billets. Côté paiement mobile, les wallets actifs passent de 207 524 à 218 886 en un an (+5,5 %), pour près de 5,12 millions de transactions totalisant 914,2 MTD. Le règlement de factures et de services domine largement ces usages, loin devant les virements entre comptes ou les opérations de dépôt et retrait.

Un terrain qui se prête à l’investissement

Cette accélération dessine un marché où l’infrastructure existante est de plus en plus sollicitée, ouvrant la voie à de nouveaux services autour de l’acceptation électronique, de la sécurité des transactions ou de l’expérience client. Pour les acteurs de la fintech et les commerçants encore peu digitalisés, la marge de progression identifiée par la BCT constitue un indicateur concret qui permet de bâtir de nouveaux projets.

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La BIAT lance l’application BIAT Privilèges : une marketplace bancaire dédiée aux avantages clients

18. August 2026 um 14:25

La BIAT annonce le lancement de BIAT Privilèges, une nouvelle application permettant l’accès à une marketplace bancaire qui offre un large univers de réductions et d’offres exclusives négociées auprès de centaines d’enseignes partenaires. A travers cette nouvelle offre innovante, la BIAT enrichit l’expérience de ses clients au-delà des services bancaires traditionnels et contribue à renforcer leur relation avec la banque.

Dans le cadre de sa stratégie d’innovation et d’amélioration continue de l’expérience client, la BIAT poursuit le développement de solutions à valeur ajoutée pour répondre aux nouvelles attentes et aux habitudes de sa clientèle. C’est dans cette dynamique que la banque lance BIAT Privilèges, une nouvelle application extra-bancaire permettant à ses clients de bénéficier d’avantages exclusifs auprès d’une large sélection de marques et d’enseignes partenaires. Cette initiative traduit la volonté de la BIAT d’enrichir sa proposition de valeur à travers une offre qui permet à ses clients de réaliser des économies sur leurs dépenses courantes, leurs loisirs et leurs projets de consommation.

Elaborée en partenariat avec FreeOui et d’autres partenaires de référence, l’application donne accès à plus de 450 enseignes représentant plus de 1 300 points de vente répartis sur l’ensemble du territoire tunisien. Les clients de la BIAT peuvent ainsi bénéficier d’avantages exclusifs dans de nombreux univers de consommation tels que le shopping, les loisirs, les voyages, la restauration, le bien-être, la santé et la culture.

Pensée pour être simple, rapide et accessible, BIAT Privilèges permet aux utilisateurs de consulter les offres organisées par thématique et profiter des avantages proposés, en fonction de leurs centres d’intérêt et de leur localisation.

À travers le lancement de BIAT Privilèges, la BIAT enrichit l’expérience de ses clients tout au long de leurs parcours de consommation, en leur permettant de transformer leurs dépenses du quotidien en opportunités de réaliser des économies. Elle réaffirme ainsi son positionnement de banque innovante et son engagement constant à développer des solutions créatrices de valeur, en phase avec les nouveaux usages et les attentes de sa clientèle.

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Industrie tunisienne: qui tire la croissance, qui la freine?

18. August 2026 um 13:29

La production industrielle tunisienne a augmenté de 2,9% au premier semestre 2026, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).

Mais derrière cette hausse, les résultats sont très différents d’un secteur à l’autre. L’agroalimentaire et les industries mécaniques et électriques progressent. Les mines et la chimie continuent, en revanche, de reculer. Autre élément à retenir. La croissance a ralenti au deuxième trimestre. La production industrielle a progressé de 1,5% sur cette période. Le premier semestre reste donc positif, mais la dynamique s’est affaiblie au printemps.

L’agroalimentaire en tête

Les industries agroalimentaires restent le principal moteur de la production industrielle. Leur activité a augmenté de 9,3% sur les six premiers mois de l’année. La progression a toutefois été moins forte au deuxième trimestre. Elle s’est limitée à 2,6%. Les industries mécaniques et électriques affichent, de leur côté, une croissance de 4% sur le semestre. Au deuxième trimestre, leur production a progressé de 3,8%. Ces deux secteurs contribuent ainsi à soutenir l’industrie tunisienne au premier semestre. Le raffinage affiche, lui, une hausse beaucoup plus importante. +123,4 % sur les six premiers mois. Ce chiffre doit toutefois être lu avec prudence. Le secteur avait connu plusieurs arrêts d’activité en 2025. La forte hausse enregistrée cette année correspond donc en partie à un rattrapage par rapport au faible niveau de l’année précédente. À l’opposé, les industries chimiques continuent de reculer. Leur production a baissé de 9,2% au premier semestre. Le recul atteint 6,4% au deuxième trimestre. Même tendance dans les mines. La production minière a diminué de 3,5 % sur les six premiers mois. La baisse s’est accentuée au deuxième trimestre, à -9,9%. Ces deux secteurs restent donc un point faible de l’industrie tunisienne. 

Le secteur de l’énergie est également en baisse. Sa production recule de 4% sur le semestre et de 1,1% au deuxième trimestre. Par ailleurs, dans le textile, l’habillement et le cuir, la production diminue de 3,4% sur les six premiers mois. Les matériaux de construction, la céramique et le verre enregistrent, eux aussi, une baisse de 4,1 % sur le semestre. Le deuxième trimestre apporte toutefois un léger mieux, avec une hausse de 1,2 %.

Les secteurs qui progressent

Secteur S1 2026 T2 2026 Lecture
Raffinage du pétrole +123,4 % Forte hausse, en partie liée au faible niveau de 2025
Industries agroalimentaires +9,3 % +2,6 % Première progression manufacturière
Industries mécaniques et électriques +4,0 % +3,8 % Hausse régulière

Les secteurs qui reculent

Secteur S1 2026 T2 2026 Lecture
Industries chimiques -9,2 % -6,4 % Recul toujours marqué
Mines -3,5 % -9,9 % Baisse qui s’accentue au T2
Textile, habillement et cuir -3,4 % Repli sur le semestre
Matériaux de construction, céramique et verre -4,1 % +1,2 % Léger rebond au T2, mais semestre négatif
Énergie -4,0 % -1,1 % Recul, mais moins marqué au T2

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