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Export: transformer l’ouverture internationale en croissance durable

06. August 2026 um 15:08

La conquête de nouveaux marchés devient un enjeu stratégique pour les entreprises tunisiennes souhaitant accélérer leur développement. Le lancement du programme «Start Export by Cepex» en avril 2026 illustre cette volonté d’accompagner davantage les PME dans leur démarche d’internationalisation. Porté par le Centre de promotion des exportations (Cepex), ce dispositif vise à soutenir les entreprises disposant d’un potentiel exportateur dans la préparation de leur développement à l’étranger.

Cette initiative intervient alors que les entreprises tunisiennes cherchent à diversifier leurs débouchés et à renforcer leur présence sur de nouveaux marchés. L’objectif est de dépasser une logique d’exportation ponctuelle pour construire des stratégies commerciales durables à l’international.

L’Afrique représente une nouvelle frontière commerciale

Parmi les marchés ciblés par les entreprises tunisiennes, le continent africain occupe une place croissante. Plusieurs secteurs disposent d’opportunités de développement, notamment l’industrie, l’agroalimentaire, les services, la santé ou encore les technologies.

Le programme lancé par le Cepex vise à accompagner les entreprises dans cette démarche en les aidant à mieux structurer leur approche internationale. L’accompagnement porte notamment sur la préparation commerciale, l’identification des opportunités et l’adaptation des stratégies aux spécificités des marchés ciblés.

Cette évolution traduit un changement dans les stratégies d’expansion des entreprises tunisiennes. L’enjeu n’est plus seulement de trouver de nouveaux clients à l’étranger, mais de construire une présence durable sur des marchés à potentiel.

Bien se préparer pour accéder aux nouveaux marchés

L’accès à de nouveaux marchés nécessite toutefois une préparation importante. Les entreprises doivent renforcer leur connaissance des environnements économiques locaux, développer des réseaux de partenaires et adapter leurs offres aux besoins des différents territoires.

Les dispositifs d’accompagnement publics et privés jouent un rôle important dans cette phase de développement en facilitant l’accès à l’information et en réduisant les obstacles liés à l’internationalisation.

Pour les PME tunisiennes, l’ouverture internationale représente un levier majeur de croissance. En développant leur présence hors du marché national, elles peuvent renforcer leur compétitivité, diversifier leurs revenus et mieux s’intégrer dans les échanges régionaux et internationaux.

La réussite de cette stratégie dépendra désormais de la capacité des entreprises à transformer les opportunités identifiées en implantations commerciales solides et durables.

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PME: transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance

06. August 2026 um 14:08

Le financement des entreprises tunisiennes évolue progressivement vers de nouveaux modèles. Le 24 juillet 2026, l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), en partenariat avec Wiki Startup, a organisé une session d’information consacrée aux mécanismes de levée de fonds et aux attentes des investisseurs. Cette rencontre visait à mieux préparer les entrepreneurs aux spécificités du capital-investissement et aux étapes nécessaires pour accéder à ce type de financement.

Cette initiative reflète une évolution des besoins des entreprises tunisiennes. Pour les PME et les jeunes entreprises innovantes, le recours aux fonds propres constitue une alternative complémentaire au financement bancaire classique, notamment lorsqu’il s’agit de financer une phase d’accélération, de développer une nouvelle activité ou de conquérir de nouveaux marchés.

Le capital-investissement devient un outil de croissance

Contrairement à un financement basé uniquement sur l’endettement, l’ouverture du capital permet aux entreprises d’obtenir des ressources financières tout en bénéficiant de l’accompagnement d’investisseurs spécialisés.

En Tunisie, plusieurs mécanismes ont été développés ces dernières années pour renforcer l’accès des entreprises innovantes aux fonds propres. Le programme Startup Invest, porté par Smart Capital, s’inscrit dans cette dynamique en facilitant l’intervention de fonds d’investissement auprès des startups tunisiennes.

L’objectif n’est pas seulement d’apporter des capitaux, mais également d’aider les entreprises à structurer leur développement. Les investisseurs accordent une attention particulière à la solidité du modèle économique, à la capacité de croissance et à la vision stratégique des dirigeants.

Préparer les entreprises à changer d’échelle

La levée de fonds représente aujourd’hui un enjeu stratégique pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur développement. Elle peut permettre de renforcer les équipes, investir dans l’innovation, améliorer la capacité de production ou développer une présence sur de nouveaux marchés.

Les initiatives menées par les acteurs du capital-investissement cherchent justement à rapprocher entrepreneurs et investisseurs afin de faciliter la compréhension des attentes de chacun.

Pour la Tunisie, le développement d’un écosystème de financement plus diversifié constitue un levier important pour accompagner l’émergence d’entreprises capables de se développer au-delà du marché local.

L’enjeu est désormais de transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance pour les PME tunisiennes et de favoriser l’apparition d’acteurs économiques plus compétitifs à l’échelle régionale et internationale.

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Les technopôles tunisiens, un levier stratégique réunissant infrastructures, compétences et écosystèmes spécialisés

06. August 2026 um 12:52

L’implantation de Taikang Electronics Tunisia à Novation City illustre le rôle croissant des plateformes industrielles et technologiques dans la stratégie d’attractivité de la Tunisie. Le groupe chinois a choisi ce technopôle situé à Sousse pour développer son projet industriel, confirmant l’intérêt des investisseurs étrangers pour des environnements capables de réunir infrastructures, compétences et écosystèmes spécialisés.

Cette opération intervient alors que la Tunisie cherche à renforcer la compétitivité de ses zones industrielles et technopôles afin d’attirer davantage de projets à plus forte valeur ajoutée. Les investisseurs internationaux ne recherchent plus uniquement des capacités de production, mais également un environnement permettant d’accompagner l’innovation, la montée en compétences et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Des écosystèmes industriels qui évoluent vers plus d’innovation

Les technopôles tunisiens occupent une place de plus en plus importante dans la politique industrielle du pays. Leur vocation ne se limite plus à accueillir des entreprises: ils cherchent également à créer des liens entre les industriels, les structures de formation, les centres techniques et les acteurs de l’innovation.

