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Empfangen — 06. August 2026 Französischsprachig

Ligue des champions – tour préliminaire : Le Club Africain face au Djoliba AC

06. August 2026 um 13:50

Le football tunisien connaît désormais ses premiers adversaires en Ligue des champions africaine 2026-2027. Le tirage au sort du tour préliminaire de la compétition s’est déroulé ce jeudi au Caire, en Égypte, avec la participation de deux représentants tunisiens : le Club Africain et l’Espérance sportive de Tunis.

Le Club Africain a hérité du club malien du Djoliba AC au premier tour préliminaire. Les « Rouge et Blanc » disputeront la manche aller à domicile, avant de se déplacer au Mali pour la rencontre retour.

Entre le 4 et le 6 septembre 2026

Les matchs aller du premier tour préliminaire sont programmés entre le 4 et le 6 septembre 2026, tandis que les rencontres retour auront lieu du 11 au 13 septembre.

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En cas de qualification, le Club Africain disputera le deuxième tour préliminaire, dont les matchs aller sont prévus entre le 16 et le 18 octobre, et les matchs retour entre le 23 et le 25 octobre 2026.

L’Espérance sportive de Tunis bénéficie d’une exemption

De son côté, l’Espérance sportive de Tunis bénéficie d’une exemption au premier tour préliminaire. Le club « sang et or » rejoint directement le deuxième tour, à l’instar du club sud-africain Mamelodi Sundowns et du représentant marocain la Renaissance sportive de Berkane.

Cette édition de la Ligue des champions africaine représente un nouveau défi pour les clubs tunisiens, qui chercheront à retrouver une place de premier plan dans la compétition continentale après plusieurs saisons marquées par la domination de clubs d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne.

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La STEG annonce de nouvelles coupures tournantes ce jeudi dans plusieurs régions

06. August 2026 um 13:25

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait recourir à des coupures tournantes d’électricité ce jeudi 6 août 2026, entre 13h00 et 16h00, afin de préserver la sécurité et la stabilité du réseau électrique national.

L’entreprise précise que ces interruptions seront appliquées en fonction de l’état du réseau, par périodes intermittentes ne dépassant pas deux heures pour chaque zone concernée.

Les zones concernées

Dans le Grand Tunis, les coupures pourraient toucher les localités suivantes : Ghazala, Mohammedia, Le Kram, Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, Aïn Zaghouan, Ennasr, La Soukra, Nouvelle Médina, Jardins d’El Menzah, Borj Ettouil, Sanhaja, La Jedida et La Manouba.

Dans les régions du Cap Bon, de Zaghouan et de Bizerte, les zones concernées sont : Somâa, Korba, Béni Khiar, Maâmoura, Kélibia, Hammam Ghezèze, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Nabeul, Béni Khalled, Tazarka,

Bouachir, Ez-Zriba, Jebel Oust, Bir Mcherga, En-Nadhour, Zaghouan Nord, El Fahs, Jarzouna, Mateur, Tinja, El Matline, Menzel Jemil, Menzel Abderrahmane, Ezzouaouine, Menzel Bourguiba, Sejnane, El Khitmine, Aousja, Ghar El Melh, Utique, Ghazala, Ghardimaou, Nefza, Gaâfour, Chemtou, Oued Meliz, Nebeur, Tajerouine, Jérissa, Medjez El Bab, Ouchtata, Rouhia, Bou Salem, Goubellat, Kalaat Khasba, Sidi Ismaïl et Makthar.

Centre du pays : Les zones susceptibles d’être touchées sont : Raqada, Bou Hajla, Nasrallah, Menzel Mhiri, Ouled Achour, Essouheilet, Sbiba, El Ala, Enfidha, Hergla, Bouficha, la zone industrielle d’Enfidha, Hammam Sousse, Akouda, le quartier universitaire, Kalaa Sghira, Jammel, Ksar Hellal, Sayada, Zaouiet Kontoch, Chtiouine, Bembla, M’saken, Bouhjar, Sahline, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Bekalta, Chorbane, Rejiche, Essouassi, Kerker, Sidi Bou Ali, Kalaa Kebira, Riadh, Khzama, Sahloul 3, Ouled Chamekh, la zone industrielle d’El Jem, Banan et Touza.

