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Automobile: de Brasilia à Tunis, BYD sur tous les fronts

05. August 2026 um 14:56

Le constructeur automobile chinois BYD franchit une nouvelle étape dans son développement international avec le lancement de son premier véhicule hybride rechargeable assemblé au Brésil.

Baptisé Song Pro Super Híbrido Flex Fuel, ce modèle a été conçu pour fonctionner avec trois sources d’énergie: l’électricité, l’essence et l’éthanol, afin de répondre aux particularités du marché automobile brésilien.

Fabriqué dans l’usine de Camaçari, dans l’État de Bahia, ce véhicule marque une nouvelle phase dans la stratégie d’industrialisation locale du groupe. BYD a consacré 100 millions de réais, soit environ 19,6 millions de dollars, sur deux ans pour adapter ses technologies aux exigences du marché brésilien.

Une progression commerciale qui renforce les ambitions du constructeur

Cette production locale intervient alors que BYD connaît une forte accélération commerciale au Brésil. En juillet 2026, la marque a atteint un niveau record avec 23 465 véhicules vendus, représentant 9,1% du marché automobile national. Cette performance lui permet de se classer au quatrième rang des constructeurs automobiles présents dans le pays.

Le succès concerne également plusieurs modèles électriques de la marque. Le Dolphin GS s’est notamment positionné comme le véhicule le plus vendu sur le marché de détail durant le mois, illustrant l’intérêt croissant des consommateurs brésiliens pour les motorisations électrifiées.

Le Brésil devient un axe majeur de développement industriel

Au-delà du lancement du Song Pro Super Híbrido Flex Fuel, BYD poursuit une stratégie visant à renforcer sa production locale au Brésil. Le groupe prévoit d’investir 5,5 milliards de réais dans son complexe industriel de Camaçari afin d’augmenter ses capacités de fabrication, développer la production de batteries et accroître l’intégration de composants locaux.

Le constructeur ambitionne d’atteindre plus de 50% de composants fabriqués localement d’ici janvier 2027. L’usine devrait produire environ 180 000 véhicules en 2026, permettant à BYD de couvrir une part importante de la demande sur le marché brésilien.

Cette stratégie de localisation doit également permettre au groupe de limiter sa dépendance aux importations et de proposer des modèles adaptés aux spécificités du pays, notamment grâce à la compatibilité avec l’éthanol.

BYD renforce également sa présence en Tunisie

En Tunisie, BYD poursuit également le développement de sa visibilité autour de la mobilité électrique.

En juin 2026, le constructeur chinois a organisé la dernière étape de son Roadshow BYD 2026 à Sousse, au Mall of Sousse, afin de présenter ses véhicules et ses technologies au public tunisien. Cette tournée a permis à la marque d’échanger directement avec les consommateurs et de mettre en avant son offre dans un marché où les solutions de mobilité électrique commencent à gagner en intérêt.

Cette initiative illustre la volonté de BYD de renforcer sa présence sur plusieurs marchés internationaux en parallèle de son expansion industrielle. Entre le développement des capacités de production au Brésil et la promotion de ses véhicules en Tunisie, le groupe chinois cherche à consolider son positionnement parmi les acteurs majeurs de la transition vers la mobilité électrique.

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Saisies, contrôles, destructions: que révèle l’opération sur les fournitures scolaires?

05. August 2026 um 14:36

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère du Commerce renforce la surveillance du marché des fournitures scolaires afin d’éviter la mise en vente de produits non conformes et de préserver la sécurité des consommateurs. 

Les opérations de contrôle menées durant le premier semestre 2026 ont permis de retirer du circuit commercial 1 926 articles scolaires, tandis que 30 648 autres pièces ont été soit réexportées, soit détruites après constat de non-conformité. Selon l’agence TAP, ces interventions ont notamment porté sur la qualité des produits proposés aux consommateurs et sur le respect des obligations d’étiquetage.

Lors d’une réunion périodique avec les directeurs régionaux du commerce, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a fait le point sur les préparatifs liés aux grandes périodes de consommation, dont la rentrée scolaire et le Mouled, précise la même source.

Au-delà des fournitures scolaires, les autorités ont également examiné la situation de l’approvisionnement dans les différentes régions, en particulier pour certains produits sensibles comme l’eau minérale, la volaille, les pommes de terre et les produits de base distribués par l’Office tunisien du commerce.

Le ministère insiste ainsi sur le rôle du suivi régulier des marchés et du stockage comme outil de régulation, notamment pendant les périodes où la production agricole diminue. L’objectif affiché est d’assurer une disponibilité continue des produits essentiels et d’éviter les tensions d’approvisionnement, y compris pour répondre aux besoins de secteurs comme le tourisme.

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Parkings, sabots et fourrière à La Marsa: prolongation jusqu’au 24 août 2026 pour déposer votre dossier d’appel d’offres

05. August 2026 um 14:30

La municipalité de La Marsa prolonge le délai de dépôt des candidatures pour l’exploitation de plusieurs activités génératrices de revenus. Les entreprises intéressées disposent désormais jusqu’au lundi 24 août 2026 pour soumettre leur dossier dans le cadre de l’appel d’offres portant sur la gestion des parkings payants, l’utilisation des sabots de stationnement et l’enlèvement des véhicules.