À Sousse, Novation City s’inscrit dans cette dynamique en développant un environnement destiné aux entreprises technologiques et industrielles. Le choix de ce site par Taikang Electronics montre l’importance croissante des plateformes spécialisées dans les décisions d’implantation des groupes internationaux.

Cette évolution répond aux nouveaux critères des investisseurs, qui privilégient des territoires capables d’offrir des compétences disponibles, des infrastructures adaptées et un accompagnement favorable au développement industriel.

Attirer des investissements industriels à plus forte valeur ajoutée

Le développement des zones industrielles et des technopôles constitue un levier stratégique pour renforcer l’attractivité économique de la Tunisie. En accueillant des projets industriels internationaux, ces espaces contribuent à diversifier le tissu productif et à renforcer les capacités locales.

L’enjeu est désormais de transformer ces plateformes en véritables pôles de croissance capables d’attirer des investissements durables. La compétitivité industrielle ne repose plus seulement sur la capacité de production, mais également sur la capacité à proposer un environnement complet répondant aux attentes des entreprises internationales.

Dans un contexte de réorganisation des chaînes industrielles mondiales, les technopôles tunisiens peuvent jouer un rôle important dans la montée en gamme de l’industrie nationale et dans l’accueil de nouveaux projets étrangers.

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Deux chercheuses tunisiennes distinguées par la Harvard Medical School

06. August 2026 um 12:48

Une nouvelle reconnaissance internationale pour la recherche tunisienne. Dr Samarra Badrouchi et Dr Olfa Messaoud, deux enseignantes-chercheuses de l’Université de Tunis El Manar, viennent d’obtenir le master of medical sciences in clinical investigation de la Harvard Medical School. Selon un communiqué publié par l’UTM, cette distinction a été obtenue après leur sélection dans le cadre de la très compétitive bourse Hazem Ben Gacem.

Le parcours de Dr Samarra Badrouchi a été particulièrement remarqué. Assistante hospitalo-universitaire en néphrologie à la Faculté de médecine de Tunis et exerçant à l’hôpital Charles-Nicolle, elle a également reçu le Gordon Williams Gold Medal Award-Class of 2026, une récompense qui distingue les meilleurs parcours de cette promotion.

De son côté, Dr Olfa Messaoud, chercheuse au Laboratoire de génomique biomédicale et oncogénétique de l’Institut Pasteur de Tunis, a également réussi ce programme de formation en recherche clinique. Son parcours s’inscrit dans un domaine en plein développement, où la génomique occupe une place croissante dans l’étude et la compréhension des maladies.

Au-delà de ces deux réussites individuelles, ces distinctions mettent en lumière la présence de chercheurs tunisiens dans des programmes scientifiques internationaux de référence. Elles illustrent aussi le rôle des institutions nationales, comme l’Université de Tunis El Manar et l’Institut Pasteur de Tunis, dans l’accompagnement de profils capables de porter la recherche tunisienne au-delà des frontières.

La formation en recherche clinique, au cœur du programme suivi à Harvard, constitue aujourd’hui un levier majeur pour développer des études médicales plus rigoureuses, améliorer la prise en charge des patients et renforcer les collaborations scientifiques internationales. Ces nouvelles distinctions rappellent que les compétences tunisiennes continuent de trouver leur place dans les grands réseaux mondiaux de la recherche médicale.

 
 

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Les 6 principes pour construire une carrière que l’on ne regrette pas, selon Bill Gurley

06. August 2026 um 12:15

Ne pas attendre le bon moment, apprendre en permanence et transformer les échecs en carburant: ce sont les principes défendus par Bill Gurley pour réussir dans un monde professionnel où les règles changent rapidement.

Bill Gurley connaît le risque. Pendant des années, l’investisseur américain a misé sur des entrepreneurs capables de voir plus loin que les autres. Ses paris précoces sur Uber, Zillow ou Nextdoor ont contribué à faire de Benchmark l’un des fonds de capital-risque les plus respectés de la Silicon Valley. Aujourd’hui, il transpose cette logique à un autre terrain: la construction d’une carrière.

Dans son livre «Runnin’ Down a Dream: How to Thrive in a Career You Actually Love», Gurley analyse les parcours de personnes qui ont réussi à imposer leur vision, malgré les obstacles, les changements de secteur ou les départs tardifs. Son constat est clair: les trajectoires exceptionnelles ne reposent pas uniquement sur le talent ou les opportunités, mais sur une manière particulière d’aborder sa propre évolution professionnelle. 

1. Ne pas laisser la peur du retard décider à sa place

«Il est trop tard», «le marché est déjà pris», «d’autres sont mieux positionnés»: pour Gurley, ces pensées empêchent beaucoup de personnes de passer à l’action.

L’investisseur s’appuie sur la notion de «regret de l’audace» développée par Daniel Pink: avec les années, les regrets les plus difficiles à porter ne sont pas toujours liés aux erreurs commises, mais aux initiatives jamais tentées.

Il cite l’exemple de Bert «Tito» Beveridge, créateur de Tito’s Handmade Vodka, qui a lancé son entreprise à 40 ans, après plusieurs expériences professionnelles. Un rappel que le changement de trajectoire n’est pas réservé aux débuts de carrière.

2. Faire de l’apprentissage un avantage compétitif

Pour Gurley, la différence entre un professionnel compétent et un profil exceptionnel se joue souvent après les heures de travail.

Les meilleurs continuent à apprendre lorsqu’ils n’y sont plus obligés: ils lisent, testent, observent leur secteur et cherchent constamment à améliorer leur pratique.