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Sfax : El Amra, Thyna, Sfax Ouest, Sfax Ville, Jebiniana, El Hencha, Menzel Chaker, Sfax Sud, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa et El Mahres.

Gouvernorat de Gabès : Gabès Ville, El Menzel, Garaa, Hay El Amal, El Hamma, Ouedhref, Mareth, El Metouia.

Djerba : Midoun, Houmet Souk, Errihana, El Tlat, Guellala, Ajim, Sedouikech, El Jorf, El May.

Kébili : Jeneoura, Hay Route de Gabès, Ennazla, Kébili, Souk Lahad, Douz, El Faouar, El Kalaa, Zaafrane, Nouil.

Tataouine : Tataouine Nouvelle, Hay El Mahrajane, Hay Ennouzha, Hay Route de Médenine, Smar, Remada, Ghomrassen, Bir Lahmar, Dhehiba.

Zarzis – Ben Guerdane : El Mouwansa, Echemaekh, Hassi Jerbi, Souihel, El Hicham, Hay Mars, El Jmila, Jlal, Route de Ras Jedir, Chehbania.

Médenine : Médenine Ville, Dergoualia, Hassi Amor, Hay Ennour, Oued Sder, Béni Khedache, Harich, Boughrara.

Sud-Ouest : Nasrallah, Bir El Hafey, El Makarem, Deguech, Hazoua, Oum El Adham, El Hichria, El Hamma, Foussana, El Fej, Souk Jedid, Sbala, Lajred, Boudrias, El Haqna, Mezzouna, El Karma, Hassi Ferid, Bouzguem, Regueb et Gafsa Nord.

Faire preuve de compréhension

La STEG invite les citoyens à faire preuve de compréhension face à ces mesures exceptionnelles, rendues nécessaires par les fortes sollicitations du réseau électrique en cette période de forte chaleur. Elle rappelle que les horaires et les zones concernées restent susceptibles d’évoluer en fonction de la situation du réseau.

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Moknine : Une maison ravagée par les flammes, la propriétaire accuse la STEG et la SONEDE

06. August 2026 um 12:46

Une maison a été entièrement ravagée par un incendie à Moknine, dans le gouvernorat de Monastir, après le rétablissement du courant électrique. Si les circonstances exactes restent à déterminer par les autorités, la propriétaire affirme que le sinistre a été provoqué par le retour de l’électricité et met directement en cause la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Elle accuse également la Sonede d’avoir aggravé la situation en raison d’une coupure d’eau qui l’a empêchée de combattre les flammes.

L’incendie s’est déclaré au niveau du climatiseur

Intervenant ce jeudi sur Jawhara FM, la propriétaire a expliqué que l’incendie s’est déclaré au niveau du climatiseur quelques instants après le retour de l’alimentation électrique, à la suite d’une coupure de courant. Les flammes se sont propagées rapidement jusqu’à détruire l’ensemble de l’habitation et son contenu.

Lire aussi : Jendouba : Un nouvel incendie maîtrisé à Fernana

La sinistrée affirme qu’elle n’a pas pu intervenir pour limiter les dégâts, faute d’eau au moment de l’incendie. Ce n’est qu’après l’arrivée des agents de la Protection civile que le feu a pu être maîtrisé, alors que la maison était déjà entièrement détruite.

Retour du courant et de l’absence d’eau

Très émue, elle a confié avoir passé la nuit dans la rue avec ses deux enfants après avoir perdu l’ensemble de ses biens. Estimant que ce drame est la conséquence directe du retour du courant et de l’absence d’eau, elle a déclaré tenir la STEG et la Sonede pour responsables.

À ce stade, aucune communication officielle de la STEG, de la Sonede ou des autorités compétentes n’a confirmé l’origine du sinistre. Une enquête devra établir les causes exactes de l’incendie et déterminer les éventuelles responsabilités.

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Inflation en baisse en Tunisie : Pourquoi les ménages ne ressentent pas l’amélioration annoncée ?

06. August 2026 um 11:32

La baisse du taux d’inflation en Tunisie ne semble pas encore se traduire par un allègement concret du quotidien des ménages. Alors que les chiffres officiels font état d’un ralentissement de la hausse générale des prix, les consommateurs continuent de constater des augmentations sur plusieurs produits de base, notamment les viandes de volaille et certains médicaments.