Cette prolongation, annoncée par la municipalité, concerne la procédure d’ouverture des plis relatifs à cette concession. Si le 24 août coïncide avec la célébration du Mouled, la séance d’ouverture sera automatiquement reportée au jour ouvrable suivant.

L’appel d’offres s’adresse aux entreprises souhaitant exploiter ces services sur le territoire de la commune. Les candidats peuvent retirer le cahier des charges auprès de la municipalité de La Marsa contre le paiement de 300 dinars, une somme qui couvre les frais de reproduction des documents.

Les dossiers devront être envoyés par courrier recommandé, courrier rapide ou déposés directement au bureau d’ordre central de la municipalité avant la date limite. Tout dossier reçu après 10h00 le 24 août sera rejeté.

La procédure prévoit trois enveloppes distinctes: un dossier administratif comprenant notamment les attestations fiscales et sociales, les documents d’identification de l’entreprise ainsi que la garantie provisoire; un dossier technique; une offre financière.

La séance d’ouverture des plis est programmée pour le 24 août 2026 à 10h30 au siège de la municipalité. Les soumissionnaires ou leurs représentants légalement habilités pourront y assister.

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Investissement -Tunisiens résidents à l’étranger: le pari de Bizerte

05. August 2026 um 14:13

Un forum consacré aux opportunités d’investissement pour les Tunisiens résidents à l’étranger (TRE) s’est tenu dans la journée du mardi 4 août à Bizerte.

Cette rencontre avait pour objectif de présenter les opportunités économiques offertes par la région et de favoriser les échanges autour des projets d’investissement portés par la diaspora tunisienne.

Les échanges ont porté sur les secteurs susceptibles d’accueillir de nouveaux projets ainsi que sur les mécanismes d’accompagnement disponibles pour faciliter l’installation d’investissements portés par les TRE.

Créer un lien direct entre diaspora et projets régionaux

À travers ce type de rendez-vous, l’idée est de rapprocher les investisseurs tunisiens à l’étranger des structures locales capables de les accompagner dans leurs démarches. L’enjeu est de mieux orienter les capitaux et les compétences de la diaspora vers des projets créateurs de valeur.

Le forum a également permis de mettre en avant les atouts économiques de la région de Bizerte et les opportunités existantes dans plusieurs domaines d’activité.

La diaspora, un levier pour renforcer l’investissement régional

Au-delà de la rencontre institutionnelle, la mobilisation des Tunisiens à l’étranger constitue un enjeu pour le développement économique local. L’objectif est de favoriser l’émergence de nouveaux projets, de soutenir l’entrepreneuriat et de renforcer l’attractivité des régions tunisiennes auprès d’investisseurs disposant d’une expérience internationale.

Pour Bizerte comme pour d’autres régions, la capacité de transformer le lien avec la diaspora en investissements productifs représente un axe important de développement économique.

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Bourse de Tunis qui tire le marché et qui recule?

05. August 2026 um 13:10

Poulina Group Holding, les banques et plusieurs grandes capitalisations ont été les principaux moteurs de l’activité des sociétés cotées au premier semestre 2026. Derrière la forte progression de la Bourse de Tunis, avec un Tunindex en hausse de 47,69%, ce sont surtout les grandes entreprises qui continuent de soutenir la dynamique du marché.

Avec plus de 2,1 milliards de dinars de revenus, Poulina Group Holding reste la première société du Tunindex20 en termes d’activité. Le groupe affiche une progression de 7,9% par rapport au premier semestre 2025. D’autres grands acteurs enregistrent également une évolution positive, à l’image d’One Tech Holding (+5,7%), de SAH (+5,5%) ou encore de SFBT (+6%). Ces performances confirment le poids des grandes capitalisations dans l’économie cotée.

Le secteur financier demeure l’autre pilier du marché. Les banques cotées affichent un produit net bancaire global de 3,8 milliards de dinars, en hausse de 4,9%. Certaines institutions enregistrent des progressions significatives, notamment Amen Bank (+17,7%), la Banque de Tunisie (+11,8%) et Wifak International Bank (+19,9%). Les assurances suivent également une tendance favorable, avec une croissance de 9,8% des primes émises, portée notamment par BH Assurance.

Au-delà des grandes entreprises, les performances restent toutefois très différentes selon les secteurs. Les télécommunications enregistrent la plus forte progression des revenus (+23,3%), tandis que l’agroalimentaire poursuit une évolution positive grâce aux principaux groupes du secteur. À l’inverse, plusieurs activités industrielles rencontrent davantage de difficultés.

La chimie constitue le principal point de fragilité du semestre, avec une baisse de 33,6% des revenus, entraînant le recul des matériaux de base (-21,4%). Le secteur automobile connaît également un ralentissement, avec une baisse de 5,5% du chiffre d’affaires des concessionnaires cotés, hors UADH. Certaines valeurs affichent ainsi des résultats en retrait, notamment STB (-10,5%), TPR (-11,2%) ou Carthage Cement (-5,7%).

Au total, les sociétés cotées ont généré 12,7 milliards de dinars de revenus au premier semestre 2026, soit une progression de 4,2% sur un an. Parmi les 71 entreprises ayant publié leurs indicateurs, 46 ont amélioré leur activité. Les vingt principales sociétés du Tunindex20 concentrent toutefois l’essentiel de cette performance, avec 67% du revenu global.