Son indicateur est simple: une personne est-elle prête à consacrer du temps libre à progresser dans son domaine? Si oui, elle a probablement trouvé un terrain où elle peut exceller.

3. Choisir une activité qui donne envie de devenir meilleur

La passion, selon Gurley, ne se limite pas au plaisir de faire quelque chose. Elle se mesure à la capacité à accepter l’effort nécessaire pour progresser.

Il compare cette discipline aux sportifs de haut niveau: les meilleurs ne se contentent pas de participer aux compétitions, ils travaillent chaque jour pour améliorer leurs performances.

Pour lui, une carrière solide commence donc par une question: est-ce un domaine dans lequel on souhaite continuer à apprendre pendant des années?

4. Développer les compétences qui semblent faibles au départ

Gurley refuse l’idée que certaines capacités seraient figées. Il cite son propre parcours pour expliquer comment il a amélioré son écriture et sa prise de parole grâce à la répétition.

Son conseil évolue selon l’âge professionnel: en début de carrière, il faut corriger ses lacunes. Ensuite, il devient plus pertinent de renforcer ses points forts pour construire une expertise distinctive.

5. Repenser la manière de trouver un mentor

Chercher uniquement l’accompagnement d’une personnalité mondiale n’est pas, selon Gurley, la stratégie la plus efficace.

Il distingue deux types de mentors: les figures inspirantes que l’on étudie à travers leurs contenus et les mentors accessibles que l’on peut réellement rencontrer.

Ces derniers, souvent moins connus, peuvent offrir des conseils très opérationnels et partager des expériences directement applicables.

6. Utiliser les erreurs comme un moteur de progression

Gurley ne cache pas ses propres occasions manquées. Il raconte notamment avoir rencontré les fondateurs de Google avant leur explosion mondiale sans investir dans l’entreprise.

Plutôt que de voir cette décision comme un échec définitif, il considère cette expérience comme une leçon stratégique: une opportunité perdue peut devenir un outil pour mieux reconnaître les suivantes.

Cette philosophie s’applique aussi à l’intelligence artificielle. Face aux inquiétudes sur l’avenir des métiers, Gurley invite les professionnels à adopter l’IA comme un levier plutôt qu’un obstacle.

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Kairouan: un méga-projet sanitaire à 450 millions de dinars entre dans une nouvelle phase

06. August 2026 um 11:02

À Kairouan, un nouveau chapitre s’ouvre pour le projet de l’hôpital universitaire Roi Salmane ben Abdelaziz. Après plusieurs mois consacrés aux études techniques et aux travaux préparatoires, le chantier doit entrer dès septembre prochain dans une nouvelle phase, avec une accélération annoncée du rythme d’exécution.

En visite de travail mercredi 5 août 2026 dans le gouvernorat de Kairouan, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a suivi l’avancement des travaux de cet important projet sanitaire.

Les études d’exécution et les travaux préparatoires ont été achevés au cours des derniers mois, après plusieurs contraintes techniques liées à l’ampleur du projet. Les entreprises tunisiennes et saoudiennes chargées de la réalisation se sont engagées à entamer les travaux en élévation à partir de septembre 2026, avec un rythme renforcé.

Le ministre a également demandé une réduction des délais de réalisation. Le calendrier initial prévoyait une durée de trois ans. Les entreprises et les bureaux d’études devront présenter une proposition actualisée afin d’accélérer la mise en exploitation de l’établissement.

Avec une capacité de 500 lits, ce futur hôpital universitaire représente un investissement majeur pour la région. Son coût est estimé à environ 450 millions de dinars. Le projet est suivi par les services centraux du ministère de la Santé.

Au-delà de son dimensionnement, l’établissement ambitionne de renforcer l’offre de soins à Kairouan et dans les régions voisines. Il devrait constituer un nouveau pôle hospitalier universitaire capable d’améliorer l’accès aux services médicaux spécialisés.

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L’Institut Pasteur de Tunis devient le centre africain de référence pour surveiller les menaces sanitaires dans l’environnement

06. August 2026 um 11:00

L’Institut Pasteur de Tunis prend une nouvelle place dans l’architecture sanitaire africaine. L’établissement tunisien a été sélectionné par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) comme hub régional de surveillance des eaux usées et de l’environnement (Wastewater and Environmental Surveillance – WES) pour l’Afrique du Nord. 

Cette désignation confie à la Tunisie un rôle stratégique dans la détection précoce des risques sanitaires. Le nouveau hub aura pour mission de renforcer les systèmes de surveillance environnementale dans la région, en développant des outils capables d’identifier plus rapidement la circulation de menaces biologiques et d’appuyer les décisions des autorités sanitaires.

La surveillance des eaux usées s’est imposée ces dernières années comme un outil essentiel de prévention. En analysant les traces biologiques présentes dans l’environnement, les scientifiques peuvent obtenir des signaux d’alerte avant une éventuelle augmentation des cas au sein de la population. Cette approche permet d’améliorer la préparation des systèmes de santé et de réduire les délais de réaction face aux crises sanitaires.

Cette reconnaissance par Africa CDC vient également confirmer l’expertise accumulée par l’Institut Pasteur de Tunis dans plusieurs domaines clés: surveillance environnementale, génomique, bio-informatique et santé publique. Elle renforce son positionnement comme acteur scientifique régional capable de produire et d’exploiter des données utiles à la sécurité sanitaire du continent.

Pour la Tunisie, cette nomination représente un levier supplémentaire pour développer la coopération scientifique africaine et attirer de nouveaux partenariats dans les domaines des biotechnologies, de la recherche et de l’innovation en santé. Elle s’inscrit dans une approche «One Health», qui relie la santé humaine, animale et environnementale afin de mieux anticiper les risques futurs.

Avec ce hub régional, l’Institut Pasteur de Tunis ne se limite plus à un rôle national de recherche et de surveillance: il devient un point d’appui pour construire un réseau africain plus performant face aux nouvelles menaces sanitaires.