Le président de l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur, Lotfi Riahi, a estimé jeudi que le recul statistique de l’inflation, ramenée à 5,1%, ne reflète pas pleinement la réalité vécue par les citoyens. Selon lui, plusieurs secteurs enregistrent encore des hausses importantes qui continuent de peser sur le pouvoir d’achat.

Evolution des prix de la volaille

Invité sur Jawhara FM, Lotfi Riahi a notamment cité l’évolution des prix de la volaille, qui ont connu une augmentation notable ces dernières semaines. Il a également évoqué des hausses jugées « soudaines et non annoncées » sur certains produits de consommation courante, comme les shampoings ou le thon.

La pression se fait également sentir sur le marché des médicaments. Le responsable de l’organisation a affirmé que certains médicaments importés dont le prix est inférieur à 5 000 dinars auraient enregistré des augmentations comprises entre 30% et 60%. Des hausses qui affectent particulièrement les patients ayant besoin de traitements réguliers et indispensables.

Lire aussi : Tunisie : L’inflation recule à 5,1 % en juillet, la viande ovine toujours en tête des hausses (+16,7 %)

Pour l’Organisation de défense du consommateur, la problématique actuelle ne réside donc pas uniquement dans l’évolution globale de l’inflation, mais dans la structure des dépenses des ménages. Les produits les plus fréquemment achetés ou nécessaires au quotidien continuent d’avoir un impact direct sur le budget familial.

L’eau minérale : une crise de distribution plus que de production

Concernant la pénurie d’eau minérale observée dans plusieurs régions, Lotfi Riahi a écarté l’hypothèse d’un problème lié aux ressources disponibles ou aux capacités nationales de production. Il a plutôt pointé une perturbation de la chaîne d’approvisionnement.

Selon lui, les difficultés seraient liées à plusieurs facteurs combinés : les problèmes rencontrés dans la fabrication des bouteilles en plastique, les coupures d’électricité, la hausse de la demande durant la période estivale ainsi que la baisse de confiance d’une partie des citoyens envers l’eau du robinet.

Le responsable a estimé que la perception d’une crise généralisée a contribué à accentuer les tensions, certaines familles ayant augmenté leurs stocks, ce qui a renforcé la pression sur le marché.

Aucune hausse officielle des prix de l’eau minérale

Il a par ailleurs assuré qu’aucune hausse officielle des prix de l’eau minérale n’avait été décidée. Les augmentations observées dans certains points de vente seraient, selon lui, liées notamment à la multiplication des intermédiaires et à des pratiques commerciales non conformes, avec des écarts pouvant atteindre entre 100 et 200 millimes par bouteille.

Face à cette situation, l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur appelle à un meilleur encadrement des marges bénéficiaires afin de limiter les effets sur le pouvoir d’achat. Lotfi Riahi prévoit toutefois un retour progressif à la normale de l’approvisionnement en eau minérale dans les prochains jours.

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Golfe de Gabès : Le plan du WWF pour sauver la mer et recycler les déchets marins

06. August 2026 um 10:56

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) en Afrique du Nord a lancé récemment le projet « Ecosyval WalD F », une initiative destinée à lutter contre la pollution marine, valoriser les déchets issus de la mer et renforcer les principes de l’économie bleue et circulaire dans le golfe de Gabès.

Présentant les objectifs du projet sur les ondes de la Radio nationale, la chargée du projet Sirine Bouafif a indiqué que l’initiative vise notamment à restaurer et renforcer les herbiers marins, en particulier la posidonie, une plante marine emblématique de la Méditerranée.

Véritables réservoirs de biodiversité

Véritables réservoirs de biodiversité, les herbiers de posidonie jouent un rôle essentiel dans la protection du littoral contre l’érosion, l’amélioration de la qualité des eaux et la création d’habitats favorables à la reproduction de nombreuses espèces marines. Leur préservation constitue ainsi un enjeu majeur pour la résilience des écosystèmes côtiers face aux pressions environnementales.

Le projet, mené en partenariat avec les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ainsi qu’avec des organisations de la société civile, prévoit également la mise en place d’actions en faveur d’une pêche durable à faible émission de carbone. Il ambitionne de développer les mécanismes liés au « carbone bleu », de réduire les sources de pollution marine et de lutter contre les pratiques de pêche non durables.