Ces résultats montrent une reprise qui reste concentrée autour de quelques grandes entreprises et secteurs. La forte progression de la Bourse reflète ainsi l’attractivité retrouvée de certaines valeurs, mais aussi les écarts persistants entre les activités qui profitent de la dynamique actuelle et celles qui cherchent encore à retrouver leur rythme de croissance.

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La Bourse de Tunis accélère, mais la reprise reste inégale

05. August 2026 um 11:24

La Bourse de Tunis termine le premier semestre 2026 sur une forte progression. Le Tunindex a gagné 47,7% depuis le début de l’année, une performance largement supérieure à celle enregistrée durant la même période en 2025 (+16,31%). Cette dynamique traduit un regain d’intérêt des investisseurs pour les valeurs cotées, notamment les grandes capitalisations.

Derrière cette envolée boursière, l’activité des sociétés cotées évolue toutefois à un rythme plus modéré. Le revenu global des entreprises a atteint 12,7 milliards de dinars à fin juin 2026, en hausse de 4,2% sur un an. Parmi les 71 sociétés ayant publié leurs indicateurs, 46 ont enregistré une amélioration de leurs revenus. Les vingt principales valeurs du Tunindex20 concentrent à elles seules 67% du revenu global, avec une progression de 4,4%, confirmant le poids des grandes entreprises dans la dynamique du marché.

Le secteur financier reste le principal moteur de cette évolution. Les 29 sociétés financières cotées ont généré plus de 5,2 milliards de dinars de revenus, en hausse de 6%. Les banques affichent une progression de leur produit net bancaire de 5%, tandis que les assurances enregistrent une croissance plus marquée de 9,8%. Cette solidité explique en partie la performance des indices sectoriels, avec une hausse de plus de 55% pour l’indice des banques.

D’autres secteurs affichent également une évolution positive. L’agroalimentaire poursuit sa progression, porté par les grands groupes du secteur, tandis que la grande distribution améliore ses performances. Poulina Group Holding, BIAT, Délice Holding ou encore One Tech figurent parmi les sociétés qui contribuent le plus au volume d’activité du marché.

Mais cette reprise reste contrastée. Certains secteurs industriels connaissent un recul important. Les matériaux de base enregistrent une baisse de 21,4% de leurs revenus, principalement sous l’effet de la contraction de la chimie (-34%). Le secteur automobile affiche également un repli, pénalisé par la baisse de l’activité de plusieurs concessionnaires.

Ainsi, le premier semestre 2026 montre un marché financier dynamique, porté par les valeurs financières et les grandes entreprises cotées. Toutefois, l’écart entre la forte progression des indices boursiers et la croissance plus limitée des revenus rappelle que la hausse de la Bourse repose aussi sur les anticipations des investisseurs et pas uniquement sur les performances opérationnelles des entreprises.

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Tunisie: les industriels du marbre redoutent un rattrapage fiscal trop sévère

05. August 2026 um 12:15

Les professionnels du marbre en Tunisie tirent la sonnette d’alarme face aux incertitudes liées à l’application de la fiscalité sur leur activité. La Chambre professionnelle du marbre a engagé des discussions avec l’administration fiscale afin de clarifier les règles concernant le droit de consommation appliqué au secteur.

Au centre des préoccupations: la possibilité d’un rattrapage fiscal portant sur une période pouvant atteindre dix ans. Les industriels redoutent que cette régularisation ne génère une pression financière importante sur des entreprises qui n’avaient pas intégré cette charge dans leurs coûts d’exploitation.

Dans un courrier transmis le 3 août 2026 à la Direction générale des impôts, la Chambre professionnelle du marbre a demandé des éclaircissements sur le traitement fiscal prévu pour la filière. Les industriels s’inquiètent notamment des conséquences financières qu’une régularisation portant sur des exercices antérieurs pourrait entraîner pour les entreprises concernées.

Une controverse autour de l’application du droit de consommation

Le débat ne concerne pas l’apparition d’un nouvel impôt, mais l’interprétation et l’application d’une taxe existante. Le droit de consommation fait partie du système fiscal tunisien et concerne plusieurs catégories de produits définies par la réglementation.

Les professionnels du marbre souhaitent notamment obtenir des précisions sur les produits concernés, les modalités de calcul ainsi que les conditions d’application de cette fiscalité aux différentes activités de la filière.

La question du rappel sur plusieurs années constitue le principal point de tension. Les entreprises du secteur estiment qu’une régularisation rétroactive pourrait avoir des conséquences significatives sur leur situation financière.

Un enjeu de visibilité pour l’industrie du marbre

Abstraction faite de la question fiscale, les industriels cherchent à préserver la stabilité d’un secteur qui regroupe des activités d’extraction, de transformation et de commercialisation. Une clarification rapide du cadre applicable apparaît comme un élément essentiel pour permettre aux entreprises de mieux anticiper leurs charges et leurs décisions d’investissement.

Dans une filière où la compétitivité dépend fortement des coûts de production, la visibilité réglementaire devient un facteur déterminant pour maintenir l’activité et accompagner le développement des entreprises tunisiennes du marbre.