 
 

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Nearshoring industriel: la Tunisie a une carte à jouer

06. August 2026 um 10:44

Le choix du groupe allemand DELTEC d’étendre ses activités industrielles en Tunisie illustre le regain d’intérêt des industriels européens pour les capacités de production de proximité. Le groupe spécialisé dans les solutions d’assemblage électronique a repris le site tunisien du suisse Cicor situé à Borj Cédria et prévoit de développer ses activités industrielles dans le pays.

Cette opération intervient dans un contexte où les entreprises européennes cherchent à renforcer la résilience de leurs chaînes d’approvisionnement. La proximité géographique avec l’Europe, l’expérience industrielle accumulée et la disponibilité de compétences techniques placent la Tunisie parmi les destinations adaptées à cette orientation, les groupes européens souhaitant, en effet, rapprocher une partie de leur production de leurs principaux marchés.

La Tunisie mise sur son expérience industrielle

L’attractivité industrielle tunisienne repose sur plusieurs décennies d’expérience dans des secteurs tournés vers l’export, notamment l’électronique, les composants automobiles, les industries mécaniques et électriques.

Le projet de DELTEC confirme l’intérêt des investisseurs pour un environnement capable d’intégrer des activités industrielles nécessitant des compétences techniques et une organisation répondant aux standards internationaux. Au-delà des coûts de production, les industriels recherchent désormais des partenaires disposant d’un savoir-faire local et d’une capacité à s’insérer dans des chaînes de valeur internationales.

Cette évolution correspond à une transformation progressive du positionnement industriel tunisien. Le pays cherche à passer d’un modèle principalement fondé sur la sous-traitance vers une offre davantage orientée vers les activités à plus forte valeur ajoutée.

Un enjeu stratégique pour attirer de nouveaux investissements

Pour la Tunisie, le développement du nearshoring représente une opportunité de renforcer son intégration dans l’industrie européenne. L’objectif est d’attirer davantage de projets capables de générer de l’activité industrielle durable et de favoriser le développement des compétences locales.

La réussite de cette stratégie dépendra toutefois de plusieurs facteurs: la qualité des infrastructures, l’adaptation des formations aux besoins des entreprises et la capacité à proposer un environnement favorable aux investisseurs.

Avec l’évolution des stratégies industrielles européennes, la Tunisie dispose d’un avantage lié à sa proximité géographique et à son savoir-faire. Le défi consiste désormais à transformer cet avantage en nouveaux projets industriels et en partenariats durables avec les groupes internationaux.

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Quels sont les pays les mieux perçus par la jeunesse africaine?

06. August 2026 um 09:57

La Chine et le Royaume-Uni arrivent en tête des puissances étrangères dont l’influence est jugée la plus positive par la jeunesse africaine. Selon l’African Youth Survey 2026 publiée par la Ichikowitz Family Foundation (IFF), 95% des jeunes interrogés considèrent leur influence sur le continent comme positive, devant l’Inde, l’Allemagne, le Brésil et les États-Unis.

L’enquête a été menée auprès de 4 901 jeunes âgés de 18 à 24 ans dans 16 pays africains, dont le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Éthiopie, la République démocratique du Congo, le Mozambique et le Tchad. La Chine enregistre la progression la plus marquée. Sa perception positive atteint 95% en 2026, contre 82% dans les pays suivis depuis le lancement de l’étude. Le Mozambique et le Togo affichent les taux les plus élevés, avec 100% des jeunes interrogés ayant une opinion favorable de l’influence chinoise.

Derrière Pékin et Londres, l’Union européenne obtient 92%, suivie de l’Inde (91%), de l’Allemagne et du Brésil (90% chacun). La France recueille 87%, tandis que les États-Unis atteignent 85%. L’image américaine progresse toutefois par rapport à 2024, où elle s’établissait à 78%. Les perceptions restent très contrastées selon les pays: elles dépassent 97% au Liberia, au Tchad, au Mozambique et au Togo, mais tombent à 58% en Afrique du Sud, où les relations avec Washington sont plus tendues.

Sur la stratégie à adopter face à l’administration Trump, 52% des jeunes Africains privilégient une approche pragmatique basée sur la coopération, contre 42% qui estiment nécessaire de défendre davantage les intérêts nationaux. La fermeture de l’USAID constitue également un sujet d’inquiétude: 46% des répondants anticipent un impact négatif sur leur pays, notamment dans le domaine de la santé, cité comme le secteur le plus exposé par 53% des jeunes interrogés.

Pour les entreprises et investisseurs internationaux, cette enquête révèle un changement majeur: la jeunesse africaine évalue de plus en plus les partenaires étrangers sur leur capacité à créer des opportunités économiques concrètes.

 
 

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Plages et zones touristiques: la Tunisie débloque 8,4 millions de dinars pour la propreté

06. August 2026 um 09:32

La protection de l’environnement s’impose comme l’une des priorités de la saison touristique 2026. Pour améliorer la qualité des destinations et préserver leur attractivité, l’État mobilise plus de 8,4 millions de dinars en faveur de la propreté, de l’entretien des espaces touristiques et du nettoyage des plages.

Ces mesures ont été annoncées lors de la réunion interministérielle de suivi de l’activité touristique, présidée mercredi par le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya.

Le Fonds de protection des zones touristiques financera 6,75 millions de dinars destinés aux projets d’aménagement et à l’acquisition de nouveaux équipements de nettoyage. En parallèle, 1,675 million de dinars seront répartis entre 20 municipalités touristiques afin de renforcer les opérations de propreté dans les zones et circuits les plus fréquentés durant l’été. Le gouvernement participera également au financement du programme de nettoyage mécanique des plages, en prenant en charge 60% de son coût, dans l’objectif de maintenir des plages propres pendant toute la haute saison.