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Le golfe de Gabès, une zone particulièrement riche mais fragilisée par plusieurs décennies de pressions environnementales, représente une ressource économique importante pour les communautés locales. Selon Sirine Bouafif, environ 17 000 marins dépendent directement de cette zone pour leurs activités.

Identification des filets abandonnés

Dans ce cadre, le projet prévoit d’impliquer les pêcheurs et les petits marins dans l’identification des filets abandonnés ou perdus en mer. Ces équipements, souvent appelés « filets fantômes », peuvent continuer à capturer des espèces marines et contribuer à la dégradation des habitats. Leur localisation permettra leur retrait du milieu marin puis leur recyclage dans une logique d’économie circulaire.

À travers cette initiative, le WWF entend concilier protection de l’environnement marin, soutien aux communautés de pêcheurs et développement d’un modèle économique plus durable pour le golfe de Gabès, l’une des régions marines les plus stratégiques de Tunisie.

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Des nuages étranges observés en Tunisie : Les mammatus expliqués par un spécialiste

06. August 2026 um 09:50

Des formations nuageuses inhabituelles observées récemment dans plusieurs régions tunisiennes, notamment à Siliana et Kairouan, ont attiré l’attention des habitants et largement circulé sur les réseaux sociaux. Face aux interrogations suscitées par ces images, le spécialiste en climatologie et risques naturels Amer Bahba a tenu à rassurer le public : il s’agit d’un phénomène météorologique connu sous le nom de nuages « mammatus ».

Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, le professeur agrégé de géographie a expliqué que ces nuages, reconnaissables à leurs formes arrondies rappelant des poches ou des mamelles suspendues, constituent une manifestation naturelle de l’atmosphère. Contrairement à certaines interprétations alarmistes, ils ne représentent pas en eux-mêmes un signe annonciateur d’un phénomène dangereux.

Les nuages mammatus apparaissent généralement à proximité de systèmes orageux, notamment après le passage de cellules convectives importantes. Leur formation est liée à des mouvements complexes de l’air dans les couches supérieures de l’atmosphère, avec des zones d’air froid descendant au sein du nuage. Leurs couleurs particulières, parfois orangées ou rosées au coucher du soleil, sont dues à la diffusion et à la réflexion de la lumière solaire.

Un phénomène rare mais observé dans plusieurs régions du monde

Les mammatus ne sont pas spécifiques à la Tunisie. Ces formations nuageuses peuvent être observées dans différentes régions du monde, souvent associées à des nuages d’orage de type cumulonimbus. Leur apparence spectaculaire explique pourquoi elles suscitent régulièrement l’étonnement lorsqu’elles apparaissent dans le ciel.

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Selon les spécialistes, leur présence témoigne surtout d’une activité atmosphérique particulière, mais ne signifie pas automatiquement qu’un épisode violent va toucher la zone concernée. L’analyse doit se faire en fonction de l’ensemble des paramètres météorologiques : température, humidité, vents et évolution des masses d’air.

Une amélioration météo après une période de forte chaleur

Au-delà de ce phénomène nuageux, Amer Bahba a également évoqué l’évolution de la situation météorologique en Tunisie, annonçant la fin progressive de la vague de chaleur qui a marqué les dernières semaines. L’arrivée de courants d’air plus frais de secteur nord devrait favoriser une baisse sensible des températures et une diminution du taux d’humidité.

Les températures devraient retrouver des niveaux plus proches des normales saisonnières, avec des maximales prévues entre 28 et 38 degrés selon les régions. Cette amélioration intervient après une période de fortes chaleurs ayant touché particulièrement les régions intérieures du pays.

L’Institut national de la météorologie avait déjà signalé un été marqué par des températures supérieures aux moyennes saisonnières, dans un contexte où les épisodes de chaleur intense deviennent plus fréquents en Méditerranée.

Ainsi, les images spectaculaires observées dans le ciel tunisien ces derniers jours relèvent davantage d’un spectacle naturel que d’un signe inquiétant. Les spécialistes appellent toutefois à continuer de suivre les bulletins météorologiques officiels, particulièrement lors des périodes de transition entre épisodes de chaleur et changements de masse d’air.