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Phosphate: le GCT mise sur TIFERT pour redonner de l’élan à la filière tunisienne

05. August 2026 um 11:52

Le Groupe chimique tunisien (GCT) a accueilli, le mardi 4 août 2026, une réunion consacrée à l’avenir de la Société tuniso-indienne des engrais (TIFERT). Des responsables du groupe, des représentants des partenaires indiens et l’ambassadrice de l’Inde en Tunisie ont pris part aux échanges afin d’évaluer les conditions d’une relance de cette coentreprise, confrontée à un arrêt prolongé de ses activités.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la volonté des deux pays de préserver un partenariat industriel stratégique autour de la valorisation du phosphate tunisien. Les discussions ont notamment porté sur les actions à engager pour permettre à TIFERT de retrouver progressivement sa capacité de production.

La coopération industrielle au cœur des discussions

Au cours de la réunion, les représentants du GCT et leurs partenaires indiens ont réaffirmé leur engagement à travailler conjointement pour le redémarrage de la société. D’autre part, les aspects techniques, financiers et organisationnels nécessaires pour accompagner cette relance ont été examinés.

Créée dans le cadre d’un partenariat entre la Tunisie et l’Inde, TIFERT est spécialisée dans la production d’acide phosphorique destiné principalement au marché indien. L’entreprise constitue un maillon important de la chaîne de transformation du phosphate, un secteur considéré comme stratégique pour l’économie tunisienne.

Un enjeu pour la filière phosphate et les investissements

Au-delà du redémarrage de TIFERT, cette initiative traduit la volonté des deux partenaires de consolider leur coopération industrielle sur le long terme. La remise en activité de cette unité permettrait de renforcer la valorisation locale du phosphate tunisien, tout en soutenant les exportations à destination de l’Inde.

Pour la Tunisie, la relance de TIFERT s’inscrit également dans le cadre d’une stratégie plus large de redynamisation de la filière phosphate. Cette entreprise pourrait contribuer à améliorer l’attractivité du secteur auprès des investisseurs et à conforter les partenariats internationaux autour des activités de transformation du phosphate tunisien.

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La Tunisie veut rouvrir des hôtels fermés avec l’appui d’investisseurs espagnols

05. August 2026 um 10:46

De nouveaux investissements espagnols pourraient donner une seconde vie à plusieurs hôtels fermés en Tunisie. Les deux pays souhaitent également faciliter l’implantation de grandes chaînes hôtelières espagnoles et renforcer leur coopération pour développer le secteur touristique.

Cette orientation a été au cœur d’une rencontre tenue ce mardi entre le ministre tunisien du Tourisme, Sofiane Tekaya, et l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie, Isidro Antonio González Afonso. Au-delà des échanges diplomatiques, les discussions se sont concentrées sur des projets concrets: le suivi des investissements touristiques en cours, l’installation de groupes hôteliers espagnols sur le marché tunisien et la recherche de solutions pour remettre en activité des hôtels aujourd’hui à l’arrêt.

Pour les professionnels du secteur, cette stratégie pourrait contribuer à redonner de la valeur à un parc hôtelier partiellement inexploité, tout en attirant de nouveaux capitaux étrangers et en créant des opportunités pour les entreprises locales opérant dans le tourisme, la construction, les services et la gestion hôtelière.

Les deux parties sont également convenus de renforcer les partenariats entre les opérateurs touristiques tunisiens et espagnols afin de favoriser de nouveaux projets d’investissement et de développer les échanges entre les acteurs privés des deux marchés.

Sur le plan commercial, le marché espagnol poursuit sa progression. À fin juillet 2026, la Tunisie a accueilli 18.600 touristes espagnols, soit une hausse de 6% par rapport à la même période de 2025. Une évolution qui traduit l’intérêt croissant des tour-opérateurs, agences de voyages et professionnels espagnols pour la destination tunisienne.

Autre priorité identifiée: l’amélioration de la connectivité aérienne. Tunis et Madrid souhaitent renforcer les liaisons entre les deux pays afin de soutenir les flux touristiques et économiques. L’objectif est également de mieux alimenter les aéroports régionaux tunisiens en trafic international, un levier considéré comme essentiel pour répartir les retombées du tourisme sur l’ensemble du territoire.

 
 

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TGM: désormais, ces gestes d’incivisme peuvent vous exposer à des poursuites judiciaires

05. August 2026 um 09:59

La Société des transports de Tunis (Transtu) a annoncé, mardi soir, l’ouverture de poursuites judiciaires après la découverte d’importants dépôts de déchets sur les voies de la ligne Tunis-La Goulette-La Marsa (TGM), au niveau de la gare d’El Kram.

Selon la société, ces déchets proviennent de riverains et de certains commerces situés à proximité de la voie ferrée. Leur accumulation entrave la circulation des trains et nécessite des interventions régulières pour dégager les rails.

La Transtu estime que cette situation représente un risque pour la sécurité de l’exploitation ferroviaire. Les déchets peuvent gêner la circulation des trains, provoquer des incidents techniques et perturber le trafic. Ces opérations de nettoyage entraînent également des retards et mobilisent des moyens humains et matériels supplémentaires.

Face à la répétition de ces actes, la société indique avoir décidé de saisir la justice, en coordination avec les autorités locales et les services de sécurité. Elle considère ces dépôts de déchets comme une atteinte au domaine public et affirme vouloir identifier les personnes responsables.