Au-delà de l’accueil des visiteurs, ces investissements traduisent une volonté de faire de la qualité environnementale un facteur de compétitivité pour la destination Tunisie. Les travaux du comité ont également porté sur les questions d’approvisionnement, de transport, d’hygiène, de sécurité, d’animation culturelle et de coordination entre les différents ministères afin d’assurer le bon déroulement de la saison estivale.

Les autorités ont, par ailleurs, examiné les difficultés rencontrées sur le terrain afin d’anticiper les risques et d’éviter qu’ils ne se reproduisent lors des prochaines saisons.

4 000 contrôles pour garantir la qualité des services

L’effort porte également sur le contrôle. Depuis le début de l’année, près de 4 000 opérations d’inspection ont été menées dans les hôtels, restaurants touristiques et agences de voyages.

Ces contrôles ont concerné la qualité des prestations, la transparence des pratiques commerciales, les normes d’hygiène et de sécurité, les piscines, les centres de balnéothérapie, les excursions ainsi que l’état de l’environnement touristique.

À travers ces investissements et ce renforcement des contrôles, les autorités cherchent à inscrire la durabilité environnementale parmi les piliers de la compétitivité du tourisme tunisien, dans un contexte où les critères ESG prennent une place croissante dans les choix des voyageurs comme des investisseurs.

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Moove devient une licorne africaine après une levée de fonds record de 250 millions de dollars

06. August 2026 um 08:56

La startup nigériane Moove a annoncé une levée de fonds de 250 millions de dollars dans le cadre d’un tour de table de série C. Cette opération porte sa valorisation à 2,1 milliards de dollars, faisant officiellement entrer l’entreprise dans le cercle des licornes, ces startups valorisées à plus d’un milliard de dollars.

Le financement est mené par Mubadala Investment Company, avec la participation de Woven Capital, le fonds de croissance de Toyota, et Ion Pacific. De nouveaux investisseurs, dont BlueCrest Capital Management, Sona Asset Management et The Raptor Group, rejoignent également le capital, tandis que plusieurs actionnaires historiques, parmi lesquels BlackRock, MUFG, Franklin Templeton, Uber et Endeavor Catalyst, renforcent leur participation.

D’après les opérations rendues publiques, cette levée de 250 millions de dollars est la plus importante annoncée par une startup africaine depuis le début de l’année 2026.

Cette opération illustre le retour des mégalevées de fonds sur le continent et confirme l’intérêt des investisseurs internationaux pour les entreprises africaines à fort potentiel de croissance. Malgré un marché mondial du capital-risque plus prudent, certaines startups continuent de convaincre les grands fonds grâce à leur capacité à se développer à l’international.

Avec cette nouvelle valorisation, Moove rejoint le cercle encore restreint des licornes africaines et renforce la position du Nigeria parmi les principaux écosystèmes technologiques du continent. Cette levée de fonds constitue également un signal positif pour l’ensemble de la tech africaine, qui continue d’attirer des capitaux malgré un contexte de financement plus exigeant.

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L’inflation ralentit en juillet, les services et l’alimentation toujours sous pression

06. August 2026 um 08:15

Le taux d’inflation annuel s’est établi à 5,1% en juillet 2026, marquant un léger ralentissement par rapport aux 5,3% du mois précédent. Ce chiffre, bien qu’en baisse, reste élevé et cache des disparités importantes entre les secteurs, les produits libres continuant de tirer la hausse vers le haut.

Le reflux de l’inflation globale est principalement attribuable au ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons (6,6% en juillet contre 7,1% en juin). Ce secteur, pourtant crucial pour le pouvoir d’achat des ménages, semble marquer une pause après des mois de fortes augmentations.

La hausse des prix des produits alimentaires, bien que ralentie, reste un des principaux moteurs de l’inflation. Sur un an, plusieurs produits de première nécessité ont vu leurs prix grimper de manière significative. Les viandes sont en première ligne, avec la viande ovine (+16,7%), la viande bovine (+13,7%) et la volaille (+12,5%) qui enregistrent des hausses à deux chiffres. Les poissons frais ne sont pas en reste avec une augmentation de 11,6%. Les fruits frais ont vu leurs prix s’envoler de 13,8% sur un an. En revanche, cette flambée est atténuée par la baisse des prix des huiles alimentaires (-4,9%) et des œufs (-3,8%), des denrées qui avaient connu de fortes hausses les années précédentes.

Les prix des services d’hébergement ont bondi de 16,6% sur un an, et de 7,2% rien que sur le seul mois de juillet. Cette hausse, probablement liée à la saison touristique estivale, est le principal facteur de l’augmentation du groupe restaurants et hôtels (+1,4% sur le mois). Les services de santé ont augmenté de 0,7% en juillet, portés par les produits pharmaceutiques (+1,2%). Sur un an, l’inflation dans ce secteur est de 2,7%.

Quant au groupe de habillement et chaussures, souvent soumis à des variations saisonnières, il affiche une hausse annuelle de 9,1%, soulignant que les prix des vêtements neufs restent orientés à la hausse.

Le taux d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, a légèrement reculé, passant de 4,9% en juin à 4,8% en juillet. Cette baisse, bien que modeste, est un signal que les pressions inflationnistes structurelles pourraient commencer à s’atténuer. Les prix des produits libres (non régulés) ont augmenté de 6,2% sur un an, alors que les prix des produits encadrés ont gagné 1,1%.

Par régime de prix, la contribution la plus forte à l’inflation provient des produits non alimentaires libres (3,0%) et des produits alimentaires libres (1,9%). L’inflation actuelle est donc principalement tirée par les mécanismes de marché non régulés. Le chemin est encore long avant de voir les prix baisser significativement.

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Automobile: de Brasilia à Tunis, BYD sur tous les fronts

05. August 2026 um 14:56

Le constructeur automobile chinois BYD franchit une nouvelle étape dans son développement international avec le lancement de son premier véhicule hybride rechargeable assemblé au Brésil.