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Souveraineté énergétique : Cet expert alerte contre la dépendance de la Tunisie à l’électricité algérienne

06. August 2026 um 08:51

Alors que la Tunisie fait face à une hausse continue de la demande électrique, notamment durant les périodes de forte chaleur, le débat sur sa souveraineté énergétique revient au premier plan. L’expert en développement et ressources hydriques Hussein R’hili a estimé que le pays « paye aujourd’hui les conséquences » de choix stratégiques ayant conduit à une forte dépendance envers l’Algérie dans le domaine de l’électricité.

Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, l’expert a indiqué que la Tunisie importe actuellement entre 500 et 800 mégawatts d’électricité depuis l’Algérie afin de couvrir une partie de ses besoins. Selon lui, cette situation résulte d’un manque d’investissements nationaux dans la production électrique durant les dernières années.

Approches différentes mais complémentaires

Cette dépendance énergétique intervient pourtant dans un contexte où les deux pays disposent d’approches différentes mais complémentaires. L’Algérie, grâce à ses importantes réserves de gaz naturel, demeure un acteur énergétique majeur dans la région et constitue depuis plusieurs années un partenaire stratégique pour la Tunisie, notamment à travers les échanges de gaz et d’électricité. Toutefois, cette coopération pose la question de l’équilibre entre solidarité régionale et autonomie énergétique.

Lire aussi : Délestage : Alors que la crise se poursuit, la STEG remercie l’Algérie pour son soutien

Pour Hussein R’hili, la Tunisie doit revoir son modèle actuel en accélérant le développement de ses propres capacités de production, notamment à travers les énergies renouvelables. Il a notamment critiqué le projet de liaison électrique avec l’Italie, estimant que le pays s’est engagé dans un investissement évalué à environ 1,4 milliard de dinars alors qu’il continue à importer de l’électricité pour répondre à ses besoins immédiats.

Le projet d’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie, connu sous le nom d’ELMED, est pourtant présenté par les autorités comme un outil permettant de renforcer la sécurité énergétique du pays, d’intégrer davantage la Tunisie au marché électrique européen et de faciliter l’exploitation des énergies renouvelables. Ses détracteurs considèrent toutefois qu’il ne doit pas se substituer au développement des capacités nationales de production.

Impact du changement climatique

Au-delà de la question des infrastructures, l’expert alerte également sur l’impact du changement climatique sur le système énergétique tunisien. Selon lui, les épisodes de chaleur extrême et les phénomènes climatiques comme El Niño accentuent la pression sur les réseaux électriques en augmentant la consommation liée notamment à la climatisation.

La question de la souveraineté énergétique devient ainsi un enjeu stratégique pour la Tunisie. Entre la nécessité de préserver un partenariat historique avec l’Algérie et l’urgence de renforcer ses propres capacités, le pays doit trouver un équilibre afin de réduire sa vulnérabilité face aux crises énergétiques futures.

L’accélération des projets solaires, l’amélioration de l’efficacité énergétique et le développement d’une production locale apparaissent désormais comme des leviers essentiels pour limiter la dépendance extérieure et garantir une sécurité énergétique durable.

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Tunisie : Douimis, Mellègue 2, Raghai… ces barrages en construction qui pourraient changer la donne hydraulique

06. August 2026 um 07:21

Après plusieurs années marquées par une pression exceptionnelle sur les ressources hydriques, la Tunisie compte sur la mise en exploitation prochaine de plusieurs grands barrages pour renforcer sa sécurité hydrique. Alors que le pays reste confronté aux effets du changement climatique, à l’irrégularité des précipitations et à la baisse des réserves des barrages, une nouvelle génération d’ouvrages pourrait apporter un souffle nouveau au système hydraulique national.

Parmi les projets les plus attendus figure le barrage de Douimis, dans le gouvernorat de Bizerte. Selon le chargé de la gestion de la Direction générale des barrages et des grands travaux hydrauliques, Faïcel Khemiri, cet ouvrage devrait entrer en exploitation avant la fin de l’année 2026. Il permettra de mobiliser près de 45 millions de mètres cubes d’eau, qui seront transférés vers le barrage de Sajnane à travers le réseau de transfert des eaux du Nord. Cette infrastructure doit contribuer à renforcer l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation dans plusieurs régions, notamment Bizerte, le Grand Tunis, le Cap Bon, le Sahel et Sfax.

Les travaux du barrage de Douimis sont désormais dans leur phase finale, avec l’installation des équipements hydromécaniques, les opérations de consolidation du corps du barrage et les travaux de protection du déversoir. Les autorités ont appelé les entreprises en charge du projet à maintenir le rythme afin de garantir une entrée en exploitation dans les délais annoncés.