Des interventions pour maintenir le trafic

En parallèle des procédures judiciaires, les équipes de la Transtu interviennent régulièrement pour retirer les déchets et permettre le maintien du service sur cette ligne, l’une des plus fréquentées du Grand Tunis. Ces opérations de nettoyage représentent un coût supplémentaire pour l’entreprise et mobilisent des ressources destinées à assurer la continuité du transport ferroviaire. Dans son communiqué, la Transtu appelle les riverains et les commerçants à respecter les règles de propreté et à ne pas déposer de déchets à proximité des voies ferrées. Elle rappelle que la préservation de ces infrastructures est essentielle pour garantir la sécurité des voyageurs et le bon fonctionnement du réseau.

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Ce que les entreprises doivent retenir des orientations de loi de finances 2027

05. August 2026 um 09:45

Le gouvernement tunisien a lancé les premiers travaux sur le projet de loi de finances 2027. Réuni mardi à La Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzri, un conseil ministériel restreint a fixé les grandes orientations d’un budget qui devra concilier stabilité financière, soutien à la croissance et résilience face aux incertitudes internationales.

Selon le communiqué officiel publié, cette loi de finances est inscrite dans la continuité du Plan de développement 2026-2030. L’objectif affiché est de renforcer les moteurs de création de richesse en valorisant les ressources nationales et en développant les secteurs à forte valeur ajoutée, tout en poursuivant une stratégie fondée sur le développement régional et la participation des acteurs locaux.

Pour le monde économique, plusieurs priorités se dégagent déjà. Le gouvernement prévoit de poursuivre le soutien à l’investissement, aussi bien public que privé, d’accélérer les projets de développement dans les régions et de favoriser la création d’emplois, avec une attention particulière portée aux diplômés de l’enseignement supérieur. La transformation numérique figure également parmi les axes majeurs du futur budget, tout comme la réforme et la restructuration des entreprises publiques.

Le projet de loi de finances 2027 devra également préserver les grands équilibres des finances publiques tout en mobilisant les ressources nécessaires pour financer les priorités économiques et sociales. L’État affirme vouloir maintenir son rôle social à travers le soutien aux ménages à revenus modestes, l’amélioration du pouvoir d’achat et le renforcement de la qualité des services publics.

Autre chantier annoncé: la réforme du système fiscal. Le gouvernement prévoit d’améliorer le rendement de la fiscalité tout en poursuivant l’intégration de l’économie parallèle dans le circuit économique formel, un levier présenté comme essentiel pour renforcer les recettes de l’État et améliorer l’équité fiscale.

Face à un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, la volatilité des marchés de l’énergie, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les effets du changement climatique, l’exécutif veut bâtir un budget capable d’absorber les chocs extérieurs. Cette approche passera notamment par le renforcement des systèmes de production et la diversification du tissu économique afin d’accroître la capacité de l’économie tunisienne à résister aux crises.

Le gouvernement confirme par ailleurs que la sécurité alimentaire, hydrique, énergétique et pharmaceutique restera au cœur de sa stratégie économique. Les orientations retenues prévoient notamment la poursuite du soutien à la production agricole, une meilleure gestion des ressources en eau, le développement des capacités de stockage, ainsi que l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Parmi les autres priorités retenues figurent la réforme du système de santé et de la sécurité sociale, le renforcement de la couverture sanitaire ainsi que la poursuite des réformes structurelles inscrites dans le Plan de développement 2026-2030.

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Bourse de Tunis: les entreprises cotées franchissent les 12,7 milliards de dinars de revenus

05. August 2026 um 09:09

Au premier semestre 2026, les entreprises cotées à la Bourse de Tunis ont confirmé leur résilience. Leur chiffre d’affaires global a atteint 12,7 milliards de dinars, en hausse de 4,2% par rapport à la même période de 2025. Une progression portée par une majorité d’entreprises: 46 sociétés sur 71, soit près de 65% des sociétés ayant publié leurs indicateurs, ont enregistré une amélioration de leurs revenus.

Les poids lourds de la cote continuent de jouer un rôle déterminant. À elles seules, les 20 entreprises composant le Tunindex20 ont généré 8,5 milliards de dinars, représentant 67% des revenus totaux du marché, avec une croissance de 4,4% sur un an.

Le secteur financier demeure le principal moteur de cette dynamique. Les 12 banques cotées ont réalisé un produit net bancaire (PNB) cumulé de 3,79 milliards de dinars, contre 3,61 milliards un an plus tôt, soit une progression de 4,9%. Les sept sociétés de leasing ont également amélioré leurs revenus de 5,8%, à 300 millions de dinars.

La meilleure performance du secteur financier revient toutefois aux compagnies d’assurance. Les sept assureurs cotés ont vu le montant global de leurs primes émises progresser de 9,8%, atteignant 1,08 milliard de dinars. Au total, les 29 sociétés financières cotées ont généré 5,2 milliards de dinars, en hausse de 6%.

Dans les biens de consommation, les grands groupes agroalimentaires continuent d’afficher une croissance solide. Poulina Group Holding, Délice Holding et la SFBT ont porté leurs revenus cumulés à 3,25 milliards de dinars, soit une progression de 5,9%.

En revanche, le marché automobile reste sous pression. Les quatre concessionnaires cotés (hors UADH) ont vu leur chiffre d’affaires reculer de 5,5%, à 702 millions de dinars, traduisant un ralentissement de l’activité sur ce segment.