Baptisé Song Pro Super Híbrido Flex Fuel, ce modèle a été conçu pour fonctionner avec trois sources d’énergie: l’électricité, l’essence et l’éthanol, afin de répondre aux particularités du marché automobile brésilien.

Fabriqué dans l’usine de Camaçari, dans l’État de Bahia, ce véhicule marque une nouvelle phase dans la stratégie d’industrialisation locale du groupe. BYD a consacré 100 millions de réais, soit environ 19,6 millions de dollars, sur deux ans pour adapter ses technologies aux exigences du marché brésilien.

Une progression commerciale qui renforce les ambitions du constructeur

Cette production locale intervient alors que BYD connaît une forte accélération commerciale au Brésil. En juillet 2026, la marque a atteint un niveau record avec 23 465 véhicules vendus, représentant 9,1% du marché automobile national. Cette performance lui permet de se classer au quatrième rang des constructeurs automobiles présents dans le pays.

Le succès concerne également plusieurs modèles électriques de la marque. Le Dolphin GS s’est notamment positionné comme le véhicule le plus vendu sur le marché de détail durant le mois, illustrant l’intérêt croissant des consommateurs brésiliens pour les motorisations électrifiées.

Le Brésil devient un axe majeur de développement industriel

Au-delà du lancement du Song Pro Super Híbrido Flex Fuel, BYD poursuit une stratégie visant à renforcer sa production locale au Brésil. Le groupe prévoit d’investir 5,5 milliards de réais dans son complexe industriel de Camaçari afin d’augmenter ses capacités de fabrication, développer la production de batteries et accroître l’intégration de composants locaux.

Le constructeur ambitionne d’atteindre plus de 50% de composants fabriqués localement d’ici janvier 2027. L’usine devrait produire environ 180 000 véhicules en 2026, permettant à BYD de couvrir une part importante de la demande sur le marché brésilien.

Cette stratégie de localisation doit également permettre au groupe de limiter sa dépendance aux importations et de proposer des modèles adaptés aux spécificités du pays, notamment grâce à la compatibilité avec l’éthanol.

BYD renforce également sa présence en Tunisie

En Tunisie, BYD poursuit également le développement de sa visibilité autour de la mobilité électrique.

En juin 2026, le constructeur chinois a organisé la dernière étape de son Roadshow BYD 2026 à Sousse, au Mall of Sousse, afin de présenter ses véhicules et ses technologies au public tunisien. Cette tournée a permis à la marque d’échanger directement avec les consommateurs et de mettre en avant son offre dans un marché où les solutions de mobilité électrique commencent à gagner en intérêt.

Cette initiative illustre la volonté de BYD de renforcer sa présence sur plusieurs marchés internationaux en parallèle de son expansion industrielle. Entre le développement des capacités de production au Brésil et la promotion de ses véhicules en Tunisie, le groupe chinois cherche à consolider son positionnement parmi les acteurs majeurs de la transition vers la mobilité électrique.

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Saisies, contrôles, destructions: que révèle l’opération sur les fournitures scolaires?

05. August 2026 um 14:36

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère du Commerce renforce la surveillance du marché des fournitures scolaires afin d’éviter la mise en vente de produits non conformes et de préserver la sécurité des consommateurs. 

Les opérations de contrôle menées durant le premier semestre 2026 ont permis de retirer du circuit commercial 1 926 articles scolaires, tandis que 30 648 autres pièces ont été soit réexportées, soit détruites après constat de non-conformité. Selon l’agence TAP, ces interventions ont notamment porté sur la qualité des produits proposés aux consommateurs et sur le respect des obligations d’étiquetage.

Lors d’une réunion périodique avec les directeurs régionaux du commerce, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a fait le point sur les préparatifs liés aux grandes périodes de consommation, dont la rentrée scolaire et le Mouled, précise la même source.

Au-delà des fournitures scolaires, les autorités ont également examiné la situation de l’approvisionnement dans les différentes régions, en particulier pour certains produits sensibles comme l’eau minérale, la volaille, les pommes de terre et les produits de base distribués par l’Office tunisien du commerce.

Le ministère insiste ainsi sur le rôle du suivi régulier des marchés et du stockage comme outil de régulation, notamment pendant les périodes où la production agricole diminue. L’objectif affiché est d’assurer une disponibilité continue des produits essentiels et d’éviter les tensions d’approvisionnement, y compris pour répondre aux besoins de secteurs comme le tourisme.

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Parkings, sabots et fourrière à La Marsa: prolongation jusqu’au 24 août 2026 pour déposer votre dossier d’appel d’offres

05. August 2026 um 14:30

La municipalité de La Marsa prolonge le délai de dépôt des candidatures pour l’exploitation de plusieurs activités génératrices de revenus. Les entreprises intéressées disposent désormais jusqu’au lundi 24 août 2026 pour soumettre leur dossier dans le cadre de l’appel d’offres portant sur la gestion des parkings payants, l’utilisation des sabots de stationnement et l’enlèvement des véhicules.

Cette prolongation, annoncée par la municipalité, concerne la procédure d’ouverture des plis relatifs à cette concession. Si le 24 août coïncide avec la célébration du Mouled, la séance d’ouverture sera automatiquement reportée au jour ouvrable suivant.

L’appel d’offres s’adresse aux entreprises souhaitant exploiter ces services sur le territoire de la commune. Les candidats peuvent retirer le cahier des charges auprès de la municipalité de La Marsa contre le paiement de 300 dinars, une somme qui couvre les frais de reproduction des documents.

Les dossiers devront être envoyés par courrier recommandé, courrier rapide ou déposés directement au bureau d’ordre central de la municipalité avant la date limite. Tout dossier reçu après 10h00 le 24 août sera rejeté.