Mellègue 2 : près de 200 millions de mètres cubes supplémentaires attendus

Autre chantier stratégique : le barrage supérieur de Mellègue, dans le gouvernorat du Kef. Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a récemment appelé à accélérer les travaux, qui ont atteint environ 90 % d’avancement. La mise en exploitation de cet ouvrage est prévue pour le 15 septembre 2026.

Avec une capacité de stockage estimée à près de 200 millions de mètres cubes, Mellègue 2 représente l’un des projets majeurs de renforcement des capacités hydrauliques du pays. D’un coût estimé à 276 millions de dinars, il remplacera l’ancien barrage de Mellègue-Nebeur et permettra de mieux mobiliser les eaux du bassin de la Medjerda.

Lire aussi : Tunisie : Barrage de Raghai, le chantier de 250 millions de dinars entre dans une phase décisive

Au-delà du stockage, l’ouvrage doit également avoir un impact économique et agricole important. Il permettra notamment de créer de nouvelles zones irriguées couvrant près de 13 000 hectares dans les délégations de Sakiet Sidi Youssef, Thala et Kef Ouest, tout en contribuant à la protection de plusieurs villes du Nord-Ouest contre les risques d’inondation.

Les autorités veulent également profiter de la prochaine saison des pluies pour commencer rapidement le remplissage de la retenue. L’enjeu est donc de finaliser les dernières étapes du chantier avant l’arrivée des précipitations afin de valoriser pleinement les apports hydriques.

Raghai et les autres projets : compléter le maillage hydraulique national

Dans le gouvernorat de Jendouba, le barrage de Raghai fait également partie des projets suivis de près par les services du ministère de l’Agriculture. Une visite de terrain a permis d’évaluer l’état d’avancement du chantier et d’appeler au renforcement de la coordination entre les différents intervenants afin de surmonter les difficultés et respecter les délais contractuels.

Ce projet s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer le rôle du Nord-Ouest comme principal réservoir hydraulique du pays. La région concentre une grande partie des ressources en eau de surface, mais ces ressources doivent être mieux stockées et transférées vers les zones où la demande est la plus forte.

Lire aussi : Tunisie : Un nouveau barrage de grande capacité bientôt exploitable

D’autres ouvrages participent également à cette dynamique, notamment les barrages de Kalaâ Kebira à Sousse et Khalled à Béja, ainsi que des projets d’extension et de réhabilitation d’infrastructures existantes. L’objectif est d’augmenter progressivement la capacité nationale de mobilisation des eaux de surface et d’améliorer la résilience du système face aux périodes de sécheresse.

Un tournant possible, mais pas une réponse définitive à la crise de l’eau

L’entrée en exploitation simultanée de plusieurs grands barrages pourrait constituer un véritable tournant pour la Tunisie. Les volumes supplémentaires attendus devraient offrir davantage de marges de manœuvre pour l’alimentation en eau potable, l’agriculture irriguée et la gestion des périodes de stress hydrique.

Mais ces infrastructures ne représentent qu’une partie de la réponse. La Tunisie doit encore faire face à des défis structurels : la diminution des précipitations, l’évaporation accélérée liée à la hausse des températures, l’envasement des barrages existants et les pertes enregistrées dans les réseaux de distribution.

Le pays poursuit ainsi une stratégie plus large combinant mobilisation des eaux de surface, dessalement de l’eau de mer, réutilisation des eaux traitées et modernisation des réseaux. Les nouveaux barrages peuvent apporter un « sursaut hydraulique » attendu, mais leur efficacité dépendra aussi de la capacité à mieux gérer chaque ressource disponible.

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Réconciliation pénale : Saied réclame des résultats et met en garde contre les retards

06. August 2026 um 07:03

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu mercredi 5 août au palais de Carthage le président de la Commission nationale de réconciliation pénale, Ali Abbès, afin d’examiner l’état d’avancement des travaux de la commission et les dossiers déposés par les personnes ayant choisi de s’engager dans cette procédure.