Autre signal positif, la grande distribution poursuit sa croissance. Les enseignes Monoprix et Magasin Général ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 1 milliard de dinars, en hausse de 7,4% par rapport au premier semestre 2025.

L’analyse sectorielle montre une évolution contrastée mais globalement favorable. Six des neuf secteurs suivis par la Bourse affichent une croissance. Les télécommunications enregistrent la meilleure performance avec une envolée de 23,3%, loin devant le secteur financier (+6%).

Au niveau des sous-secteurs, les assurances dominent avec une progression de 9,8%, suivies des biens et services industriels (+7%), puis des services financiers et de l’agroalimentaire et boissons, qui progressent chacun de 6,3%.

À l’inverse, certains secteurs continuent de souffrir. La chimie accuse le plus fort recul avec une baisse de 33,6%, tandis que les matières premières enregistrent une diminution de 13,2%, illustrant des difficultés persistantes dans ces activités.

 

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Bonne nouvelle pour les Tunisiens: la patente se fait désormais en ligne

05. August 2026 um 08:39

La Direction générale des impôts (DGI) poursuit la digitalisation de ses services. Elle a annoncé, mardi, le lancement d’une plateforme électronique consacrée à la déclaration d’existence, plus connue sous le nom de “patente”.

Accessible aux particuliers comme aux professionnels, cette plateforme permet d’effectuer l’ensemble des démarches en ligne, sans se déplacer aux bureaux de l’administration fiscale.

Le nouveau service est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les contribuables peuvent déposer une demande de déclaration d’existence, mettre à jour leurs informations fiscales et télécharger leur carte d’identification fiscale après validation de leur dossier.

La plateforme permet également de suivre, en temps réel, l’avancement des demandes. Des notifications sont envoyées aux utilisateurs à chaque étape du traitement afin de les tenir informés de l’évolution de leur dossier.

Selon la DGI, cette digitalisation vise à simplifier les procédures administratives, à réduire les délais de traitement et à renforcer la transparence dans la gestion des dossiers. Elle doit aussi améliorer la qualité des services proposés aux citoyens et aux entreprises en limitant les déplacements et les formalités papier.

L’administration fiscale souligne par ailleurs que la plateforme répond aux exigences de sécurité et de protection des données personnelles, afin de garantir la confidentialité des informations échangées.

Ce nouveau portail s’inscrit dans le programme de transformation numérique engagé par l’administration tunisienne. L’objectif est d’accélérer la modernisation des services publics et de proposer des prestations plus rapides, plus accessibles et mieux adaptées aux besoins des contribuables.

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Nucléaire industriel : la Tunisie veut devenir une référence africaine du contrôle non destructif

04. August 2026 um 15:14

Une délégation conjointe de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) et du Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires (CNSTN) a effectué une visite au Centre Technique des Industries Mécaniques et Électriques (CETIME).

Au menu de cette rencontre : les pistes de coopération autour des essais non destructifs et, plus largement, des usages industriels des technologies nucléaires en Tunisie. La visite s’inscrit dans le cadre d’une mission de sensibilisation menée par les deux organismes auprès des structures qui manipulent traceurs et sources radioactives à des fins industrielles.

Les échanges ont mis en avant les pratiques en place au sein du CETIME : le recours à des sources radioactives pour tester des pièces industrielles sans les abîmer, une méthode connue sous le nom d’essais non destructifs.

Le Centre a également présenté ses infrastructures, sa capacité de certification, ses programmes de formation et son accompagnement dédiés aux industriels. Une longue liste d’atouts sur lesquels pourraient s’appuyer de futurs programmes conjoints avec l’AIEA et le CNSTN pour faire progresser les technologies nucléaires et radiologiques appliquées à l’industrie.

Deux rendez-vous internationaux en novembre

Le directeur général du CETIME, Noureddine Guizani, a profité de la rencontre pour annoncer, dans une déclaration à la TAP, deux événements qui seront organisés du 17 au 20 novembre 2026 avec la Société des Foires Internationales de Tunis (ITF). Il s’agit du Salon de la pièce de rechange, des équipements et services industriels (SAPRI 2026) et de la Conférence africaine des essais non destructifs (ACNDT 2026). L’objectif est de positionner la Tunisie comme une référence régionale des technologies de contrôle non destructif, tout en renforçant les compétences et le tissu industriel à l’échelle continentale.

Un savoir-faire qui peut attirer les industriels africains

En misant sur le contrôle non destructif par sources radioactives, la Tunisie cible un segment technique où l’offre n’est pas au niveau de la demande à l’échelle africaine. Il s’agit de la certification qualité conditionnant l’accès aux marchés export, notamment dans la mécanique et l’électrique.

L’idée est également d’améliorer la visibilité des équipementiers et prestataires de services industriels tunisiens présents sur ce créneau, dans un secteur où la coopération avec l’AIEA facilite généralement le transfert de compétences et l’accès aux financements internationaux.

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La STAR fixe le calendrier de versement de son dividende 2025

04. August 2026 um 14:48

La Société Tunisienne d’Assurances et de Réassurances (STAR) a annoncé les modalités de distribution des dividendes au titre de l’exercice 2025, à la suite de la décision prise par son Assemblée générale ordinaire du 21 juillet 2026.