La procédure prévoit trois enveloppes distinctes: un dossier administratif comprenant notamment les attestations fiscales et sociales, les documents d’identification de l’entreprise ainsi que la garantie provisoire; un dossier technique; une offre financière.

La séance d’ouverture des plis est programmée pour le 24 août 2026 à 10h30 au siège de la municipalité. Les soumissionnaires ou leurs représentants légalement habilités pourront y assister.

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Investissement -Tunisiens résidents à l’étranger: le pari de Bizerte

05. August 2026 um 14:13

Un forum consacré aux opportunités d’investissement pour les Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) s’est tenu dans la journée du mardi 4 août à Bizerte.

Cette rencontre avait pour objectif de présenter les opportunités économiques offertes par la région et de favoriser les échanges autour des projets d’investissement portés par la diaspora tunisienne.

Les échanges ont porté sur les secteurs susceptibles d’accueillir de nouveaux projets ainsi que sur les mécanismes d’accompagnement disponibles pour faciliter l’installation d’investissements portés par les TRE.

Créer un lien direct entre diaspora et projets régionaux

À travers ce type de rendez-vous, l’idée est de rapprocher les investisseurs tunisiens à l’étranger des structures locales capables de les accompagner dans leurs démarches. L’enjeu est de mieux orienter les capitaux et les compétences de la diaspora vers des projets créateurs de valeur.

Le forum a également permis de mettre en avant les atouts économiques de la région de Bizerte et les opportunités existantes dans plusieurs domaines d’activité.

La diaspora, un levier pour renforcer l’investissement régional

Au-delà de la rencontre institutionnelle, la mobilisation des Tunisiens à l’étranger constitue un enjeu pour le développement économique local. L’objectif est de favoriser l’émergence de nouveaux projets, de soutenir l’entrepreneuriat et de renforcer l’attractivité des régions tunisiennes auprès d’investisseurs disposant d’une expérience internationale.

Pour Bizerte comme pour d’autres régions, la capacité de transformer le lien avec la diaspora en investissements productifs représente un axe important de développement économique.

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Bourse de Tunis qui tire le marché et qui recule?

05. August 2026 um 13:10

Poulina Group Holding, les banques et plusieurs grandes capitalisations ont été les principaux moteurs de l’activité des sociétés cotées au premier semestre 2026. Derrière la forte progression de la Bourse de Tunis, avec un Tunindex en hausse de 47,69%, ce sont surtout les grandes entreprises qui continuent de soutenir la dynamique du marché.

Avec plus de 2,1 milliards de dinars de revenus, Poulina Group Holding reste la première société du Tunindex20 en termes d’activité. Le groupe affiche une progression de 7,9% par rapport au premier semestre 2025. D’autres grands acteurs enregistrent également une évolution positive, à l’image d’One Tech Holding (+5,7%), de SAH (+5,5%) ou encore de SFBT (+6%). Ces performances confirment le poids des grandes capitalisations dans l’économie cotée.

Le secteur financier demeure l’autre pilier du marché. Les banques cotées affichent un produit net bancaire global de 3,8 milliards de dinars, en hausse de 4,9%. Certaines institutions enregistrent des progressions significatives, notamment Amen Bank (+17,7%), la Banque de Tunisie (+11,8%) et Wifak International Bank (+19,9%). Les assurances suivent également une tendance favorable, avec une croissance de 9,8% des primes émises, portée notamment par BH Assurance.

Au-delà des grandes entreprises, les performances restent toutefois très différentes selon les secteurs. Les télécommunications enregistrent la plus forte progression des revenus (+23,3%), tandis que l’agroalimentaire poursuit une évolution positive grâce aux principaux groupes du secteur. À l’inverse, plusieurs activités industrielles rencontrent davantage de difficultés.

La chimie constitue le principal point de fragilité du semestre, avec une baisse de 33,6% des revenus, entraînant le recul des matériaux de base (-21,4%). Le secteur automobile connaît également un ralentissement, avec une baisse de 5,5% du chiffre d’affaires des concessionnaires cotés, hors UADH. Certaines valeurs affichent ainsi des résultats en retrait, notamment STB (-10,5%), TPR (-11,2%) ou Carthage Cement (-5,7%).

Au total, les sociétés cotées ont généré 12,7 milliards de dinars de revenus au premier semestre 2026, soit une progression de 4,2% sur un an. Parmi les 71 entreprises ayant publié leurs indicateurs, 46 ont amélioré leur activité. Les vingt principales sociétés du Tunindex20 concentrent toutefois l’essentiel de cette performance, avec 67% du revenu global.

Ces résultats montrent une reprise qui reste concentrée autour de quelques grandes entreprises et secteurs. La forte progression de la Bourse reflète ainsi l’attractivité retrouvée de certaines valeurs, mais aussi les écarts persistants entre les activités qui profitent de la dynamique actuelle et celles qui cherchent encore à retrouver leur rythme de croissance.

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La Bourse de Tunis accélère, mais la reprise reste inégale

05. August 2026 um 11:24

La Bourse de Tunis termine le premier semestre 2026 sur une forte progression. Le Tunindex a gagné 47,7% depuis le début de l’année, une performance largement supérieure à celle enregistrée durant la même période en 2025 (+16,31%). Cette dynamique traduit un regain d’intérêt des investisseurs pour les valeurs cotées, notamment les grandes capitalisations.

Derrière cette envolée boursière, l’activité des sociétés cotées évolue toutefois à un rythme plus modéré. Le revenu global des entreprises a atteint 12,7 milliards de dinars à fin juin 2026, en hausse de 4,2% sur un an. Parmi les 71 sociétés ayant publié leurs indicateurs, 46 ont enregistré une amélioration de leurs revenus. Les vingt principales valeurs du Tunindex20 concentrent à elles seules 67% du revenu global, avec une progression de 4,4%, confirmant le poids des grandes entreprises dans la dynamique du marché.