À cette occasion, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’accélérer l’examen des dossiers, dénonçant les « méandres des procédures » qui, selon lui, sont parfois utilisés pour retarder les affaires ou exercer des formes de pression. Il a également réaffirmé que le droit de l’État à récupérer les fonds publics « ne se prescrit pas » et que les personnes ayant contribué à entraver ce processus devront également rendre des comptes.

Kaïs Saïed a, en outre, assuré que la démarche de l’État ne vise pas à se venger des personnes concernées ni à les maintenir en prison ou en fuite à l’étranger, mais à récupérer les fonds qu’il considère comme appartenant au peuple tunisien.

Un dossier lancé pour récupérer les fonds détournés

Le dossier de la réconciliation pénale constitue l’un des projets emblématiques défendus par Kaïs Saïed depuis plusieurs années. Le président a rappelé, lors de cette rencontre, avoir proposé cette idée dès 2012, bien avant son arrivée au pouvoir.

Le mécanisme a été concrétisé par le décret-loi n°13 de 2022, qui a créé la Commission nationale de réconciliation pénale. Son principe consiste à permettre aux hommes d’affaires ou aux personnes soupçonnées d’avoir obtenu des avantages indus ou bénéficié de fonds publics de conclure un accord avec l’État. En contrepartie, ces personnes doivent restituer les montants concernés ou contribuer au financement de projets de développement dans les régions défavorisées.

Lire aussi : Réconciliation pénale : Kaïs Saïed installe la nouvelle commission et réaffirme sa ligne

L’objectif affiché est double : récupérer rapidement les fonds que l’État estime avoir perdus et orienter ces ressources vers des investissements créateurs d’emplois, tout en évitant des procédures judiciaires longues et complexes.

Les propositions défendues par Kaïs Saïed

Depuis qu’il porte ce projet, Kaïs Saïed affirme que la réconciliation pénale doit reposer sur la restitution des fonds considérés comme indûment acquis au profit de l’État. Selon cette approche, les personnes concernées pourraient éviter des sanctions judiciaires classiques en procédant à une compensation financière ou en participant à la réalisation de projets de développement.

Le président insiste également sur le fait que les sommes récupérées doivent bénéficier directement aux régions défavorisées à travers des projets économiques et sociaux. Il présente ainsi la réconciliation pénale non pas comme une amnistie générale, mais comme un mécanisme permettant de réparer un préjudice financier subi par la collectivité tout en favorisant le développement régional.

Toutefois, la mise en œuvre du dispositif a progressé plus lentement que prévu, avec un nombre limité d’accords conclus depuis sa création. Une situation qui explique les appels répétés du chef de l’État à accélérer l’étude des dossiers et à dépasser les obstacles administratifs et judiciaires qui, selon lui, ralentissent le processus.

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La police frappe fort à Bab Souika, Bab Saadoun et Halfaouine : 15 individus activement recherchés arrêtés

06. August 2026 um 06:55

Les agents de la brigade de la police judiciaire de Bab Souika ont mené, dans la soirée de ce mercredi, une importante opération sécuritaire qui a abouti à l’interpellation de 15 individus considérés comme dangereux et activement recherchés par la justice.

Les descentes policières ont été menées simultanément dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment à Bab Saadoun, Bab Souika, Halfaouine et Bab Jedid, dans le cadre d’une campagne visant à lutter contre la criminalité et à appréhender des personnes faisant l’objet de mandats de recherche.

Les suspects étaient recherchés

Selon les informations communiquées, les suspects étaient recherchés par différentes structures sécuritaires et judiciaires pour leur implication présumée dans plusieurs affaires, notamment des vols avec violence, des vols aggravés, des agressions violentes, ainsi que pour constitution d’une association de malfaiteurs et des atteintes aux biens publics et privés.

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Le ministère public a ordonné le placement en garde à vue des 15 suspects. Les investigations se poursuivent au sein de la brigade de la police judiciaire de Bab Souika afin de compléter l’enquête, avant leur présentation devant la justice, qui décidera des suites judiciaires à donner à ces dossiers.

Lutter contre les actes de délinquance

Cette série d’interpellations intervient alors que les opérations de contrôle et les descentes sécuritaires se multiplient ces dernières semaines dans plusieurs quartiers du Grand Tunis. Les autorités cherchent notamment à retrouver les personnes faisant l’objet de mandats de recherche et à lutter contre les actes de délinquance qui alimentent le sentiment d’insécurité, en particulier les agressions et les vols avec violence.

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