Selon communiqué, les actionnaires percevront un dividende de 2,593 dinars par action, pour un montant total de 25 930 007,779 dinars. La société précise que cette distribution est intégralement soumise à la retenue à la source.

Le détachement du coupon interviendra le 12 août 2026, tandis que le versement des dividendes aux actionnaires débutera le 17 août 2026.

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Ennakl Automobiles boucle avec succès son emprunt obligataire de 60 millions de dinars

04. August 2026 um 13:55

Ennakl Automobiles a clôturé son emprunt obligataire “ENNAKL 2026-1”.

L’opération, lancée le 20 juillet 2026, s’est achevée le 29 juillet 2026. Elle a permis à la société de mobiliser les 60 millions de dinars prévus. Et ce, d’après un communiqué publié sur le CMF.

Cet emprunt a été réalisé sans recours à l’appel public à l’épargne.

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Bizerte : des bactéries dangereuses détectées dans l’eau de baignade à Sidi Salem

04. August 2026 um 14:32

Des analyses microbiologiques réalisées à la plage Sidi Salem/Aïn Mariem à Bizerte révèlent la présence de bactéries indicatrices d’une contamination fécale, avec notamment des niveaux élevés de Salmonella et de streptocoques intestinaux dans l’eau de mer. L’Association Bizerte Maritime alerte sur un risque sanitaire pour les baigneurs et appelle à limiter l’accès à la zone concernée jusqu’à l’obtention de résultats conformes.

Les prélèvements effectués le 15 juillet 2026 avaient pour objectif d’évaluer la qualité sanitaire de l’eau de baignade à proximité d’un point de rejet. Trois indicateurs de contamination ont été analysés : Escherichia coli, les streptocoques intestinaux et les Salmonella.

                                   

Le premier résultat est plutôt rassurant : aucune trace d’Escherichia coli n’a été détectée dans l’eau de mer, alors que cette bactérie atteint une concentration très élevée dans l’eau de rejet, avec 400 000 UFC/100 ml. Selon l’association, cette absence dans l’eau marine pourrait notamment s’expliquer par l’effet du milieu salin sur certaines bactéries.

Mais cette amélioration ne suffit pas à écarter le risque sanitaire. Les analyses montrent en effet la présence de bactéries plus préoccupantes.

Dans l’eau de mer, la concentration de Salmonella atteint 3 000 UFC/100 ml, contre 9 000 UFC/100 ml au niveau du rejet. Or, la présence de Salmonella dans une zone destinée à la baignade constitue un signal d’alerte, cette bactérie étant normalement absente des eaux de baignade.

Autre indicateur inquiétant : les streptocoques intestinaux, connus pour leur résistance dans les environnements marins. Leur concentration atteint 11 000 UFC/100 ml dans l’eau de mer, un niveau identique à celui relevé au point de rejet. Pour l’association, ce résultat traduit une contamination persistante qui nécessite une intervention rapide.

Un enjeu sanitaire mais aussi environnemental

Pour les baigneurs, cette contamination peut entraîner différents problèmes de santé, notamment des troubles digestifs, des infections cutanées, des otites ou encore des irritations au niveau des yeux et des voies respiratoires.

Au-delà du risque immédiat pour les citoyens, la situation pose également la question de la gestion des rejets et de la protection du littoral. La présence de bactéries issues d’une contamination fécale souligne la nécessité d’un meilleur contrôle des effluents avant leur déversement dans le milieu marin.

L’Association Bizerte Maritime recommande plusieurs mesures : renforcer les analyses régulières des zones proches des points de rejet, suspendre temporairement la baignade lorsque les résultats ne sont pas conformes, améliorer le traitement des eaux rejetées et assurer un suivi renforcé durant la période estivale.

Pour les acteurs économiques liés au tourisme balnéaire, cette situation rappelle un enjeu stratégique : la qualité environnementale devient un facteur direct d’attractivité. La dégradation d’une plage peut rapidement affecter l’image d’une destination, la fréquentation touristique et les activités locales dépendantes du littoral.

La préservation des plages ne relève donc pas uniquement d’une question écologique : elle constitue aussi un enjeu de santé publique et de développement économique durable pour les régions côtières.

 
 

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Des pirates informatiques dérobent 1 367 bitcoins, près de 89 millions de dollars

04. August 2026 um 14:15

L’attaque contre les portefeuilles matériels Coldcard, censés protéger les bitcoins hors ligne, ne s’est pas arrêtée à la première alerte du lundi 3 août. Une faille logée dans le firmware de certains appareils a permis à un ou plusieurs pirates informatiques de reconstituer des clés privées et de vider des milliers d’adresses, en trois vagues successives entre le 30 juillet et début août.

Selon le Galaxy Research, le préjudice total atteint désormais 1 367 bitcoins, soit près de 89 millions de dollars, répartis sur 4 585 adresses compromises.

Trois vagues, une seule et même vulnérabilité

Tout est parti d’un bug introduit dans une mise à jour du firmware de mars 2021 : au lieu de s’appuyer sur le générateur de nombres aléatoires matériel de l’appareil, certaines versions basculaient vers un générateur logiciel déterministe, donc prévisible pour ceux qui savent s’y prendre.