Le secteur financier reste le principal moteur de cette évolution. Les 29 sociétés financières cotées ont généré plus de 5,2 milliards de dinars de revenus, en hausse de 6%. Les banques affichent une progression de leur produit net bancaire de 5%, tandis que les assurances enregistrent une croissance plus marquée de 9,8%. Cette solidité explique en partie la performance des indices sectoriels, avec une hausse de plus de 55% pour l’indice des banques.

D’autres secteurs affichent également une évolution positive. L’agroalimentaire poursuit sa progression, porté par les grands groupes du secteur, tandis que la grande distribution améliore ses performances. Poulina Group Holding, BIAT, Délice Holding ou encore One Tech figurent parmi les sociétés qui contribuent le plus au volume d’activité du marché.

Mais cette reprise reste contrastée. Certains secteurs industriels connaissent un recul important. Les matériaux de base enregistrent une baisse de 21,4% de leurs revenus, principalement sous l’effet de la contraction de la chimie (-34%). Le secteur automobile affiche également un repli, pénalisé par la baisse de l’activité de plusieurs concessionnaires.

Ainsi, le premier semestre 2026 montre un marché financier dynamique, porté par les valeurs financières et les grandes entreprises cotées. Toutefois, l’écart entre la forte progression des indices boursiers et la croissance plus limitée des revenus rappelle que la hausse de la Bourse repose aussi sur les anticipations des investisseurs et pas uniquement sur les performances opérationnelles des entreprises.

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Tunisie: les industriels du marbre redoutent un rattrapage fiscal trop sévère

05. August 2026 um 12:15

Les professionnels du marbre en Tunisie tirent la sonnette d’alarme face aux incertitudes liées à l’application de la fiscalité sur leur activité. La Chambre professionnelle du marbre a engagé des discussions avec l’administration fiscale afin de clarifier les règles concernant le droit de consommation appliqué au secteur.

Au centre des préoccupations: la possibilité d’un rattrapage fiscal portant sur une période pouvant atteindre dix ans. Les industriels redoutent que cette régularisation ne génère une pression financière importante sur des entreprises qui n’avaient pas intégré cette charge dans leurs coûts d’exploitation.

Dans un courrier transmis le 3 août 2026 à la Direction générale des impôts, la Chambre professionnelle du marbre a demandé des éclaircissements sur le traitement fiscal prévu pour la filière. Les industriels s’inquiètent notamment des conséquences financières qu’une régularisation portant sur des exercices antérieurs pourrait entraîner pour les entreprises concernées.

Une controverse autour de l’application du droit de consommation

Le débat ne concerne pas l’apparition d’un nouvel impôt, mais l’interprétation et l’application d’une taxe existante. Le droit de consommation fait partie du système fiscal tunisien et concerne plusieurs catégories de produits définies par la réglementation.

Les professionnels du marbre souhaitent notamment obtenir des précisions sur les produits concernés, les modalités de calcul ainsi que les conditions d’application de cette fiscalité aux différentes activités de la filière.

La question du rappel sur plusieurs années constitue le principal point de tension. Les entreprises du secteur estiment qu’une régularisation rétroactive pourrait avoir des conséquences significatives sur leur situation financière.

Un enjeu de visibilité pour l’industrie du marbre

Abstraction faite de la question fiscale, les industriels cherchent à préserver la stabilité d’un secteur qui regroupe des activités d’extraction, de transformation et de commercialisation. Une clarification rapide du cadre applicable apparaît comme un élément essentiel pour permettre aux entreprises de mieux anticiper leurs charges et leurs décisions d’investissement.

Dans une filière où la compétitivité dépend fortement des coûts de production, la visibilité réglementaire devient un facteur déterminant pour maintenir l’activité et accompagner le développement des entreprises tunisiennes du marbre.

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Phosphate: le GCT mise sur TIFERT pour redonner de l’élan à la filière tunisienne

05. August 2026 um 11:52

Le Groupe chimique tunisien (GCT) a accueilli, le mardi 4 août 2026, une réunion consacrée à l’avenir de la Société tuniso-indienne des engrais (TIFERT). Des responsables du groupe, des représentants des partenaires indiens et l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie ont pris part aux échanges afin d’évaluer les conditions d’une relance de cette coentreprise, confrontée à un arrêt prolongé de ses activités.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la volonté des deux pays de préserver un partenariat industriel stratégique autour de la valorisation du phosphate tunisien. Les discussions ont notamment porté sur les actions à engager pour permettre à TIFERT de retrouver progressivement sa capacité de production.

La coopération industrielle au cœur des discussions

Au cours de la réunion, les représentants du GCT et leurs partenaires indiens ont réaffirmé leur engagement à travailler conjointement pour le redémarrage de la société. D’autre part, les aspects techniques, financiers et organisationnels nécessaires pour accompagner cette relance ont été examinés.

Créée dans le cadre d’un partenariat entre la Tunisie et l’Inde, TIFERT est spécialisée dans la production d’acide phosphorique destiné principalement au marché indien. L’entreprise constitue un maillon important de la chaîne de transformation du phosphate, un secteur considéré comme stratégique pour l’économie tunisienne.

Un enjeu pour la filière phosphate et les investissements

Au-delà du redémarrage de TIFERT, cette initiative traduit la volonté des deux partenaires de consolider leur coopération industrielle sur le long terme. La remise en activité de cette unité permettrait de renforcer la valorisation locale du phosphate tunisien, tout en soutenant les exportations à destination de l’Inde.

Pour la Tunisie, la relance de TIFERT s’inscrit également dans le cadre d’une stratégie plus large de redynamisation de la filière phosphate. Cette entreprise pourrait contribuer à améliorer l’attractivité du secteur auprès des investisseurs et à conforter les partenariats internationaux autour des activités de transformation du phosphate tunisien.

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