Une première vague, le 30 juillet, a vidé 1 196 adresses en seulement 41 minutes, pour environ 1 082 bitcoins dérobés (70 millions de dollars). Une deuxième vague, aux caractéristiques transactionnelles proches, a suivi la même signature ; puis une troisième, début août, a raflé environ 208 bitcoins sur 1 912 adresses supplémentaires, avec des méthodes plus complexes et plus difficiles à tracer. Galaxy Research n’exclut pas que cette dernière vague soit l’œuvre d’un autre groupe de pirates informatiques.

Coinkite réagit, l’enquête se poursuit

Coinkite, le fabricant canadien de Coldcard, a publié une mise à jour corrective dès le 31 juillet et invite tous les détenteurs d’adresses créées après la mise à jour de mars 2021 à migrer leurs fonds sans attendre.

Galaxy Research affirme avoir transmis environ 600 adresses suspectées d’appartenir aux attaquants aux autorités fédérales, à des organismes de conformité et à des enquêteurs spécialisés en cybersécurité. La majorité des bitcoins dérobés resterait pour l’instant immobilisée sur ces adresses, sans avoir été mise en mouvement.

Un signal d’alarme pour les investisseurs institutionnels

À mesure que les investisseurs institutionnels renforcent leur exposition au Bitcoin, la robustesse des dispositifs de stockage devient un critère d’investissement à part entière, au même titre que la liquidité ou la volatilité de l’actif.

Cet incident remet sur la table l’exigence de la mise en place d’audits de code indépendants pour les fabricants de wallets matériels ; un secteur où la confiance technique conditionne directement l’appétit des gros investisseurs pour la crypto comme classe d’actifs.

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Tunisie-Thaïlande : 9 secteurs ciblés pour relancer les échanges

04. August 2026 um 13:46

La Tunisie cherche à renforcer ses exportations vers la Thaïlande et à attirer de nouveaux partenariats dans plusieurs secteurs industriels et technologiques. Une délégation de l’Ambassade de Thaïlande au Caire a rencontré la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT) pour identifier de nouvelles opportunités de coopération économique.

Les échanges commerciaux actuels restent déséquilibrés, avec une forte présence des produits thaïlandais sur le marché tunisien. La Tunisie importe notamment des véhicules automobiles, des machines industrielles, des équipements électriques, des céréales, des produits chimiques, du caoutchouc ainsi que des instruments médicaux en provenance de Thaïlande.

Pour réduire cet écart, les discussions ont porté sur les secteurs où les entreprises tunisiennes peuvent développer leur présence sur le marché thaïlandais. L’huile d’olive, les dattes, les produits de la mer, les produits biologiques, les composants automobiles, le câblage électrique, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques naturels et les services numériques figurent parmi les filières ciblées.

Au-delà des échanges commerciaux, les deux parties cherchent à encourager des partenariats directs entre entreprises, notamment dans l’industrie, l’innovation et les services à forte valeur ajoutée.

Avec son positionnement entre l’Europe et l’Afrique, la Tunisie pourrait devenir un point d’appui pour les entreprises thaïlandaises souhaitant accéder à ces marchés. De son côté, la Thaïlande représente une opportunité de diversification pour les exportateurs tunisiens vers l’Asie du Sud-Est.

L’enjeu sera désormais de convertir ces discussions en projets concrets : contrats commerciaux, investissements communs et collaborations industrielles.

 
 

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Une délégation tunisienne au « Mondial du Bâtiment » du 27 septembre et 1er octobre à Paris

04. August 2026 um 13:24

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Centre s’associe à la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie pour représenter la Tunisie au Paris Builders Show, du 27 septembre au 1er octobre 2026, au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. L’ex-Mondial du Bâtiment reste, sous son nouveau nom, le plus grand rendez-vous français dédié à la construction, à l’architecture et à la rénovation. Il regroupe quatre événements complémentaires : Batimat pour la construction, Interclima pour le génie climatique durable, Idéobain pour la salle de bains, et Renodays pour la rénovation globale.

Les dernières innovations du secteur

Selon la CCI du Centre, le rendez-vous cible en priorité les entreprises tunisiennes des matériaux de construction, des équipements, de l’énergie et de la rénovation ; elles pourront y découvrir les dernières innovations du secteur et tisser des partenariats avec des acteurs internationaux. L’ampleur du salon donne la mesure de l’enjeu : plus de 2 200 exposants, près de 135 000 visiteurs professionnels attendus et 500 conférences et ateliers programmés.

Les participants à cet évènement pour caler eux-mêmes leurs rendez-vous professionnels, piocher librement dans le programme de conférences et d’ateliers et passer par le Club International. Autre coup de pouce pour encourager la participation : la CCI du Centre remettra une attestation de participation, appuyée d’un courrier de recommandation de la chambre tuniso-française pour simplifier le dossier de visa. Les entreprises intéressées peuvent d’ores et déjà se rapprocher de la CCI du Centre pour boucler leur inscription.

Une occasion de nouer des contacts export

Ce type de mission collective donne aux PME tunisiennes du bâtiment un accès direct à un marché européen concentré sur quelques jours, sans les coûts logistiques d’une participation individuelle. Pour les fabricants de matériaux, les équipementiers ou les acteurs de la rénovation énergétique, le rendez-vous peut servir de porte d’entrée vers des distributeurs ou partenaires français, dans un secteur où les normes de performance énergétique évoluent vite et où la Tunisie cherche à valoriser son savoir-faire dans la construction.

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